Julien Aubert : « Si la droite gagne, elle taxera probablement les épargnants »

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L'hyper-inflation est la façon la plus commode de financer la (possible?) sortie de crise. Les dettes s'accumulent et plus aucune activité réelle n'est capable de les rembourser à une échéance réaliste. En dehors d'un recours massif à la planche à billets, on voit mal comment éviter une démonétarisation complète de nos économies. Les experts pronostiquent l'arrivée de l'hyper-inflation dès cette année.

L’hyper-inflation est une tumeur bien connue des économies européennes. Elle a créé les plus grands désordres dans la vie politique allemande des années 20, jusqu’à favoriser l’émergence d’un régime autoritaire.

L’hyper-inflation guette, et les experts en parlent déjà

Comment les États pourront-ils rembourser les sommes affolantes qu’ils s’apprêtent à emprunter sur les marchés financiers pour leurs plans de relance colossaux ? Pour l’instant, l’Allemagne a annoncé 850 milliards €, les États-Unis 4.000 milliards $. Pourtant, ceux-ci sont déjà très endettés et se mettront donc en situation financière difficile pour injecter de telles liquidités dans leur économie.

Une seule solution s’offre aux États pour rembourser ces sommes destinées à sauver le capitalisme : la planche à billets, c’est-à-dire la production massive de monnaie qui produira rapidement une hyper-inflation.

Sur ce point, on lira avec passion le point de vue de Philippe Waechter sur Allnews.ch consacré à la question :

Le risque est une perte de confiance dans la monnaie face à l’emballement de la politique économique et aux émissions monétaires considérables alors que l’économie continue de se dégrader faute de dépenses d’investissements suffisantes.

En 1923, en Allemagne, une telle situation s’était traduite par une période d’hyperinflation. Celle ci permettait d’effacer les conséquences de la première guerre mondiale sur l’économie allemande et les difficultés à retrouver une bonne trajectoire de croissance.

Le risque est là. Si la crise sanitaire se prolonge au delà du mois d’avril, la prise en charge de l’économie par l’Etat sera de plus en plus importante et le financement des mesures par la banque centrale apparaitra alors sans limites.

On ne peut pas mieux dire. Il faut se préparer d’ores et déjà à une situation économique extrême…

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