20 Parisiens mal-pensant font reculer Hidalgo

20 Parisiens mal-pensant font reculer Hidalgo

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La nouvelle mode pour faire gober que la démocratie de proximité fonctionne est d’en appeler à des « commissions citoyennes ». Des citoyens bien triés et dûment cornaqués par le pouvoir cautionnent ce qu’on leur demande conférant ainsi un label « approuvé par le peuple » à des décisions clientélistes. Sauf quand la mécanique hypocrite se grippe, ce qui est récemment arrivé à la maire de Paris…

Une mesure coercitive vis à vis des propriétaires immobilier était dans les cartons de la mairie de Paris : abaisser le plafond de 120 jours à 30 jours annuels d’autorisation de location saisonnière de son habitation principale.

Vingt commissaires du peuple étaient amenés à se prononcer entre autres sur cette mesure et ils ont dit non.

Un plafond violant déjà le droit de propriété

Le plafond de 120 jours – bien que déjà gravé dans le marbre de la loi – est une atteinte au droit de propriété. En effet un copropriétaire devrait être libre de disposer de sa propriété. Sa seule limite devrait être la jouissance paisible de leur propre logement par les copropriétaires voisins et le respect du contrat privé qu’est le règlement de copropriété.

Cette première atteinte ne suffisait pas à Hidalgo qui souhaitait pouvoir promulguer ses propres oukases plus restrictifs. En effet, la politique de Paris est résolument pro-bobo-écolo, anti-proprio et 100 % de logements sociaux (fournissant un électorat captif). Les 20 commissaires du peuple devaient répondre à la question «Afin de faciliter un meilleur accès au logement, faut-il aller plus loin dans la régulation des meublés de tourisme? Si oui, de quelles manières?»

Patatras, le plafond est tombé sur la tête d’Hidalgo. Nul doute que l’affaire ne s’arrêtera pas là. On trouvera bien d’autres citoyens mieux triés. À moins que la maire de Paris n’aie recours à un référendum dont la question sera suffisamment absconse pour que le résultat lui procure un plébiscite.

Des simulacres qui n’ont rien à voir avec la démocratie respectueuse de la subsidiarité

Toutes ces commissions citoyennes ne sont que des tromperies. La démocratie fonctionne mal aujourd’hui en France parce que les décisions sont inutilement centralisées et que ceux qui les prennent ne souffrent jamais des conséquences nuisibles de leurs mauvais choix, comme je l’explique dans mon livre Non, l’État ne nous protège plus .

La convention citoyenne pour le climat, a muté vers le sujet de l’alimentation afin de nous « nourrir en protégeant la terre ». À quand une convention citoyenne sur l’hygiène corporelle pour nous « laver en protégeant la terre » ?

Une véritable démocratie digne de ce nom devrait résolument tourner le dos à ce charlatanisme. Il est urgent en France de revenir aux véritables fondements de la démocratie : le principe de subsidiarité et la démocratie directe.

La subsidiarité consiste à faire prendre les décisions au plus petit niveau possible par ceux qui en supporteront les conséquences. Concrètement, ceci permet la résolution la plus rapide et la plus efficace des problèmes. Si les conséquences sont heureuses, d’autres gens concernés s’inspireront de la solution trouvée. À l’inverse, une mauvaise décision sera vite abandonnée et mourra en déshérence.

La subsidiarité est l’inverse de la centralisation, organisation où les décisions sont prises « en haut », très loin du terrain et jugées valables pour tout le monde. Les États qui appliquent le principe de subsidiarité sont en général des fédérations (Suisse, Allemagne, Canada, États-Unis, …).

L’hypercentralisation étouffe la concurrence des idées et donc des solutions possibles.

Dans une organisation décentralisée, pratiquant la subsidiarité, idéalement, chaque citoyen est amené à choisir et à porter une responsabilité politique. Pas seulement une responsabilité politique d’ailleurs, une responsabilité concrète puisqu’il subira les effets (fastes ou néfastes) de ce qu’il aura décidé à son niveau.


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