Et si Israël perdait la guerre qui commence ?

Israël a mis le feu aux poudres sur son propre sol en lançant une politique d'expulsion systématique des Palestiniens vivant dans le quartier de Sheikh Jarrah, proche de la vieille ville de Jérusalem. La réaction palestinienne est d'une vivacité inattendue et risque de mettre le système de défense anti-aérien en difficulté. Plus de 3.000 roquettes seraient parties de Gaza vers le territoire israélien, et tout particulièrement vers Tel-Aviv. En retour, les frappes aériennes contre Gaza (2 millions de personnes entassées près de la côte) auraient tué près de 200 personnes, dont de nombreux enfants. Ce maintien d'Israël par les forces armées pourra-t-il durer éternellement ?

Alors que les Israéliens pensaient avoir réglé le problème palestinien, notamment par une politique d’alliance avec ses voisins arabes, le voilà qui ressurgit à l’occasion des expulsions de Palestiniens prévues à Jérusalem Est, dans le quartier de Sheikh Jarrah.

Les expulsions de Palestiniens mettent le feu aux poudres

Le quartier de Sheikh Jarrah se trouve historiquement en territoire palestinien, sous administration israélienne depuis 1980, mais relevant des territoires attribués aux Palestiniens par l’ONU.

Début mai, les Palestiniens s’y sont soulevés contre le projet d’expulsions préparé par le gouvernement Netanyahou. Une première vague d’expulsions y avait eu lieu au début des années 2010 et avait déjà provoqué des réactions palestiniennes. Les Israéliens, confiants dans la “normalisation” qu’ils ont engagée avec de nombreux Etats arabes (sous influence saoudienne), ont été surpris par la vigueur de la réaction populaire. 

Le Hamas fait tomber une pluie de roquettes sur Tel Aviv

Si l’armée israélienne bénéficie d’une écrasante supériorité sur les forces armées du Hamas retranchées à Gaza, la capacité du Hamas à frapper le territoire israélien avec des roquettes, y compris à Tel-Aviv, pose question. Le système dit “dôme de fer”, qui est un système de perception sol-air des armes ennemies pourrait atteindre ses limites. 

Plus de 3.000 roquettes seraient parties depuis le 10 mai depuis Gaza. Certaines d’entre elles échappent à l’interception, tuant dix personnes, parmi lesquelles un enfant et un soldat, et faisant plus de 560 blessés, selon les secours israéliens. 

Nul ne sait jusqu’où ce conflit peut aller ni quelle escalade il peut connaître. 

L’hypothèse d’une défaite israélienne ?

Sur le fond, c’est une fois de plus la “soutenabilité” de la stratégie israélienne qui est interrogée. Depuis les accords d’Oslo, les gouvernements isréaliens qui se succèdent parient sur une stratégie d’isolement des Palestiniens et de répression militaire (à l’abri du parapluie américain) pour “couvrir” les violations constantes des résolutions de l’ONU sur le partage du territoire. 

Cette stratégie n’a de sens que tant que la supériorité militaire d’Israël est acquise. Mais… au cas où cette hypothèse ne se vérifierait pas (notamment en cas de guerre civile importée directement sur le sol israélien), qu’adviendrait-il ?

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14 commentaires
  1. Israël, du moins sa caste dirigeante et secrète a déjà perdu.
    Le désordre, l’erreur et l’obscurité ne peuvent l’emporter qu’en apparence et d’une façon toute momentanée, et rien ne saurait prévaloir finalement contre la puissance de la vérité.
    Tôt ou tard la Vérité prend sa revanche, on a beau manœuvrer dans l’ombre, on n’empêche pas la lumière de luire. Tous les efforts hostiles de ses agents séculaires de l’« anti-tradition », qui minent le monde depuis plus de 2000 ans, se briseront finalement contre la seule force de la vérité, comme les nuages se dissipent devant le soleil, même s’ils sont parvenus à l’obscurcir momentanément à nos regards.
    https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/delisraelismeaujudaisme.html

    1. Prenez un cachet pour faire tomber la fièvre, et/ou expliquez vous si vous voulez être compris . Factuellement vous voulez dire quoi?

  2. Mais il n’y a rien dans cet article pour étayer votre thèse posée en question (“et si Israël perdait la guerre”?)

    Il n’y a par ailleurs aucun chiffre pour étayer la phrase sur les “expulsions massives” du quartier de Cheikh Jarrah…
    70 personnes et parler “d’expulsions massives”, il est vrai que c’est cocasse. Comment vous faites quand tel ou tel pays expulse 10.000 personnes…

    Très léger tout ça )

      1. Je ne vous toujours pas de faits ni de chiffres dans votre article pouvant étayer votre prévision qu’Israël pourrait “perdre cette guerre”.

    1. Faux postulat… selon vos affirmations. Et à moins que vous ne pensiez détenir la vérité universelle, peut-être pouvouez-vous tolérer des points de vue différents du vôtre.

  3. La guerre entre Israel et les habitants de la plaine des Philistins dénomée aujourd’hui Gaza ne date pas d’hier. S’y inscrit dans la Bible le fameux épisode de David et Goliath relaté par Samuel au 10eme siècle avant notre ère. Ce peut n’être qu’un rite pour légitimer un chef. Or Israel cherche un chef.

  4. Scénario stupide ! Vous oubliez qu’israel possède la bombe atomique et peut faire disparaitre GAZA en quelques secondes…

  5. je suis persuadée que vous gagneriez en considération auprès de vos lecteurs si, avant de vous préoccuper de ce qui se passe en Israël sur le sujet d’éventuellement perdre la guerre, vous vous occupiez de savoir et décortiquiez honnêtement ce qui se passe en France à propos de celle qui y sévit actuellement dont on compte les victimes et torturés autochtones tous les jours? sans que ça provoque la moindre mesure de reprise en main, et de rétorsion par une justice juste, digne et ferme.

  6. Si l’on analyse tout ce qui s’est passé depuis fin 47, on s’aperçoit que les choses se passaient très bien jusqu’à ce que les sionistes prennent le pouvoir – sionistes qui n’ont d’ailleurs pas hésité une seule seconde avant d’assassiner des tas de juifs partout dans le monde lors d’attentats sous false flag, pour être en mesure de peupler leur “pays” ; ce qui est normal, vu que le sionisme est la négation du judaïsme.
     
    Sages sont les juifs qui ont suivi leurs écritures à la lettre et se sont tenus éloignés d’une interdiction formelle en refusant d’y déménager – malheureusement, ça ne les sauvera pas quand tout ce que les autres ont commis comme atrocités de par le monde va remonter à la surface en bloc, les gens ayant une tendance naturelle à l’amalgame…

  7. Je ne vois toujours pas de faits ni de chiffres dans votre article pouvant étayer votre prévision qu’Israël pourrait “perdre cette guerre”.

  8. Grosse déception à la lecture de cet article qui n’apporte rien de significatif sur le fond de la question et qui dégage une odeur partisane assez désagréable. Un texte à charge de l’Etat juif qui se défend contre une entité politique et militaire déclarée terroriste par l’UE et les USA. L’emploi du conditionnel est par ailleurs curieux pour décrire la pluie de roquettes tombées sur le territoire israélien (Plus de 3.000 roquettes seraient parties de Gaza vers le territoire israélien), que suggère l’emploi de ce conditionnel? Quant aux causes évoquées qui sont à l’origine de cette épisode guerrier, je cite : “l’expulsion systématique des Palestiniens vivant dans le quartier de Sheikh Jarrah”, c’est faire preuve de peu d’objectivité et surtout de méconnaissance du terrain; Il n’y a pas d’expulsions “systématiques”, il y a des contestations juridiques relatives à des actes de propriété datant d’avant l’indépendance de l’Etat juif. Ces litiges font régulièrement l’objet d’un règlement devant les tribunaux, l’Etat d’Israël étant un état de droit, contrairement à ses voisins “tribaux”. Les observateurs attentifs et avisés de ce conflit savent parfaitement que cette dernière confrontation n’a pas pour origine ce litige et qu’il représente une opportunité politique pour les deux parties, l’une, Israël, profitant d’une occasion pour renforcer la posture de son premier ministre en difficulté, l’autre pour le Hamas qui doit se faire valoir pour se renforcer face au Fatah de l’Autorité palestinienne affaiblie (pas d’élection depuis 15 ans et position de plus en plus isolée dans le monde arabe). Faire croire que c’est encore une fois l’Etat juif qui porte la responsabilité de ce conflit n’est qu’une manière de suivre le mouvement médiatique consensuel anti israélien. Affirmer qu’Israël “se maintient par les forces armées” (sic) c’est reconnaître de facto que ce pays est entouré d’ennemis qui ne poursuivent que sa perte et non la paix et ce depuis la création de l’Etat d’Israël. Enfin, décrire les terroristes islamiques du Hamas qui utilisent les civils comme boucliers humain comme, je cite “les forces armées du Hamas retranchées à Gaz”, est une grave erreur d’appréciation. le Courrier des Stratèges ne s’honore pas avec cet article Cher Eric Verhaeghe. On ne peut être bon et expert en tout. Michel Rosenzweig.

  9. Excellent article de Michel Rosenzweig auquel j’ajouterais pour ma part qu’un peuple qui joue sa survie à chaque conflit sait que s’il perd, il disparaît. Et pour qui à lu la déclaration de Netanayu, il ira au bout de cette action. Et renseignez vous sur les expulsions des palestiniens, c’est bien plus compliqué que ce que diffuse la presse française .

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