Comment le multilatéralisme (européen ou non) est devenu le meilleur ennemi du libéralisme

C'est devenu un truisme que de débusquer du (néo-)libéralisme dans toutes les sauces du multilatéralisme ambiant. Non seulement l'Union Européenne serait le repaire de tout ce que le libéralisme compte comme suppôts en Europe, mais ce serait aussi le cas du FMI, de l'OCDE, et de nombreuses autres institutions dirigées par des technocrates amis de l'intervention publique à tout crin. L'Etat-nation serait en revanche le dernier rempart de la défense collective ou collectiviste contre la vague de libéralisme. Beaucoup de prétendus libéraux sont eux-mêmes convaincus de ce partage des eaux totalement scholastique. En relisant les grands auteurs libéraux du siècle dernier, on peut au contraire penser que l'Etat-nation est devenu le rempart fondamental de l'ordre spontané cher à Hayek, et que les institutions multilatérales sont aujourd'hui les fers de lance d'une nouvelle forme de planisme international, à rebours du libéralisme.

Le multilatéralisme est devenu la réserve de chasse privilégiée pour tout ce que l’opinion compte de gauchistes, de socialistes, de « gaullistes », de souverainistes, convaincus que l’éradication de ces animaux nuisibles appelés « les libéraux » règlera magiquement tous les problèmes et permettra aux Etats de dépenser sans compter et en toute impunité au nom du bonheur universel. Il suffit de parcourir les commentaires acérés sur les sites « alternatifs » pour comprendre que « le néo-libéralisme de l’Union Européenne » est considéré comme l’origine de tous les maux. Et nous n’épiloguerons pas ici sur les croyances confuses et naïves à propos des prêts à taux zéro des banques centrales aux Etats pour éviter toute forme de gestion sérieuse des services publics. 

Le propos de cet article n’est pas de dire que ces gens ont tort de dénoncer les effets du multilatéralisme, et en particulier de l’Union Européenne. Il est de préciser surtout que l’Union Européenne est en réalité aux antipodes du projet libéral. Et de rappeler aux libéraux que la meilleure expression de l’ordre spontané cher à Hayek est aujourd’hui garantie par les Etats-nations et non par les structures multilatérales. 

Pourquoi on confond multilatéralisme et néo-libéralisme

En vérité, la confusion entre multilatéralisme et néo-libéralisme n’est pas sans fondement, pour deux raisons principales. 

La première raison, systémique voire philosophique, tient au fait que, tout particulièrement dans l’immédiat après-guerre, les libéraux (et pas seulement les néo-libéraux) ont volontiers nourri une critique de fond contre l’Etat-nation en général. C’est particulièrement vrai de l’école autrichienne, où un Hayek et un Popper ont dénoncé l’Etat-nation comme le meilleur ferment du totalitarisme (qu’il soit national ou simplement socialiste).

Le 8 mai 1945, il est assez facile de comprendre que beaucoup en Europe aient vu dans la nationalisme étatique la cause du désastre qui a détruit le continent. On peut aussi comprendre qu’ils aient identifié dans le planisme ambiant (terme générique sous lequel nous regroupons la pensée sociale-démocrate étatiste) la première marche vers l’exalation d’un totalitarisme national. 

Une deuxième raison à la confusion entre néo-libéralisme et multilatéralisme tient à l’objectif affiché de nombreuses institutions multilatérales, comme celles que nous avons citées, mais nous pourrions y ajouter l’OMC, la BRI, et beaucoup d’autres encore. Tous ces organismes ont pour objectif de dégager progressivement des règles supra-nationales, et de disqualifier la faculté des Etats-nations à adopter des réglementations protectionnistes. 

Forcément, tout ceci n’aide pas à faire le distingo entre ce qui relève du multilatéralisme, et ce qui relève du néo-libéralisme. 

Comment le multilatéralisme a créé une technocratie planiste

Si l’on peut comprendre que dans le monde de 1945, qui est un peu le monde de l’année 0 du multilatéralisme, la disqualification des Etats nations ait paru la seule solution pour éviter un nouvel épisode d’horreur, le bilan à dresser de la séquence qui s’est alors ouverte donne désormais lieu au constat absolument inverse. Il faudrait évidemment remplir des tomes entiers pour discuter ce constat. 

Mais plusieurs évidences s’imposent. 

Première évidence : les structures multilatérales ont toutes, à des degrés divers (le plus élevé et le plus abouti étant l’Union Européenne) créé des technocraties incontrôlables qui élaborent des normes dans leur coin, au nom de leur idéal auto-proclamé, sans se référer aux volontés populaires. Ces technocraties auto-générées sont toutes convaincues d’être porteuses d’un idéal messianique de « société ouverte ». En réalité, elles fonctionnent comme des aristocraties qui foulent au pied les idéaux démocratiques nationaux. 

Deuxième évidence : le combat contre le libre-échange et contre le protectionnisme mené par ces institutions est devenu le prétexte à l’instauration de normes administratives, de réglementations étouffantes, qui n’ont rien à envier aux règles étatiques qu’elles remplacent ou qu’elles chapeautent. Les innombrables règlements européens, destinés à créer un marché unique, en sont la preuve la plus flagrante. Depuis l’harmonisation de la présentation de l’huile d’olive sur les tables de restaurant, de Dublin à Nicosie, jusqu’à l’encadrement des grandes décisions fiscales, l’Europe a vécu le Grand Remplacement des bureaucraties nationales par une bureaucratie européenne. 

Mais, au final, c’est toujours la bureaucratie qui dirige et entrave la concurrence. 

Troisième évidence : le multilatéralisme est devenu, au fil du temps, le symbole et le vecteur d’une domination des peuples par une caste de « cadres », de « managers », « d’experts » qui se réunissent beaucoup entre eux, dégagent volontiers des « mainstream » entre spécialistes pour concocter des réglementations parfois surréalistes. Mais quelle est la place de la démocratie et de la souveraineté populaire dans cet exercice ? 

Sur le fond, le multilatéralisme a confisqué le pouvoir et se comporte comme une élite guidant des peuples priés de ne plus se poser de questions sur leur avenir. L’acrimonie des « européistes » contre les Brexiters britanniques l’a montré. 

Quatrième évidence : ces adeptes du multilatéralisme ont oublié leur idéal de libre concurrence au profit d’une doctrine du « big government » de plus en plus planiste. On en veut pour preuve les délires de l’OCDE sur la suppression des avantages fiscaux de l’assurance-vie en France. On se couche un soir avec un organisme multilatéral chargé de faire des études sur le développement économique, et le lendemain matin on se réveille avec un programme de gouvernement venu d’en haut, rédigé par des fonctionnaires élus par personne. 

La réalité est que le multilatéralisme est devenu le véhicule d’un gouvernement économique mondial qui ne dit pas son nom, et qui s’abrite derrière des idéaux pacifistes pour soumettre les peuples à une caste de fonctionnaires. 

L’Etat-nation, organe de l’ordre spontané des peuples

Trois quarts de siècle après le début de l’ère multilatérale, le bilan est celui d’un éternel recommencement. Les Etats-nations, qui paraissaient les organes du totalitarisme, redeviennent les moteurs de l’ordre spontané vanté par Hayek. Le multilatéralisme, qui devait ouvrir les sociétés, les ferment peu à peu. Il menace directement l’autonomie des « petites nations » qu’Hayek défendait

Or on voit bien aujourd’hui que l’Etat-nation est devenu, pour une large part, l’espace privilégié d’expression pour le « populisme », pour la « démagogie », c’est-à-dire pour l’expression spontanée des désirs populaires. On peut le mépriser pour cette raison. Mais dans le conflit historique entre les castes dominantes qui écrasent la démocratie, et les castes dominées qui la réclament, l’Etat-nation est clairement investi de la fonction tribunicienne de représentation des intérêts populaires contre l’ordre multilatéral élitaire. 

Au fond, il existe un conflit aujourd’hui entre le planisme vertical et autoritaire des élites distillé par les institutions multilatéral et le désordre spontané des peuples qui se cramponnent à leurs institutions nationales pour l’exprimer. 

C’est un renversement complet de la problématique de 1945 !

Etat-nation : de quoi parle-t-on ?

Les libéraux « de souche », c’est-à-dire ceux qui n’ont guère de sympathie pour le néo-libéralisme aronien, et qui lui préfèrent le bon vieux libertarisme de Bastiat ou de l’école autrichienne, mettront beaucoup de bémol sur la notion d’Etat-nation, qui appelle de nombreux commentaires et de nombreuses prudentes réserves. 

Il faut bien distinguer ici la nation comme expression spontanée d’un corps réel, composée d’individus réels, partageant des goûts communs et parfois une volonté commune (ce sujet fera l’objet d’un article bien plus détaillé), et l’Etat, qui est une structure bureaucratique destinée à dominer les pulsions individuelles, à les contrarier, à les ordonner pour garantir la tranquillité publique. La volonté de la nation entendue comme un agrégat concret, immédiat, de volontés individuelles, s’exprime spontanément dans une culture collective, mais pas dans une structure étatique, qui est par nature une organisation prédatrice dont la légitimité se limite aux fonctions régaliennes. 

Cette distinction emporte de nombreuses conséquences que nous détaillerons dans un autre cadre. Mais retenons aujourd’hui le bon sens qu’il y a à prêter aux nations une légitimité populaire spontanée bien plus grande qu’aux institutions multilatérales dominantes. 

Au fond, le plus ennemi du libéralisme aujourd’hui, c’est bien le multilatéralisme. 

6 Commentaires

  1. « En relisant les grands auteurs libéraux du siècle dernier, on peut au contraire penser que l’Etat-nation est devenu le rempart fondamental de l’ordre spontané cher à Hayek, et que les institutions multilatérales sont aujourd’hui les fers de lance d’une nouvelle forme de planisme international, à rebours du libéralisme. »

    Évident, je n’arrête pas de le répéter.

    Peu de gens ont lu l’Opus de Vladimir Boukovski. Il devrait être obligatoire dans les Grandes Écoles. On ignore sciemment cet oracle majeur du début des années 2000, comme on a moqué et insulté Soljenitsyne en Europe de l’Ouest quand il est revenu du Goulag.

    L’Union européenne, une nouvelle URSS ? : https://www.amazon.com/LUnion-europ%C3%A9enne-une-nouvelle-URSS/dp/2268055469

    https://www.youtube.com/watch?v=xEIm4ibwRRM

    Planisme : https://www.wikiberal.org/wiki/Planisme

    De plus, le planisme des X-Crises (Polytchniciens rassemblés derrière Bertrand de Jouvenel, qui trouvait Hitler charmant) s’est engagé massivement dans la Collaboration.

    Le planisme, une idéologie fasciste française
    par Denis Boneau
    http://www.voltairenet.org/article15364.html

  2. Excellent. Le multilatéralisme n’est que le faux nez d’une gouvernance mondiale par une simili noblesse refusant de prendre en compte l’avis des populations. J’ajouterai qu’il a l’énorme défaut de conduire à des solutions uniques alors que dans un monde laissant une chance à des expériences originales nationales de se développer, on peut justement espérer que de temps en temps émergent des solutions qui soient de réels progrès et qui pourront ensuite diffuser. C’est un peu moins rapide que par la contrainte bureaucratique mais bien plus sain. D’une façon générale il y a bien plus à espérer d’un système multicentrique disposant de nombreux foyers imaginatifs d’amélioration, plutôt que d’un système centralisé bureaucratique. Le multilatéralisme devrait se limiter à éviter les guerres mais pas plus !

  3. Le mot « multilatéralisme » a été inventé pour remplacer celui de « mondialisme »
    Il y a une course de vitesse entre l’élite mondialiste qui veut imposer un gouvernement mondial et les « populistes » de plus en plus nombreux qui commencent à comprendre où on veut les conduire. Un tel gouvernement implique au préalable le mélange des peuples, donc leur disparition et celles des nations, donc adieu la démocratie.
    Cela remonte tres loin dans le temps et, à ce sujet, le discours de Valérie Bugault est très clair: https://www.youtube.com/watch?v=vsDfTrn7gdQ

  4. Monsieur Verhaege, je relie ce que vous écrivez sur le multilatéralisme à l’interview que vous avez donnée sur le Grand Reset, il y a quelques semaines, à M. Richard Boutry de France-Soir. Car l' »entreprise » du Forum de Davos est évidemment la cheville ouvrière par excellence d’un multilatérisme qui est le faux-nez d’un mondialisme absolu.

    Et si je comprends bien votre parti, dans la crise actuelle, de vous tenir à égale distance des complotistes et des anti-complotistes, les gens du camp du bien, je ne pense pas que toute cette crise procède d’une génération spontanée. Je pense qu’il serait également très utile de s’intéresser au soubassement de la crise du Covid qui est comme un précipité des intentions des élites multilatéralistes.

    Pourquoi ne pas inviter sur votre site, Pierre Hillard, Docteur en sciences politiques et spécialiste du mondialisme et des élites financières anglo-saxonnes. Pierre Hillard (intervenant notamment sur TV Libertés) a mis au jour le soubassement de la crise du Covid, enchassée dans le mondialisme s’accélérant et il a exposé les éléments qui en ont favorisé la genèse et les nombreux développements. Pour lui, ce soubassement est à la fois idéologique, spirituel et même religieux. Le mondialisme et son rejeton, le multilatéralisme, viennent en fait de très loin.

  5. Pour ajouter à l’article excellent d’Eric Verhaeghe, l’Histoire nous apprend que les rêves de Gouvernement Mondial étaient aussi ceux des marxistes-léninistes exprimés politiquement dans les expériences staliniennes et hitlériennes au XXème siècle. Ceux-là avaient les moyens de mettre un Grand Reich en place par les armes, aujourd’hui, l’hygiénisme « aryen » passe par les vaccins… La chose la plus troublante aujourd’hui est que cette hypothèse politique de « Gouvernement Mondial » soit défendue bec et ongles par des gérontocrates totalement identiques à ceux de la fin de l’URSS, George Soros et Jacques Attali, que le dernier propose sérieusement Jérusalem (céleste ou terrestre ?) comme « capitale mondiale », ce qui pose de sérieux problèmes de compréhension quand on sait que le même Attali se revendique comme communauté victime de la Shoah, alors que George Soros avait été inquiété par le NY Times pour sa proximité évidente avec le commerce des effets des victimes des camps de concentration sur lesquels il a bâti sa fortune, alors qu’ils sont amis davosiens avec Klaus Schwab, ce dernier dont la théorie publiée en 2020 n’a rien à envier à celle de Mein Kampf.

    Dans cette Nuit et ce Brouillard de 2020, où sont les Justes ?
    Le temps est si trouble que tout est troublé, même le trouble lui-même, même les anciens repères fondamentaux qui avaient bétonné nos certitudes depuis 1945.

    Quand le mal est partout en ces temps sataniques, où est le bien ?
    Quand on voit Bill Gates, le financier principal de cette énorme machination mondiale, aux fours et aux moulins, commissaire aux symboles, aux comptes et à la Santé Mondiale de l’OMS quand il soutient officiellement l’artiste sataniste serbo-américaine Marina Abramović, comment lui donner nos enfants à vacciner ? Qui plus est par des vaccins à 666 effets indésirables !

    J’ai une autre théorie, qui est essentiellement économique, dont la crise covid-19 et la théorie du « réchauffement climatique d’origine anthropique » ne sont que les faux nez d’un néo marxisme ripoliné vert du XXIème siècle (Piketty et Thunberg). Une partie évoquée ici et sur Contrepoints par Simone Wapler, par Vladimir Boukovski, par Eric Verghaeghe quand ce dernier évoque à juste raison le planisme : Commissaire au Plan du macronisme 2021, François Bayrou, « ni droite ni gauche », la voie ancienne des réformistes X Crises qui se sont massivement engagés dans la collaboration sous Pétain… No comment.

    Une théorie :

    – la finance mondiale est une pyramide de Ponzi qui ne représente que 50% de l’économie réelle ;
    – – les taux d’intérêts interbancaires vont remonter selon une courbe sinusoïdale classique ;
    – – les mutlinationales peuvent perdre 80% de leurs valeurs boursières, les fonds de pension aussi ;
    – Bernard Arnaud a ainsi multiplié sa fortune financière par 2 en un an (2020-2021), bien entendu, c’est une fortune fictive, elle n’est pas transposable en monnaie mais lui permet momentanément d’emprunter pour sa croissance et de siphonner l’épargne réelle des banques ;
    – la monnaie de singe va être écrasée qu’elle soit thésaurisée en paradis fiscal ou circulant sur le marché réel au moment de la Grande Compression – ou Big Crunch, qu’il soit digital, énergétique, financier, économique – tout se tient dans ce monde intégré et interconnecté ;
    – ce Big Crunch est inévitable dans le sens ou la fiction et l’idéologie n’ont jamais gagné sur le réel en économie ;
    – le covid-19 (le Sars-cov-2 n’est qu’un prétexte), la thèse du « réchauffement climatique d’origine anthropique », leurs tentations totalitaires progressistes sont directement issues des échecs des Rouges-Bruns à imposer le Grand Reich mondial (autre nom aujourd’hui, The Great Reset) – anciennement par Hitler, Staline, les Familles régnantes d’Europe du Nord historiquement nazies, Rockefeller et la finance mondiale du XXème siècle derrière ces totalitarismes (marché des armes et des « vaccins » ou du Zyclon-B propriété de Bayer-Monsento) – sont les nouvelles voies trouvées de l’Histoire pour refourguer des monstruosités totalitaires hégémoniques et malthusiennes qu’on croyaient terminées pour toujours ;

    En effet, depuis la fin du XVIIIème siècle, alors qu’à cette époque décès et naissances s’équilibraient avec une espérance de vie à la naissance de 35 ans, l’ère industrielle a été celle des vaccins et de la multiplication de la population par 3 (1925-2000) et l’espérance de vie à la naissance par 2,5. Les grandes fortunes de la planète, non habituées au turn-over de l’argent, ont décidé que la démographie (La Bombe P, 1968) était la bombe principale des temps futurs, celle qui mettraient en danger le plus leur hégémonie financière planétaire.

    La crise covid-19 et la théorie du « réchauffement climatique d’origine anthropique » ont donc été mises en place par les élites financières.

    Quand on observe toutes les ramifications mondiales de ce que l’on vit depuis la publication de The Economist en 2018 (et bien avant depuis les Rapports de Guerre Bactériologique de Didier Raoult, 2003) à l’attention des décideurs davosiens, cela ne fait plus aucun doute, c’est une Plandémie.

    QU’EST-CE UNE PLANDÉMIE ? Sans aucun « complotisme » mais factuellement, c’est un plan mondial néo malthusien transhumaniste pour éradiquer un maximum de population gênantes, comme dans le projet marxiste-léniniste originel (Marx et Engels, 1948, Neue Reinische Zeitung, cf. La littérature oubliée du socialisme, George Watson, 1999).

    « Car il n’y aura pas à manger pour tout le monde » : relire Malthus.

    Pour conclure, la question générale est donc : comment en finir une bonne fois pour toutes avec ces machinations récurrentes et régulières contre l’humanité depuis l’explosion démographique de l’époque moderne ?

    – contrôler les naissances ou augmenter les rendements agricoles ? oui évidence scientifiquement fondée pour la 2ème proposition.
    – interdire le marxisme léninisme comme on a interdit le nazisme ?
    – extermination des Dinosaures de la Finance par un Armageddon (covid-19 ?) et promotion des Petits Mammifères de l’économie de ressource locale ?
    – interdire ou limiter drastiquement les possibilités de développement des firmes mondiales dont le terme est toujours malthusien, puisque même les écologistes politiques associés financièrement aux multinationales digitales promeuvent la solution finale par la limitation de la population mondiale à 700 millions d’individus (Yves Cochet, éminent théoricien collapsologue et mathématicien émérite des Verts) ;
    – limiter l’État à ses normes régaliennes : accord Hayek-Keynes autour de 30% maximum d’interventionnisme étatique dans l’économie ;
    – renouer avec le libéralisme classique de Tocqueville et Bastiat, retour aux États nations, leurs frontières et normes anti dumping, mais accords de marchés continentaux ;
    – réduction substantielle des organisations multilatérales que sont les « Conseils et Unions » devenus de fait États supra nationaux sans l’onction électorale des citoyens, parce que ces entités sont vecteurs de conflits par la disparition des identités, des droits, des protections individuelles protégées par la DUDH de 1948 ;

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