Relance, inflation, méfiance

Tandis que l'inflation semble s'installer dans l'Eurozone, le bilan de la relance française est calamiteux ; l'argent créé va à des dépenses de fonctionnement de l'État. Tout ceci incite à la plus grande méfiance quant à la solidité de l'euro qui ne résisterait à une crise des finances publiques françaises.

L’inflation s’établit maintenant à 3% dans l’Union européenne et 2,4% en France ; elle dépasse 3,4% en Allemagne. On connaît l’argumentaire de la Banque centrale européenne : c’est un phénomène transitoire, tout rentrera dans l’ordre lorsque les goulets d’étranglement de la reprise disparaîtront, il est donc urgent de ne rien faire et de poursuivre la création monétaire. 

Comme le montre le graphique de la Direction générale du Trésor, cette remontée de l’inflation date maintenant de huit mois.

Le phénomène n’est évidemment pas cantonné à l’Eurozone et les États-Unis sont dans une situation similaire avec une inflation qui s’établit à 5,4%.

Pour le moment, les salaires ne suivent pas car la plupart des emplois créés sont des emplois peu qualifiés.

Les populations concernés ne peuvent donc que subir cet impôt résultant de la politique monétaire.

Des plans de relance inflationnistes ?

Après avoir mis les économies à l’arrêt pour cause de crise sanitaires, nos grands planificateurs omniscients prétendent compenser à l’euro prêt les pertes infligées au secteur privé. Ils ont concocté des “plans de relance” issu de leur jus de crâne dont les résultats attendus déboucheront sur une telle croissance que rembourser la dette se fera les doigts dans le nez. Qu’en est-il exactement un an après ?

De gare en gare, le “train de la relance” tente d’expliquer à ceux qui ont du temps à perdre les bienfaits des 100 Mds€ déversés dans l’économie française depuis maintenant 1 an. 

Clairement, le dispositif fonctionne : dans notre quotidien, par exemple, ce sont plus de 2.000 bâtiments d’État qui sont en train d’être rénovés, essentiellement des facultés et des logements étudiants. Quelques commissariats ont également bénéficié d’une seconde jeunesse. Près de 500.000 Français ont quant à eux pu faire appel à MaPrimeRénov’, qui permet d’effectuer des travaux d’économie d’énergie à la maison“, nous indique Europe1.

On voit mal comment la rénovation de commissariats de police délabrés pourrait être source de croissance fulgurante. Quant aux travaux d’économie d’énergie domestique, s’ils profitent peut-être à ceux qui en bénéficient dans un premier temps, les gains seront vite engloutis dans les surcoûts du Pacte vert ou Green deal.

Économiquement notre pays souffre d’un manque de compétitivité : il est incapable d’exporter suffisamment de produits à des rapports qualité-coût jugés corrects à l’étranger. D’où un déficit commercial récurrent. 

La mauvaise gestion de la crise sanitaire n’a fait qu’aggraver la situation. Désormais, l’Italie fait bien mieux que nous.

De la relance à la défiance

La cruelle vérité est que le cumul d’un déficit public récurrent et important et d’un déficit commercial tout aussi récurrent et important fait de nous le maillon faible de l’Europe. Le train de la relance fonce dans le mur de la dette.

Si l’inflation s’ancre, elle ne pourra pas être combattue par la BCE sans déclencher une crise des finances publiques des pays faibles de l’Eurozone. La hausse des taux directeurs n’est plus possible. La défiance s’installera et la crise monétaire suivra. Comment vous prémunir d’une crise monétaire ? Comment acheter vendre et détenir de l’or monétaire aujourd’hui ? Nous vous expliquons tout ici.

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