[PAYANT] Qu’est-ce que le “Grand Collapse”?

Depuis le début de la crise du COVID, les milieux dirigeants du monde ont volontiers souscrit à la notion de "Great Reset", de "Grande Réinitialisation" pour donner l'impression qu'ils maîtrisaient ce qui était en train d'arriver. Et les observateurs lucides peuvent tendre au complotisme en soulignant la coïncidence entre un certain nombre de décisions politiques et le "plan" du grand "Reset". En réalité, on s'aperçoit que ce dernier est un ensemble de réponses simplistes à une situation mondiale de plus en plus complexe. Plus le monde lui échappe, plus la Caste essaie de le domestiquer avec des outils bidimensionnels. Il en résulte un chaos de plus en plus évident, des effondrements locaux, signes précurseurs d'un effondrement généralisé. Le "Great Reset" pourrait bien laisser la place au "Grand Collapse", au grand effondrement de ce qu'on appelait naguère la "mondialisation heureuse". Le Courrier des Stratèges vous aide à décrypter cette réalité et vous proposera les moyens de vous en protéger

Fin juin 1995, la Corée du Sud fut profondément choquée par l’effondrement du grand magasin Sampoong (photo ci-dessus). Le pays était depuis une quinzaine d’années en pleine expansion et l’immobilier avait proliféré, symbolisant la nouvelle richesse du pays. Il suffit d’un mauvais calcul concernant le poids des installations de climatisation pour causer une catastrophe et faire plus de 500 morts et près de mille blessés. Le phénomène de dislocation de la mondialisation auquel nous assistons se produit apparemment de manière moins soudaine que l’effondrement d’un immeuble. Pourtant, la logique est la même. L’édifice le plus solide apparemment peut s’avérer d’une fragilité déconcertante. 

De la "mondialisation heureuse" au "Grand Collapse"

Rappelons-nous, c’était il y a cinq ans seulement, en octobre 2016. Un candidat à l’élection présidentielle française, Alain Juppé, était donné comme l’archifavori dans les sondages (33% au premier tour!) et il défendait “l’identité heureuse” de la France. Quelques semaines plus tard, il perdait une élection primaire; quelques mois plus tard, son parti, à force de se déchirer, perdait une présidentielle imperdable etc…Le concept d’identité heureuse faisait référence à la “mondialisation heureuse” que les dirigeants du monde avaient voulu mettre en place depuis l’effondrement du communisme. Le candidat dont nous parlons n’avait pas voulu entendre les premiers craquements de l’édifice: en juin 2016, le peuple britannique avait décidé de sortir de l’Union Européenne. En novembre 2016, Donald Trump remportait l’élection présidentielle américaine. 

Ces événements furent pour la caste au pouvoir des chocs considérables. Rassemblant entre ses mains des instruments de pouvoir, des fortunes et des outils d’information à la puissance de diffusion sans équivalent dans l’histoire, le groupe que David Rothkopf appelle aussi la “superclasse” et dont il a décrit les rituels lors des sommets de Davos, se réorganisa, et élabora un “plan”, que l’inénarrable Klaus Schwab, maître des cérémonies du Forum Economique Mondial a résumé sous la catégorie de Great Reset, de Grande Réinitialisation. Il l’a fait à l’occasion d’une de ces “chances” que les gens de pouvoirs savent saisir, l’apparition d’une épidémie, certes mondiale mais au fond de gravité très moyenne, transformée en “pandémie” pour la cause et permettant à la caste de mettre en place des formes de contrôle généralisé, d’inverser le traumatisant “take back control”, sentiment de plus en plus répandu dans les peuples du monde, et que le Brexit avait exprimé de manière frappante. Grâce à cette grande manipulation, la “superclasse” a réussi à empêcher, par exemple, la réélection de Donald Trump. Elle met en place, à travers l’Organisation Mondiale de la Santé et ses relais nationaux une politique sanitaire tout entière orientée vers une vaccination généralisée. l’introduction d’un pass sanitaire est le préalable à la mise en place d’un contrôle numérique plus systématique et généralisé des individus. Dans ce qu’il écrit ou déclare, Klaus Schwab ne se cache pas d’avoir la Chine communiste pour modèle. Et tous ceux qui dénoncent la mise en place du Grand Reset n’ont pas tort de redouter la mise en place d’un “crédit social” pour les individus. Dans le Courrier des Stratèges, nous avons attiré votre attention sur le projet de mise en place de monnaies purement digitalisées qui permettront aux Banques Centrales de vous contrôler dans vos moindres dépenses, en vous soumettant par exemple à des critères comme votre degré de respect de l’environnement. 

En réalité, cependant, le Great Reset n’est qu’une tentative mécanique, à la fois maladroite et potentiellement très destructrice, de garder le contrôle, pour la Caste.  Comme les partis communistes du XX è siècle, qui appliquaient ce qu’ils croyaient être les “lois de l’histoire” et se heurtaient sans cesse au réel, ayant tendance alors à radicaliser leur comportement, les dirigeants du monde se heurtent de plus en plus à des désordre qu’ils ont eux-mêmes créés: l’inflation menace, renforcée par les ruptures de chaîne d’approvisionnement. La Chine, pilier pendant vingt ans de la “mondialisation heureuse, devient un continent obscur, de plus en plus difficile à déchiffrer et de moins en moins aligné sur les désirs des élites occidentales. Partout, les peuples ont tendance à se rebeller pour reprendre le “take back control” prématurément interrompu. Ainsi se multiplient les signes avant-coureurs de l’effondrement définitif du système de gouvernance mondiale mis en place voici une génération. Cet effondrement, nous ne le minimisons pas, au contraire, nous le voyons potentiellement, comme un “gigantesque effondrement”, comme un “Grand Collapse”. Nous le décrirons jour après jour, tel qu’il est possible de l’appréhender, dans Le Courrier des Stratèges. Et nous vous proposerons des moyens de vous en prémunir. Mais aussi d’exploiter les occasions qu’il offre. Car dans toute destruction, il se présente la chance d’une nouvelle construction.  

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2 commentaires
  1. The Great Collapse, le plus tôt sera le mieux, qu’on se débarrasse en France de ce communisme endémique qui pourrit tout et tous jusqu’à la moelle… même les idées.

    Réexaminons par exemple le cas précis du philosophe disciple des platitudes qui nous vient de Normandie, adepte des commentaires des œuvres d’autrui et des emprunts à auteurs moins en vue, se forgeant comme son intime ennemi germanopratin un patrimoine publié sur le talent des autres « en surfant sur la vague de leur époque » disent-ils pour se dédouaner de leur absence de vision, en n’apportant rien sinon son omniprésence médiatique et son « communisme des origines » 2.0, qui défend la musique contemporaine nihiliste comme un chef de gare défendrait impérieusement le principe des trains à quai, qui milite aujourd’hui pour la vaccination obligatoire comme Mengele à Auschwitz, peu importe le nombre de victimes alors que même en Afrique lors de la campagne de vaccination de la dengue sous l’égide de l’OMS ancienne mouture, quand elle n’était pas sous l’influence maléfique du communiste d’Ethiopie lui-même soutien de feu « feu feu sur les blancs » Robert Mougabé, s’était arrêtée à 50 décès.

    Alors, quand même les autorités dites « morales » ou « référentes » s’enfoncent dans la fosse à déjections, que reste-t-il de censé en ce bas monde ? Qu’en est-il de cette fin d’Occident que ce philosophe en mal de notoriété, plus que de bluettes écrites à la va-vite par copier coller, appelle de ses vœux ? Que ne regarde-t-il pas la nouvelle civilisation des Lumières malrauxiennes qu’il ne voit pas, dans son aveuglement binoclard et toute son identité réunie là, apparaître sous les ruines de celui des dinosaures de la finance, de leurs cuisines et dépendances affairistes jusque dans l’édition et la création artistique ? Car, bien entendu, toutes ces grandes intelligences « créatrices » et « philosophiques » fustigent le libéralisme mais sont très très très très très très très proches, à touche-touche et « à toi à moi » dirons-nous, des financiers multinationaux pourvoyeurs de subsides, entregents, diffusions et succès à millions… Chez ces élites intellectuelles proches de la finance internationale, chers amis, on vote à gauche, voyons, très à gauche, tendance LCR et Arlette Laguiller ! Si, si ! Si, si !

    Non, décidément, même chez les philosophes célèbres qui devraient orienter l’avenir par leur prescience, l’aveuglement est la condition si ne qua none de l’éblouissement naturel dont on peut être victime à passer sa vie sous les sunlights des studios. C’est drôle, j’ai toujours préféré les sages des grottes tels mon Saint François d’Assise ; leur pensée traverse les siècles, eux. Ils ont choisi le retrait de la société pour penser le temps long sur les siècles… Chez certains, l’arrivisme forcené par revanche des origines modestes, mais qui n’est issu de la terre ? oblitère la pensée profonde et la nécessité du temps long. J’ai cent fois plus d’affinité avec les ouvriers du bâtiment, qui connaissent la valeur et les critères ancestraux des constructions durables. Aujourd’hui, même l’art est jetable.

    Quand bien même la technologie permettrait d’amener aujourd’hui la plus banale pensée à l’onction universelle par un message en 140 signes, la symbolique d’époque signe la banalité évidente des messages télévisés calibrés. Je remarque de plus que les écrivains contemporains les plus en vue… sont invisibles à la télévision ! J’ai enfin compris une chose il n’y a pas si longtemps, une vingtaine d’année pas plus : le bûcher des vanités télévisuelles était un cimetière de mammouths. La prochaine glaciation éradiquerait l’espèce pour n’avoir pas préparé, encore moins entrevu, l’avenir qui se dessinait pourtant sous leurs yeux…

    Il n’y a de décadence que dans la modernité.
    Le classicisme, les traditions et ne se démodent pas.
    La preuve évidente de cette schizophrénie idéologique chez les élites auto proclamées « avancées » : les adeptes de la musique contemporaine, voulant s’affranchir des règles classiques par tabula rasa, écrivent dans un français châtié et très normatif.
    Sur le versant populaire, le rap, réputé dernière modernité, ne fait que reprendre l’art des rythmes africains dont les origines se perdent dans la nuit des temps.

    Les modes de demain balaieront les idées d’aujourd’hui.

    « Etre à la mode, c’est toujours être en retard » disait Jean Cocteau.

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