[PAYANT] Le PERECO, meilleure arme pour la sécession fiscale des entrepreneurs aujourd’hui

La sécession fiscale des entrepreneurs devient une nécessité vitale face aux risques qui se multiplient dans le monde capitaliste : pénuries en tous genres, hyper-endettement des Etats, pulsion totalitaire de la caste mondialisée qui veut tout contrôler, et autres délires qui rendent notre environnement hautement risqué. Si l'on admet l'hypothèse que le Great Reset monétaire interviendra en 2025, comme la Banque Centrale Européenne l'a annoncé, il reste donc quatre ans utiles pour optimiser ses chances d'échapper au pire en prenant le moins de risques possibles. Nous vous recommandons de jeter un oeil au PERECO pour vous accompagner dans cette démarche.

Pour les entrepreneurs, le PERECO peut constituer une solution transitoire intelligente, pour limiter les risques fiscaux qui s’annoncent et éviter la catastrophe monétaire qui se prépare à l’horizon de 2025. Il s’agit en effet d’une solution qui s’appuie sur l’épargne d’entreprise, mais qui peut permettre de défiscaliser d’importantes sommes, comme l’explique Jean de Calbiac, associé du cabinet Avanty dans la vidéo ci-dessus. 

Ces sujets sont techniques. Nous en présentons une vulgarisation ici.

L’enjeu du PERECO : pallier la dégradation des retraites

Le PERECO est une création de la loi Pacte destinée à “stimuler” la retraite supplémentaire à l’approche de la réforme des retraites par répartition. Tout le monde a bien compris ce que cachaient les tabous de la communication gouvernementale sur les finalités profondes de cette réforme qui a suscité l’une des plus longues grèves de notre histoire. Face à l’importance de la dépense retraites en France (14% du PIB), l’objectif est d’enrayer la croissance de ce poste coûteux en “pilotant” mieux le système. 

Pour y arriver, le gouvernement fait le choix de “protéger” les petites retraites et de faire porter l’effort sur les salaires les plus élevés. Dans les dix ans à venir, il faut donc s’attendre à une forte dégradation du taux de remplacement des retraites pour les classes moyennes, et tout particulièrement pour les entrepreneurs. Autrement dit, à salaire égal ou versements égaux, les retraites seront beaucoup moins élevées dans dix ans pour les détenteurs de revenus moyens. 

Menaces sur l’assurance-vie

Assez classiquement, les entrepreneurs se tournent vers l’assurance-vie pour éviter la confiscation fiscale de leur épargne en attendant la cessation de leur activité. Ce dispositif bénéficie de nombreux avantages défiscalisés qui en font “le produit d’épargne préféré des Français”. Cet engouement, largement nourri par la sécurité des fonds placés en monétaire, explique l’importance des en-cours collectés par les assureurs et les banquiers sur cette ligne de placement. 

Toutefois, ce dispositif pose des problèmes désormais répétés en boucle de façon constante depuis une dizaine d’années. Le problème principal se pose au gouvernement : l’assurance-vie attire des sommes importantes vers de l’épargne dormante qui ferait prétendument défaut à l’économie “réelle”. En outre, les avantages fiscaux du système coûtent relativement cher aux finances publiques. Des économistes soucieux d’égalité et de redistribution des richesses ne manquent pas de plaider en faveur de leur suppression

Surtout, la baisse des taux directeurs des banques centrales réduit fortement le rendement des contrats et met les assureurs et les banquiers à la peine. L’assurance-vie en monétaire constitue désormais un risque systémique pour l’ensemble de l’économie française, tout particulièrement en cas de retournement des taux. Pareil retournement pousserait en effet les assurés en liquider leurs contrats, obligeant les assureurs à “brader” les obligations dans lesquelles ils ont placé les en-cours et à racheter des actifs haussiers. 

Tout porte donc à croire que les avantages de l’assurance-vie vont tomber en désuétude, même si cette orientation est aussi “explosive” que de la dynamite, et doit être maniée avec prudence. 

La stratégie à mener pour les entrepreneurs

Pour les entrepreneurs, la sortie de l’assurance-vie et l’orientation vers un autre dispositif d’épargne et de retraite supplémentaire ressemble un peu à un casse-tête. Récemment, le Sénat a fait la publicité du PERIN (plan d’épargne-retraite individuelle), qui n’est pas sans avantage s’il est utilisé en monétaire comme un contrat d’assurance-vie. Nous préférons pour notre part mettre en avant le PERECO, c’est-à-dire le Plan d’Epargne et de REtraite collectif, qui remplace l’ancien PERCO. Mais il est vraiment intéressant s’il est bien utilisé…

Pour mémoire, les grandes caractéristiques du PERECO tiennent à l’importance des sommes qui peuvent y être versées en défiscalisation totale après 5 ans de détention. Non seulement, il est possible d’y verser jusqu’à 32.000 € soumis à la CSG, mais pas à l’impôt sur le revenu (à condition de “stocker” la somme pendant 5 ans, sauf quelques exceptions intéressantes). 

Surtout, ce sont les versements volontaires, notamment ceux issus de la participation et de l’intéressement, qui permettent de “toucher le jackpot”. Ces versements divers et variés peuvent rapidement permettre de constituer un véritable salaire totalement défiscalisé (mais pas désocialisé) si l’on respecte la règle de duration des versements. 

On signalera que, pour les entreprises de moins de 250 salariés, ce dispositif est ouvert aux dirigeants, selon des règles différentes selon qu’ils sont salariés ou non. 

Optimiser le PERECO pour en tirer le meilleur

Pour mener à bien cette stratégie, il faut être étroitement conseillé. En particulier, il faut bien comprendre la mécanique de l’accord d’entreprise et de la définition des catégories de bénéficiaires telle qu’elle a été amendée par une cour d’appel cet été

Mais en se débrouillant bien, il doit y avoir moyen de trouver quelques astuces pour s’en sortir intelligemment. 

Si vous avez des questions sur ces sujets, n’hésitez pas à nous écrire à cette adresse : lecourrierdesstrateges@gmail.com, en précisant bien l’objet de votre courrier. 

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