[PAYANT] Après le départ de Jens Weidmann de la Bundesbank, Christine Lagarde va faire de la BCE un instrument du Grand Reset monétaire.

Jens Weidmann a démissionné de la présidence de la Bundesbank avant la fin de son mandat. Les commentateurs soulignent la défaite du "faucon", partisan d'une politique monétaire restrictive, gardien intransigeant du traité de Maastricht. En fait, Jens Weidmann était l'un des derniers partisans de l'ordo-libéralisme, refusant la "politisation" de la monnaie telle que Christine Lagarde la pousse en prétendant dicter aux entreprises dans quel secteur il serait préférable d'investir.

Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, quitte ses fonctions après dix ans de mandat. M. Weidmann a demandé mercredi au président fédéral Frank-Walter Steinmeier de le libérer de ses fonctions à la fin de l’année, a annoncé la Bundesbank.

“Je suis arrivé à la conclusion que plus de dix ans constituent une bonne mesure de temps pour tourner la page – pour la Bundesbank, mais aussi pour moi personnellement”, a écrit M. Weidmann dans une lettre adressée au personnel de la Bundesbank

Le plus étonnant dans cette affaire, c’est que le mandat de Monsieur Weidmann avait été renouvelé en 2019 pour huit ans. Le président démissionnaire part donc après n’avoir effectué qu’un quart de son mandat. 

La défaite du "faucon" de la politique monétaire

M. Weidmann avait le sentiment d’être en minorité structurelle au sein du conseil des gouverneurs de la BCE avec son plaidoyer permanent pour un respect scrupuleux du traité de Maastricht. . Le président sortant de la Bundesbank, qui a toujours insisté sur une séparation nette entre la politique monétaire et la politique budgétaire, est particulièrement préoccupé par la décision relative au programme d’urgence contre la pandémie, qui doit être prise en décembre. Normalement, le plan de soutien monétaire s’arrête fin mars. .Si cette flexibilité devait être maintenue après l’expiration du plan d’aide d’urgence de la BCE, cela poserait un problème de respect des traités selon M. Weidmann

Or tout montre que Madame Lagarde, soutenue par Mario Draghi, depuis la Présidence du Conseil italien et par Emmanuel Macron, va pousser au renouvellement des politiques de quantitative easing de la BCE. Jens Weidmann ne voulait pas avoir à engager un nouveau bras de fer puisqu’il a systématiquement été mis en minorité au conseil des gouverneurs de la BCE – et ne se sentait plus soutenu par l’autre membre allemand de ce conseil;, Isabel Schnabel.  

La BCE est contractuellement tenue de maintenir la stabilité des prix. La stabilité des prix a toujours signifié un taux d’inflation inférieur à 2 %. Mme Lagarde a toutefois permis à la BCE de considérer un taux d’inflation supérieur à 2 % comme une stabilité des prix. Combien au-dessus de 2 pour cent et pendant combien de temps au-dessus de 2 pour cent – Mme Lagarde laisse cette question ouverte.

Contractuellement, il est interdit à la BCE d’accorder des prêts aux gouvernements de la zone euro. Parce que cela conduit à des budgets d’État bancals et à l’inflation. Mais depuis longtemps, la BCE est de loin le plus grand créancier de tous les États membres de la zone euro. Et ce qui était censé être une mesure temporaire dans le contexte d’une déflation imminente est maintenant délibérément transformé par Mme Lagarde en un instrument permanent à utiliser même en cas de pression inflationniste croissante. 

En effet, il se joue quelque chose de beaucoup plus profond encore dans la démission de Monsieur Weidmann.  Mario Draghi s’était contenté de forcer Jens Weidmann a accepter des plans d’urgence de réinjection de liquidités dans le système bancaire européen. Madame Lagarde, elle, a décidé de politiser la politique monétaire. 

La politisation de la monnaie au service de l'Europe verte et du Grand Reset

Selon le Traité de Maastricht, la BCE n’est pas autorisée à mener une politique économique, car elle n’est pas soumise au contrôle démocratique. Jens Weidmann, en particulier, a toujours insisté sur le fait que la BCE devait rester neutre en termes de politique économique.

Mais Mme Lagarde voit les choses différemment. La BCE est censée financer des investissements verts, y compris des investissements sociaux et les investissements dans la bonne gouvernance. Mais, comme le dit Bernd Lucke dans un très bon éditorial de Cicero: ‘” “Il y a beaucoup de bonnes causes, et il n’y a pas toujours beaucoup de bonnes choses. Si vous favorisez un objectif, vous désavantagez l’autre. Quelle part de démocratie, quelle part d’économie de marché nous reste-t-il si l’institution qui imprime la monnaie intervient sur les marchés comme bon lui semble ?”

Jens Weidmann était sans doute le dernier représentant de l’ordo-libéralisme allemand. Il n’a pas voulu rester dans un contexte où  la BCE d’aujourd’hui est devenue une banque centrale interventionniste et même politique. 

Pour citer, toujours, Bernd Lucke: “Avec Weidmann, la Bundesbank ne perd pas seulement son capitaine, mais la BCE perd aussi son pilote régulateur“. 

Jens Weidmann était le dernier frein à la politisation de la monnaie au service des objectifs du Grand Reset, auxquels  Christine Lagarde adhère pleinement.  La présidente de la BCE n’aura plus de contradicteur. Elle pourra continuer le quantitative easing alors que l’inflation a pointé le bout du nez. Et si la politique monétaire devait déraper, l’étape suivante est celle du passage à l’euro numérique, instrument d’une politisation définitive de la monnaie et d’un contrôle de la production comme de la consommation. A 53 ans, Jens Weidmann n’a pas voulu assister au Grand Collapse de l’ordre monétaire qu’il a servi avec passion. 

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2 commentaires
  1. Adoratrice de Lucifer. Destructrice transgenre de notre industrie. Fascisme vert Illuminati. Volonté de créer une “nouvelle chair’. Tête brûlée de la mondialisation. Et incompétente bouffonne avec cela.

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