[PAYANT] Candidats divisés pour une droite toujours plus homogène idéologiquement

Cette semaine dans "Les Droites de Husson": 1. Laurent Wetzel (1950-2021): cette autre partie de la droite qu'on n'a pas écoutée. 2. Présidentielle 2022 à droite: vers une qualification au finish pour le second tour?

Laurent Wetzel (1950-2021): cette autre partie de la droite qu'on n'a pas écoutée

Emeutes à Sartrouville en 1991

C’était au printemps 1991. Sartrouville s’était embrasée suite au meurtre d’un jeune Algérien par un vigile tunisien. Il en résulta plusieurs soirées d’émeute. Le Maire de Sartrouville, Laurent Wetzel, élu en 1989, fit preuve d’un grand courage.

Il se rendit sur place et fut au contact des jeunes, causant des frayeurs aux policiers qui se trouvaient avec lui. Laurent Wetzel était un authentique “républicain”: il avait demandé quelques semaines plus tôt aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et de mettre fin aux attributions détournées de HLM qui se faisaient au détriment, disait-il, des populations d’origine immigrée, et contribuaient à leur ghettoïsation.

Aux jeunes qu’ils voulait “déghettoïser”, Laurent Wetzel savait aussi parler, comme durant les émeutes,  le langage de l’autorité. Il leur demanda de respecter l’ordre républicain. Le Maire de Sartrouville était un homme de devoir. Pendant plusieurs semaines, il ne dormit pratiquement pas car il voulait continuer à diriger sa mairie sans délai. Finalement, il fallut une hospitalisation pour une cure de sommeil.

La fatigue n’était pas seulement physique. Elle était aussi morale. En 1991, un Maire se trouvait bien seul quand il descendait dans la rue pour faire respecter l’autorité de la République. (Malgré un soutien écrit de François Mitterrand à qui le liait une vieille complicité, malgré l’opposition politique, depuis le début des années 1970)

Visite des quartiers difficiles avec le maire quelques mois après

Laurent Wetzel se remit cependant rapidement sur pied. Quelques semaines plus tard, il m’invita à déjeuner puis il m’emmena dans sa voiture, qu’il conduisait lui-même, dans les quartiers qui s’étaient soulevés. C’était une époque où le dialogue était encore possible.  Alors que nous passions en voiture, en roulant au ralenti, il y eut, parmi les jeunes gens qui étaient là, peu de dos tournés; beaucoup de petits signes furtifs pour établir une semi-complicité; et quelques marques de respect. 

Je raconte cette histoire non seulement pour rendre hommage à l’ancien Maire de Sartrouville décédé il y a quelques jours mais aussi pour que nous nous souvenions que l’histoire des droites, ces dernières décennies, est beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air.

L’UDF était souvent plus à droite que le RPR

Laurent Wetzel était au CDS, le Centre des Démocrates Sociaux, parti membre de l’UDF.  Je l’avais rencontré en 1988 à Avoriaz lors de l’université d’été du Mouvement des Jeunes Giscardiens. Nous liait, bien entendu le fait d’être anciens élèves de la Rue d’Ulm et le goût de l’enseignement de l’histoire – Laurent Wetzel était agrégé d’histoire et Inspecteur d’Académie et il a produit un livre magistral sur le déclin de l’enseignement de l’histoire. Mais aussi un anticommunisme assumé – quand tant d’autres à droite l’avaient honteux. Laurent Wetzel avait établi sa popularité à Sartrouville, comme conseiller municipal d’opposition soucieux de mettre fin à trente ans de municipalité communiste. Et il avait repris la ville aux communistes en 1989. Puis était devenu une célébrité nationale en  débaptisant les rues portant des noms de militants communistes au moment où tombait le Mur de Berlin. 

Une petite révolution culturelle 

Le Conseil municipal renomma sous som impulsion la rue Ho-Chi-Minh, rue Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, la rue Karl Marx, Alexis de Tocqueville, la rue Lénine, Général de Gaulle, la rue Marcel Cachin, Charles Péguy, la rue Maurice Thorez, Robert Schuman,, la rue Benoît Frachon, Léon Jouhaud, la rue Paul Vaillant-Couturier, Pierre-Bossolette, la rue Jaccques Duclos, Saint-Exupéry,, la rue Marcel Paul, D’Estienne-d’Orves.  La salle municipale Nelson Mandela fut également rebaptisée Félix Eboué. 

Il faut prendre le temps de réfléchir sur ce que cela signifiait: Laurent Wetzel n’était-il pas l’un des seuls hommes de droite cohérents, saisissant dans la chute de l’URSS l’occasion de procéder à une véritable révolution libérale pour faire repasser l’hégémonie libérale à droite. Pourquoi n’a t-il pas fait école à cette époque? Pourquoi les droites ont-elles laissé aux anciens staliniens, maoïstes ou trotskistes tout le temps qu’il fallait pour retomber sur leurs pieds et substituer un internationalisme à un autre en devenant chantres de la mondialisation non régulée, du néo-conservatisme ou du planisme environnemental ou de la Chine post-communiste; substituer un gauchisme à un autre en faisant passer le sectarisme du marxisme dans les idéologies néo-individualistes (idéologie du genre) et la tyrannie des minorités? 

Soutien inconditionnel à l’Etat hébreu

On ne comprend pas l’UDF de la fin des années 1980 si l’on ne voit pas comme elle était enracinée à droite. On y trouvait toute une partie de la droite anti-gaulliste du fait de l’indépendance de l’Algérie; Laurent Wetzel était resté très proche de Jacques Soustelle. Une droite où l’anticommunisme était le plus souvent assumé. Une droite qui n’avait jamais varié, non plus, dans son soutien à l’Etat hébreu. Laurent Wetzel fut de longues années au Comité directeur de l’Alliance France-Israël; là aussi, à l’opposé d’une certaine “vulgate” gaulliste qui avait gravé dans le marbre les propos tenus par le Général de Gaulle après la Guerre des Six Jours. 

La face sombre du RPR 

A vrai dire, au RPR, on se mit vite à détester Laurent Wetzel. Jacques Chirac avait beau renier une partie des engagements de droite de sa période pompidoliennes, il n’acceptait pas qu’il existe une autre droite que le RPR; sinon, il fallait la combattre et, si possible l’éliminer. Si l’UDF ne jouait plus son rôle de parti centriste, alors on verrait vite que  le RPR faisait semblant d’être un  parti de droite Il fallait absolument briser un élu brillant comme Laurent Wetzel.

En 1993, le RPR s’organisa pour faire battre Laurent Wetzel dans la Vè circonscription des Yvelines. En 1995, les élections municipales avaient lieu deux mois après l’élection présidentielle, gagnée par Jacques Chirac. Et là on tomba dans ce que le RPR avait de moins reluisant. Laurent Wetzel ayant effectué sa cure de sommeil de 1991 à Sainte Anne, les réseaux locaux du parti de Jacques Chirac essayèrent d’abord de dissuader Laurent Wetzel de se représenter; puis ils commencèrent à répandre des rumeurs sur son équilibre psychique; et, pour finir, Laurent Wetzel fut arrêté par la police dans la nuit qui précédait le second tour et “interné d’office” pendant dix jours. Evidemment, ce fut son adversaire RPR, Pierre Fond, qui remporta le scrutin tandis que la réputation du maire sortant s’effondrait dans l’opinion à la nouvelle du “coup de folie” qu’il aurait eu.

Laurent Wetzel a raconté cette histoire dans un livre paru en 1997, intitulé Un internement politique sous la Vè République, qui mettait en cause, avec force détails, “l’Etat RPR” – et il n’a jamais été poursuivi pour diffamation, preuve que le dossier aurait été indéfendable de la part de ceux qui avait manigancé cette élimination politique irrégulière. 

“Si tous les élus de droite étaient comme Wetzel, le Front National serait à 1%” (Jean-Marie Le Pen, 1995)

Lorsque Laurent Wetzel m’avait raconté par le menu cette histoire, alors qu’il écrivait son livre, j’avais compris beaucoup des maux de la droite. On prête à Jean-Marie Le Pen cette remarque: si tous les élus de droite étaient comme Laurent Wetzel,  le Front National serait à 1%”. 

On ne refait pas l’histoire. En revanche peut écrire ce qui s’est réellement passé. C’est même nécessaire si l’on veut sortir les droites de quatre décennies perdues au cours desquelles un certain “gaullisme officiel” a non seulement stérilisé la réflexion à droite mais aussi fait régner à sa façon une intimidation intellectuelle et partisane, qui était en fait très loin du gaullisme authentique et qui a fait du mal au pays. 

Laurent Wetzel était un esprit libre et un homme courageux. Un des hommes politiques brillants dont la droite pouvait s’honorer; et dont le talent a été étouffé ou ignoré quand il n’était pas  calomnié. 

Présidentielle 2022 à droite: vers une qualification au finish pour le second tour?

Remettre l’histoire des droites “à l’endroit”. 

Retracer la trajectoire politique interrompue de Laurent Wetzel fait permet de mieux comprendre le phénomène Zemmour. Au fond, ce que Zemmour a fait, c’est d’essayer de théoriser ce malaise de la droite que révèle le parcours politique manqué de l’ancien maire de Sartrouville. Mais Zemmour se trompe quand il dit qu’il s’agit de recréer le RPR et de se débarrasser de l’UDF centriste. L’UDF était beaucoup plus diverse que sa réputation. Elle a produit un Laurent Wetzel, un Charles Millon, un Philippe de Villiers, une Christine Boutin autant qu’un François Bayrou.

Le chiraquisme, plus que tout autre courant, a bloqué toute évolution possible à droite. Nicolas Sarkozy a bien réussi, en 2007, à faire sortir la droite du “chiraquisme”; mais les habitudes prises étaient trop fortes? Combien de fois ai-je entendu, durant le quinquennat, de la part de conseillers ministériels, de hauts fonctionnaires ou de parlementaires, qu’il fallait “garder le Président de ses propres démons” sur le sujet de l’immigration. Il a été si bien gardé qu’il a échoué à être réélu. Depuis lors, la droite héritière du RPR et de l’UDF a perdu sa boussole. Et l’on se retrouve devant le paradoxe que l’électorat (UMP puis) LR s’enracine de plus en plus à droite mais se cherche un capitaine. C’est-à-dire que la réunification des électorats de toutes les droits devient envisageable.  Mais personne parmi les candidats déclarés ou pressentis ne semble avoir le logiciel complet. 

Quatre prétendants à conquérir l’électorat de droite

+ Emmanuel Macron est un homme de gauche. Mais il est comme ces leaders révolutionnaires ambitieux qui fascinaient les orléanistes durant la Révolution. Quand il a été élu en 2017, son électorat de premier tour se répartissait à peu près à 2/3 -1/3  entre la gauche et la droite. Aujourd’hui, on est plutôt à 50/50. Ce qu’il a perdu au centre-gauche, Emmanuel Macron l’a regagné au centre-droit. Il s’agit d’un électorat plutôt âgé qui lui sait gré, paradoxalement, d’avoir ramené l’ordre lors de la crise des Gilets Jaunes et qui le voit comme un gage de stabilité. 

+ Tandis qu’Emmanuel Macron mord sur la substance LR par la gauche, Eric Zemmour, lui, attaque le parti par la droite. Il attire en gros l’électorat qui a voté pour François-Xavier Bellamy aux européennes de 2019 et un groupe composé des orphelins de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. 

+ Tout le défi, pour le candidat LR issu du Congrès sera de reprendre l’électorat perdu à droite et au centre-droit. Aujourd’hui les trois principaux concurrents pour le Congrès du 4 décembre, Michel Barnier, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, sont dans un mouchoir de poche: en gros entre 10 et 13% des voix au premier tour. Pour passer à 20% et être assuré d’être au second tour, il s’agit de reprendre soit à Zemmour soit à Macron, soit aux deux. 

+ il y a un seul électorat sur lequel aucun des trois candidats LR ne mord vraiment, c’est celui de Marine Le Pen. Seul Eric Zemmour semble attirer les CSP+ qui votaient jusque-là pour le Rassemblement National. Mais en réalité, une agrégation de sondage réalisée par BFM TV montre un écart de 4 points entre Marine Le Pen en faveur de la première (19% en moyenne contre 15) La question, pour la présidente du Rassemblement National est plutôt celle de savoir si son électorat se mobilisera ou pas. 

Lièvres et tortues

L’élection va se jouer sans la gauche. Jean-Luc Mélennchon, Anne Hidalgo et Yannick Jadot réunis font 25% dans les sondages. C’est moins qu’Eric Zemmour et Marine Le Pen ensemble, qui sont à 30% environ. Si vous ajoutez 12% d’un candidat LR et à peu près le même chiffre de gens du centre droit qui votent Macron, on se retrouve à un score “gaullo-pompidolien”, que la droite n’a jamais plus retrouvé depuis le début des années 1970, de 55% environ.  En fait, les deux candidats de second tour devraient se retrouver parmi les quatre que nous venons de citer. On peut les classer sous deux rubriques: lièvres et tortues. 

Les lièvres, tout d’abord.

+ Comme dans la fable, il y en a un qui se prélasse, sûr qu’il gagnera quand il aura choisi de se mettre à courir. C’est Emmanuel Macron.  Il devrait cependant relire La Fontaine. Le train d’autres candidats pourrait le prendre par surprise.  Et nous faisons pour notre part le pari de son décrochage, entre le congrès du 4 décembre (confirmation du candidat LR) et son entrée en campagne (avant la fin janvier 2022). Bien entendu Emmanuel Macron essaiera de contrer ce décrochage, en utilisant par exemple la présidence française de l’UE. Cependant, étant le seul candidat de gauche à essayer de fixer une partie de l’électorat de la droite, il serait assez naturel qu’il soit éjecté progressivement du jeu par un candidat LR légitimé par le Congrès. 

+ Un autre lièvre, c’est Eric Zemmour. Il est parti très vite, sans doute pour faire mentir la fable.. Mais l’essoufflement le gagne.  Mercredi 20 octobre  au  salon Milipol, il a perdu ses nerfs en pointant une arme du RAID sur des journalistes; puis en insultant Marlène Schiappa avec une grossièreté très éloignée de l’identité française qu’il entend défendre;   vendredi 22 octobre, il s’est lancé dans un commentaire pour le moins maladroit d’un sondage en expliquant: “Marine Le Pen n’a que des classes populaires, elle est enfermée dans une sorte de ghetto ouvrier et chômeur, qui sont des gens tout à fait respectables et importants, mais elle ne touche pas les CSP+ et la bourgeoisie” (sic !) . Enfin, l’équipe de campagne a eu du mal à dissimuler, ce vendredi 22 octobre, qu’elle avait vu un peu grand en réservant le Zénith de Rouen: elles ont reconfiguré au dernier moment pour ne pas rendre trop apparent un remplissage à 60% de la salle.  .

Cet essoufflement est normal; une campagne présidentielle est l’épreuve suprême de la vie politique française.  Il serait surprenant que le presque-candidat Zemmour, quelle que soit son intelligence et son énergie,  puisse continuer sans adaptation au rythme qu’il a suivi jusqu’ici. 

+ il y a deux autres lièvres, qui sont partis tôt aussi et qui s’essoufflent encore plus visiblement qu’Eric Zemmour: ce sont les deux candidats hors LR à l’investiture LR, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui tous les deux stagnent dans les sondages. .

Après les lièvres, les tortues: 

+ Marine Le Pen a semblé en difficulté ces dernières semaines. On dit que c’est la poussée de Zemmour. En fait, c’est  d’abord une démobilisation de son électorat qui est en jeu. Disons que la percée d’Eric Zemmour dans certains sondages la stimule. A partir du moment où elle se remobilise, elle a pour elle l’expérience,; et le fait d’être placée, pour la première fois depuis longtemps, en position d’outsider.  En l’entendant parler de “rassemblement”, de sa volonté de défendre “les Français” quand Eric Zemmour défend “la France”, si ne se met pas en place quelque chose qui rappellera le match Chirac/Balladur en 1995. Je recommande en tout cas de regarder l’entretien de 30 minutes que la candidate a donné à Livre Noir, publié ce 23 octobre 2021. 

+ l’autre tortue se trouve chez LR. il s’agit de Michel Barnier, qui se hâte lentement. Beaucoup d’avis convergent pour dire qu’il devrait arriver en tête du premier tour au Congrès et l’emporter au second. Sera-t-il en mesure de mordre à la fois sur les deux électorats qui se sont éloignés de LR: convaincre un électorat de droite conservateur grâce à son “bouclier constitutionnel” sur l’immigration et son “choc de sécurité”; un électorat plus au centre qui préfèrerait finalement sa solidité et son sang froid au côté fébrile d’Emmanuel Macron? 

Comme en 2017, un match très serré à 4 – ou bien à 3 ? 

Dans la fièvre des sondage hebdomadaires – à l’occasion desquels, il faut le rappeler, 50% des électeurs environ disent ne pas savoir encore s’ils iront voter – beaucoup imaginent un match de second tour entre Emmanuel Macron et Eric Zemmour. Mais les lièvres l’emporteront-ils sur les tortues? Les tendances profondes de l’opinion font plutôt imaginer un match Michel Barnier/Marine Le Pen ou Michel Barnier/Emmanuel Macron. En fait, le paradoxe serait celui d’une réédition de 2017, avec quatre candidats (Macron, Barnier, Zemmour et Marine Le Pen) départagés au dernier moment dans un mouchoir de poche. A moins que les quatre mousquetaires ne soient finalement plus que trois car Eric Zemmour aurait entamé une décrue et finirait à 10% tandis que les trois autres candidats arriveraient à 17/18%.

Abonnez-vous à notre newsletter

Les droites de Husson

Soyez les premiers à connaître les 1001 secrets des droites françaises à l'approche des élections présidentielles. La lecture intégrale de cette lettre est comprise dans l'abonnement à 9,90 €/mois !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

11 Shares:
5 commentaires
  1. Jupiter et son Néant ne fera même pas 13%. Et les français devront choisir entre le Z et l’Héritière. Et à la fin, Joe sur demande de la Commission Européenne, enverra ses Forces spéciales sauver l’ancien Young Leader emportant dans les soutes d’un A400M, le maximum de l’or de la Banque de France, comme Ben Ali en Tunisie. Quant au reste, nous vivront une libanisation réelle de toutes les régions hexagonales. Ce ne sera plus la valise ou le cercueil, ce sera le cimetière pour tous. Quant à l’Europe, elle s’auto détruira. Et chaque nation européenne sera maitre chez elle d’abord.

  2. Concernant l’UDF la nalize plus sociologique qu’idéologique qu’en fait Zemmour me semble du coup plus pertinente. L’UDF est un parti de notables, les exemples donnés par Monsieur Husson le confirment amplement. Des gens respectables, intelligents et volontaires mais qui jamais ne dévieront d’un plan de carrière dans la ouate. Des jouisseurs. VGE —Édouard B aussi— est leur mètre étalon. Si Giscard s’est fait bouler et n’est jamais revenu —l’autre Édouard aussi— ce n’est pas faute de convictions, c’est faute de cojones et faute de troupes avec cojones. À comparer à ses 2 archi rivaux Mimitte et supervoleur, toujours sur la brèche, jamais avares de coups bas et de pillages en règle d’argent public. Sarko n’aurait pas pu être UDF ça l’a sauvé, trop agité, pas assez serein. Seulement maintenant qu’il est socialo rangé des autobus au bout de la ligne de Passy.

    Lui non plus n’aurait pas pu être UDF, maqueron est bien trop cruel. Le gars est rotor —turbine?— il l’a prouvé: pas de sentiment, pas de prisonniers. C’est visible à la peur bleue qu’il inspire à LR La Ratatouille. Jamais un mot plus haut que l’autre, aucun des 3 en lices au congrès de la louze n’élèvera le ton. Des bons notables paillassons qui attendent que ça leur tombe dans le bec, parce qu’ils le valent bien. Chronique d’un flop annoncé. Les 15 minutes de gloire UDF étant passées depuis belle lurette ils se feront plumer. Des 2 côtés, d’abord par Monsieur Édouard, dauphin du Havre, dardmalin &consort, et de l’autre bord par Sens Commun machine de guerre à fond derrière Zemmour pour venger Fillon. Accessit savoyard pour le grand barnier conditionné à l’humeur et aux plans sur la comète de Wauquiez boss de RAAU.

    Pour moi le grand favori, le Bayern Munich de la compétition, c’est maqueron. Sauf accident toujours possible et sauf Liverpool surprise sous la forme d’un bloc solide de 2d tour avec Z et Marine Le Pen à la vie à la mort qui fait sortir les abstentionnistes. Les 2 en sont capables s’ils se montrent à la hauteur de l’enjeu —surtout Marine, très fine et expérimentée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer