[PAYANT] Pourquoi il faudra vraiment s’inquiéter quand le COVID ne nous obsédera plus

Reviendrons-nous bientôt à un monde où le COVID ne nous obsédera plus ? Oui, bien entendu. Ce phénomène de désintérêt pour la maladie se produit déjà aux USA. Mais il est très mauvais signe. En réalité, les Américains ont remplacé la peur de la maladie par une autre peur qui devrait bientôt nous gagner. Ou comment passer de Charybde en Sylla.

Beaucoup rêvent d’un monde où le COVID ne nous obsédera plus. C’est un rêve légitime après une année et demie passée à subir l’hystérie collective du virus, de la maladie, de la mort à chaque coin de rue. Mais le temps passant, il n’est pas sûr que les occupations de l’esprit à venir soient beaucoup plus roses que la peur de mourir dans une chambre d’hôpital, au fond d’une unité de soins critiques. 

Après le jour où le COVID ne nous obsédera plus

Les Américains ont testé pour nous ce qui se passe une fois que le COVID ne nous obsède plus. Ce n’est pas exactement ce que nous imaginions. Nous adorions l’idée de “revenir à la normale” en arrêtant les contrôles d’identité à l’entrée des cafés et des restaurants, en oubliant la peur permanente de l’autre et de son contact. Mais tout cela, c’était dans nos rêves !

C’est plutôt une dystopie qui prend le pouvoir désormais. Comme l’indique un sondage réalisé pour Reuters outre-Atlantique, les Américains ont troqué la peur du COVID contre… la peur de l’inflation. Et derrière cette peur “technique” se cache évidemment l’angoisse du déclassement, le spectre de la pauvreté qui sévit comme au beau milieu des années 30 et des raisins de la colère. 

C’est évidemment cette même peur qui devrait rapidement contaminer la France, celle de la stagflation galopante : des emplois difficiles à décrocher, mais le prix du caddie qui ne cesse d’augmenter et les sacrifices à empiler jour après jour pour finir le mois. Après la peur du COVID, on trouve la peur du manque, et ce n’est pas beaucoup plus engageant. 

L’inflation s’installe sans qu’on y prenne garde

Depuis plusieurs mois, les analystes pronostiquent un retour de l’inflation que les économistes officiels contestent. Selon les thuriféraires de la caste mondialisée, l’inflation est réelle mais temporaire, due à des facteurs circonstanciels qui devraient disparaître dans les prochaines semaines. Nous avons expliqué pour quelle raison nous ne partageons pas cet avis : d’une part, l’inflation tient à une contrainte systémique sur la production d’énergie fossile, d’autre part, elle permettra le moment venu d’éroder le poids de la dette publique et de justifier un matraquage fiscal utile pour rembourser les dettes contractées durant le COVID. Tels sont les enseignements de la Théorie Monétaire Moderne (MMT en anglais). 

C’est pour cette raison que nous avons la conviction qu‘une forte augmentation des prix alimentaires devrait intervenir dans les semaines qui viennent, laquelle durera sans doute. Ce dérapage lancera le grand mouvement d’hyper-inflation qui guette les économies occidentales, et qui justifiera le “Great Reset” monétaire que les banques centrales attendent. 

Le spectre de la pauvreté ressurgit

Pour beaucoup de Français, l’inflation se traduira par une dégradation redoutable du pouvoir d’achat et du niveau de vie, accompagnée d’une stagnation de la croissance qui rendra difficile une indexation des salaires. Dans ce contexte morose, il faudra “compter les points”, avec des dégâts sociaux qui conduiront aux aberrations que nous connaissons déjà : remplacement partiel des salaires par des minima sociaux qui coûtent extrêmement cher aux contribuables, massification de la bureaucratie chargée de rendre la société plus “inclusive” et climat délétère imposé par un Etat impécunieux flanqué d’une armée de fonctionnaires à la compétence contestable mais à l’ambition sans limite. 

Ce scénario n’est pas certain. Il est évitable. Mais la caste mondialisée en a théorisé les fondements autour du concept de “big government” qui prépare le retour de l’intervention étatique dans tous les domaines. Rien ne devrait donc s’opposer à sa réalisation, du moins dans les prochains mois. Il faut donc s’attendre à ce que les théoriciens du Great Reset salue le retour de l’inflation comme une bénédiction et ne fassent rien pour la contrecarrer. 

Penser autonomie

Nous réitérons ici les conseils de prudence que nous avons esquissés notamment avec le réseau Solaris : l’autonomie sera la clé de nombre de contournements salutaires dès lors qu’il s’agira de préserver son niveau de vie dans un monde où les prix augmentennt sans cesse. Cette stratégie suppose un investissement à long terme dans l’immobilier et le foncier, et l’apprentissage de nouvelles techniques de survie. 

Cette évolution ne sera pas donnée à tout le monde, mais le cap est fixé. Il faut se dégager des actifs financiers, investir dans la pierre et dans les matières premières agricoles. Au fond, ces dernières années, Bill Gates n’a pas fait autrement et on comprend peu à peu pourquoi. 

D’ici là, retenez qu’une peur chassera l’autre, et qu’à la peur de la maladie succédera la peur du lendemain. Tout cela s’anticipe.  

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2 commentaires
  1. C’est bien évident et si l’on y surajoute la peur de réchauffement climatique, nous devenons un troupeau de moutons déboussolés.
    Je pense que c’est bien ce qu’espèrent les tenants de la mondialisation pour parvenir à celle-ci.

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