[PAYANT] Great Reset monétaire : comment la BCE propose de vous ruiner dès 2023

Le Great Reset monétaire avance à un pas de plus en plus rapide. Il est très probable que face aux différentes menaces qui se profilent, entre le retour de Donald Trump sur la scène politique et la radicalisation des oppositions citoyennes au capitalisme de surveillance en Europe et en Australie, les autorités monétaires souhaitent accélérer la cadence. Un membre du directoire de la Banque Centrale Européenne vient de dévoiler des informations inédites sur ce sujet... dès 2023, un prototype d'euro numérique serait mis sur le marché, avec la ferme intention de "réguler" l'économie. Ou comment vous serez ruiné rapidement.

Le Great Reset monétaire, que la Banque Centrale avait annoncé pour 2025, devrait finalement intervenir… en 2023, au moins en bas régime, avec un prototype qui sera probablement limité en termes de convertibilité. C’est, en substance, ce que l’un des dirigeants de la Banque Centrale Européenne, Fabio Panetta, vient de déclarer au Parlement Européen

Cette information est à décortiquer “entre les lignes”, car Panetta se livre à des références théoriques implicites qui font froid dans le dos. 

L’euro numérique avancé à 2023

L’information la plus importante, en apparence, donnée par Fabio Panetta, est que le premier prototype de l’euro numérique sera mis en service courant 2023, et non courant 2025 comme la Banque Centrale Européenne l’avait annoncé cet été. Cette précipitation souligne s’il en est la panique relative qui règne dans la caste mondialisée, sur laquelle nous attirons l’attention depuis plusieurs semaines

Dans tous les cas, une course contre-la-montre est désormais pour précéder un retour au pouvoir de Donald Trump. 

Panetta déclare donc :

We expect to narrow down the design-related decisions by the beginning of 2023 and develop a prototype in the following months.

(Nous nous attendons à affiner les décisions sur la forme de l’euro numérique au début de 2023 pour développer un prototype dans les mois qui suivent)

Panetta explique d’ores et déjà que ce prototype aura des fonctionnalités limitées. Entendez par là qu’il ne pourra notamment pas être converti dans des monnaies numériques étrangères (car les problèmes techniques à résoudre pour y parvenir sont colossaux). Mais il ne faut surtout pas que le dossier soit bouclé après la mise sur le marché du dollar numérique, lui-même prévu avant l’éventuel retour d’un Donald Trump au pouvoir. 

Une monnaie pour réguler l’économie

On le sait, le dossier de l’euro numérique est suffisamment technique pour “barber” une grande partie de l’opinion publique qui n’y comprend goutte. Mais il n’en reste pas moins que, entre les lignes, on comprend le caractère explosif de la révolution qui se prépare.

Ainsi, Panetta à cette phrase :

For example, the digital euro will be designed to be an efficient means of payment, but also to preserve financial stability. We will be careful to ensure the financial sector can adjust in an orderly manner. To prevent excessive and abrupt shifts from commercial to central bank money, we will need to strike a balance between maximising its appeal as a means of exchange and limiting its use as a form of investment.

(Par exemple, l’euro numérique sera conçu pour être un moyen de paiement efficace, mais aussi pour préserver la stabilité financière. Nous veillerons à ce que le secteur financier puisse s’adapter de manière ordonnée. Pour éviter des transferts excessifs et brusques de la monnaie commerciale à la monnaie de banque centrale, nous devrons trouver un équilibre entre maximiser son attrait comme moyen d’échange et limiter son utilisation comme forme d’investissement.)

Et comment la Banque Centrale Européenne compte-t-elle empêcher l’utilisation de l’euro numérique comme “forme d’investissement”, c’est-à-dire comme monnaie spéculative ? En se dotant de sas qui lui permettront d’empêcher l’utilisation de l’euro quand elle le souhaitera. 

Concrètement, si vous disposez de 20.000 euros numériques sur votre compte en banque, la BCE vous interdira de l’utiliser sur les marchés de son choix, et vous forcera à les utiliser pour consommer des biens. On attend avec impatience de voir exactement à quoi ces utilisations pourront ressembler, mais il y a tout lieu de penser que l’euro numérique aura une utilité fondamentale : empêcher le vulgum pecus de s’enrichir par l’épargne, et protéger les grandes fortunes qui seront libellées dans leur propore monnaie. 

Une chose est à retenir ici : l’euro numérique sera un outil de contrôle politique pour domestiquer les masses. 

Un cadre théorique suicidaire

Mais qu’il nous soit permis d’attirer surtout l’attention du lecteur sur des propos en apparence anodins, mais annonciateurs du pire, tenus par Panetta :

Central bank money is by definition the safest form of money, because it is backed by the strength, the credibility and the authority of the State.

(La monnaie banque centrale est par définition la forme la plus sûre de la monnaie, parce qu’elle est adossée à la puissance, la crédibilité et l’autorité de l’Etat).

La monnaie serait donc une action de l’Etat ! Et l’Etat serait sûr ! Ces éléments doctrinaux rappellent étrangement la théorie monétaire moderne, selon laquelle la monnaie n’a pas de valeur par elle-même, mais dépend entièrement des décisions étatiques. C’est au nom de cette théorie que se développe l’idée selon laquelle l’Etat peut arbitrairement fixer la valeur de la monnaie sans se soucier de sa valeur réelle. 

Ainsi, la théorie monétaire moderne prétend que l’inflation, c’est-à-dire l’émission inconsidérée de monnaie qui en dévalue le cours n’est pas un problème et peut tout à fait se gérer par une augmentation massive des impôts. 

Les épargnants comprennent ici qu’ils seront les dindons de la farce monétaire numérique : la Banque Centrale se chargera de les matraquer pour limiter les dégâts que l’inflation, nourrie par l’helicopter money, va créer. Vous aurez compris que, pour éviter la spoliation par l’Etat à partir de 2023, vous devez dès maintenant repenser votre mix patrimonial. 

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4 commentaires
  1. Pas question de marché monétaire ni de crédit à taux d’intérêt. Il reste une gestion purement bureaucratique de la masse monétaire. Cela semble totalement absurde, car la monnaie est à la fois un étalon de mesure de la valeur et un moyen de paiement facilitant les échanges.

  2. Avant cela l’inflation atteindra des sommets, et ils nous feront l’aumône, Ils pensent que comme ça, personne ne pourra les accuser de machiavélisme.

    1. Vous avez malheureusement probablement raison.
      2023 fera un superbe centenaire de Weimar 1923.
      Ce sera aussi l’occasion pour le NWO d’implémenter le revenu universel pour que les gueux mis au chômage n’aient pas d’idées révolutionaires.

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