De la Variole à la Covid, une société qui oublie son passé se condamne à le revivre

Aujourd’hui, peu de personnes se souviennent de ce qui s'est passé avec les campagnes de vaccination contre la variole il y a 137 ans. Pourtant, il est essentiel que nous intégrions ces leçons du passé afin de comprendre l’échec de la stratégie, notamment vaccinale, des gouvernements face au COVID. Malgré cela, l’histoire tend à bégayer alors que c’est précisément dans ces temps troublés qu’il faut fréquenter l’Histoire.

L’épidémie de variole, une histoire riche d’enseignements

La vaccination généralisée contre la variole a commencé au début des années 1800, à la suite des expériences d’Edward Jenner sur la variole, dans lesquelles il a montré qu’il pouvait protéger un enfant de la variole s’il l’infectait avec la lymphe d’une ampoule de variole. 

En 1853, la vaccination antivariolique était dans les 3 mois suivant sa naissance devenue obligatoire. Les parents devaient vacciner leurs enfants avec du « pus » vaccinal.

Cette loi signifiait que l’État étendait ses pouvoirs au secteur de la santé publique. Le droit des parents de choisir de faire vacciner leurs enfants est limité pour garantir la santé de la société dans son ensemble.

Entre 1864 et 1868, une nouvelle épidémie de variole balaie le pays, et les parents qui ne vaccinent pas leurs enfants sont punis.

La nouvelle loi Vaccination Act de 1867 introduit la vaccination obligatoire de tous les enfants de moins de 14 ans et entraîne le déploiement d’agents vaccinateurs.

Elle permettait d’infliger des amendes aux parents d’enfants non vaccinés. Les amendes ne sont plus uniques pour chaque enfant non vacciné, mais répétées, imposées encore et encore jusqu’à ce que l’enfant finisse par se faire vacciner. L’emprisonnement est une peine alternative, et la durée de la peine peut être prolongée si l’enfant n’est toujours pas vacciné

Par une centralisation des processus de décision et le développement local d’antennes responsables devant les structures nationales, l’obligation vaccinale réussit donc à être imposée.

En dépit de ces taux très élevés de vaccination, la ville de Leicester enregistra des taux très importants de décès, tant chez les non vaccinés que chez les vaccinés.

Au fur et à mesure que le danger et l’inefficacité devenaient connus, une protestation croissante du public s’est développée contre la vaccination.

Leicester était alors l’un des centres du mouvement anti-vaccination. Des dizaines de milliers d’habitants en colère se sont rassemblés dans les rues et ont brûlé le texte de loi sur la vaccination. La plus grande manifestation, en mars 1885, a rassemblé 80 000 participants – ils portaient des bannières anti-vaccination, des cercueils d’enfants et ont brûlé un mannequin empaillé représentant Edward Jenner.

« Le nombre des arrestations fut tel que les autorités perdirent le contrôle de la situation ! » (William Tebb)

Après ces marches de protestation, les mandats ont été résiliés et, en 1887, et le taux de vaccinations tomba de 94% à 10 ou 15% avec un nombre très peu élevé de malades dû aux mesures sanitaires et d’hygiène finalement mises en place.

Après quarante-cinq années d’obligation vaccinale, le Parlement britannique adopte la loi sur la vaccination de 1898, qui introduit une clause de conscience permettant aux parents d’empêcher la vaccination ou la revaccination de leurs enfants en devenant des « objecteurs » (tiens tiens). En 1907, une nouvelle loi sera adoptée précisant qu’un père peut empêcher la vaccination de son enfant s’il déclare dans les quatre mois qu’un vaccin pourrait nuire à la santé de son enfant.

La vaccination n’est pas une illusion « mais l’expérience de Leicester durant ces trente dernières années est unique, et montre que la vaccination obligatoire n’ est pas essentielle pour assurer le contrôle effectif de la variole, puisqu’en dépit d’ une vaccination négligée, les autorités ont pu écraser avec succès de nombreuses épidémies de variole, les morts de la maladie ont été très peu nombreux, et les dépenses impliquées, comparées avec celles des villes bien vaccinées, ont été dérisoires »

 « Les campagnes d’éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas. […] …il fallait absolument changer de stratégie. »

Extrait du rapport final d’éradication de la variole de l’OMS (de 1980).

Pourtant, beaucoup de gens continuent d’être maintenus dans l’illusion, on ne peut plus fallacieuse, que ce serait la vaccination qui aurait permis l’éradication de la variole.

Quand la crise du Covid fait bégayer l’histoire

« L’expérience et l’histoire nous enseignent que peuples et gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire, qu’ils n’ont jamais agi suivant les maximes qu’on aurait pu en tirer. » écrivait le philosophe Hegel.

Pourtant, l’histoire de Leicester est pleine d’enseignements qui peuvent servir aujourd’hui à nos dirigeants contemporains. L’emprisonnement des parents qui ne voulaient pas que leurs enfants servent de cobayes ne date pas d’aujourd’hui ni d’hier, mais du tout début de « l’obligation » vaccinale.

La leçon de Leicester était de ne pas compter, uniquement, sur les experts médicaux et les législateurs pour trouver des solutions ; ils ont promu des solutions qui ont exacerbé les problèmes. Les solutions qui ont fonctionné sont venues du peuple et elles ont été combattues par l’establishment dominant.

Ce qui se déroule actuellement, avec l’obligation vaccinale et les protestations, est presque identique à ce qui s’est passé il y a 137 ans avec les campagnes de vaccination contre la variole, où la vaccination a « aggravé » les épidémies de variole. Ces vaccins ont tué beaucoup de gens, le public les a refusés et les gouvernements ont réagi de manière plus dure avec des lois de vaccination obligatoire plus coercitives.

Depuis le début de la crise dite sanitaire, les « fanatiques » des vaccins ont pour habitude de rappeler dans un discours que le corps médical soutient unanimement la vaccination. Selon ce qu’ils se contentent de dire, les critiques sont essentiellement d’ordre religieux ou philosophique.

Néanmoins, dans un document d’époque publié, dès 1875, par le médecin Dr J Emery-Coderre, de l’Université de Montréal, on peut découvrir (avec surprise) que les raisons de la controverse médicale étaient exactement les mêmes qu’aujourd’hui et qu’elles ne sont absolument pas d’ordre religieux ou philosophique :

– déni systématique du moindre effet secondaire, assimilé à une “coïncidence” ou “une exception” et très vite attribué à tout autre chose.

– surestimation de l’efficacité des vaccins.

– conflits d’intérêts des médecins qui vaccinent.

– collusion entre l’État et les vaccinateurs (de nos jours c’est surtout entre l’État et Big Pharma) et entre l’État et la presse.

– effets tout à fait contre-productifs de l’obligation vaccinale qui favorisait les flambées épidémiques par rapport aux zones non ou moins vaccinées.

– manque de rigueur scientifique des travaux de Jenner

– démonstration, sur base des données épidémiologiques officielles(!), de l’inefficacité criante de la vaccination

– fuite du débat de la part des officiels qui attaquaient ad hominem les contestataires en invoquant leur incapacité à répondre sur le fond.

En résumé, il y a tout à comprendre et apprendre de ce qui a fonctionné (ou non) auparavant.

La ruée vers le développement de vaccins avant la disparition de l’épidémie s’est avérée être un échec mondial retentissant, car le contrôle de la qualité a été sacrifié au profit de la vitesse…et des bénéfices !

De nombreuses « démocraties », comme la France, ont répondu aux interrogations (légitimes) de leurs peuples, principalement, par la coercition et l’extorsion vaccinale.

En l’absence d’institutions fortes et indépendantes, la pandémie de Covid-19 provoque, aujourd’hui, des protestations de plus en plus nombreuses et ce dans de nombreux pays du monde. D’un point de vue historique, nous venons de voir que ce mouvement d’opposition à la vaccination est tout sauf nouveau. Depuis son apparition au 18e siècle, ses partisans se sont fait entendre en organisant, parfois, des manifestations de masse.

Ce qui se passe actuellement au Canada, et ailleurs, est presque identique à ce qui s’est passé avec les campagnes de vaccination contre la variole il y a plus d’un siècle.

La finalité se répétera-t-elle ?

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8 commentaires
  1. Quelques questions se posent.
    -Qui a “fabriqué ses vaccins ? Quelles entreprises ? Quelles personnes détenaient ces entreprises ? Quel volume de profit ?

    Ces entreprises de jadis sont-elles toujours présentes aujourd’hui (après avoir changé de nom) ? Les descendants des propriétaires de ces entreprises ont-ils continué dans le domaine de la “santé” ?

    En tous les cas bravo pour cet éclairage. Franchement c’est une initiative essentielle.
    Il n’est pas étonnant que le milieu scolaire n’en ait jamais parlé. Je n’en ai jamais entendu parler au cours de toutes mes années d’école. Ni ailleurs non plus.

  2. Merci pour ces éclairages historiques et cette analyse.
    Sur la bariole, il y a eu pire: dans les années 20, à Pittsburgh et Kansas City, une fausse épidémie a été créée pour lancer des campagnes de vaccination. Bilan: des centaines de morts et de blessés. On le sait grâce aux procès qui ont été intentés qui ont reconnu la responsabilité des instigateurs politiques et médicaux et la complicité de certains médecins.
    D’autres calamités du siècle dernier, suite aux campagnes de vaccinations, sont plus connues (mais pas enseignées aux futurs médecins, cherchez l’erreur..) ce n’est donc pas seulement pendant cette crise Covid que l’on n’a pas retenu les leçons du passé.
    Ce que nous vivons depuis deux ans a poussé un statisticien à étudier de près les statistiques de mortalité. Incidemment, il a découvert que les campagnes de vaccination contre la grippe sont suivies tous les ans d’une surmortalité hors épidémie. Il n’y aura certainement pas de financement pour étudier un éventuel rapport de cause à effet…
    Ni le lien possible entre les vaccins imposés aux nourrissons et es morts subites. Pourtant, en 2020 à cause du confinement, il y a eu moins de vaccins sur les enfants. Aux Etats-Unis, les morts subites de nourrissons ont baissé sur cette période. Pourquoi?
    Il est urgent de rendre la médecine aux médecins et de favoriser leur intégrité en faisant en sorte qu’ils dépendent le moins possible des laboratoires et de l’Etat. Ça s’appelle la responsabilité.

  3. Un grand merci à vous. Diffuser la connaissance, voilà ce qui nous permet d’avoir une autre vision que celle qu’on nous impose. Cette connaissance nous rend plus fort, elle nous évite surtout d’être mené comme un vulgaire troupeau…

  4. Lisez un excellent article paru en janvier 2022 dans le magazine “Réalité et Vaccinations” de la LNPLV. On y lit : Il faut déplorer l’absence de lieu où l’on puisse parler sereinement de ce qu’a été la variole et de ce qu’ont été les politiques nationales et internationales de lutte contre cette maladie. Il est anormal que les médecins et futurs médecins n’aient que des informations parcellaires, superficielles et très orientées idéologiquement sur ce qui a été une merveilleuse victoire. Cela n’aide pas à parler sérieusement des maladies infectieuses actuellement existantes (hépatites virales et leur prévention, par exemple…) Pourtant, se pencher sur l’histoire de la variole est riche de bien d’autres enseignements.

    L’enseignement majeur de cette de cette éradication, c’est qu’une maladie infectieuse a été vaincue grâce à l’utilisation du vaccin dans le cadre d’une stratégie cohérente. C’est cette approche que semble ignorer, d’une part, ceux qui s’opposent aux vaccinations, et d’autre part, ceux qui refusent de se poser des questions sur les stratégies à adopter. Dire que la variole a été éradiquée grâce à des vaccinations massives est une erreur ou un mensonge non dépourvu de conséquences. A force d’entendre dire que la variole a disparu avec la vaccination de masse, on finit par perdre tout esprit critique sans même s’interroger sur la méthode utilisée…

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