L’appel des Sénateurs LR à suspendre immédiatement le passe vaccinal ne va pas assez loin
©PHOTOPQR/LE PARISIEN/olivier corsan ; Paris ; 14/04/2021 ; Sénat, Paris, France, le 14 avril 2021. Salle des conférences du Sénat. (MaxPPP TagID: maxbestof182233.jpg) [Photo via MaxPPP]

L’appel des Sénateurs LR à suspendre immédiatement le passe vaccinal ne va pas assez loin


Partager cet article

Dans une tribune publiée dimanche 13 février, des sénateurs LR ayant voté contre le projet de loi instaurant le passe vaccinal réitèrent leur opposition, dans les médias cette fois, en demandant la suspension immédiate du passe de la honte. Suppression immédiate, oui, mais il faudra aller plus loin que la simple suspension pour calmer la colère et renouer avec notre démocratie.

La division, effet secondaire du passe vaccinal chez les sénateurs LR |  Public Senat


Le lien vers cette tribuneici

Le plaidoyer des Sénateurs

Le susucre promis aux citoyens restés bien sages avant le premier tour de l’élection passe de moins en moins. Il est évident que le dispositif relève désormais plus de la tambouille politicienne que de l’impératif sanitaire dont il se prétend (en dehors du fait qu’il nous emmène au pas de course vers l’identité numérique européenne).

Selon les Sénateurs signataires de cette tribune, « Avec 300.000 contaminations officielles par jour, c’est-à-dire sans doute plus de 500.000 en réalité » ce passe vaccinal n’a plus aucun sens (s’il en avait eu un un jour).

La stratégie du « tout vaccinal » a prouvé son inefficacité et la contre productivité du passe vaccinal est maintenant avérée. Ceux qui ont décidé de ne pas se vacciner ne changeront plus d’avis.

Il est aussi admis que l’engorgement de l’hôpital n’est plus seulement le fait du Covid-19 (ou pire encore, du fait des non-vaccinés).

Toujours selon ces derniers, il faut redonner la liberté aux Français, particulièrement aux enfants, qui subissent de plein fouet cette folie – études sur les retards d’enseignement à l’appui.

Le but ultime de cette tribune est avant tout de stopper net le jusque boutisme des mesures sanitaires afin que le pays ne replonge pas dans le chaos. Trop tard.

La liste des Sénateurs signataires de la Tribune

Les vingt Sénateurs ci-dessous ont tous voté contre l’adoption du projet de loi, sauf deux d’entre eux qui se sont abstenus (Sabine Drexler, sénatrice du Haut-Rhin ; Phillippe Pemezec, sénateur des Hauts-de-Seine).

Les vingt sénateurs LR signataires sont :

Étienne Blanc, sénateur du Rhône ; Christine Bonfanti-Dossat, sénatrice du Lot-et-Garonne ; Sabine Drexler, sénatrice du Haut-Rhin ; Laurent Duplomb, sénateur de la Haute-Loire, Christophe-André Frassa, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Sylvie Goy-Chavent, sénatrice de l’Ain ; Alain Houpert, sénateur de la Côte-d’Or ; Alain Joyandet, sénateur de la Haute-Saône ; Muriel Jourda, sénatrice du Morbihan ; Daniel Laurent, sénateur de la Charente-Maritime ; Vivette Lopez, sénatrice du Gard ; Sébastien Meurant, sénateur du Val-d’Oise ; Laurence Muller-Bronn, sénatrice du Bas-Rhin ; Sylviane Noël, sénatrice de la Haute-Savoie ; Cyril Pellevat, sénateur de la Haute-Savoie ; Phillipe Pemezec, sénateur des Hauts-de-Seine ; Annick Petrus, sénatrice de Saint-Martin ; Kristina Pluchet, sénatrice de l’Eure ; Damien Regnard, sénateur représentant les Français établis hors de France ; et André Reichardt, sénateur du Bas-Rhin.

De l’importance d’annuler ce dispositif et non de simplement le lever

Qu’entendent les Sénateurs par « suspension immédiate » ? Gabriel Attal avait suggéré la levée possible du passe vaccinal fin mars-début avril, une proposition qui n’est ni entendable dans les délais, ni dans la mise en œuvre.

La simple levée du dispositif n’inclut pas sa suppression dans notre ordre juridique. Il reste « un outil » de gestion de crise qui peut être sollicité à tout moment (et aujourd’hui sanitaire, demain climatique, on le voit tous venir).

Or, personne n’est dupe et il est nécessaire de revenir à la racine du mal en supprimant rétroactivement les différents passes comme s’ils n’avaient jamais existé – ou au minimum du minimum, son abrogation.

La colère est telle que la rue ne négociera pas ce « détail ». Qu’en est-il des Sénateurs ?


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Médicaments : dès le 1er septembre, refuser un traitement de substitution vous coûtera cher
Photo by Roberto Sorin / Unsplash

Médicaments : dès le 1er septembre, refuser un traitement de substitution vous coûtera cher

À partir du 1er septembre 2026, refuser sans justification médicale un médicament hybride ou biosimilaire proposé par le pharmacien fera perdre le bénéfice du tiers payant. Le patient devra avancer la totalité du prix et pourra, dans certains cas, être remboursé sur la base d’un produit moins cher. Une décision technique en apparence, lourde de conséquences pour des millions d'assurés. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Retards SNCF : 70 millions d'euros d'indemnités que personne ne réclame
Photo by Loukian Jacquet / Unsplash

Retards SNCF : 70 millions d'euros d'indemnités que personne ne réclame

En 2023, 119 millions d’euros auraient dû être versés par le groupe SNCF au titre des retards, mais seuls 49 millions ont été réclamés par les voyageurs. Soit environ 70 millions d’euros laissés de côté, alors même que les procédures de compensation sont censées garantir les droits des usagers. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte,


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

283 milliards à dépenser avant la fin du mois : la panique bruxelloise
Photo by Christian Lue / Unsplash

283 milliards à dépenser avant la fin du mois : la panique bruxelloise

À quelques semaines de l’échéance de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), Bruxelles voit les États membres accélérer leurs dépenses pour ne pas perdre les crédits disponibles. Sur une enveloppe de 650 milliards d’euros, seulement 367 milliards avaient été versés, tandis que seulement 40 % des objectifs prévus pour août 2026 avaient été atteints. La Cour des comptes européenne redoute qu’une telle course au décaissement multiplie les erreurs. LE COURRIER DES STRATÈGES Rest


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany