Ukraine : pourquoi Poutine ne se contentera pas de prendre Kiev

L'offensive éclair de Poutine en Ukraine était annoncée depuis plusieurs jours, et même plusieurs semaines, dans la grande incrédulité d'une bonne partie de l'opinion occidentale. Après la sidération du COVID, la sidération de la guerre avec la Russie ! Au-delà des premiers jugements moraux, qui annoncent une nouvelle mise de l'opinion sous le boisseau de la censure, se pose la seule question qui vaille : quel intérêt objectif Vladimir Poutine aurait-il à ne pas affronter directement l'Occident, au besoin avec une escalade nucléaire ?

Beaucoup d’Européens sont encore incrédules devant l’invasion de l’Ukraine (pourtant logique et prévisible) par Poutine, ce matin. Il faut dire que, depuis la crise du COVID, l’opinion publique a forgé une véritable méfiance vis-à-vis de la propagande officielle, de telle sorte que les appels au loup ne sont plus guère entendus. 

L’aveuglement des “géo-politiciens” européens

À la décharge de l’opinion publique, ajoutons que la petite communauté des “géo-politiciens” occidentaux qui commentent la vie internationale avec une arrogance qui n’a d’égal que sa cécité, soutient depuis des mois qu’un coup de main russe en Ukraine est absolument impossible. 

Toute voix discordante sur ce sujet a été systématiquement disqualifiée dans le landerneau. 

Face à un tel “consensus des analystes”, qui rappelle les gloses des analystes financiers enthousiastes avant un krach boursier, il a été difficile de dire ce qui semblait évident, à savoir que la Russie a depuis plusieurs mois les meilleures raisons du monde d’en découdre ouvertement avec l’Occident. 

Pourquoi les “géo-politiciens” se sont trompé

Les “géo-politiciens” forment une petite caste hautaine, comme on en connaît tant dans d’autres domaines : les économistes, les juristes, les médecins de plateaux, etc. Ils partent du principe qu’ils sont les seuls à maîtriser les problèmes et qu’ils sont détenteurs du savoir universel. 

Comme cette coterie est surtout composée de fonctionnaires (enseignants, rédacteurs du Quai d’Orsay, etc.), ils conçoivent le monde à l’image de l’administration qu’ils connaissent : vieillote, lente à réagir, indécise. 

Ils n’ont donc rien compris à la fulgurance que la maîtrise des armes hypersoniques ouvre dans le bouleversement stratégique. Dans leur esprit, le rapport de force international n’évolue pas plus vite qu’une procédure administrative. 

Grave erreur ! 

La révolution stratégique du missile hypersonique

Depuis les années 50, la paix entre l’Est et l’Ouest tient à une expression bien connue : l’équilibre par la terreur, c’est-à-dire la dissuasion nucléaire. 

Dès lors que l’URSS d’abord, la Russie ensuite, disposait des mêmes technologies que les Etats-Unis, technologies permettant d’annihiler l’autre, aucune des deux parties n’avait intérêt à déclarer une guerre frontale. 

Contrairement aux élucubrations de Macron et de sa caste incompétente, la paix en Europe n’a pas été maintenue grâce à l’Union Européenne, mais grâce à la dissuasion nucléaire. 

Or, il se trouve qu’une révolution technologique modifie en profondeur, depuis quelques mois, l’équilibre des forces et la doctrine de la dissuasion nucléaire : l’invention des missiles hypersoniques. Ces missiles ultra-rapides, qui peuvent porter des têtes nucléaires, peuvent mettre en échec tous les parapluies nucléaires existants

Il se trouve aussi que deux pays ont acquis la maîtrise de cet armement : la Russie, et, partiellement, la Chine. Les Etats-Unis devraient rapidement (et c’est bien le problème) recoller au peloton de tête. 

L’avantage stratégique éphémère de Poutine

Récapitulons : pendant quelques mois, l’armée russe dispose d’un avantage inédit, qui fait d’elle la force la plus destructrice du monde. Cette supériorité systémique, qui pourrait disparaître en 2023, se mesure essentiellement en cas de conflit nucléaire.

Concrètement, en cas de recours à des armes nucléaires de destruction massive, la Russie pourrait écraser les Etats-Unis sans subir de dommage équivalent. 

Bien entendu, le géo-politicien moyen, pour qui le monde est bâti comme une université française, c’est-à-dire sclérosée et incapable d’agir, disserte volontiers sur cet avantage stratégique temporaire de la Russie sans imaginer les conséquences qu’un homme d’action peut en tirer : à savoir que c’est le moment où jamais de prendre ses bénéfices et de ne surtout pas se poser de question morale. 

L’opération qui se déroule en Ukraine le démontre. 

Malgré cette évidence, nous entendons depuis des semaines tant de voix “expertes” nous garantir que la Russie n’a surtout pas intérêt à… faire ce qu’elle fait en ce moment, c’est-à-dire envoyer 150.000 hommes aguerris prendre Kiev pour y (re)planter le drapeau russe. 

L’évidente stratégie de Poutine

Ce qui se passe en Ukraine est un jeu d’enfant à comprendre. 

Après la chute du mur de Berlin, en 1989, l’URSS a dû manger son chapeau. 30 ans plus tard, et un sacré démantèlement subi, elle est de retour avec une vraie capacité militaire à dominer les Etats-Unis en cas de confrontation. 

Que feriez-vous à la place de Poutine, sachant que votre avantage ne durera pas ? Vous reprenez votre bien, et vous en profiter pour mettre les Etats-Unis à genoux. 

Idéalement, vous poussez votre avantage pour tirer le maximum de bénéfices de la situation : vous envahissez toute l’Ukraine, au besoin vous asticotez ses voisins, la Pologne, la Roumanie, par exemple, pour tester la capacité de réaction de l’OTAN. 

Et vous attendez patiemment que le ton monte car vous savez, qu’en bout de course, vous écraserez votre adversaire. 

Le jeu beaucoup trop dangereux de l’Occident

Sans surprise, aux premières menaces sur l’Ukraine, les Occidentaux ont commencé un jeu de moulinets dans les airs, qui a débouché sur du vide. Avant même que les chars russes n’entrent dans le Donbass, Biden et l’UE avaient expliqué que leur réaction n’irait pas au-delà de sanctions économiques. 

Face à une telle inertie, envahir l’Ukraine est d’une évidence biblique. Même sans tenir compte de la supériorité de l’armement russe, le rapport de force parle tout seul : Poutine a rassemblé 150.000 soldats d’active épaulés par 1.200 chars de combat, et des centaines d’avions de combat. La flotte ukrainienne se limite à 125 avions

Si l’invasion de l’Ukraine ne se fera pas sans dégât pour l’armée russe, la victoire finale promet d’être écrasante. 

En contrepartie, l’Occident a la tentation de ne réagir que par des sanctions économiques, comme l’exclusion de la Russie hors de la zone Swift, ce qui romprait le commerce international avec le pays. 

Cette stratégie d’étouffement économique est le vrai poison du chaos, car il ne peut que pousser la Russie à se faire justice elle-même en la contraignant à prendre ce qu’on ne lui vend plus. 

La Chine et Taiwan

Un autre pays dispose de l’avantage stratégique temporaire du missile hypersonique sur les Etats-Unis : la Chine.

On notera, comme l’avait pressenti la couverture de The Economist, que la stratégie de Biden a consisté à pousser la Russie dans le “camp” de la Chine. 

En réalité, depuis le début de la pandémie de coronavirus, la stratégie américaine vise à passer d’un Yalta avec la Russie à un Yalta avec la Chine, qui aurait une autorité de fait sur la Russie. 

Dans ce cadre général, rien n’exclut que la Chine se laisse inspirer par la Russie, en menant l’opération suprême de reconstruction de son unité territoriale : l’invasion de Taïwan. Ce coup serait assez logique si l’on interprète la période que nous visons comme une confrontation globale entre le monde occidental et le reste. 

Les humiliations issues de la seconde guerre mondiale puis de la chute du Mur sont en train d’être lavées. 

Le risque du parachute en torche

Résumons. D’un côté, la Russie et la Chine, des puissances militaires dominantes qui ont une revanche à prendre sur des humiliations sévères. De l’autre, un ordre occidental en pleine déconfiture, notamment sous le fait de l’idéologie mondialiste. 

En Occident, personne ne veut mourir pour Kiev, ni pour Taïwan. Mais tout le monde est (partiellement) d’accord pour que la Russie soit exclue du commerce international (à condition que le gaz continue à arriver car il fait froid en hiver). En revanche, pour la Chine, compte tenu de notre état de dépendance vis-à-vis de l’industrie locale, c’est plus compliqué. 

Toute notre difficulté est de comprendre la folie qui agite notre élite dirigeante. Son intention est-elle de garantir une vie harmonieuse dans les pays qu’elle dirige, ou bien consiste-t-elle à exécuter un plan absurde que j’appelle l’agenda du chaos, consistant à provoquer le désordre pour justifier la tyrannie ?

La question est ouverte et, en réalité, on peut craindre le pire, si l’on en juge par ce qu’on a vu lors de la crise du COVID. 

Une page d’histoire se tourne

Dans tous les cas, nous pouvons diagnostiquer la traversée d’une étrange période, historique, rare, où des puissances s’apprêtent à tourner une page de l’histoire et à venger leur humiliation séculaire. 

Cette période commence probablement par un immense malentendu. 

Du côté occidental, le Deep State américain semble convaincu qu’il pourra contenir l’axe sino-russe absurdement constitué ou fomenté par l’Occident à un espace qu’il contrôlera. 

Du côté sino-russe, l’ambition est probablement d’une nature différente : prendre ses revanches, récupérer ses frontières naturelles, étendre sa domination. 

Le Deep State américain, qui est à la manoeuvre tant sur le COVID que sur l’affaire russe, est-il capable de comprendre qu’il peut se faire “rouler” dans la farine par ses adversaires qu’il imagine être des partenaires ?

C’est là que nous avons un problème. Dont l’hybris Mc Kinsey, ajoutons-le.

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31 commentaires
  1. Restons calmes. Ce n’est pas 12 heures après une offensive qu’on tire des conclusions définitives en mode Une fois de plus j’avais vu juste. Restons calmes, et, restons chez nous. Cette crise et une gigantesque opportunité. L’ue c’est la paix disait maqueron. On a vu. Tout et son contraire. Ce type agit en gribouille, Mozart de rien du tout. Il est temps de l’exposer comme tel. Où est sa présidence de l’ue? Maintenant est le moment ou jamais de le taper. Lui et #DouglasLeChien. #ZemmourPrésident a commencé ce matin avec une décla de grande tenue, ici: https://www.youtube.com/c/RTFrance

      1. Zemmour c’ est l’ expression d’ un judaïsme de droite qui prend en charge et coiffe le camp de la droite ex nationale et opposé à un judaïsme de gauche exprimé par BHL et le gros, très gros des médias de ..gauche. Rien de bon pour la France et surtout pas l’ autonomie vis-à-vis du NOM. Lisez, visionnez Youssef Hindi..

  2. une analyse intéressante d’un ancien secrétaire adjoint au Trésor US : https://reseauinternational.net/la-russie-et-la-chine-devraient-suivre-leur-propre-voie/

    le discours d’une heure de Poutine précédant l’annonce de la reconnaissance des républiques du Donbass mérite aussi à mon sens d’être lu. loin de la comm’ à laquelle on est habitué en occident : https://reseauinternational.net/discours-du-president-de-la-federation-de-russie-vladimir-poutine-sur-la-decision-de-reconnaitre-la-rpd-et-la-rpl/

    1. Vous êtes joueur? Je vous parie que dans quelques jours cette excursion militaire aura pris fin des que Poutine aura atteint son objectif..
      Pas par optimiste bea et naïf ou non ( pas mon genre) mais parce que je considère le dirigeant comme beaucoup plus malin et beaucoup moins fou/irresponsable que ne le laisse entendre les médias mainstream dont finalement vous vous faite l écho en pensant qu’il soit capable de déclencher (aussi hypersonic que soit ses missiles) une holocauste nucléaire…

  3. Que Poutine soit allé si loin, jusqu’à écraser les installations militaires ukrainiennes, j’y ai jamais pensé. Pourquoi, parce que les nervis aux commandes de “l’occident”, autrement dit les defenseurs et propagateurs de l’impérialisme capitalistico-cybernetique, sont suffisamment stupides pour vouloir laver l’affront qu’ils viennent de subir. Stupides et jusqu’au-boutistes, vivant dans un monde virtualisé, ils risquent fort de prendre leur orgueil haineux comme conseiller principal dans la réponse qu’ils pretendent apporter aux russes, qu’ils méprisent totalement. Ils ont de quoi faire du mal c’est vrai mais surtout de se faire à eux-mêmes, le mal ultime. Et ça c’est une autre histoire qui pourrait bien nous intéresser au premier plan.

  4. Macron va offrir au gouv ukrainien un soutien de quelque millions d’€. Bien, mais pas de nos impôts là pas d’accord. Qu’il fasse le beau en les sortant de ses comptes off-shore qui regorgent des milliards des retrocommissions des ventes des fleurons industriels français.

  5. Les élites progressistes ont avant tout intérêt à promouvoir en permanence un agenda basé sur les peurs millénaristes, Réchauffisme, Trumpisme, Covidisme, Complotisme, Poutinisme, pour subjuguer en mode overdose l’esprit de Madame Michu scotché 24/24 sur son poste uni chaine BFM WC.

  6. Mais comment se fait-il que ce ne soit que aujourd’hui que vous nous parliez de cette fenêtre de tir que représente pour les russes les missiles hypersoniques? depuis des semaines que vous , ainsi que d’autres fins analystes (et les journaleux mainstream également ) , commentent la situation , je n’ai rien lu sur cet avantage russe pourtant , effectivement , crucial

  7. Heureusement il y a d’autres réalités qui , comme toujours , rendent les choses compliquées , y compris même pour Poutine ; entre autre le peu d’appétence du peuple russe pour la guerre , ou du moins ne surtout pas apparaître comme les initiateurs d’un conflit majeur

  8. On est dans “1984”, avec des ennemis changeant au gré de la communication des gouvernants !
    Avant-avant-hier c’était l’URSS, avant-hier c’était le réchauffement climatique, hier c’était le Covid, aujourd’hui, c’est la Russie, demain ce sera la Chine, après-demain autre chose.
    Les dindons de la farce, c’est toujours les mêmes : les peuples.

  9. Merci pour cette analyse pertinente que je partage. Je regrette juste vos piques peu amènes envers les universités et les fonctionnaires (j’en suis, bien évidemment!…) dont la gratuité (de mon point de vue) n’amène rien à vos excellents arguments et propos.

  10. Bonjour.
    Vous êtes à l’Ouest mon cher Eric.
    Oui! la Russie a planifiée depuis longtemps ce qui se passe. Elle attendait depuis 2014 une supériorité écrasante pour s’imposer. Vous parlez des missiles hypersoniques et vous pensez que les américains reviendront dans la course d’ici 1 an! Vous divaguez total. Les Russes ont mis dix, voir vingt ou trente ans pour y arriver . Il faudra 15 ans à l’ Otan pour avoir cela. Donc , V Putin n’est pas dans le stress de ce côté là. Il y avait urgence pour le Donbas , pour la militarisation accélérée de l’Ukraine, pour la guerre bactétio lancée par les US avec le covid , et les bombes sales avec des résidus des centrales ukrainiennes.
    De plus, vous êtes naïf, si vous pensez que des gens comme les Russes du moment, sont assez idiots pour vous annoncer tout leur nouvel armement, et leurs nouvelles capacités . Qui de sain ferait ça ? En tout cas pas moi.Vous peut être ?
    Je vous donne la suite que V Putin a annoncé ( mais faut lire ses communications sérieusement)
    Grosso modo:
    L’Ukraine est une mauvause création, donc il faut la refaire. Il y a de nombreux peuples dont une grande partie russe, et une immense russophone. Il y a des parties qui sont polonaise, slovaque et hongroise.
    Nous allons la fédéraliser, la finlandiser, et redonner les parties de l’Ouest à leur propriétaires ( ce qui les rendra très reconnaissant, et nous débarrassera de l’idéologie bandériste/nazie qui sera géré par la Pologne qui a des comptes a régler avec ça.)
    Aprés cela je rentre chez moi, j’ai supprimer des soucis , et je peux me reposer en regardant l’Otan s’écrouler avec l’Empire. Peut être y aura t il quelques soubresseaux de l’Empire du bien ( en Méditerranée et au moyen Orient) mais rien que nos armes ne sauraient gérer ponctuellement.
    Non! Eric! il n’y aura pas de guerre nucléaire à coup de missiles hypersonics ! Pas un va t’en guerre occidental ne peux jouer à la roulette avec six balles dans le chargeur, à part Deray qui n’a que de l’urine comme menace.

    1. Tu connais CE GÉANT ALORS!

      JEAN-PIERRE PETIT et sa MHD? MaghétoHydroDynamique… Mach 10, Mach 15! sans rien crâmer en pénétrant des l’air!!! (ça marche aussi dans l’eau!!! ) faut aller voir ses vidéos si tu connais pas, il explique tout, y compris les aspect non scientifique, comment on l’a évincé..
      Ses amis scientifiques russes l’ont cru, eux.. il allait à tous les colloque en pointe sur la physique…
      quelle pitié pour la France qu’elle soit dirigée par des “crétins universitaires”, des mauvais…
      déjà Jules Vallès en parlait dans les lycées… cette race des pions et prof crasseux comme les rampes des Muséee d’Art contemporain, qui trainent la patte, qui s”étaient ligués contre lui, le vaillant Jules, amis de Gustave Courbet, parce que nouvel arrivant au pensionnat il marchait droit, un peu trop sur le talon….. ah les cons! les nuisibles!

  11. Vous oubliez simplement une réalité incontournable : chacun sait qu’une guerre nucléaire, même “avantageuse” dans un premier temps…c’est la mort pour Tous à plus ou moins court et moyen terme. Et à moins d’être complètement fou et rétréci à l’extrême dans le fanatisme idéologique ou religeux, ou d’erreurs humaines liées à la complexité des sysrèmes, personne ne la fera.

  12. Ah ! si Vladi-vladou et la crise ukrainienne pouvaient nous débarrasser de notre EMmerdeur national … et congédier tous les young global Leaders du Great Reset … et nous soigner de la pseudo pandémie. Et faire taire Véran !

    Ah ! si Vladi-vladou …

  13. Je ne comprends pas comment on se pose des questions sur les objectifs russes
    La strategie militaire utilisée par la russie est celle de l’enveloppement, qui vise a encercler et detruire par encerclement. C’est la meme strategie que l’allemagne envers la pologne en 1939 et but varosvie
    Le but est clairement de conquerir le territoire ukrainien sauf si l’ukraine demande un armistice, qui sera sans doute defavorable etant donné les circonstances (perte donbass au moins si pas plus, statut neutre etc)

  14. Bonne analyse mais guère rassurante. L’Europe ne compte pas, ni pour la Russie, ni pour les US, ni pour la Chine. Donc tout ça va se jouer au-dessus de nos têtes et compte tenu de notre faiblesse, nous risquons plus de figurer dans les dégâts collatéraux que dans les réussites diplomatiques.

  15. J’invite à écouter Antoine et Meyssan et d’arrêter de flipper d’ailleurs même si les russes étaient des teigneux déjantés, vous pourriez faire quoi ?
    2 ans qu’il est accepté les délires de malades mentaux dans cette Nation sans que rien ne change ? Alors ?
    Le problème arrive en plein dans moins de 6 mois, l’identité numérique, 4eme dose et saloperie nouvelle concoctée genre fièvre Ebola, septembre sera mortelle avec de nouvelles annonces en été et pas d’élections bien sûr, la saloperie va rester, Véran est sûr de lui.
    Poutine, j’y vois un De Gaulle, dommage qu’il ne viendra pas jusqu’à Paris!

    1. Entre autres, c’est ça. Il y a au moins 8 centres secrets (financés par les US) en Ukraine qui travaillent sur des trucs plutôt méchants. A rapprocher des histoires anciennes de collecte des profils ADN des slaves toujours par les services secrets US.
      Mais aussi, la protection du site et installations de Tchernobyl qui pouvaient être une mine de matériaux pour diverses bombes “sales”, assez faciles à déposer sur le territoire russe par la frontière ukrainienne plutôt poreuse.

  16. Bonjour,
    merci pour vos analyses.
    s’agissant des missiles HYPERSONIQUES, tout commence avec ce physicien géantissime:
    JEAN-PIERRE PETIT. il a découvert la magnétohydrodynamique MHD, “alliant physique des plasmas, mécanique des fluides, et élecromagnétisme”. UNE BOMBE! tous les mauvais en France l’ont ridiculisé, écarté. MAIS SES AMIS SCIENTIFIQUES RUSSES ont bien compris l’immense intérêt de ses travaux… total: il est possible de donner des vitesses supersoniques à des projectiles, dans l’air comme sous l’eau (fluides), sans que le nez des engins ne crâme, pulvérisant le tout. une couche protectrice en somme. Mach 10, 15 ,20?
    et une magnabilité extraordinaire. des transferts d’énergie de l’avant des projectiles vers l’arrière, protégé, où sont les organes de commande et de détection…
    Cher Éric Verhaegue, il faut parler au public qui vous suit de Jean-pierre Petit! il y a un paquet de vidéos où il explique tout! y compris ses amitiés russes. comment la France a encore raté un leadership monstre! le France des “crétins universitaires” au front narcissique marqué au fer. il faut LUI RENDRE HOMMAGE. L’AVANCE DES RUSSES, C’EST LUI
    DÈS L’ORIGINE. IL est vivant encore.. moi je sais cela depuis 4 ou 5 ans… puis en 2018 une certaine déclaration de Poutine….

  17. La CHINE a aussi une revanche à prendre sur les guerres de l’opium qui lui furent infligées par des puissances extérieures (ROYAUME-UNI, FRANCE, USA) : je cite WIKIPEDIA :
    “Depuis 1773, le ROYAUME-UNI disposait du monopole de la vente d’opium en CHINE. Le ROYAUME-UNI chercha alors à affaiblir la CHINE et à la forcer à l’ouverture aux puissances étrangères. À titre de réponse, en 1800, la CHINE interdit la culture du pavot pour réduire l’hégémonie du ROYAUME-UNI sur le marché chinois, mais le ROYAUME-UNI importa alors le pavot d’INDE pour continuer à alimenter le marché chinois. Le conflit fit émerger des tensions provoquées par le renforcement des lois anti-opium du gouvernement QING en réponse à l’intensification par les Britanniques de leurs exportations illégales en CHINE de l’opium qu’ils produisaient dans l’INDE britannique.
    La première guerre de l’opium fut déclenchée lorsque la CHINE interdit l’importation et la consommation d’opium en 1839. Elle opposa la CHINE au Royaume-Uni, jusqu’en 1842.
    La seconde guerre de l’opium se déroula de 1856 à 1860 et vit cette fois l’intervention de la FRANCE, et des ÉTATS-UNIS aux côtés du ROYAUME-UNI. Le nom par lequel est désignée cette guerre s’explique par le fait qu’elle peut être considérée comme le prolongement de la première guerre de l’opium.
    La CHINE perdit les deux guerres, et fut contrainte d’autoriser le commerce de l’opium financé par la banque HSBC, et de signer des traités inégaux, ayant pour conséquences l’ouverture de certains ports et la concession du territoire de HONG-KONG pour 99 ans à la GRANDE-BRETAGNE. Plusieurs autres pays occidentaux en profitèrent pour signer également des traités inégaux avec la CHINE, forçant ainsi son ouverture au commerce étranger à des conditions qui lui furent défavorables. La seconde guerre de l’opium se fit dans le contexte de la très meurtrière révolte des TAIPING (1851-1864), parachevant l’affaiblissement du pays. L’influence étrangère eut ensuite pour conséquence la révolte des BOXERS (1899-1901), puis la chute de la dynastie QING en 1911, suivie de l’instauration de la république de CHINE en 1912” (fin de citation).

  18. Donc si on résume la situation on a une BioTek frenchy qui a été vendu par les francais (Pasteur et la clique de la grosse Bouze) au chinois et qui nous ont fabriqué une bonne petite pandémie (meme si en carton au final) et un ingé de génie frenchy JP Petit qui a filé la Tek militaro aux russes pour fabriquer son arme ultime imparable incontrable ultra précise la totale ….non mais sincerement ya un énorme souci dans ce pays !!!!

    1. J’ai entendu des versions un peu différentes. Il n’y a pas de Biotech française vendue aux Chinois, c’est une coopération entre Etats effectuées par des centres de recherches publics (l’inserm). Et les fonctionnaires français, apparemment, n’ont pas trituré le virus, ils se sont contentés de former la patronne chinoise du département des coronavirus (elle a étudié à Montpellier) et de fournir la technologie d’étanchéité des labos ultra-sécurisés P4. Pareil, Jean-Pierre Petit est un ancien ingénieur aéronautique devenu chercheur qui n’a pas “découvert la MHD”, mais qui a en effet publié des avancées décisives dans cette discipline. Après quoi, comme les applications balistiques étaient évidentes, la recherche militaire américaine en a tiré profit, la recherche militaire française a préféré étouffer l’affaire (n’ayant pas les moyens de suivre), et la recherche militaire russe seule a compris et dépassé les résultats scientifiques de JP Petit. C’est pourquoi JP Petit n’était pas du tout étonné d’apprendre que les Russes avaient sorti en premier leur vecteur hypersonique.(Mais les Américains ne sont pas complètement largués) Sinon, même conclusion: les pontes étatiques sont des nains comparés à nos scientifiques, mais ils ne se privent pas de vendre le génie des autres pour s’acheter les bonnes grâces d’Etats plus puissants et plus motivés…

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