Corse, dettes publiques, dégradation sanitaire, appauvrissement : le vrai coût de la méthode jupitérienne Macron

Dans Corse Matin, Darmanin accorde une interview qui en dit long sur l'état de décomposition du régime macronien. Le ministre de l'Intérieur y annonce d'ores et déjà qu'il est prêt à concéder l'autonomie de la Corse... Et voilà un joyau de la couronne supplémentaire que Macron brade pour assurer sa réélection. Au rythme où il va, la France se résumera bientôt à Paris, toutes les autres provinces (où vivent les "rien", les "réfractaires", les "irresponsables") ayant fait sécession. C'est le coût caché de la méthode jupitérienne : à force de mépriser les Français, la République, en ruines, se vide de son contenu.

C’est encore une fois par la Corse que les ennuis arrivent. L’incontrôlable Corse, que Macron aurait, selon le Canard Enchaîné, circonvenu en promettant l’autonomie, et qu’une vague de violences déstabilise soudain. 

L’annonce de la probable autonomie de la Corse avant des présidentielles complètement baîllonnées et contrôlées par les agences de communication donne l’occasion de brosser le portrait interdit du quinquennat d’Emmanuel Macron : tout entier fondé sur un mépris de classe et une gabegie élitaire qui ont désagrégé le pays et obligé un Président déséquilibré à céder les uns après les autres les joyaux de la couronne, pour compenser sa violence intérieure incontrôlable. 

La Corse et la méthode jupitérienne : un mauvais mélange

On l’a oublié mais, pendant la campagne électorale de 2017, Macron avait annoncé qu’il accepterait de discuter de l’autonomie de la Corse. Fidèle à sa méthode, il ne lui a fallu que quelques mois pour finalement renoncer à ce projet et trahir son engagement vis-à-vis des nationalistes. 

On y verra le double visage du mépris social qui habite les élites parisiennes, et en particulier l’énarchie, dont Macron est devenu une sorte de parangon. On pourrait presque dire que Macron est le Mozart de l’arrogance parisienne, et tout spécialement énarchique. 

Pourquoi double visage du mépris social ?

Parce qu’une face de ce mépris tient à la conviction répandue dans l’énarchie que la France est devenue une puissance moyenne qui n’a plus les moyens d’entretenir l’Outre-Mer, dont la Corse fait partie. Peu de Corses l’ont compris : mais leur nationalisme les campe aux yeux de nombreux décideurs parisiens dans la peau de bons sauvages, à peine supérieurs aux comoréens et aux guyanais, dont on ferait bien de se débarrasser parce qu’on n’a plus les moyens de les entretenir. 

L’autre face de ce mépris, c’est le droit auto-proclamé par l’énarchie de ne tenir aucune de ses promesses, au nom de la raison d’Etat. Nous incarnons l’intérêt général, donc nous avons le droit de mentir au jour le jour, car nous mentons pour le bien collectif…

Donc flouer les nationalistes n’est pas un problème. Ni flouer les autres d’ailleurs : il y a les torchons du peuple avec qui l’on “communique” en mentant systématiquement, et les serviettes de la décision qui connaissent les projets finaux : s’enrichir en utilisant l’argent allemand sous prétexte d’Union Européenne, et vendre par compartiment les joyaux de la couronne qu’on n’a plus les moyens d’entretenir. Entretemps, on aura transformé la France en un immense Club Med, nourri par le tourisme chic où de vieux indigènes gavés d’allocations sociales boivent des coups en terrasse au lieu d’aller bosser.

Le mépris social, une méthode qui plaît aux bourgeois…

Dans son logiciel à la Mc Kinsey, Macron n’a pas tort de fonder sa méthode de gouvernement sur le mépris social, puisqu’elle lui permet d’être réélu. 

La ficelle est simple : il faut se qualifier pour le deuxième tour, et s’y retrouver face à Marine Le Pen ou à Mélenchon. Pour y parvenir, le mode opératoire repose sur quelques mécaniques bien rodées. 

Premier rouage : disposer du soutien de la caste qui fait monter votre score. Pour 2022, Macron n’a ménagé ni son temps ni sa peine pour atteindre l’objectif. Un décret du 14 août 2020 a par exemple prévu une aide exceptionnelle à la presse, pour une valeur globale de 500 millions €, qui se sont ajoutés aux centaines de millions déjà dépensés d’ordinaire. 

Acheter la presse possédée par les milliardaires dont on a besoin pour être élu… voilà une méthode simple et efficace. 

Deuxième rouage : promettre des cadeaux fiscaux aux milliardaires qui font l’opinion. C’est l’objet même de la lettre de candidature de Macron, qui réexplique entre les lignes que l’Etat baissera les impôts des plus grandes entreprises et fera peser l’effort fiscal sur les classes moyennes. 

Troisième rouage : cliver l’opinion en reprochant aux adversaires de semer le désordre et en incitant sa base sociologique (en l’espèce les Français qui n’ont pas de problèmes de fin de mois) à affirmer son agressivité sociale et ses certitudes sur tous les sujets. 

On comprend sous ce jour la France de Macron sur son envie “d’emmerder les non-vaccinés”, qui constitue probablement la cristallisation de la méthode académique pour figurer au second tour : on s’appuie sur un journal ami (le Parisien, possédé par Bernard Arnault) pour affirmer ses valeurs et son mépris pour ceux qui ne les partagent pas. 

Quatrième rouage : morceler l’opinion et les candidatures pour éviter l’arrivée d’un troisième homme (ou femme) susceptible de changer le jeu. Le coup de maître a ici consisté à autoriser Bolloré à prendre le contrôle du groupe Lagardère (dont Macron est actionnaire !) et à lancer la candidature de Zemmour, qui affaiblit autant Marine Le Pen que Valérie Pécresse. 

Cinquième rouage : on évite le débat, en créant des situations d’urgence et en imposant des calendriers intenables. Sur ce point, on n’a pas assez relevé que le calendrier de la présidentielle a été mystérieusement avancé, mais que le mandat du Président se terminera dans les délais prévus…

Sixième rouage : on s’assure de ne tomber au deuxième tour que sur un ou une candidat(e) situé à un extrême de l’échiquier, de telle sorte que la peur du désordre en cas de victoire de ce challenger pousse la majorité à faire le choix contraint de la raison. 

L’effet produit par cette recette est simple : ceux qui ont intérêt à ce prurit social vous soutiennent et votent pour vous au premier tour, ce qui correspond à 20 % de l’électorat. On verra si, comme le font croire les sondages, Macron parvient réellement à pousser jsuqu’aux 30%. 

Il est vrai que la forte abstention prévisible à cette non-élection ouvre une vraie porte sur cette espérance. 

Le second tour est réduit au rang de simple formalité, et la réélection est acquise. 

On comprend que, dans ce schéma, ce qui compte, ce sont les 20 ou 25% de voix que l’on draine au premier tour, puisque le deuxième tour est gagné d’avance. 

Le coût caché (et suicidaire) du mépris social

Si la méthode Macron d’affirmation bourgeoise, de mépris social vociféré à la tête du peuple, lui garantit un succès électoral suffisant (les institutions de la Vè République ayant neutralisé la participation des classes populaires aux scrutins), elle comporte un véritable coût collectif que les médias achetés à prix d’or s’efforcent de dissimuler autant qu’ils le peuvent. 

Ce coût collectif est généré par le besoin permanent d’indemniser les fractions mécontentes de la population qui deviennent hostiles à un régime de plus en plus agressif et exclusif. 

On le voit avec la Corse : pour calmer les ardeurs d’un peuple dont on ne s’occupe pas, on finit par lui concéder son autonomie. 

On l’a vu avec les hôpitaux : affaiblis par des années de surdité vis-à-vis des problèmes systémiques d’organisation que la centralisation jacobine et bureaucratique produit, les personnels ont reçu le coup de grâce final avec la “suspension” des soignants non-vaccinés, décision qui a fini de mettre à genou les services opérationnels. D’où des mesures d’urgence anarchiques et un sentiment de malaise qui oblige à des revalorisations salariales, couramment appelées achat de la paix sociale à prix d’or. 

Et que dire du “quoi qu’il en coûte” adopté durant le COVID, mesure qui a littéralement ruiné la France, et qui promettait à chacun de vivre comme avant, mais au besoin sans travailler, à condition d’accepter sans rien dire l’incompétence des petits marquis aux pouvoirs et leurs foucades autoritaires. En échange de notre obéissance, l’assiette devait se remplir indéfiniment. 

On connaît la suite : l’état de nos finances publiques est cataclysmique, et le pire est à venir. Macron a troqué une paix sociale temporaire et sa réélection, contre une malédiction des générations à venir le temps qu’il faudra pour rembourser. 

A moins que la banqueroute ne soit déclarée et que l’affaire se règle par une inflation galopante qui ruinera les classes moyennes. 

Les médias aux ordres du pouvoir peuvent bien déplorer les populismes, souverainismes, comploitismes devenus majoritaires dans ce pays. La vraie gestion populiste à coup d’achats de voix par d’onéreuses mesures de pouvoir d’achat, c’est la méthode Macron.

Macron et la stratégie cachée du chaos

Il existe deux façons de gouverner : en rassurant, ou en inquiétant. 

Un Chirac a beaucoup cherché à rassurer, au point de ne plus rien faire. Macron a beaucoup cherché à inquiéter, au point de ne plus pouvoir rien faire. 

La réforme des retraites l’a démontré : présentée avec mépris et de façon clivante, elle a débouché sur la plus longue grève de l’histoire sociale récente, pour finalement finir à la poubelle. Macron est un beau parleur totalement impuissant à agir, si ce n’est avec des calculs à la petite semaine achetés à prix d’or à Mc Kinsey. 

Mais ce qu’il faut comprendre ici, c’est que la stratégie de Macron est une stratégie au bord du gaz. Cet homme-là a besoin de satisfaire sa mégalomanie en s’imaginant bouleverser l’histoire des hommes à chaque pas. Gouverner pour le bien du peuple ne l’intéresse pas. Ce qu’il veut, c’est marquer l’histoire, et pour y parvenir, il a besoin de mettre en scène son action comme si le destin du monde en dépendait à chaque instant.

Faute de pouvoir construire sereinement avec tout son peuple, il choisit donc de le mettre en permanence au bord du chaos pour satisfaire un fantasme pathologique de sauveur. 

Il a fait le coup au moment de l’affaire Benalla, en invitant les Français à aller le chercher. Sonné par le lynchage qu’il a évité de justesse au Puy-en-Velay, il a alors mis en scène d’interminables débats en carton-pâte abondamment télé-diffusés comme s’il tenait le pays tout seul. Parallèlement, il a ordonné une répression policière inédite, dont les médias de ses amis milliardaires ont scrupuleusement et scandaleusement nié la gravité, passant par des mutilations ahurissantes de manifestants pour faire taire la grogne. 

Nous avons évoqué le lamentable ratage de la réforme des retraites.  

Mais le sommet a probablement été atteint avec le coronavirus qui lui a permis de se déclarer en guerre et de mettre en scène son pathétique héroïsme de pacotille, fondé sur son combat obstiné contre les libertés et pour la mise de son peuple sous le boisseau. Soudain, toute divergence avec le pouvoir s’est transformée en mise au pilori sous l’accusation grotesque de complotisme ou d’irresponsabilité.

Certains conçoivent leur grandeur par l’amplitude de leurs réalisations. D’autres la vivent par les fantasmes, par la fausse monnaie de la “communication”, de la “narration”, du spectacle qui les entourent. 

En réalité, Macron est un fantasmeur. Il a créé de toutes pièces les conditions du chaos insurrectionnel grâce auquel il fait croire à son rôle pacificateur. 

Pour le pays, le coût de cette méthode est terrible. Comme les Allemands ne sont pas naïfs, ils finiront par nous imposer une banqueroute et des mesures vexatoires. 

Entretemps, la France aura reculé partout dans le monde, à commencer par l’Afrique qui est tombée dans l’escarcelle russo-chinoise. 

Mais qu’importe, Macron répète sans cesse le contraire à qui veut l’entendre, il vit tout entier dans la narration de sa grandeur, et les bourgeois qui votent pour lui sont contents, et même ravis. 

Macron, c’est la victoire de Bouvard et Pécuchet. 

Moi aussi, j'objecte conscience

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23 commentaires
  1. 👏👏👏 Fucking A comme on dit chez McKinsey. L’article qui dit tout sur tout. Une somme. Un chouia cynique mais comme yapa plus cynique que maqueron ça rend la démonstration encore plus juste. Reste à en convaincre le plus grand nombre et c’est là la difficulté: Comment les battre? Quelle est la parade? L’emprise de la presse subventionnée n’explique quand même pas que Zemmour n’arrive pas en finale, si? Cet échec là, seuls 50 ans de petits bourgeois socialo, nous tous, peuvent l’expliquer. Sommes nous trop cons? Pourquoi autant de gens voteront encore pour Douglas le chien? Ça me fend le cœur.

    1. Vous êtes comme Eric, vous croyez encore aux sondages… C’est un tort parce que les sondages se trompent tout le temps. Regardez plutôt QOTMII, qui montre des choses fort différentes. Et le sondage RTL (pendant 7 heures jusqu’à son interruption sur ordre du Château) montre que 84% des 42.500 sondés ne veulent pas que Macron se représente.

      On se retrouve dans la situation de 2002, où un Lionel quasiment élu PR se fait blackbouler au premier tour.

      RTL censure un sondage qui donne perdant Macron à 84% avec un panel qui ferait saliver tout institut de sondage : https://www.stopmacron.fr/actualites/article/rtl-censure-un-sondage-qui-donne-perdant-macron-a-84-avec-un-panel-qui-ferait

      Sondages, médias, présidentielles 2022 : Emmanuel Macron (déjà) élu ? : https://www.youtube.com/watch?v=t0KJ5mvN44A

      1. Sympa le Juste Milieu, mais non. Moi aussi j’ai fait mes propres sondages, autour de moi. Sur les Gilets Jaunes, sur le Covid, sur la Russie. Chaque fois je suis minoritaire et je prends des coups. Certes la fabrique de l’opinion existe mais non seulement elle existe, elle fonctionne. Il n’y a pas de hasard, les petits bourgeois socialo constituent la grande majorité du pays des socialo, la France. Le conformisme règne mais surtout, pour couronner le tout, yapa plus trouillard que ces gens là.

      1. Nous pouvons craindre le trucage du vote, ils ne sont pas à ça prêt, le PS et lR votent Macron au 2 ème tour, ce sont eux qui contrôlent le vote à l’étranger par exemple.

        1. Geopolintel : Scytl : le logiciel qui rend nos votes inutiles…

          Il faut que chaque Français dise nominalement en sortie d’urne (numéro de carte électorale ou de CNI à l’appui) pour qui il a voté sur une plateforme web indépendante (votes et résultats contrôlés par huissiers et CNIL).

          C’est la seule manière de contrer la triche en cours d’organisation.
          Il faut que le Courrier des Stratèges mette en place, avec l’aide de Juste Milieu qui a mis en place le logiciel adéquat, cette page de vote partenariat avec toutes les instances dirigeantes des candidats. Ceux qui refusent entérinent ou organisent la triche.
          Chaque Français ou chaque famille a un ordinateur.

          Macron, Darmanin et LaREM sont des voyous et des tricheurs.

          1. Et quand on aura constaté que le logiciel de recensement des votes est totalement contrôlé et manipulé, on fait quoi ? En sachant que la justice est également totalement contrôlée et corrompue, j’attends de voir 😅

  2. Macron promet des lendemains qui chantent (le système de protection sociale avancé à la française) à condition que les français travaillent. La caste soutire les produits du travail et les redistribue à sa façon, celle du bien commun, aux plus dociles sous contrôle des fonctionnaires payés en priorité. C’est la dictature du prolétariat pure et simple, avec sa bureaucratie, son espionite aigue, ces camps de formation pour les gaulois réfractaires, la guerre sociale permanente. Mélenchon n’est guerre plus engageant.
    Mais il n’y a pas vraiment de candidat pour l’empire romain libéral! Il est presque certain que Macron va franchir le Rubicon alors que Poutine n’est pas encore arrivé à la Dniepr.

  3. Eric, vous vous épuisez à sans cesse chercher des motivations rationnelles ou idéologiques à la politique du régime macronien. J’ai compris depuis le début du Covid que c’est plus simple, au niveau des explications, et peut-être plus compliqué si l’on veut les dégager démocratiquement…

    CE SONT DES FOUS
    DEVENUS FOUS
    PARCE QUE DIRIGÉS PAR UN FOU NARCISSIQUE ET SCHIZOPHRÈNE.

    EM = En Marche = En Même Temps

    1. Macron est un artiste raté et est atteint de la même psychopathologie que celle d’Hitler.

    2. Il fait une projection mentale classique freudienne, sur Poutine, de ses propres désordres mentaux.

    3. Une preuve supplémentaire dans la Crise Russie-Ukraine : il soutient le régime ukro-nazi ukrainien, après avoir suivi la voie de Goebbels (pour la propagande) et de Mengele (pour les interdictions de soins efficaces aux malades du Covid et la promotion d’un “vaccin” expérimental létal interdit par le Code de Nuremberg et la Charte de Londres).

    Quelquefois, il faut revenir à des explications simples. Simplicité ne signifie pas indigence.
    Bien entendu sa réélection serait une catastrophe pour la France.
    Le mieux est de l’éliminer dès le premier tour = TSM (Tout Sauf Macron)

  4. Macron ou Narcisse aux manettes .
    Je continue à me demander comment il peut encore y avoir des gens pour le réélire, à part bien sûr la caste qui l’a mis au pouvoir.
    En ce qui concerne la Corse, la demande d’autonomie ne date pas d’hier elle était déjà d’actualité après les évènements d’Aleria dans les années 70.
    Autant l’indépendance de l’île est inconcevable, autant son autonomie m’a toujours paru souhaitable compte tenu du jacobinisme de l’Etat qui ne comprend décidément rien à rien à la « France profonde », qu’il s’agisse de Bretons, de Basques, d’Alsaciens, de Corses ou autres provinciaux que Paris méprise au motif qu’il n’est bon bec que d’elle-même.

  5. Bonsoir
    Je viens de lire attentivement votre article sur le vrai coût de la méthode Macron,
    Concernant le 6ème rouage et un probable face à face avec Marine, j’aimerais faire observer qu’il existe un ressentiment très fort, et que beaucoup de français vont voter *tous sauf Macron ™
    Ensuite en lançant Zemour, cette Macron affaibli Mme Lepen au 1er tour, mais ll la diedabolise. De nombreux citoyens ont compris que l’extrémisme c’était Macron. Aussi au second tour, nous risquons d’avoir des surprises.

  6. Ça soulage là où ça gratte tout en portant à moins de conséquences physiologiques néfastes que le Prozac mais question de prise sur le réel et de moyen de redresser l’échine il me semble sans vouloir dénigrer l’auteur que j’estime et sauf méprise de ma part, qu’on n’est pas plus avancé. Le constat est bien.
    Ce portrait psychologique et sociologique était déjà d’actualité dès la manifestation de sa candidature à la présidentielle de 2017, tout ce qui a suivi et suivra n’est que le fruit du déroulé de la logique initial.
    Telle une parmi d’autres, la suggestion de l’autonomie territorial, cette fois ci pour la Corse. Il n’y a pas si long temps ça a été pour la Guadeloupe. Encore avant, rien de déterminant a été fait qui révélasse une volonté de garder la Nouvelle Calédonie, ni même un satisfecit lors du froid discours minimaliste du président suite aux résultats du référendum…
    On me dira, auparavant il avait affiché un autre avis mais Il faut se mettre dans la tête, pour le coup il me semble la première idée fixe circonstantielle parce que evidente, éprouvée, à se graver dans le crâne c’est que ce que dit Macron n’a aucune valeur, n’engage que l’auditeur, sauf quand c’est maléfique et inepte. Là il faut le croire !
    Q’est-ce qu’on a fait en 2017 pour que Macron ne soit pas élu ? Évidement, que dans un pays de surdoués où les vessies sont couramment prises pour des lanternes, il fallait à tout pris croire aux récits à effet de défragmentation cognitif comme les plafonds de verre, les quolibets de facho et autres denigrements, s’amuser avec une histoire de saga familiale de père fille et nièce, au lieux d’y voir que des individus engagés comme tout un chacun, etc etc…
    En réalité très peu de conscience aigüe du danger mortel que représentait visiblement ce Macron en 2016.
    2017 a été l’avant-derniere chance !
    Que fait on en 2022 ? Pas beaucoup mieux il me semble.
    À l’heure cette fois-ci de la dernière chance, parce que NON, il n’y a pas de France éternelle que par la volonté de la majorité, et se laisser aller au récit des revirements passés dû au hazard c’est le propre des poltrons, il me semble que l’essentiel serait cette seule chose dans laquelle on devrait se retrouver, celle de répéter et se répéter sans cesse, TOUT SAUF MACRON. Le reste c’est sans aucune importance.
    En tertio, si on a réussi à s’en débarrasser à lutter pour casser les institutions qui bloquent le circuit démocratique normal. RIC ! Et s’attendre à la réaction négative des “alliés”…
    S’il est élu vu le contexte général où l’on est enfoncé nous sommes perdus sauf par le secours de la Providence qui depuis longtemps a pris congé ou si le hazard veut bien jouer avec nous. Parce que le nous aura été définitivement defaillant.
    Dans cette histoire sans m’estimer plus qlq chose je dis ma conviction. Comme lors de mes premiers commentaires sur Poutine en Ukraine auxquels j’enlève pas une virgule. J’en ai été deçu comme d’autres sans me comparer a eux, bien sûr, modestement je me découvre le chef, l’ont été de Napoléon. Ce matin finie ma prière, suis devenu épris de générosité, bienveillance et simplicité. À bientôt mes frères bien-aimés. Ok je coupe sinon mon coeur vous serrera que de trop. A pl…..

  7. Vous évoquez les promesses faites aux corses et le lâchage des DOM, TOM et autres COM, permettez-moi de rajouter mon grain de sel. Je vous invite à à partager les derniers souvenirs que j’ai conservés de La Réunion avant d’être contrainte d’en partir il y a un peu moins de trois ans. J’ignore dans quelles conditions le lâchage sera effectué mais c’est certain, les préparatifs ont déjà commencé. Il y a même eu pendant des années une série télé tournée, diffusée et rediffusée localement intitulée « Cut ! », tout un programme !
    http://sous-les-lambrequins.blogspot.com/2022/03/pele-mele-de-souvenirs-de-la-reunion.html

  8. “Morceler l’opinion et les candidatures pour éviter l’arrivée d’un troisième homme (ou femme) susceptible de changer le jeu. Le coup de maître a ici consisté à autoriser Bolloré à prendre le contrôle du groupe Lagardère (dont Macron est actionnaire !) et à lancer la candidature de Zemmour, qui affaiblit autant Marine Le Pen que Valérie Pécresse.” Là, j’avoue ne pas comprendre votre raisonnement, Monsieur Verhaeghe. Si Macron a, comme vous le dites, favorisé Zemmour en favorisant Bolloré, il a, par là-même, favorisé l’arrivée d’un troisième homme. C’est contradictoire. Pourquoi ne se serait-il pas contenté de Marine Le Pen, qui lui assure une réélection confortable ? Les plans les plus simples ne sont-ils pas les meilleurs ?

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