Les accusations s’amplifient sur les laboratoires biologiques ukrainiens, financés par les États-Unis

Le représentant russe au Conseil de sécurité de l’ONU, Vassily Nebenzia, a lancé de nouvelles accusations concernant la présence de laboratoires biologiques en Ukraine, financés par l’administration américaine. Pékin, de son côté, affirme que le supposé programme de guerre biologique n’est que la « pointe de l’iceberg » et corrobore les accusations russes. L’ancienne représentante démocrate, Tulsi Gabbard, a reproché à l’administration Biden de ne pas protéger les Américains et d’essayer au contraire de « dissimuler » l’existence de dangereux laboratoires biologiques en Ukraine et dans d’autres endroits du monde. Un journal américain a obtenu des documents indiquant qu'Obama aurait joué un rôle prépondérant dans la construction des laboratoires biologiques basés en Ukraine pour gérer des agents pathogènes dangereux.

Nouvelles accusations russes contre les États-Unis

Le gouvernement russe a déclaré, la semaine dernière, avoir trouvé des preuves d’un “programme militaro-biologique” financé par le département américain de la Défense et qui était en cours de nettoyage au cours de l’invasion. Mais ce n’est pas tout !

Lors du conseil de sécurité, provoqué par la Russie, vendredi 11 mars, le représentant russe au Conseil de sécurité de l’ONU, Vassily Nebenzia, a dénoncé un « programme de recherche biologique mis en œuvre par les États-Unis » en Ukraine d’avoir déclenché des infections dangereuses incontrôlées en Ukraine 

Voici quelques extraits du discours de Vassily Nebenzia :

(Voici le lien de l’intégralité de son allocution)

« Nous avons convoqué cette réunion parce qu’au cours de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine, des faits choquants ont été mis en lumière : le régime de Kiev dissimule de toute urgence les traces d’un programme biologique militaire que Kiev a mis en œuvre avec le soutien du ministère américain de la Défense. »

 « Alors que les États-Unis eux-mêmes ont mis fin à la recherche biologique à des fins militaires sur leur territoire en raison des risques élevés qu’elle présentait pour la population américaine, les autorités de Kiev ont en fait accepté de transformer leur pays en un site d’essais biologiques et de voir leurs citoyens utilisés comme sujets d’essai potentiels »

 « Le ministère russe de la Défense a mis la main sur des documents confirmant que l’Ukraine a développé un réseau d’au moins 30 laboratoires biologiques qui accueillent des expériences biologiques extrêmement dangereuses, visant à améliorer les propriétés pathogènes de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles à l’aide de la biologie synthétique ».

 « Ces travaux sont financés et directement supervisés par la DTRA (Agence de la Défense pour la réduction des menaces) des États-Unis, c’est-à-dire dans l’intérêt du National Center for Medical Intelligence du Pentagone (Centre National de renseignement médical). Les documents que notre ministère de la Défense a pu obtenir prouvent que toutes les recherches sérieuses à haut risque dans les laboratoires biologiques ukrainiens étaient directement supervisées par des experts américains bénéficiant de l’immunité diplomatique ».

« Il est prouvé qu’à Kharkov, où se trouve l’un des laboratoires, 20 soldats ukrainiens sont morts de la grippe porcine en janvier 2016, 200 autres ont été hospitalisés. En mars 2016, 364 personnes au total étaient mortes de la grippe porcine en Ukraine. Par ailleurs, des épidémies de peste porcine africaine se produisent régulièrement en Ukraine. En 2019, une épidémie d’une maladie présentant des symptômes similaires à ceux de la peste s’est déclarée. »

 « Des documents relatifs aux projets indiquent clairement que les États-Unis ont activement financé des bioprojets en Ukraine. Le gouvernement américain a fait de l’Ukraine un  site de tests biologiques dangereux aux portes de l’Union européenne ».

« Une menace biologique réelle pour la population des États européens pouvant être posée par la propagation incontrôlée d’agents biologiques depuis l’Ukraine. Comme nous le savons de notre expérience avec le COVID-19, cela ne peut être arrêté. Si tel est le cas, elle englobera l’Europe entière. »

« Plusieurs milliers d’échantillons de sérum sanguin de patients atteints du COVID-19 (la plupart d’entre eux d’ethnie slave) ont été transportés d’Ukraine vers le Walter Reed Army Institute of Research aux États-Unis, prétendument pour des essais de traitement et de prévention du COVID-19. »

Les russes prennent le problème des biolabs très au sérieux et sans réponses de la partie américaine à leurs questions, ils n’excluent pas la possibilité d’activer les mécanismes envisagés par les articles 5 et 6 de la Biological Weapons Convention (BWC).

Pékin soutient les accusations russes

Pékin soutient les affirmations russes selon lesquelles les laboratoires font partie d’un programme secret de recherche sur la guerre biologique.

 « Xinhua, l’agence de presse officielle de l’État, a publié dimanche une ‘enquête par satellite’, affichant des images satellite de supposés laboratoires américains identifiés par la Russie. Xinhua a répété les affirmations russes selon lesquelles les États-Unis cherchaient à apprendre comment propager des agents pathogènes par le biais des animaux », rapporte le Financial Times.

« Le Global Times, un tabloïd nationaliste, a publié une histoire basée sur un article publié dans le quotidien russe Izvestia, dans lequel un ancien fonctionnaire ukrainien anonyme affirmait que l’Ukraine disposait d’un réseau d’installations de recherche militaire sous la supervision de ses services de sécurité et modernisées par les États-Unis. »

Zhang Jun, l’envoyé permanent de la Chine auprès de l’ONU, a également cherché à discréditer les affirmations américaines selon lesquelles les revendications concernant les biolabs étaient sans fondement, insistant sur le fait que « les préoccupations soulevées par la Russie devraient être traitées de manière appropriée ».

« Les États-Unis disent toujours qu’ils prônent la transparence. S’ils pensent que les informations pertinentes sont fausses, ils n’ont qu’à nous fournir les données pertinentes pour clarification, afin que la communauté internationale puisse tirer une conclusion par elle-même », a déclaré Zhang.

Selon Pékin, les activités militaires biologiques américaines en Ukraine ne représentent « que la partie émergée de l’iceberg ».

Des voix commencent à monter aux États-Unis

 Dimanche 13 mars, Mme Gabbard,  ancienne représentante démocrate, a affirmé l’existence de 25 à 30 biolabs financés par les États-Unis en Ukraine et de 270 autres dans d’autres parties du monde, soit un total de 300 biolabs financés par les États-Unis effectuant des « recherches dangereuses ».

« Il y a plus de 25 laboratoires biologiques financés par les États-Unis en Ukraine qui, en cas d’intrusion, libéreraient et propageraient des agents pathogènes mortels aux États-Unis et dans le monde. »

« Nous devons agir maintenant pour éviter un désastre. Les États-Unis, la Russie, l’Ukraine, l’OTAN, l’ONU et l’UE doivent mettre en place un cessez-le-feu autour de ces laboratoires jusqu’à ce qu’ils soient sécurisés et les agents pathogènes détruits »

Cette déclaration fait suite à l’aveu du gouvernement américain. En effet, la semaine dernière, la sous-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland avait admis au sénat américain, que les bio-laboratoires existent bel et bien sur le sol ukrainien.

Le sénateur Mitt Romney a tepondu le même jour à Gabbard, en déclarant : « Tulsi Gabbard est un perroquet de la fausse propagande russe. Ses mensonges de trahison pourraient bien coûter des vies. »

Ce même personnage avait exhorté les États-Unis à intensifier la guerre avec la Russie en envoyant des avions de chasse en Ukraine afin  bombarder les troupes Russes.

Moins hystérique, Tulsi Gabbard appelle, elle, à un cessez-le-feu.

Après Hunter Biden, Obama mêlé aux Biolabs ?

A l’instar d’Hunter Biden, l’ancien président américain, Barack Obama, aurait joué un rôle de premier plan en dirigeant les États-Unis vers la sécurisation des anciennes installations d’armes biologiques de l’ère soviétique et leur conversion en laboratoires de réduction des menaces biologiques.

Un article Web supprimé, mais récupéré par The National Pulse, révèlerait que l’ancien président Barack Obama a été un des fers de lance d’un accord menant à la construction de biolabs manipulant « des agents pathogènes particulièrement dangereux » en Ukraine.

Publié à l’ origine le 18 juin 2010, l’article “Biolab ouvre en Ukraine” détaille comment Obama, alors qu’il était sénateur de l’Illinois, a aidé à négocier un accord pour construire un laboratoire de biosécurité de niveau 3 dans la ville ukrainienne d’Odessa.

L’article nous indique, également, que ce laboratoire a été ouvert dans le cadre de Nunn-Lugar. Il devait commencer en 2005, en coordination avec l’ancien sénateur Dick Lugar et Barack Obama.

“La coopération continue des partenaires de Nunn-Lugar a amélioré la sécurité de tous contre les armes de destruction massive et l’utilisation terroriste potentielle, en plus des progrès dans la prévention des pandémies et des conséquences pour la santé publique”, avait déclaré Lugar.

 La loi Nunn-Lugar, qui a établi le programme coopératif de réduction des menaces, a été établie en 1991. Depuis lors, il a fourni des fonds et une assistance pour aider l’ex-Union soviétique à démanteler et à sauvegarder d’importants stocks d’armes nucléaires, chimiques et biologiques.” ajoute le rapport.

L’article a, également, été inclus dans le numéro 818 (page 11) du journal de sensibilisation du centre de lutte contre la prolifération de l’ US Air Force (USAF).

« Lugar a déclaré que les plans pour l’installation ont commencé en 2005 lorsque lui et le sénateur Barack Obama ont conclu un partenariat avec des responsables ukrainiens. Lugar et Obama ont également aidé à coordonner les efforts entre les chercheurs américains et ukrainiens cette année-là dans le but d’étudier et d’aider à prévenir la grippe aviaire », a expliqué l’auteur Tina Redlup.

Un rapport de 2011 du Comité sur l’anticipation des défis de biosécurité de l’expansion mondiale des laboratoires biologiques à haut confinement de l’Académie nationale des sciences des États-Unis a expliqué comment le laboratoire basé à Odessa “est responsable de l’identification d’agents pathogènes biologiques particulièrement dangereux”.

“Ce laboratoire a été reconstruit et techniquement mis à jour jusqu’au niveau BSL-3 grâce à un accord de coopération entre le département américain de la Défense et le ministère de la Santé de l’Ukraine qui a débuté en 2005. La collaboration se concentre sur la prévention de la propagation des technologies, des agents pathogènes, et des connaissances qui peuvent être utilisées dans le développement d’armes biologiques », indique le rapport.

«Le laboratoire mis à jour sert de laboratoire central de référence provisoire avec un dépôt (collection d’agents pathogènes). Selon la réglementation ukrainienne, il dispose d’un permis pour travailler avec des bactéries et des virus des premier et deuxième groupes pathogènes », explique, également, le rapport.

Le voyage en Ukraine d’Obama et de Lugar faisait partie d’une délégation de surveillance du Sénat pour s’assurer que les sites d’armes étaient sécurisés.

“En août 2005, sept mois seulement après sa prestation de serment, Obama s’est rendu à Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, avec le sénateur républicain de l’époque, Dick Lugar, pour visiter un site d’armes conventionnelles”, notait le Daily Mail en 2014.

“En tant que sénateur américain, Barack Obama a obtenu un financement fédéral de 48 millions de dollars pour aider l’Ukraine à détruire des milliers de tonnes d’armes à feu et de munitions – des armes qui ne sont plus disponibles pour l’armée ukrainienne alors qu’elle affronte le président russe Vladimir Poutine”, a noté le Daily Mail.

Alors qu’il est maintenant établit que, au minimum, les États-Unis ont été fortement impliqués dans le développement et la gestion de ces biolabs en Ukraine, le refus du gouvernement américain de fournir des informations claires et de qualifier de “désinformation” ou de “théories du complot” les affirmations russes sur d’éventuels risques biologiques en Ukraine (alors que les détails de ces programmes sont largement disponibles) est très étrange.

En effet, il est rare que des gens refusent de répondre et vocifèrent, alors qu’ils n’ont rien à cacher.

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4 commentaires
  1. C’est accablant pour Washington. A la lumière de cet article, on ne peut que constater une fois de plus le pouvoir de nuisance dévastateur des US sur le reste du monde.
    Si comme le dit Pékin, les labos biologiques ukrainiens ne sont que la partie émergée de l’iceberg, on comprend encore mieux la feuille de route du Great Reset où à un moment donné, la route des labos biologiques doit rejoindre celle des labos pharmaceutiques dans la prise de contrôle total des populations de la planète. Il est plus que temps de mettre hors d’état de nuire cet empire du mal absolu. Pour y arriver, la mission des russes et des chinois s’avère vitale dans leur volonté commune d’abattre la suprématie du dollar. La mise en place du Yuan comme monnaie d’échange internationale ainsi que la substitution des pétro-Yuans aux pétro-Dollars devrait pouvoir y mettre fin définitivement.

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