Husson : Biden est en rupture avec la doctrine Kissinger sur la Russie et la Chine

La crise en Ukraine ne concerne pas que la Russie et ses anciens satellites (ou ses anciennes républiques, s'agissant de l'Ukraine). Elle interroge aussi sur la stratégie menée par les Etats-Unis vis-à-vis du reste du monde. Longtemps, la doctrine Kissinger a préconisé de diviser l'URSS et la Chine. Manifestement, depuis l'arrivée de Biden, la stratégie est différente : elle consiste à fédérer la Russie et la Chine en un seul bloc, en opposition frontale avec l'Occident.

Comme nous le signalons dans l’interview, cette rupture avec la stratégie Kissinger était annoncée par le couverture de The Economist en début d’année (que nous reproduisons en tête de cette interview). 

Selon Edouard Husson, il s’agit en réalité d’un jeu de dupes. Les Etats-Unis croient pouvoir se “répartir” le monde en deux sphères d’influence, dont ils contrôleraient l’une d’elle. Mais l’enchaînement des événements semblent indiquer que ce pari est d’ores et déjà perdu : le reste du monde se rapproche de la Chine et échappe de façon grandissante à l’influence américaine. 

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5 commentaires
  1. Si l’on regarde le temps (très) long, nous avons individuellement et collectivement du mal à admettre que les humains sont de pauvres créatures biologiques, sans vision autre que courtermistes, égarées sur un vaisseau spatial sphérique identique à des milliards d’autres dans la Voie Lactée, sans parler de l’Univers. Et la sagesse n’étreint pas plus aujourd’hui ces brebis égarées qu’il y a 10 ou 20.000 ans. Le propos est toujours « la destruction de l’ennemi », « le mal, c’est l’autre, le bien c’est nous », pour survivre.

    Pathétiques justifications sans fin.

    Et même si le monde entier accédait intégralement à la Paix, elle serait probablement générée par la découverte d’un ennemi extérieur à notre monde contre lequel il faudrait s’unir massivement. L’Armageddon biblique décrit fort bien ce phénomène psychosociologique. La nature a toujours besoin d’un ennemi, la théorie de l’évolution nous démontre même par l’ontogenèse que la nature progresse par l’existence d’un ennemi. Un exemple particulièrement frappant : le placenta des mammifères est d’origine virale. C’est donc l’altérité ennemie qui induit l’évolution des êtres, puis par extension des sociétés.

    Y aurait-il évolution sans altérité ennemie ? Non. La sexualité apparaît dans l’évolution (600-800 millions d’années BP) après le « constat » que le clonage est pauvre en création d’immunités face aux multiples attaques du vivant. Nous sommes ainsi rendus aujourd’hui à la sixième extinction des espèces, la dernière est en cours.

    Quel est donc le message sous-jacent de la tentation du retour des transhumanistes vers le clonage antérieur à la sexualité ?

    L’Open Society de George Soros (ex nazi) comme source idéologique, ils fustigent les concepts de « Nations » fauteurs de haines, « d’ennemi » fauteur de guerre, « d’étrangers de couleurs et d’idées » fauteurs de perte d’identité, etc. Bien que cela les défrise, tout cela est évidemment sourcé, les faits sont là. Leur projet de transhumanisme, par extension logique, a donc pour objet de cloner ou de mixer les origines biologiques (idéologiques) diverses et variées dans un énorme creuset mondial (le melting-pot anglo-saxon) pour, imaginent-ils « détruire les causes primitives de haine que sont les différences ethniques et religieuses »… On va commencer par vacciner toute le monde avec l’ARN – générant le phénomène de transcriptase inverse pour modifier l’ADN. Mais persistera encore un ennemi, le « non vacciné Comirnaty ARNm », dernier « fauteur de trouble » identifié, forcément réactionnaire. Et fort bientôt, le « fauteur de troubles » sera le « non cloné ». Puis après, ce sera celui qui aura refusé d’être un bio augmenté par les prothèses multiples… Ces « naturels » refusant d’être normés volontairement seront alors concentrés de force dans des « réserves indiennes »… Puis on les exterminera en douceur (alcool, virus, bactéries) comme leurs homonymes des tribus amérindiennes. Le modèle du laogaï qui prélève les organes sur les vivants est bien en place, il est usité en Europe en Albanie chez les amis kosovars des socialistes kouchneriens. On fabrique en parallèle des virus augmentés (armes biologiques létales à long terme) dont les USA testent actuellement la nocivité relative (en Chine et en Ukraine par exemple) pour ne pas apparaître brutalement comme des eugénistes malthusiens primaires, même s’ils sont objectivement les continuateurs des milliardaires eugénistes d’avant 1940, qui voyaient le projet hitlérien d’un bon œil, car la Bombe P (Paul R. Ehrlich, 1968) était leur cauchemar absolu…

    Mais le fond de l’idéologie est bien là, elle est la descendante assumée du programme nazi. On la voit d’ailleurs s’exprimer sans complexe dans la guerre russo-ukrainienne par le jeu des alliances, qui voit la CIA et l’UE de Von der Leyen (elle-même descendante de nazis comme le Schwab de Davos et le Soros de l’Open Society) financer ostensiblement les factions nazies d’Azov (copie de Das Reich) et le régime corrompu de Kiev, dont on ne cite même plus les décadentes et criminelles opérations de « dératisation » de type nazi au Donbass…

    Au XIXème siècle, Marx et Engels (in le Neue Reinische Zeitung, janvier 1849, ref. « La Littérature oubliée du socialisme » de George Watson (1927-2013), historien de l’Université de Cambridge), appuyés par George Bernard Shaw, proposaient d’exterminer le Juif, le Tzigane, le Breton, le Letton, l’Ecossais, le Basque, le ROM, nomades non sédentarisés de « peuplades nécessairement arriérées qui bloquent par leur existence sur terre l’avènement d’une surhumanité (socialiste) »…

    Globalement, le plus inquiétant dans cette vision néo malthusienne de long terme est :

    1. la volonté d’éliminer l’altérité pour mixer les ethnies et « diminuer » (théoriquement) les attaques virales par l’augmentation de l’immunité croisée ;
    2. ainsi réduire l’impact médicamenteux de l’humanité sur la biosphère (mais ce n’est qu’un prétexte), et une humanité réduite à l’essentiel induirait mathématiquement une diminution des conflits (énergie, alimentation, espace vital, mais c’est une théorie qui omet sempiternellement les « économie d’échelles » décuplées par les Révolutions Industrielles) ;
    3. puis augmenter par la science le potentiel de durabilité biologique, dépasser ou éteindre la destinée mortelle, de l’espèce ;
    4. enfin créer une société d’Eloïms et de clones esclaves plus ou moins mécanisés, les premiers ayant accès aux médecines performatives, les seconds étant laissés aux bons soins de « mère nature à la létalité augmentée » dans les laboratoires P4 (toute cette théorie eugéniste maximaliste au profit des seules élites est extrêmement bien documentée) ;

    LE NOUVEL HOMME : éternel projet des fascistes (la gauche).

    L’idéologie est encore pleinement à l’œuvre aux USA chez les Démocrates (Deep State et complexe militaro-industriel) et en Europe chez les socialistes.

    Par contre, bien qu’étant un fidèle lecteur du Courrier des Stratèges, je ne partage pas du tout l’analyse collaspologue de ses principaux penseurs, qui eux-mêmes font l’erreur « malthusienne » de ne pas voir au-delà du conflit actuel, de la même manière que Malthus n’avait pas anticipé la Révolution Industrielle du XIXème siècle et ses célèbres « économies d’échelles », se pensait dès lors RAISON en n’observant que le passé invariant. En effet, de 0 à 1900 après JC, la population mondiale avait peu augmenté (circa 1 milliard d’humains). Les Principes de Population de l’auteur d’Ancien Régime se basaient sur les observations factuelles d’une nouvelle croissance démographique géométrique (Les Lumières commençaient à anticiper la possible révolution vaccinale) contrastant avec une croissance arithmétique atone des ressources alimentaires et des productions de richesse. Ce qui en soit était vrai à son époque, mais a été formellement démenti moins de 50 ans plus tard.

    Aujourd’hui, les néo malthusiens sont partout au pouvoir… Leurs médias invasifs empuantissent constamment nos consciences, le constant brouillard de cette idéologie nous empêche de prospecter intellectuellement au-delà du « théâtre de ces opérations idéologiques de communication », conjoncturelles et évidemment courtermistes : Écologisme, Réchauffisme, Covidisme, Antitrumpisme, Antipoutinisme…

    Idéologies suprémacistes qu’on peut pourtant toutes résumer par Autruchisme ou Aveuglisme…

    Pourtant, le phare malraussien dans la nuit est là-bas sur l’horizon : « Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas. »

    Pitié, cessons d’ausculter nos brainstormings permanents, espèces de névroses nombrilistes auto-immunes et notoirement autogènes… Regardons plus loin, mais c’est une espèce de révolution mentale à faire en nous, de même nature que celle de la Renaissance et des Lumières, puis semblable à la révolution einsteinienne du Principe de Relativité, ce dernier qui se matérialise dans la théorie des trous noirs, eux dont la force gravitationnelle serait si forte que même la lumière serait tout d’abord détournée et finalement ne pourrait plus s’en échapper. En effet, notre vision des choses est toujours détournée par le phénomène d’attraction, comme la lumière l’est par des astres et des galaxies.

    Plus généralement, le phénomène idéologique est en tous points semblable à l’influence des galaxies sur la diffraction de la lumière, il détourne le regard de la vérité des faits. L’infiniment grand et l’infiniment petit ne font qu’un. Nous, les humains, sommes l’infiniment petit. Pourquoi tant de haines ?

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