Maitre Risacher : « En tant qu’avocate, je ne peux pas me taire devant la violation des libertés »

Maitre Risacher : « En tant qu’avocate, je ne peux pas me taire devant la violation des libertés »


Partager cet article

Maître Nancy Risacher, avocate, nous a exposé son combat en faveur des non-vaccinés du Grand-Est. Elle annonce un recours devant la Cour Administrative d’Appel de Nancy en faveur de 15 soignants suspendus déboutés par le tribunal administratif. Son interview est l’occasion de préciser le sens de son action et son attachement aux libertés fondamentales.

Le tribunal administratif de Nancy vient de rejeter la demande d’annulation de suspension de quinze soignants. Ces demandes ont été rejetées par voie d’ordonnance, donc sans audience devant un juge, et sans motivation. Devant un tel déni de justice, Maitre Nancy Risacher décide de soutenir ses clients jusqu’au bout.

Quand les avocats décident de financer eux-mêmes l’action des soignants suspendus

Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté d’un revers de la main les vingt-deux arguments soulevés par les deux avocats sur l’illégalité de la suspension, sans prendre la peine de donner plus ample explication. Circulez il n’y a rien à voir, vous n’aviez qu’à vous faire vacciner !

Face à un tel mépris, l’on peut deviner l’humiliation ressentie par les requérants, qui se trouvent déjà dans une situation injuste et précaire. Comment demander à des soignants laissés sans rémunération de payer une nouvelle procédure ? avec un risque d’avoir affaire une nouvelle fois à une juridiction manquant cruellement d’empathie ?

Maitre Nancy Risacher et Maitre David Guyon, avocats partenaires dans la défense des soignants suspendus, ne comptent pas abandonner leurs clients.

En finançant eux-mêmes la procédure d’appel devant la cour administrative d’appel, les deux avocats croisent les doigts pour faire entendre la cause des soignants – mais ils sont prêts à aller ensuite devant le Conseil d’Etat, et jusqu’à la Cour Européenne des droits de l’homme si nécessaire.

Bravo à eux pour leur combat et tout notre soutien aux quinze soignants qu’ils représentent.

Les dossiers d’Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation

Je veux lire les dossiers
ESSENTIEL

Moi aussi, j’objecte conscience

Rejoignez le rang des objecteurs de conscience. Agissez concrètement pour la résistance. Montez de la mine, descendez des collines ! Le moment est venu.

Je deviens résistant


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
283 milliards à caser avant la fin du mois : la Cour des comptes européenne prévient que ça va mal finir
Photo by Christian Lue / Unsplash

283 milliards à caser avant la fin du mois : la Cour des comptes européenne prévient que ça va mal finir

Alors que la Facilité pour la reprise et la résilience arrive à échéance le 31 août 2026, 283 milliards d’euros restent à engager sur les 650 initialement prévus. Seuls 367 milliards ont été versés depuis décembre 2020 et à peine 40 % des jalons sont atteints. Tony Murphy, président de la Cour des comptes européenne, alerte : la pression du calendrier multiplie les erreurs. Dans le même temps, 14 milliards d’irrégularités constatées entre 2014 et 2022 peinent toujours à être récupérés.


Rédaction

Rédaction

Un train sur deux le 15 août: la SNCF et le droit de prendre les voyageurs en otage
Photo by Ellen Jenni / Unsplash

Un train sur deux le 15 août: la SNCF et le droit de prendre les voyageurs en otage

Pour le week-end du 15 août, l’un des plus importants pics de déplacements de l’année, la SNCF a annoncé un mouvement social perturbant fortement plusieurs liaisons entre Paris et la Normandie. Deux trains sur trois vendredi, puis seulement un sur deux durant le week-end, des dizaines de milliers de familles bloquées sur le quai, et pour seule réponse de l'opérateur public : un bon d'échange gratuit. La preuve, une fois encore, qu'un monopole n'a jamais de compte à rendre à son client.


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Val de Briey : onze jours sans urgences, et on vous demande de ne pas tomber malade
Photo by Ante Samarzija / Unsplash

Val de Briey : onze jours sans urgences, et on vous demande de ne pas tomber malade

Du 14 au 25 août, les urgences de l’hôpital Maillot de Val de Briey seront totalement fermées, faute de médecins. Pour les habitants, la consigne est simple : appelez le médecin traitant d’abord, et le 15 en dernier recours. Pendant ce temps, l'ARS Grand Est et trois Samu communiquent sur une « organisation spécifique », un système qui promet une sécurité sanitaire mais peine à garantir l’accès au soin. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier,


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany