Tout ce que vous vouliez savoir sur les intentions de Poutine en Ukraine, que vous n’avez jamais osé demander

Russian President Vladimir Putin (L) and his French counterpart Jacques Chirac give a joint press conference at the Elysee Palace in Paris, 22 September 2006, before a working meeting. French President Jacques Chirac was due Saturday to host his Russian counterpart Vladimir Putin and German Chancellor Angela Merkel for a mini-summit focused on Iran and the Middle East as well as recent developments in the European aerospace and energy sectors. / AFP PHOTO / OLIVIER LABAN-MATTEI

François Martin, qui a déjà produit une tribune remarquée sur le dépeçage de l'Europe comme objectif de guerre poursuivi par les Américains dans le conflit ukrainien, nous revient aujourd'hui avec une brillante analyse de la stratégie de Vladimir Poutine. Un texte à lire absolument.

Dans une guerre, comprendre les motivations de son adversaire est essentiel. Le diaboliser est la meilleure façon de perdre…

Diaboliser au lien d’analyser

Lorsqu’on fait une guerre, deux choses sont importantes. L’une consiste à se mettre dans la tête de son adversaire : se demander comment il pense, ce qu’il veut, ce à quoi il est sensible ou insensible, là où il semble faible ou fort, ceci afin de l’intimider, l’affaiblir, le tromper ou le manoeuvrer, et finalement le battre, ou pour trouver avec lui des points d’accords possibles. L’autre consiste à préparer la guerre. Or on constate que dans le cas ukrainien, l’occident ne fait ni l’un ni l’autre : il s’évertue à diaboliser l’adversaire, ce qui est la meilleure façon de ne pas le connaître, ni de le comprendre, alors que lui nous observe et nous connaît. Par ailleurs, nous semblons découvrir cette guerre, qui nous est brutalement « tombée dessus » le 24 Février, alors que notre adversaire s’y prépare minutieusement depuis 8 ans (1).

Une chose frappe depuis le début de ce conflit : le traitement accordé à Poutine dans les médias, renforcé, très rapidement, par les images des réfugiés, et imposé ainsi aux français, pour en faire une « histoire » simple à suivre et à raconter, conformément aux principe bien connus du « storytelling » (2). Boucher, fou psychopathe et mégalomane, menteur et tricheur sans vergogne, nouveau Staline, rien n’a manqué. Le choix, dès le début, d’une approche moralisante des choses (3) a polarisé les opinions. Ceci a été poursuivi par une diabolisation systématique, dont le principe de la « punition » a été la règle. Ainsi, les sanctions n’ont pas tant cherché, apparemment, à nous faire gagner, ou même à trouver une issue acceptable à l’affaire, qu’à agir conformément à l’idée (que nous semblons surtout vouloir nous imposer à nous-mêmes) comme quoi nous faisons « ce qui est juste »… même si c’est inefficace, et pire encore, même si c’est absolument contraire à nos intérêts (4).

De même, cette approche est renforcée par notre attitude spécifique par rapport aux personnes : on ne définit pas des sanctions pour prendre une position ou un ascendant dans la guerre, mais pour « punir Poutine », ou ses amis ou ses proches, ou des russes, ou la Russie en général, comme le démontre l’ostracisme nouveau vis-à-vis de russes venus du monde des arts, du sport ou d’ailleurs, qui ne sont en rien responsables de cette guerre, ou à l’extrême, la vélléité supérieurement imbécile de débaptiser des collèges Dostoïevski ou Soljenitsyne ! Le plus étonnant dans cette affaire n’est pas que l’on fasse prendre à l’opinion « des vessies pour des lanternes », ceci est conforme à la nature des choses, « de bonne guerre », si l’on peut dire. Non, le plus étonnant est que nos gouvernements donnent l’impression de s’y laisser prendre eux-mêmes, comme si les « empoisonneurs » étaient les premiers consommateurs de leur poison…

Dans la tête de Vladimir Poutine

Pour nous, qui sommes plutôt des adeptes de Mithridate (5), n’allons pas dans ce sens, et tentons de nous introduire « dans la tête de Vladimir » pour comprendre ses motivations.

Tout d’abord, Poutine pense à l’Ukraine depuis qu’il est au pouvoir. En bon géopoliticien, il sait qu’il s’agit, pour la Russie, d’un « ventre mou », d’un point faible par lequel des ennemis pourraient l’attaquer ou le déstabiliser (6). Il a évidemment lu ligne à ligne « Le grand échiquier » (7). Il sait que les américains profiteront, autant qu’ils le pourront, de cette faiblesse (8). Il l’a constaté depuis la guerre contre la Serbie, en 1998/1999, qu’il a interprétée comme un premier épisode de l’opération de « containment » proposée par le stratège américain (9), puis lors du 5ème élargissement de l’UE (10), en Avril 2003, puis lors du sommet de l’OTAN de Bucarest, en Avril 2008, qui consacre les vélléités américaines d’inviter à l’entrée l’Ukraine et la Géorgie, les deux derniers « glacis protecteurs » de la Russie (11). Quelques mois plus tard, inévitablement, commence la provocation géorgienne, avec l’attaque de Saakashvili sur l’Ossétie du Sud, en août 2008, provocation à laquelle il répond, mais où, sans doute étonnée par la vivacité de sa réaction, l’OTAN ne s’engage pas (12).

Ensuite, et très logiquement, il voit se développer, en février 2014, la Révolution du Maïdan. Avec l’appui parfaitement explicite des USA, il voit exploser, le lendemain même de sa signature, l’accord obtenu le 20 Février avec les émeutiers sous l’égide de l’Allemagne, de la Pologne et de la France. Il assiste à la destitution de Ianoukovitch et à la prise de pouvoir des manifestants (13). Les USA ayant financé cette affaire de bout en bout, formé et armé les chefs des manifestants, imposent au gouvernement de transition, par le biais de Victoria Nuland (14), à la fois la présence des ukro-nazis ennemis mortels des russes, dont le Ministre de la Défense (15) et la suppression du russe comme langue officielle. Deux décisions qui marquent clairement la volonté délibérée de « dérussification » du pays, deux déclarations de guerre.

Prudent, et pas certain de pouvoir faire face à une guerre directe contre l’OTAN sur le sol ukrainien, Poutine répond d’une part en appuyant la formation d’un « abcès de fixation » dans le Donbass, qui lui permettra de gagner du temps, et parallèlement en « subtilisant » la Crimée (16). Là aussi, l’OTAN n’ose pas déclencher la guerre et ne répond pas, mis à part les sanctions.

A partir de là, Poutine sait que la guerre ouverte, tôt ou tard, est inévitable. Il appuie ou fomente les Accords de Minsk, pour lesquels il constate que les Occidentaux (naturellement, pourrait-on dire…) ne donnent aucun suivi. Il tente, par trois fois, d’obtenir de l’ONU qu’elle interdise la glorification du nazisme (17), ou qu’elle s’intéresse aux martyrs du Donbass, bombardés sans relâche pendant 8 ans dans l’indifférence générale. Il tente de faire passer, à la place du Président anti-russe Porochenko, un russophone apparemment russophile, Zelensky, qui ne répond pas à ses espoirs (18). Tout cela sans succès. Que fait-il pendant ce temps ? Il se prépare, économiquement et militairement (19). En 2022, il est prêt.

Face à l’otanisation progressive de l’Ukraine

Entretemps, il aura pu constater l’emprise américaine et « l’Otanisation » progressive de l’Ukraine :

  • la formation, très sérieuse, à partir de 2014, des milices ukronazies supposées répondre à deux objectifs : d’une part, renforcer les cadres d’une armée ukrainienne qui a montré, en 2014 et 2015, son incapacité à combattre et son peu d’appétence pour reprendre le Donbass (désertions, suicides, alcool, etc…) (20), un échec entraînant les accords de Minsk 1 et 2 (21), d’autre part, solidifier le « contrôle social » de populations qui pourraient être tentées de trop résister à la « dérussification ».
  • la préparation, à travers le partenariat Ukraine-OTAN (22), d’une future entrée du pays d’abord dans l’UE, puis dans l’OTAN. Ceci se matérialise à travers la formation des soldats, dans les bases otaniennes en territoire ukrainien, comme par exemple celle de Yavoriv (23), qui préparait, sous égide américaine, anglaise et canadienne, les « brigades internationales » supposées être intégrées ensuite (et jusqu’à aujourd’hui) à l’armée ukrainienne (24).
  • les programmes de guerre bactériologique, récemment dévoilés par l’armée russe. 30 laboratoires, soit une partie importante des quelques 260 que possèdent les américains dans le monde, et dans lesquels Hunter, le fils de Joe Biden, a été particulièrement impliqué (25).
  • d’une façon plus générale, le gigantisme des sommes déversées par les américains, d’abord pour fomenter la Révolution (5,5 Milliards de USD), ensuite pour former et armer les ukrainiens jusqu’à présent (près de 5 Milliards de USD), montrant ainsi l’importance à la fois stratégique, et aussi commerciale, que ce pays revêt pour eux (26).
  • Et pour finir, la demande (téléguidée !) de Zelensky, en avril 2021, de se doter de l’arme nucléaire… (27)

Poutine a vu tout cela, il l’a suivi au jour le jour. Malgré tout, il a temporisé. En effet, il pense probablement, comme tout bon stratège, et conformément à Sun Tsu, que la meilleure victoire est celle de la bataille qu’on n’a pas à livrer. Pour cette raison, et malgré le fait que Zelensky ait signé, en 2021, le décret ordonnant aux troupes ukrainiennes de reprendre le Donbass par la force (28), il a cherché à donner une dernière chance à la négociation, lors de la visite d’Emmanuel Macron, le 9 février. Après l’échec de celle-ci (29), et alerté par l’augmentation très importante, à partir du 15 février, des bombardements vers le Donbass, prélude à l’attaque des forces ukrainiennes, il se résoud, le 24 février, à lancer son offensive, à la fois par le nord et le sud, afin de prendre cette armée, d’environ 250.000 soldats, à revers.

Au vu des éléments ci-dessus, la vision de l’historique du conflit, qu’on peut supposer être celle de Poutine, semble assez claire. Par rapport à cela, quels peuvent être ses buts de guerre ?

Quels buts de guerre pour Poutine ?

Observons d’abord qu’il semble à la fois audacieux et prudent : en Géorgie, dès 2008, alors qu’il était encore très faible, il a pris le risque d’intervenir, alors que l’OTAN aurait pu en faire un casus belli pour aller lui « casser la figure » (30). Heureusement pour lui, elle ne l’a pas fait. En Ukraine, alors qu’il voit la vague grossir depuis 8 ans, et même depuis 22 ans, il n’est intervenu le 24 février que parce qu’il ne pouvait plus l’éviter. On peut penser que, pour lui, la Géorgie était vue par la communauté internationale comme un « petit théâtre » qui ne justifiait pas à leurs yeux une crise internationale. En comparaison, l’Ukraine est toute autre. C’est un très gros morceau. S’il est vital pour lui de conjurer cette menace (31), comme il l’a maintes fois expliqué, il ne peut pas non plus y consumer toutes ses forces, au risque de ne pas pouvoir répondre militairement à une attaque conventionnelle de l’OTAN, sur le territoire ukrainien ou même sur son propre territoire. Il n’aurait plus, dans un tel cas, que la menace nucléaire pour se sortir du piège. Par ailleurs, il sait qu’il n’aura pas non plus les moyens d’administrer l’Ukraine, ce grand pays, et moins encore contre la volonté globale des Ukrainiens. Ceci lui dicte le « calibre » et les principes de son intervention.

D’abord, s’il veut, en réponse à la stratégie américaine continue, « rerussifier » l’Ukraine, et aussi pour « tenir », demain, le pays, sans avoir besoin de l’administrer directement, il doit, dans toute la mesure du possible, ménager la population. La dernière des choses qu’il devrait faire serait de se la mettre durablement à dos. C’est toute la difficulté de l’affaire. Pour cette raison, la première phase de cette intervention est, contrairement à ce que disent les médias occidentaux et ce que montrent abondamment les images (et dans un contexte où toute guerre est forcément choquante), relativement « légère » :

  • Il semble que le « corps expéditionnaire » russe, face aux 250.000 soldats ukrainiens (32) comporte moins de 150.000 hommes. La Russie compense la différence d’une part par le fait qu’elle a détruit, dès les premiers jours, les infrastructures militaires du pays, les armes, les avions, les aéroports, et les nœuds de transmission, et qu’elle a donc le monopole du ciel et de la manœuvre, lui permettant d’aller beaucoup plus vite que son adversaire, d’autre part par le fait qu’alors que le commandement ukrainien attendait une réponse à sa propre attaque dans le Donbass, les russes les ont pris à revers, et les tiennent maintenant enfermés dans un poche face à la ligne de contact, une position dont ils auront du mal à se dépêtrer.
  • Par rapport aux guerres « classiques », les bombardements russes sont très faibles. Il est intéressant de remarquer, par exemple, que les américains, lors de la première guerre d’Irak, ont tiré plus d’obus en 24 heures que les russes en un mois (33). Ceci évidemment ne justifie rien, mais permet de comprendre la stratégie russe : concentrer, autant que possible, les tirs sur les objectifs militaires, et pas sur les civils.
  • Ceci explique également la demande systématique, presque obsessionnelle, des Russes pour ouvrir des couloirs humanitaires. D’une part, ils ont besoin, pour des raisons locales plus qu’internationales, qu’on leur impute le moins possible la mort des civils. D’autre part, ces couloirs ont aussi un but psychologique : permettre de faciliter la désertion des soldats ennemis (34).
  • Cela explique aussi leur demande permanente de négociation, qu’on a du mal à coupler, si l’on ne perçoit pas les objectifs de guerre, avec l’action militaire (35)
  • Pour la même raison, et on comprend ainsi l’acharnement à très bien soigner le « nettoyage » de l’usine de Marioupol où ils sont cachés, il est très important de « liquider », puis de faire condamner de la façon la plus voyante les ukronazis. Il faut montrer à la population, à la fois, qui sont les vainqueurs, et qui sont les responsables de leurs souffrances passées (36)
  • De même, on remarque que dès qu’ils sont maîtres d’un territoire, ils mettent en place immédiatement une administration provisoire : police, transports, alimentation, circulation du rouble, etc… Il s’agit en effet de tenter d’effacer au plus vite les stigmates de la guerre
  • Enfin, et il est incroyable qu’on ne le dise pas, il est impossible de comprendre autrement pourquoi Poutine ne s’est pas servi de sa meilleure arme, le gaz. En effet, il lui suffisait, pour gagner cette guerre, de couper le gaz au pays. La température extérieure y étant parfois de -15°c, il l’aurait emporté en 7 jours. Or aujourd’hui, sur 15 millions de foyers raccordés au gaz russe, seuls 300.000 manquent du précieux combustible. Pourquoi avoir imposé tant d’efforts et de souffrances à ses soldats, alors qu’il était si facile de l’éviter ? Parce que, dans ce cas, très rapidement, comme au temps de l’Holodomor, des dizaines de milliers de personnes seraient peut-être mortes de froid. Pour le coup, l’opinion locale aurait assimilé Poutine à Staline et l’aurait haï pour toujours. Compte tenu de ses objectifs, il ne pouvait pas prendre ce risque. Il a préféré, comme il l’a dit lui-même, une opération qui malgré les bombardements, les combats, les destructions et les réfugiés, sera beaucoup moins coûteuse en vies humaines. Car c’est bien cela son objectif (37).

Les risques calculés de Poutine

Pour résumer le tout, Poutine a pris ce gros risque pour des raisons géopolitiques existentielles. Après 8 ans de préparation, il a pensé qu’il pouvait le faire parce qu’il s’est adossé à quatre solides points d’ancrage :

  • sa position, qu’il juge inexpugnable, sur les matières premières (gaz, pétrole, charbon, métaux, produits chimiques, blé), une position que les occidentaux eux-mêmes lui ont accordée, telle qu’on ne pourra pas se passer de lui. A un moment, les sanctions s’arrêteront, non pas parce qu’il sera étranglé, mais parce que nous le serons
  • sa capacité d’autosuffisance. Il s’est servi des sanctions anciennes pour la construire. Nous ne représentons, pour lui, que 50% de ses échanges. Pour ce qui lui manque, il sait bien qu’il pourra compter sur le reste du monde, avec lequel il a patiemment cultivé ses relations, et qui n’a pas envie, comme nous, de se suicider pour les américains. On peut compter dans ce domaine ses énormes réserves d’or
  • sa puissance nucléaire. Avec l’arme hypersonique, il peut faire face, en dernier ressort, à n’importe qui. S’il ne répond pas à la provocation militaire européenne (38), ni à la provocation médiatique (qui semble se dessiner, à travers la mise en scène des charniers, pour pousser à une intervention internationale), il pense que le risque d’escalade restera circonscrit.
  • enfin, son avantage sur le terrain, malgré le faible nombre de ses forces. C’est le point le plus crucial. Tout se jouera dans la bataille qui a commencé devant le Donbass. S’il la gagne, il n’y aura plus d’armée ukrainienne. Dans ce cas, Zelensky, pense-t-il, devra venir à Canossa, et le reste du monde aussi. Et dans la négociation, Poutine récupèrera pour la Russie la partie est et sud du pays, avec le Donbass, la mer d’Azov et Marioupol (39), et peut-être Odessa. Et la partie ouest sera alors dépecée entre la Hongrie, la Pologne et la Roumaine, qui n’attendent que ca. Il ne restera rien de l’Ukraine.

Nous avons choisi une politique de la posture, de l’image et du discours, alors que Poutine a choisi une politique de l’action. Pour le moment, il « déroule ». Face à cela, à part nous faire mal à nous-mêmes, répéter « Poutine, c’est Staline ! », et rentrer toujours plus, à notre corps défendant, dans ses plans, en attendant qu’il nous impose demain sa solution, quelle est notre vision, quelle est notre stratégie ?

 

 

Prochain article à venir : « … Et dans la tête de Joe »

 

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30 commentaires
  1. j’ai relu avec plaisir bcp d’articles du courrier des strateges depuis le début de la guerre et je dois dire qu’il y a une constante c’est vos erreurs d’analyse sur le cours de la guerre.
    Cet article ne fait pas exception à la regle.
    par exemple le dernier paragraphe sur le depecage de l’ukraine entre pologne, hongrie, roumanie.
    non mais qui peut croire un seul instant à ca?

    et puis arreter avec l’expression ukronazi, on se croirait sur RT ou un journal de propagande russe.
    les nazis sont ceux qui ont massacré et violé des milliers de civils…

    ce que je ne comprends pas c’est comment quelqu’un comme vous monsieur Verhaege qui écrivait jadis des articles interessants sur Atlantico peut s’abaisser à reproduire ce genre d’articles auxquels vous ne croyez meme pas (parce que personne ne croit que les russes sont les gentils, personne ne croit que leur armée est performante, personne ne croit que poutine n’a pas pensé à couper le gaz mais qu’il est coincé car c’est sa seule source de revenus etc. etc.)

    1. Et si la constance dans l’erreur se trouvait chez ceux qui comme vous préfèrent les préjugés à l’analyse, surtout quand la réalité leur donne tort . Votre argumentaire final, d’ailleurs fait plus montre d’une ignorance crasse de la réalité qu’autre chose . Renseignez vous un peu sur l’état des ressources en Russie, gaz, pétrole, minerais, uranium (inclu son traitement), ressources agricoles … La Russie est à la limite de l’autonomie, au point que les sanctions n’ont eu aucun effet réel ( hier le rouble était au dessus de son niveau du 24/02, les réserves monnétaires et le stock d’or Russe ont progressés de 2,9 % ) pouvons nous en dire autant? Si oui vous avez raison et je me trompe, sinon je suis sûr que Macron, qui est un des principaux responsables de ce fiasco vous trouvera facilement un emploi dans la Pravda subventionnée . Quand on en tient un (ou une) comme vous il ne faut pas la lâcher, il finira par croire ce qu’il raconte .

    2. C’est vrai qu’il n’y a pas de nazi en Ukraine, Stepan bandera, pravy sektor, bataillon azov, aidar… Tout ça ce sont des contes.
      Vous vous decredibilisez tout seul. Niez les nazis en Ukraine comme les médias, niez le conflit du donbass depuis 8ans où le gouvernement ukrainien a bombardé des civils quotidiennement… C’est l’histoire de la paille dans l’œil et ça n’apportera jamais la paix dans ce conflit.
      Vous oubliez qu’il y a aussi des meurtres, viols, tortures commis par les soldats ukrainiens… Encore une négation de votre part.
      Comme on dit, la meilleure défense, c’est l’attaque et c’est ce qu’a fait poutine, ne vous en déplaise.
      Il y a une vidéo de Biden en 1997 où il dit que la seule façon d’entrer en guerre avec la Russie, c’est de mettre lotan en Ukraine… Qui cherche trouve.
      Vous pensez qu’il a vraiment besoin de l’Ukraine pour vendre son gaz, ahah, quel geo politicien vous faites.
      Que dire de zelensky qui veut nous priver de son gaz en ue mais qui en bénéficie toujours et qu’il y gagne un droit de passage. Vous êtes ridicule…

    3. J’imagine que vous faites partie de ces bons Français (au sens macronien du terme) : vacciné, faisant vos courses le dimanche pour plus consommer et bien évidemment chassant le facho dans notre pays mais refusant de voir ceux qui sévissent en Ukraine tout simplement parce que vous avez décidé (ou plutôt vos médias ont décidé pour vous) que les Ukrainiens sont les gentils et les Russes les méchants. Vous êtes donc prêt à croire sans aucune réflexion le scénario écrit par les USA : la Russie se livre à des crimes de guerre, nous allons découvrir plein de charniers et les Ukrainiens sont des patriotes courageux. Les exactions de l’armée ukrainienne et des milices néo-nazies dans le Donbass depuis 8 ans ne vous ont jamais perturbé; la possiblité que ces mêmes troupes donnent l’ordre d’exécuter des civils ou se soient servies de civils comme boucliers pour créer des charniers ne vous effleure même pas l’esprit. J’imagine que vous avez été très fier de voir nos si bien équipés gendarmes scientifiques débarquer flambant neufs à Kiev pour corroborer un rapport déjà écrit par le procureur du T.P.I (lequel T.P.I n’est pas reconnu par les USA pour juger leurs propres troupes). Moi j’aurais honte de me prêter à une telle mascarade mais il est vrai que la gendarmerie comme la police française a l’habitude de prêter la main à des iniquités. Il est vrai que son job est de faire appliquer “l’ordre”, peu importe que celui-ci ne soit ni juste ni légitime.
      Pour revenir sur les nazis, certes il y a eu les nazis “d’origine”, ceux qui ont édifié le IIIème Reich et commis tous les crimes que l’on sait. Et puis, il y a les “néo-nazis”, c’est-à-dire tous les crétins qui croient que cette idéologie avait du bon et qui voudraient la voir revivre. Cette engeance-là, c’est les milices ukrainiennes du Donbass, c’est le bataillon Azov. Si ça vous chagrine qu’on les appelle des ukro-nazis, allez leur demander de renoncer à leur idéologie nazie. Maintenant, commme ils combattent dans le camp américain, armés et entraînés par les Américains (la règle du “salopard” chère à Roosevelt), on veut cacher sous le tapis qu’ils sont nazis. Mais les médias ou analystes qui ne sont pas aux ordres de Washington (comme l’auteur du blog “Indian Punchline”) ne sont nullement gênés pour les appeler pour ce qu’ils sont. Tout comme ils ne sont pas convaincus du scénario de Buca qui ressemble à une mise en scène, un coup tordu comme aiment les pratiquer les services de renseignements anglo-saxons.
      Pour le gaz, vous croyez vraiment que la livraison du gaz à l’Ukraine par la Russie est capitale pour l’économie russe ?

    4. Le terme ukro-nazi est parfaitement justifié et n’a rien à voir avec RT… cela fait des années, des décennies même qu’il existe de tels mouvements dans l’ouest de l’Ukraine et que cela est documenté, y compris par des journaux gauchistes comme libé… au passage, cela a aussi été le cas durant la guerre froide : c’était une zone de “turbulences” entretenue par la CIA pour affaiblir l’empire soviétique! Tout est également documenté mais en anglais 😉 Visiblement, c’est vous qui vous contentez de répéter la propagande de BFM et autres chaînes de désinformation… peut-être devriez-vous songer à changer de sources?!

  2. J’ai eu l’impression de lire la Pravda ! Poutine a attaqué l’Ukraine. Il y a beaucoup de morts civils et d’exactions, voire de crimes de guerre commis par les russes… Rien ne justifie tout ça !

    1. Tout justifie cet acharnement à séparer l’Allemagne du gaz russe. La compétition est d’abord énergétique : extraire les hydrocarbures aux USA coutent de plus en plus cher. En détruisant l’industrie allemande, les USA font d’une pierre deux coups : éliminer un concurrent et amener sur un plateau une Europe de l’ouest affaiblie plus que jamais. “Nous sommes les proies”.

    2. La guerre de l’information a fait une victime. Bucha, Marioupol (son théâtre et sa maternité), la centrale nucléaire, l’Ile aux Serpents, etc. Toutes ces opérations de communication ont été efficaces vis à vis du public non averti. Des dizaines d’heures de vérification des faits plus loin, vous constaterez qu’il ne reste rien. Utilisez tous les moyens à votre disposition, ne comptez pas les heures, et vous verrez par vous-même.

      1. Absolument! De nombreux experts savent que ce sont les ukro-nazi qui ont commis ces crimes à Boutcha… et ils commencent à en apporter les preuves! Malheureusement, on peut s’attendre à d’autres coups tordus de la part de ces gens-là! Des rumeurs circulent concernant l’utilisation de bombes nucléaires “sales”… espérons que cela ne sera pas le cas!

  3. Passée la minute nécessaire, parlons de l’analyse . Vraisemblablement assez juste, à un détail près . Que les Polonais espèrent récupérer une partie du grand empire de 1400 est une chose, que Poutine soit prêt à les laisser, en temps que membre de l’OTAN, remplacer la menace Ukrainienne par une autre bien pire, là, je crois qu’il y a une faille dans le raisonnement . Après le Donbass, si les Russes annexent Odessa, il n’y aura plus de débouchés sur la mer pour l’Ukraine . Fin de partie et consolidation d’un petit état, pauvre (ayant perdu la partie industrielle et maritime), démilitarisé et ne pouvant plus rentrer dans l’OTAN … Bien sûr, je peux me tromper mais après la dénazification, et malgré toutes les magouilles habituelles de l’UE et des USA, rien ne s’opposera plus à des relations normales avec l’ours . La dédollarisation du monde fera le reste et remettra l’Amérique à sa place . Cela fait trop longtemps qu’elle occupe une place qui n’est de toutes évidences plus la sienne . A force de tirer sur la corde elle casse… Si ça pouvait entrainer la disparition de l’UE et de l’euro ce serait encore mieux

    1. Cher Monsieur,
      Merci pour votre analyse pertinente. Je mentionne cette affaire de partition parce qu’elle circule dans les milieux bien informés. Je pense qu’elle pourrait avoir du sens, d’abord, parce que ce serait une bonne façon pour les russes de diviser les européens. Ensuite, il est certain qu’il faudrait qu’elle soit assortie d’une sorte de federalisation, telle que la partie provenant de l’Ukraine aurait les mêmes « standards » que ceux proposés par les russes (démilitarisation, etc…).
      Cordialement,
      L’auteur

  4. Bonjour, j’ai rapidement parcouru votre analyse mais je la trouve insuffisante .
    Certains éléments me semblent faire défaut – j’aurais pour ma part evoqué/insisté sur les points suivants :
    – Contrairement aux militaires Otanien, ce sont les politiques occidentaux qui hystérisent la situation _ a dessein_
    – Isoler la Chine est un enjeu existentiel pour les USA. La présence des missiles hypersoniques a joué dans la décision de l’OTAN (pour l’instant) de ne pas intervenir.
    – Le conflit Syrien (ou l’armée russe etait impliquée).Ce conflit a retardé ( Ne voulant pas mettre deux fers au feu en meme temps) l’intervention russe dans le Donbass, alors que la situation aurait pu le justifier.
    – L’accord avec la Chine de support mutuel obtenu début 2022 était essentiel pour supporter les sanctions et envisager l’avenir.
    – Une force de 150000 ou 200000 hommes est largement insuffisante pour envahir et controler un pays aussi vaste alors que l’armée adverse compte 250000 hommes d’active (+ la réserve).
    – Couper le gaz!! l’Ukraine assure la production de 70 % de la consommation du pays en gaz..Elle a également du charbon et du nucleaire. Elle aurait ete simplement affectée par la coupure de gaz russe.

    1. Cher Monsieur,
      Merci pour vos remarques pertinentes :
      – l’hysterisation avait commencé dès l’an dernier, avec l’annonce de l’intervention russe par tous les médias. Je suis d’accord sur le fait que ce sont les médias occidentaux, et en premier lieu les américains, qui sont à la manœuvre. L’OTAN n’en est que le relais.
      – je reste persuadé que Poutine n’est intervenu que parce que l’operation « Reconquête du Donbass » a été déclenchée par les ukrainiens, pilotés par les américains. La preuve, c’est que Poutine a accepté les médiations jusqu’au bout, y compris la pitoyable intervention de Macron
      – bien sûr que le corps expéditionnaire russe est notoirement sous-calibré. Cela prouve bien que son objectif n’est pas l’occupaTino. Je l’ai dit dans mon papier.
      – gaz : merci beaucoup pour cette précision. Il n’en reste pas moins que Poutine aurait pu tout de même se servir de cette arme : couper l’approvisionnement des ukrainiens de leurs propres sources, électricité et gaz. C’aurait été décisif. Il ne l’a pas fait.

      1. Il me semble que, plus que les médias dits occidentaux, c’est ce qu’on appelle l’Etat profond américain qui est à la manœuvre, d’une part le complexe militaro-industriel et d’autre part, les grandes agences de sécurité américaines (CIA, NSA, etc…). Les médias ne sont que les porte-voix activés par cet Etat profond. Et l’OTAN sert effectivement de relais auprès des membres de l’UE, plus pétochards que jamais.
        Il me semble aussi que les Américains attendent depuis des années cette offensive russe, ils en arrivaient même à s’impatienter de la patience de Poutine. Dans quelle mesure l’opération “reconquête du Donbass” n’a-t-elle pas été “fuitée” vers les renseignements russes, nous ne le serons peut-être pas de sitôt (en tout cas, si c’est Poutine qui est vainqueur) mais il est à noter que les Américains, via la presse, claironnaient partout que Poutine allait attaquer l’Ukraine alors qu’en Europe, et notamment le renseignement militaire français, personne n’y croyait.
        Un point que je trouve que vous minimisez : la diabolisation de Poutine puis de la Russie (qui a tourné très vite à l’hystérie xénophobe). Vous trouvez que c’est une posture alors que Poutine agit. Cette posture n’a-t-elle pas pour objectif de sidérer les opinions publiques pour les empêcher de s’interroger sur la réalité des faits ? Quand on lit qu’en Allemagne, selon un sondage, presque 50% de la population est pour l’abandon du gaz et du pétrôle russes alors que cela est vital pour le pays, certains voudront y voir des gens courageux, je n’y vois que des gens arrivés à un point d’hébètement qu’ils acceptent sans chercher à comprendre les ordres qui viennent d’en haut (c’est presque une constante allemande, cela dit). Dans nos prétendues démocraties, il faut manipuler les foules, pas leur dire la vérité. Diaboliser la Russie, cela évite d’aller au delà des slogans. Nos démocraties sont gouvernées par des slogans et rien d’autre. Mais cela peut permettre aux USA de poursuivre leur politique impérialiste avec l’assentiment béât de l’UE.

      2. Je note que le timing fait correspondre le début des provocations US à l’arrivée au pouvoir de Biden. Trump a fermement déclaré que s’il avait été au pouvoir ce conflit n’aurait pas eu lieu, mais il n’a pas dit comment il aurait procédé.
        Pour ma part je pense que Trump était viscéralement opposé à l’état profond, viscéralement opposé à l’idée de déclencher une guerre, et qu’il connaissait très bien les lignes rouges russes. La crise pourrissait depuis 2014, le statu quo aurait bien pu continuer encore quatre ans.
        C’est véritablement l’arrivée aux commandes des démocrates américains qui a permis le déclenchement de cette crise.
        Je note quand même que le soutien militaire américain à l’Ukraine s’est poursuivi pendant le mandat de Trump. Je ne sais pas pourquoi, tout en remarquant que Trump ne pouvait pas faire tout ce qu’il voulait.

  5. Je donne raison à Poutine d’avoir attaqué le premier. Pour achever son projet il doit compter sur une crise économique violente en occident et l’appui des autres BRICS pour défier la finance et asseoir les matières premières comme principal moteur de puissance. Pensez vous que l’otan renonce jamais à sa volonté de soumettre la Russie? Les USA étant le complexe militaro industriel que l’on sait, la bande du Davos étant le club d’oligarques mercantilistes que l’on sait. Vont ils surenchérir dans leur politique d’affrontement?

  6. “Et dans la négociation, Poutine récupèrera pour la Russie la partie est et sud du pays, avec le Donbass, la mer d’Azov et Marioupol (39), et peut-être Odessa. Et la partie ouest sera alors dépecée entre la Hongrie, la Pologne et la Roumaine, qui n’attendent que ca. Il ne restera rien de l’Ukraine”… et la Russie se retrouvera avec une frontière de plus, commune avec des pays membres de l’UE et de l’OTAN ! où est l’avantage ?

  7. Merci Courrier des Stratèges pour cette analyse stratégique. Elle repose bien sûr sur les motivations réelles ou décryptées de tous les protagonistes, chefs, minorités agissantes, états voisins. Poutine annonce très sérieusement ses motifs et objectifs et fait ce qu’il dit, en bon russe. Il reçoit en réponse un spectacle de guignol du président Zelensky manipulé par les américains dont les intérêts réels sont mal connus, et un balai de sanctions économiques européennes imposées par l’UE alliée des américains. Joe Biden ne dit que souhaiter dégommer le boucher Poutine. Bush, en son temps, en disait autant de Saddam Hussein et a détruit le pays en 1 mois. Est-ce la “white american superiority”?

  8. Hormis la volonté de Poutine de dégager l’OTAN de l’Ukraine, l’intérêt de Poutine pour l’Ukraine est primordial:
    1ère réserve européenne de minerai d’uranium.
    2ème réserve européenne de minerais de titane. (10eme mondiale).
    2ème réserve mondiale de minerai de fer.
    2ème réserve mondiale de minerai de manganèse.
    2ème réserve européenne de minerais de mercure.
    3ème réserve européenne de gaz de schiste.
    7eme réserve mondiale de charbon.
    Plus grande superficie de terres arables d’Europe.
    2ème producteur mondial d’orge.
    1er exportateur mondial de Tournesol et d’huile de tournesol.
    Dans le cadre d’un potentiel nouvel ordre mondial (vu OSCE) avec un panier de devises basé sur les ressources, cela ajouterait une partie non négligeable de ressources à son coffre-fort.
    De mon point de vue, l’objectif de Poutine, au final, est de récupérer les 2/3 Est de l’Ukraine (assez profond pour repérer les futurs départs de missiles US et UE), toute la zone maritime (mer d’Azov et mer noire) pour supprimer tout accès au 1/3 restant de l’ex-Ukraine et supprimer tous les énormes bunker posés par les US/UK (exemple de Marioupol et futur Odessa). La seule question qui me turlupine est pourquoi Poutine n’a pas matraqué tous les axes, ponts, carrefours et autres de l’ouest ukrainien, juste après les frontières polonaises et slovaques pour rendre impossibles les transferts dangereux des armes envoyés par l’OTAN et Ursula. D’autant que les populations à cet endroit sont plutôt anti-russes donc avec des dommages collatéraux moins prégnants.

    1. Parce que d’une part, il ne voulait pas empêcher les réfugiés de sortir, d’autre part parce que de toute façon, il sait exactement ce qui rentre, et que dès que c’est stocké qqe part, il tire dessus, comme il l’a fait à Yavoriv, ou récemment à côté de Kiev. Je crois que la raison principale est qu’il n’a pas voulu bloquer la sortie des réfugiés, car le nombre de morts civils aurait été plus élevé et on le lui aurait reproché. C’est la raison pour laquelle, par exemple, il n’a pas coupé la voie ferrée vers la Pologne, ce qui était très facile. Je crois véritablement que le fait de faire le moins de morts civils est l’un de ses principaux soucis, ce qui est compréhensible si son objectif ultime est de « rerussifier ».
      L’auteur

  9. Voilà une analyse un peu tirée par les cheveux, permettant d’introduire une certaine logique dans cette guerre, au moins sur ce qui concerne les Russes. Deux questions se posent à mes yeux :
    – Cette analyse est basée sur un récit qui se veut toujours juste et parfait, c’est rarement ce qui se passe habituellement dans la réalité…
    – Qu’est-ce qu’ont à gagner les Ukrainiens à faire plaisir aux occidentaux, Américains en tête, à se faire envahir, à faire semblant en se tirant dessus… si à l’arrivée beaucoup sont morts et beaucoup de leur infrastructures sont détruites, sans empathie pour leurs citoyens…? C’est le point le plus mystérieux de cette analyse…
    Il existent d’autres analyses, probablement abusives et propagandistes, mais souvent aussi logiques…

    1. Je pense que ce ne sont pas les ukrainiens qui ont intérêt à faire plaisir aux américains, mais Zelensky et sa clique. D’abord, ils lui ont prêté 10 Milliards de USD, ou plutôt, ils ont investi sur sa tête. Il a intérêt à faire ce qu’ils disent, sinon il se retrouvera vite avec une balle dans la tête. Ensuite, le prêt des armes est une tentative d’internationaler le conflit, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Poutine jusqu’ici ne tombe pas dans le panneau. Ensuite, on peut penser qu’il récupère à titre personnel des commissions sur tout ce qui passe. Ça serait assez logique. Les Pandora Papers ont prouvé qu’il était l’un des chefs d’Etat qui avaient détourné de l’argent. Enfin, il pense sans doute qu’il pourra être exfiltré en fin de course, et qu’on en fera une sorte de Greta politique. En somme, tout est profitable pour lui dans cette affaire. Mais peut-être pas pour l’Ukraine…

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