Sécession sanitaire : comment s’affranchir de la nouvelle religion allopathique

Dans ce chapitre de mon livre consacré à la sécession, j'évoque le nécessaire volet sanitaire de la démarche que je propose. La sécession sanitaire commence par une conscientisation du dogmatisme religieux propre à l'ambition millénariste de l'allopathie. L'épidémie de COVID en a montré les dangers liberticides et médicaux. La sécession sanitaire suppose de ramener l'allopathie à de justes proportions, en intégrant les nombreux conflits d'intérêt qu'elle charrie avec elle. Toutefois, le recours à la médecine naturelle suppose quelques précautions. Plus globalement, elle repose sur une inversion de la logique sanitaire : mieux vaut prévenir la maladie que la soigner, démarche exactement inverse à celle suivie en France par la sécurité sociale.

Que l’allopathie soit devenue une branche hégémonique de la médecine, au point d’en revendiquer le monopole et de vouloir faire glisser toute autre pratique sous l’étiquette de charlatanisme, n’est pas un phénomène nouveau.

Il faudrait une monographie entière pour étudier l’émergence de cette croyance idéologique depuis une centaine d’années. Ce n’est pas l’objet de cet ouvrage, mais l’état de fait où de nombreux médecins eux-mêmes sont convaincus que ce qu’on appelle médecine se réduit à l’allopathie, et que toute autre pratique relève de la sorcellerie, n’est pas né d’hier. En France, dès 1941, le régime de Vichy supprime le diplôme d’herboriste, crée l’ordre des médecins (et, accessoirement, la sécurité sociale, cette conjonction historique mériterait là aussi un long commentaire) et dégage la voie pour un monopole de l’allopathie dans les questions sanitaires. 

Ceux qui ont lu mon ouvrage consacré à l’histoire de la sécurité sociale (Ne t’aide pas et l’Etat t’aidera, 2015, éditions du Rocher) savent que Vichy a renoncé à créer l’assurance-maladie en même temps que l’assurance-vieillesse, pour ne pas froisser la mutualité française, qui était alors très puissante (et, au demeurant, très efficace). Mais cette structure nouvelle proposée en septembre 1940 par Pierre Laroque, éphémère conseiller de Vichy, sera finalement mise en place par Pierre Laroque, conseiller de De Gaulle au sein du gouvernement provisoire de la République, en 1944. 

D’où la naissance de cette fameuse assurance-maladie, dont l’intitulé exprime parfaitement la logique de l’allopathie qui prend alors le pouvoir, sous le couvert trompeur de la “protection sociale” : il ne s’agit pas de maintenir les gens en bonne santé, mais de les soigner quand ils sont malades. Cette préférence pour la maladie plutôt que pour la santé est le propre de ce qu’on appelle aujourd’hui “la médecine”, qui se gave de petites pilules, d’injections, de rayons, de solutions chimiques, qui sont autant de marchandises si difficiles à rentabiliser qu’il faut de nombreux malades pour que leur production ne soit pas une ruine. 

Tout cela, je le répète, est ancien : l’émergence d’une industrie pharmaceutique a économiquement, financièrement, besoin de maladies et d’épidémies pour continuer son essor et amortir ses investissements. Elle a aussi besoin de discréditer toute forme de concurrence (notamment celle de la médecine naturelle) pour maximiser ses profits. 

Ce que nous avons vu à l’occasion de l’épidémie de coronavirus, c’est la puissance, la démesure de cette industrie, dont l’hégémonie culturelle se traduit désormais par une ambition millénariste, que les philosophes nommeraient téléologique. L’allopathie ne se contente pas de soigner les gens, elle prétend désormais sauver l’humanité. 

Le vaccin, une nouvelle religion du salut

Dans une intervention vidéo que j’avais faite en mai 2021, censurée assez rapidement par Google, j’avais souligné les étranges parentés symboliques entre le baptême et la vaccination, en même temps que j’avais par le menu décrit la stratégie de curiaçage qui servirait à nous faire avaler petit à petit la vaccination quasiment obligatoire avec un produit sous autorisation conditionnelle de mise sur le marché. 

Depuis plus de mille ans, l’Occident pense qu’il assure son salut par le baptême. La religion chrétienne affirme en effet que la foi dans Jésus sauve de la mort et assure la vie éternelle. L’entrée dans cette foi est marquée par des gestes symboliques, à commencer par une étrange onction des enfants au-dessus des fonts baptismaux, qui consiste à reproduire le geste de Jésus plongé dans l’eau du Jourdain par Jean le Baptiste. 

La compréhension des symboles chrétiens s’est malheureusement perdue, mais elle éclaire pourtant de façon singulière l’idéologie allopathique d’aujourd’hui (dont je suis convaincu qu’elle sera beaucoup plus éphémère que le christianisme). Lorsque Jean le Baptiste demandait aux fidèles de se plonger dans le Jourdain, et lorsqu’il recouvrait leur tête d’un peu d’eau puisée dans le fleuve, il les ouvrait à une vie nouvelle, qui était une préparation à la vie éternelle. L’onction donnée sauvait, pour peu que l’on crût en Dieu et que l’on allât à la messe jusqu’à la fin de ses jours.

Dans certaines religions, ou dans certaines pratiques religieuses localisées, ces rituels de passage sont plutôt tournés vers des mutilations à caractère sexuel : circoncision ou excision. En Occident, une tradition qu’il faudrait explorer préfère l’onction, c’est-à-dire le recours à un liquide sacré, pour symboliser ce passage. 

Il est troublant de voir comment cette fonction téléologique de salut est aujourd’hui explicitement endossée par l’allopathie, qui remplace le baptême par la vaccination pour assurer la vie éternelle.

Certains, trop collés à l’idéologie vaccinale pour en percevoir les contours symboliques, trouveront au premier abord de l’exagération dans cette analyse. Pourtant, d’un strict point de vue “esthétique”, il est frappant de voir la permanence des rituels par-delà le changement des croyances. Au fond, de même que le christianisme a repris de nombreux rituels païens pour mieux se répandre, la religion du progrès par la science, le scientisme contemporain, entend remplacer le christianisme en gardant ses rites pour mieux les subvertir. 

Il y avait le baptême, il y a désormais la vaccination obligatoire, à commencer par celle des enfants. 

Les lecteurs de Friedrich Hayek se souviendront ici de la brillante analyse du philosophe autrichien dans la Route de la servitude (page 115 de l’édition PUF, 2010) : 

On persuade le peuple de troquer ses anciens dieux contre des nouveaux, en lui faisant croire que les nouveaux dieux lui avaient été révélés depuis toujours par son instinct naturel, mais qu’il n’en avait que confusément senti la présence. La technique la plus efficace pour arriver à cette fin consiste à employer des termes anciens en leur prêtant un sens nouveau.

La caste mondialisée adore parler de liberté pour désigner le totalitarisme, et les allopathes adorent parler de santé et de salut (les deux mots viennent de la même racine latine), à l’instar des Chrétiens à propos du baptême, pour désigner la chimie qu’ils injectent dans notre corps. Or, il est évident que personne n’a jamais ressenti d’effet secondaire négatif après un baptême (l’existence d’effet secondaire positif réel restant aussi à prouver), mais les allopathes ne peuvent certainement pas en dire autant à propos de leurs potions, à commencer par le vaccin contre le coronavirus. 

Qu’importe ! il s’agit s’assurer notre santé, et même notre survie, ce que les Chrétiens appelaient le salut, entendu ici dans un sens nouveau. 

Le millénarisme de Gates

Si certains restent sceptiques sur ce grand remplacement du baptême chrétien par la vaccination scientiste, il leur suffit de suivre les propos de Bill Gates et de sa fondation pour comprendre l’enjeu millénariste et religieux du vaccin aujourd’hui. 

Bill Gates est convaincu de la fonction salvatrice du vaccin, dans des termes qui éclairent sur la dimension religieuse qu’il accorde à cet acte. Ainsi, invité par France 2 au journal de 20 heures le 6 mai 2022, Bill Gates n’a pas hésité à présenter le vaccin comme “un miracle qui a empêché des millions de morts”. 

C’est pour cette raison que Bill Gates entend faire vacciner la planète entière, contre à peu près tout et n’importe quoi : il veut répandre le “miracle”. Il est assez saisissant de voir comment l’idéologie scientiste, dont l’hégémonie de l’allopathie est l’une des conséquences directes et l’un des meilleurs véhicules, reprend sans aucun scrupule, sans aucun recul, et en parfaite harmonie avec les analyses prophétiques de Friedrich Hayek, la sémantique chrétienne sur le salut. 

Pourtant, il existe une différence majeure entre le christianisme et le millénarisme allopathique et vaccinal. 

On peut difficilement soupçonner Jésus et les premiers Chrétiens d’avoir été à la tête d’usines de production de crucifix, ni de distilleries d’eau bénite. En revanche, les intérêts de Bill Gates dans la production et la vente des vaccins sont bien connus. Ainsi, après l’échec de la pandémie de H1N1 en 2009, Gates a ligué les producteurs de vaccins dans la GAVI, l’Alliance Mondiale pour le Vaccin, qu’il a déclinée en 2015 pour les seuls vaccins contre les virus SRAS en un CEPI, présidée par l’un des Global Leaders de Klaus Schwab, le prince Haakon de Norvège (la naissance du CEPI fut d’ailleurs actée à Davos…). Ces structures d’influence informelle ont organisé et même industrialisé la connivence entre les fabricants de vaccins et les gouvernements chargés d’acheter ces vaccins pour les inoculer à leur population à coup d’argent public. 

On reconnaîtra là un sens des affaires que Jésus n’avait pas. C’est ce que l’élite WASP (White Anglo-Saxon Protestant) appelle l’altruisme efficace : je m’enrichis en faisant du bien à autrui. 

Vis-à-vis de cet altruisme efficace, il existe quatre réactions possibles, dont l’épidémie de COVID et sa réception dans l’opinion publique ont donné le divertissant spectacle. 

Un premier groupe croit mordicus au miracle, et abandonne tout esprit critique vis-à-vis de la nouvelle religion et de la soupe que ses prêtres nous servent. Un deuxième groupe a moins de scrupules et accepte de la propager moyennant finances : il s’agit notamment de ces médecins soudoyés par l’industrie pharmaceutique qui mentent à tour de bras sur les plateaux de télévision en contrepartie des prébendes qu’ils reçoivent. Un troisième groupe rejette en bloc le discours allopathique parce qu’il est corrompu. Je préfère promouvoir le quatrième groupe : celui des gens qui demandent à voir, et qui examinent l’efficacité des produits dont Bill Gates et la caste mondialisée se font les apôtres. 

Et, s’agissant des vaccins contre le COVID, l’humanité a probablement franchi un cap historique dans l’art de vendre des poisons sous l’apparence de médicaments qui soignent. 

Le vaccin contre le COVID, ou l’allopathie contre la santé

Dans la gestion du COVID, et dès l’apparition des premiers cas en Chine, l’industrie pharmaceutique s’est organisée pour discréditer tout traitement peu coûteux, et pour assurer l’hégémonie des traitements produits par des entreprises détenues par les grandes gestionnaires d’actifs financiers. 
 
L’affaire est d’ailleurs passée inaperçue en Europe, mais, dès le début du mois de mars 2020, l’OMS faisait la promotion du Remdesivir de Gilead (dont Vanguard et Blackrock sont de puissants actionnaires) comme “seul médicament efficace contre le COVID”. Quelques mois plus tard, la même OMS appelait à retirer ce médicament de la pharmacopée utilisée pour combattre le COVID à cause de ses effets secondaires graves. 
 
Pour quelle raison l’OMS assurait-elle le service après-vente d’un médicament dangereux et peu testé, alors que des substances bien connues mais peu rentables comme l’hydroxychloroquine, étaient soudain taxées de tous les maux ? Et pour quelle raison, en France, le ministère de la Santé interdisait-il les uns après les autres des traitements peu coûteux, laissant souvent des malades mourir sans soins efficaces ? 
 
Beaucoup ont affirmé que cet étrange phénomène servait à dégager le terrain à une vaccination à marche forcée… la vaccination préventive ne pouvant jamais être rendue obligatoire lorsque des traitements curatifs existent. Il y avait donc, pour les laboratoires pharmaceutiques qui fabriquaient des vaccins, un intérêt objectif à obtenir l’interdiction générale des traitements connus et tombés dans le domaine public, pour privilégier les vaccins développés en trois cents jours, selon le programme ambitieux développé par Bill Gates. 
 
En tout cas, le vaccin Pfizer a constitué à la fois une formidable opération financière et un désastre sanitaire absolument impressionnant. 
 
En 2021, Pfizer aurait engrangé 22 milliards de bénéfices, soit l’équivalent d’un tiers des dividendes distribués par le CAC 40 la même année (qui était une année record pour les dividendes…). Dans le même temps, pour la seule France, 40.000 effets secondaires graves étaient déclarés en moins de dix-huit mois d’injections. 
 
Selon les bases internationales de pharmacovigilance, il est très probable que plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de morts soient attribuables au vaccin. Grâce à son hégémonie culturelle, l’industrie pharmaceutique est parvenue à convaincre l’opinion publique que cette catastrophe sanitaire était une invention des complotistes. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs banni tout débat sérieux et transparent sur le sujet. 
 
Il n’en reste pas moins que la vaccination contre le COVID a constitué à la fois une importante source de profit, et un scandale sanitaire sans précédent, aidé par des entreprises comme Mc Kinsey, qui menaçaient d’être, la même année, lourdement condamnées pour des méthodes analogues de commercialisation à outrance de produits toxiques dans l’affaire des opioïdes aux Etats-Unis.
 
Pour l’instant, la chappe de plomb est suffisamment résistante pour que des esprits éduqués continuent à penser que le désastre de la vaccination soit une invention d’hurluberlus et que les sacrifices humains consentis pour mettre en place les projets de Bill Gates dissimulés dans les habits de l’OMS soient statistiquement justifiés. Mais le temps passant, les morts du vaccin quitteront le registre des statistiques abstraites pour envahir le champ de l’intime : rétrospectivement, les décès prématurés, présentés comme inexplicables aujourd’hui, trouveront leur explication et l’effet boomerang sera terrible pour la caste. 
 
Ce jour-là, l’hybris des allopathes aura enterré leur prétention à sauver l’humanité, et d’autres méthodes médicales deviendront évidentes pour le public. 
 

Replacer l’allopathie dans ses justes proportions

Les excès des allopathes sont regrettables, car ils contribueront dans les années à venir à discréditer outrageusement, excessivement, un art et des procédés qui constituent un véritable progrès pour l’humanité. 

Il est incontestable que la chimie a permis des progrès importants dans le traitement de maladies mortelles. Et dans cette contribution de la chimie, je place la vaccination “classique” au premier rang, quoi qu’en disent ses nombreux détracteurs. 

Simplement, l’allopathie doit être prise comme elle se présente : c’est-à-dire comme une méthode de curation, là où rien ne remplacera jamais la prévention. Mais s’agissant de guérir, elle apporte d’impressionnants progrès pour de nombreuses maladies, y compris grâce aux thérapies géniques qui n’en sont qu’à leurs balbutiements. 

Il ne s’agit pas ici de discréditer la médecine allopathique. Il s’agit seulement de mettre entre parenthèses ses excès et son ambition de devenir une religion du salut. 

Dans la pratique, l’allopathie reste impuissante face à de nombreuses maladies que d’autres types de médecine parviennent à mieux prendre en charge. Seul l’esprit d’hégémonie a conduit les allopathes à refuser d’envisager ces autres types, sous le prétexte qu’il s’agirait de charlatanisme. 

Mais, çà et là, les complémentarités progressent. 

Dans tel ou tel hôpital, les “coupeurs de feu” sont admis pour soulager les grands brûlés. Ailleurs, on fait venir des chevaux dans les chambres des cancéreux pour les aider. Des médecins diplômés pratiquent l’acupuncture ou la médecine traditionnelle chinoise. Parfois même se laissent-ils aller à la naturopathie. 

On voit que, de toutes parts, les frontières entre l’allopathie de stricte observance, pourrait-on dire, deviennent poreuses, et que des efforts peuvent se conjuguer pour mieux prendre en charge les patients, en explorant d’autres voies.

La médecine complémentaire, une médecine à part entière

Ces évolutions restent timides au regard des avancées juridiques, toutefois. Rappelons que, en droit international public, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), tant décriée sur le COVID, reconnaît par les traités l’existence légitime de la médecine traditionnelle, des médecines complémentaires et des médecines dites non-conventionnelles. 

Il faudrait ici encore une monographie complète pour faire le relevé topologique de toutes les médecins existantes. 

Dans les médecins traditionnelles, les pratiques chinoises et ayurvédiques sont les plus connues en Europe. Mais elles sont en réalité beaucoup plus nombreuses, et fondées sur une compréhension holistique du corps qui échappe à notre médecine allopathique. Hasard du calendrier : l’OMS a soutenu la création et l’ouverture, en mars 2022, du Centre mondial de médecine traditionnelle en Inde, à Jamnagar, dans le Gujarat. 

Comme le note l’OMS, il n’y a d’ailleurs pas d’alternative à chercher entre la médecine dite moderne et la médecine traditionnelle. 

Quelque 40 % des produits pharmaceutiques autorisés utilisés aujourd’hui sont issus de substances naturelles, ce qui souligne l’importance vitale de la conservation de la biodiversité et de la durabilité. Par exemple, l’aspirine a été découverte grâce à des formules de médecine traditionnelle utilisant l’écorce de saule, la pilule contraceptive a été mise au point à partir des racines de l’igname sauvage et les traitements contre le cancer de l’enfant utilisent la pervenche de Madagascar. L’examen des anciens textes de médecine chinoise est à l’origine des recherches sur l’artémisinine pour la lutte contre le paludisme, qui ont été récompensées par le prix Nobel.

Imaginer que l’allopathie puisse, pour soigner, faire abstraction de l’héritage reçu de la médecine traditionnelle est donc à la fois une erreur de méthode et un contresens. En réalité, l’histoire de la médecine est un continuum avec des bifurcations, mais certainement pas les ruptures que certains veulent instaurer. 

Cela ne signifie bien entendu pas que la médecine traditionnelle puisse tout soigner, et que l’allopathie soit à jeter à la poubelle. Cela signifie en revanche qu’il faut apprendre à conjuguer les deux pour cibler de mieux en mieux les traitements, ou pour soulager les effets secondaires de l’allopathie. 

Médecine complémentaire et charlatanisme

De même que l’allopathie compte ses cuistres et ses faux-monnayeurs (on pense ici à tous les médecins de plateau qui ont débité de nombreuses inepties covidistes pendant deux ans), la médecine complémentaire comporte elle aussi ses charlatans et ses imposteurs. Il serait absurde de le nier. 

Je pense ici tout particulièrement à un prétendu chamane qui aurait appris (selon lui) l’art des sages amazoniens. Pour la modique somme de 160€, l’intéressé, coiffé d’un chapeau à plumes et armé d’un tambourin, proférait des chants mi-portugais mi-latin de cuisine invoquante Santa Maria pour chasser les esprits de ses clients alités au centre de la pièce. La séance durait un quart d’heure environ. 

Ce genre de mise en scène apporte de l’eau au moulin de tous ceux qui accusent indifféremment les médecines complémentaires d’héberger des charlatans, des escrocs, et même parfois des sectes dangereuses. C’est en particulier le leit-motiv d’hommes politiques sur la touche comme Georges Fennec, ancien député ligérien qui court les cachets des chaînes de télévision appartenant à Bolloré pour survivre. Ces gens-là ne s’embarrassent guère de nuances pour décrédibiliser des pratiques ancestrales.

Il est donc nécessaire d’entreprendre un long travail d’analyse, de rationalisation, d’expertise, pour commencer à démêler le vrai et le faux dans ces pratiques.

Je signale ici tout particulièrement le travail de clarification que le docteur Hélène Assali, allopathe convaincue, a bien voulu mener pour aider ses lecteurs à s’y retrouver dans la jungle des médecines complémentaires. Dans son Dictionnaire des pratiques de la médecine complémentaire, paru en novembre 2021 (éditions Culture & Racines, Paris), elle a recensé plus de 100 disciplines différentes en médecine complémentaire, qu’elle a classées méthodiquement et dont elle a décrit les grands procédés. 

Ce travail me semble essentiel pour jeter les bases d’un assainissement de ce domaine. On ignore trop souvent que la médecine complémentaire obéit à des règles qui font l’objet d’analyses, de consensus, parfois de discussions animées entre leurs fondateurs. Il est important de s’y référer pour éviter les imposteurs. 

Comment identifier les charlatans en médecine complémentaire ?

Plusieurs signaux doivent vous inquiéter lorsque vous rencontrez un praticien de médecine complémentaire. 

La première chose est de bien reprendre le Dictionnaire d’Hélène Assali et de confronter les pratiques auxquelles vous assistez avec les règles cardinales de la discipline, telles qu’elles sont décrites dans le dictionnaire. Si vous consultez un naturopathe qui vous parle de vos chakras, et à moins que vous ne soyez convaincu par cette question de chakras, vous pouvez commencer à vous poser des questions. 

Un élément important dans l’évaluation du praticien que vous avez face à vous est par ailleurs lié à son niveau de diplôme dans la discipline qu’il exerce. Si votre praticien est débutant, ou a reçu une formation uniquement par correspondance, vous risquez une déception. Assurez-vous, en tout cas, que la personnne face à vous a réellement appris la discipline qu’il exerce, et qu’il n’est pas un bonimenteur. 

Mais un signal plus important doit éveiller votre attention. Il s’agit de la renommée de la personne. Les bons praticiens de médecine naturelle sont généralement très sollicités car ils ont bonne réputation. Le bouche à oreilles les porte. Si le praticien que vous consultez est diplômé depuis dix ans et cherche désespérément des clients, vous pouvez penser qu’il n’a pas guéri grand monde dans sa vie et qu’il y a un problème.

En tout cas, si le praticien tente, à un moment ou à une autre, de vous faire entrer dans une sorte de labyrinthe où vous vous sentez perdu, il est probable que ses recommandations ne vous conviennent pas. 

Prévenir plutôt que guérir

Dans tous les cas, la médecine complémentaire “traditionnelle” se distingue par son approche différente de la maladie et de la santé. 

D’une manière générale, l’objectif de ces médecines est de préserver la bonne santé plutot que de soigner la maladie, et de rétablir l’harmonie générale de la personne plutôt que de ne s’occuper que tel ou tel symptôme isolé. Les adeptes de la médecine naturelle aiment dire que l’allopathie s’occupent des symptômes alors que la médecine naturelle s’occupe des causes des maladies. 

Je ne sais pas si cette phrase reflète fidèlement toute la réalité, mais il est sûr qu’elle lui correspond largement. 

Je pense ici au diabétologue Grimaldi, ancienne éminence de l’hôpital universitaire de la Pitié-Salpétrière à Paris, qui déclarait il y a une dizaine d’années dans la presse que l’on pouvait boire plus d’un litre de soda chaque jour sans risquer de devenir diabétique. Voilà un médecin, par ailleurs grand défenseur de la sécurité sociale, qui avait oublié de dire qu’il était stipendié depuis de longues années par l’industrie du sucre et par des laboratoires pharmaceutiques, en plein dans la posture de l’allopathe classique : son conseil se limite à traiter les symptômes des maladies (grâce auxquelles il s’enrichit) sans chercher à les éviter. 

La médecine naturelle propose pour l’essentiel une logique différente. Elle suggère de ne pas attendre d’être malade pour se soigner ! et d’identifier les carences structurelles ou les déséquilibres internes, au sens large, susceptibles de vous rendre malade tôt ou tard. 

Cette médecine, lorsqu’elle propose d’ingérer des potions, ne fait pas appel à la chimie mais aux plantes. 

De mon point de vue, l’un des premiers actes de la sécession sanitaire consiste à instaurer un rapport de subsidiarité entre la médecine naturelle et la médecine allopathique : il ne faudrait consommer de produit chimique que si et seulement si on a épuisé les bienfaits des autres médecines respectueuses du corps. 

Rejoignez la sécession !

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6 commentaires
  1. le bapteme c’est juste payer sa dette à l’univers auquel on empreinte sa substance .
    C’est tout.

    Répondre moderated
  2. Puisqu’on aborde le sujet de la religion, ce monsieur aura l’occasion de longuement (très longuement) réfléchir à ces millions de gens TUES par ses “miracles”, lorsque sous peu (il est vieux et les réalités d’immortalité transhumaniste encore loin) il se retrouvera en un lieu particulièrement désagréable et douloureux, pendant des siècles, si ce n’est des millénaires.

  3. @ E. Verhaeghe
    Le christianisme est systématiquement cité par les commentateurs et auteurs d’analyses comme responsables de tous les maux et croyances stupides sociétaux. Cela traduit la méconnaissance crasse de l’histoire de cette religion. Peu de personnes font la différence entre catholicisme et christianisme. A l’origine, le prophète nommé Jésus (Christ, kristos en grec, Yeshoua en hébreu…) n’a jamais exigé d’interdits tels que les dictent les “livres”, ni même la construction d’églises, de cathédrales et autres lieux de culte. Le prophète a surtout parlé de l’homme (son coeur) comme “temple” et non le reste.
    C’est le catholicisme qui a inventé toutes les stupidités d’interdits en tout genre. C’est aussi dans “l’église de Pierre” (le Vatican et le cirque des papes) que se sont répandus les pires comportements. Peu de catholiques savent que la basilique St Pierre de Rome, superbe monument s’il en est, est orientée non pas vers le lever du soleil (symbole de la Lumière) mais à l’opposé… vers la nuit ! Ce n’est pas un détail anodin du tout. Le Vatican est un avatar malsain du christianisme, sa branche politique et idéologique, c’est par là que se sont infiltrés des faux croyants (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/marrane/49600) dont un certain nombre allait pourrir à dessein le mouvement par l’intérieur. L’actuel pape Bergoglio n’est pas chrétien mais catholique au sens ci-dessus expliqué. C’est pourquoi cet homme adopte à peu près toutes les idéologies du mondialisme.
    Les derniers chrétiens fidèles à la parole originale du Christ sont majoritairement en… Russie. Ce sont les orthodoxes. La haine obsessionnelle de Washington envers la Russie n’est pas uniquement d’ordre géopolitique, elle est aussi eschatologique, en clair les EU tentent d’achever la destruction intégrale des derniers chrétiens et pour cela les agresseurs s’appuient de facto sur… le faux pape Bergoglio.
    Il ne serait pas inutile que ceux qui dénoncent à tour de commentaires les “horreurs perpétrées par le christianisme” étudient sérieusement la vérité sur ces deux mouvements opposés que sont d’une part le christianisme originel et le catholicisme politique et malsain.
    Avec tout mon soutien au site

    Répondre moderated
    1. Jésus n’est pas un prophète, mais le fils de Dieu. On ne peut pas donner une leçon de “christianisme” et dire que Jésus est un prophète. C’est une lourde erreur. Et tous les catholiques ne sont pas malsains, ils s’efforcent de suivre le Christ dans leur vie quotidienne. Ce n’est pas de leur faute si le Vatican est infiltré par la franc-maçonnerie et par des hérésies. Il y a aussi beaucoup de prêtres qui mènent une vie droite et bienveillante. Ils ne sont pas responsables des fautes des supérieurs. Si on écoute le message du Christ (lavement des pieds des disciples lors de la sainte Cènte), le pape devrait être le premier serviteur. Plus on monte dans la hiérarchie, plus on doit servir. Il faut constater que ce n’est pas ce qui se passe concrètement.

      Le baptême est un sacrement, un signe divin que l’on ne peut effacer. L’alliance entre Dieu et une personne humaine. L’homme ne peut pas supprimer ce que Dieu a fait, il peut le rejeter par contre, dans sa liberté. Le baptême apporte le salut de la vie éternelle donc après la résurrection, pas dans cette vie ici. Et encore faut-il s’efforcer de mener une vie de charité (d’amour de son prochain). “Aime ton prochain comme toi-même”. Solidarité, entraide, bienveillance, etc. C’est aux actes que l’on reconnaît un chrétien.

  4. EUhhh, Le charlatan, c’est celui qui ne se connait pas (et donc dont la vie baigne dans les illusions narcissiques sur lui-même), qui ne peut donc connaitre les limites de ses champs de compétences, et dont le sens de l’altérité ne peut que rester embryonnaire; son champ d’activité est universel, évidemment à des degrés divers et hiérarchisables.

    Répondre moderated
  5. Bonjour,

    Je ne comprend pas l’allusion aux chakras.
    Cette approche s’occupe du corps, des émotions, du mental et du rapport à notre environnement.

    Personnellement ça m’a aidé à surmonter définitivement un ESPT complexe, parmi d’autres outils :
    cohérence cardiaque et sophro, écriture émotionnelle, méditation, yoga, sport…

    Ce qui pourrait paraître “charlatan” dans l’approche énergétique des chakras, c’est l’ouverture à d’autres champs de conscience, inexplorés ou négligés, dans notre vie quotidienne, hors, c’est justement cela qui guérit le psychisme.

    Je n’ai pas besoin de médicament, je suis en pleine forme physique et mentale, mes chakras sont plutôt équilibrés aujourd’hui. Le plus important de tous à travailler pour le monde occidental, c’est le “Racine”.

    🙂

    Je vous donne un petit test pour voir si vos chakras sont équilibrés.

    https://www.eclecticenergies.com/francais/chakras/chakratest

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