Origines du Covid : pourquoi la thèse de l’origine animale continue-t-elle de persister ?

La « thèse du Pangolin et de la chauve-souris » à l’origine de l’épidémie de Covid a fait long feu. Remplie d’incohérence depuis le début de l’épidémie, d’un manque de preuves consternantes mais aussi d’une grande faveur de la presse subventionnée et de quelques scientifiques (subventionnés ?), cette thèse revient sur la table… toujours sans preuve et sans argument. C’est d’abord une explication qui rassure et qui permet surtout de dire à l’inconscient collectif : n’écoutez pas les thèses complotistes. Le message est clair : contentez vous d’un mensonge rassurant plutôt que de rechercher une vérité accablante.

Les analyses repartent bon train sur les origines du Covid avec la tentation de faire rentrer par la fenêtre ce que l’on a fait sortir par la porte. Bien sûr, une fois que l’hypothèse des origines du Covid à partir d’une zoonose issue de la chauve-souris ou du Pangolin a été écartée, une fois qu’il a été démontré que cette hypothèse a été volontairement colportée pour manipuler l’opinion publique, certains se disent qu’après plus de deux ans de recherches infructueuses sur les origines du Covid, il serait bon que la vérité finisse par être révélée. Mais entre la désinformation et l’information, la majorité des personnes éprouvent bien des difficultés à discerner.

L’article de TF1 paru le 8 juin 2022 évoque un édito télévisé de David Cohen dans C à vous sur l’origine du Sars-Cov 2, il s’interroge sur une fuite de laboratoire. TF1 s’appuie aussi sur un article de Vanity Fair qui relançait la responsabilité de la Chine en justifiant l’existence d’une ancienne mine avec des chauves-souris contagieuses et une pneumopathie apparentée au Covid apparue avant 2020. Une manière de reprendre le contrôle de l’opinion publique et de dédouaner les Etats-Unis ? Tâche difficile en réalité avec l’affaire des 26 laboratoires ukrainiens financés par le Pentagone dans le domaine militaro industriel de la guerre bactériologique.

Origines du Covid : histoire d’un mensonge organisé

La théorie d’un virus fabriqué en laboratoire – puisque c’est comme cela que la désigne le journaliste de TF1, et que l’ont désigné la majorité des journalistes de la presse et TV subventionnées – n’a pas été démontrée. Pas davantage celle de la zoonose qui a été en revanche considérée par cette même presse comme la vérité sur les origines du Covid.

L’article de TFI rappelle que dès le mois de février 2020, la revue Nature précisait que le génome d’un virus de chauve-souris, le RaTG13, est identique à 96,2% à celui du Sars-Cov 2. L’homme partage 98% de son génome avec le chimpanzé, cela ne fait pas de lui un singe, ni du singe un homme. En revanche, dans l’hypothèse d’une création du Sars-Cov 2 en laboratoire, il est possible – mais non prouvé – que les modifications génétiques et le travail d’ingénierie moléculaire ait été réalisé à partir de ce type de virus.

Mais alors pourquoi valider la thèse de la zoonose sans preuve ? En effet, les scientifiques n’ont jamais identifié le Sars-Cov 2 chez l’animal alors que plus de 80 000 échantillons ont été testés dans le monde et que de nombreuses équipes scientifiques ont recherché le réservoir animal qui aurait permis la transmission du coronavirus de l’animal à l’homme.

Peter Daszak, proche d’Anthony Fauci – lui-même conseiller du président américain sur la gestion du Covid, qu’il soit républicain ou démocrate – est spécialiste des zoonoses, président d’Ecohealth, ONG par laquelle ont transité des financements américains pour développer les gains de fonction des coronavirus au laboratoire de virologie de Wuhan. Anthony Fauci, le gouvernement américain et la fondation Gates influencent les directives de l’OMS, organisme écran qui n’a aucune autonomie que celle imposée par ses bailleurs de fonds. Bien sûr, ces seuls éléments devraient suffire à jeter le discrédit.

Si Luc Montagnier a mis en évidence le site de clivage de la furine dans la protéine Spike, site qui permet au Sars-Cov 2 d’infecter les cellules humaines ; cela a été confirmé par le Pr Tritto qui évoque largement une ingénierie humaine. Encore, s’il fallait le reconfirmer, Le Dr Alina Chan, biologiste moléculaire réputée à Harvard, spécialisée dans la thérapie génique et le génie cellulaire, co-auteur de Viral : The Search for the Origin of COVID-19, a déclaré fin 2021  en session à la commission des sciences et de la technologie de la Chambre britannique des communes que la pandémie était causée par la caractéristique unique du coronavirus appelée “site de clivage de la furine” et que l’origine la plus probable est une fuite de laboratoire.

 

Pourquoi la chauve-souris et le pangolin doivent rester des hypothèses crédibles ?

La chimère d’un virus est toujours établie à partir d’un ou de plusieurs virus existants. Dans ce type d’ingénierie biologique, il est important de partir d’une base, la chauve-souris et le pangolin sont donc régulièrement invités dans la réflexion et la recherche des origines. Cependant, ils le sont trop souvent pour de mauvaises raisons, c’est-à-dire justifier une zoonose d’origine naturelle… et sans preuve. L’essentiel pour les manipulateurs d’opinion publique est essentiellement de contrôler l’information. Pour la caste à laquelle appartiennent Fauci et Daszak, l’opinion publique est plus à même de vivre avec un mensonge rassurant (la zoonose) qui leur permet de poursuivre leur manipulation, qu’avec une vérité inquiétante (un virus fabriqué et façonné pour nuire à l’homme).

D’ailleurs dans les débats qui reprennent sur les origines du Sars-Cov 2 – et on peut s’en réjouir quand les accusateurs de complotisme d’hier commencent à poser de bonnes questions – on évite encore trop de rappeler certains éléments objectivement vérifiables comme le brevet de Moderna. Comme déjà évoqué dans un article précédent, une insertion entre les fragments S1 et S2 de la protéine spike a créé un site de clivage protéolytique sensible à la furine. Cette insertion est récente, puisqu’aucun virus connu proche de Sars-CoV-2 ne la contient. Sars-Cov-2 est l’unique coronavirus à coder cette particularité… et c’est Moderna qui détient ce brevet depuis 2016.

Les détracteurs – y compris scientifiques pour apporter une caution de poids et créer encore la confusion – diront qu’il s’agit d’une coïncidence. Pourtant certains scientifiques ont déclaré que la probabilité d’une évolution naturelle sur cette partie du génome qui permet précisément la transmission du Sars-Cov-2 de l’animal à l’homme est de 1 sur 3000 milliards, soit un événement statistiquement impossible. Voilà qui devrait faire avancer le débat… du moins quand il est de bonne foi.

 

Les dossiers d'Aventin

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4 commentaires
  1. Il y a aussi une autre raison, semble t’il, de vouloir conserver coûte que coûte la fiction que l’émergence de ce virus fut naturelle : la volonté d’opérer une transition vers l’écologie. En effet, que ça soit Alice Desbiolles https://www.europe1.fr/sante/nous-sommes-rentres-dans-lere-des-pandemies-alerte-alice-desbiolles-4086096 ou le grand “philanthrope” Bill Gates, plusieurs acteurs de la / des pandémie(s) perpétuelle(s) en cours souhaitent faire croire que cela aurait un lien avec le réchauffement climatique. Au passage, cette volonté montre, s’il le fallait encore, comment la théorie du réchauffement climatique anthropique (vraie ou pas, peu importe) est – à l’instar du Covid – un sujet beaucoup plus politique que scientifique…

    1. Entièrement d’accord – cette thèse a des défenseurs “écologistes” dont on ne sait pas s’ils se rendent compte qu’ils sont largement instrumentalisés pour des fins qui ne seraient pas forcément celles qu’ils disent poursuivre….

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  2. Et cela justifierait tous les nombreux laboratoires que les USA contrôlent et financent dans le monde entier. Mais dans le cas de l’Ukraine, l’alibi du bouleversement climatique ne suffira pas, surtout avec les investissements d’Hunter Biden via Metabiota* et Rosemond* (* de mémoire). Il n’a pas le profil d’un philanthrope qui ferait des recherches de zoonoses à fonds perdus pour sauver son prochain d’hypothétiques pandémies. C’est plutôt le style Dirty Sexy Money !
    Attendons de voir ce que Trump et Poupou ont trouvé chacun de leur côté. Attendons le bazar que va créer la Chine puisqu’elle vient de demander des recherches sur Fort Detrick ! La thèse du Pangolin va bien finir par voler en éclat. Soyons calmes et patients concernant l’origine du Sars-CoV-2.
    En revanche, nous aurons peut-être une surprise plus rapide d’ingénierie sur le génome du monkeypox. A trop vouloir en faire, à trop vouloir accélérer, les erreurs vont arriver. Des chercheurs ont détecté une divergence de génome suspecte. A suivre.

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  3. Ne pas dire LA covid est illogique et incohérent

    Tout comme d’utiliser le nom de la maladie pour désigner le virus …..

    Le souci du juste mot pour la juste chose, le souci des mots pesés pour éviter d’accroître, voire pour contribuer à réduire, les maux pesants.

    quelle que soit son origine

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