Giscard, Sarkozy: l’incapacité des anciens présidents non réélus à quitter la scène

C'est un spectacle pitoyable que donne Nicolas Sarkozy depuis quelques mois. Incapable de renoncer à la vie politique tout en n'ayant plus de rôle actif, il est de plus en plus ouvertement considéré comme un traître par sa famille politique. Rien n'est plus difficile, sans doute, que d'avoir été président et de n'avoir pas été réélu. En témoigne l'incapacité, assez semblable, qui fut celle de Valéry Giscard d'Estaing et qui est encore celle de François Hollande, à quitter la scène.

C’est la goutte d’eau….La manière dont Nicolas Sarkozy appuie une candidate d’En Marche contre un de ses anciens soutiens, Brigitte Kuster, candidate aux élections législatives dans la quatrième circonscription de Paris a choqué de nombreux notables chez les Républicains. 

Cela vient après le non-soutien à Valérie Pécresse. Et les informations avérées selon lesquelles Nicolas Sarkozy est en pourparlers avec Emmanuel Macron pour aider ce dernier à avoir une majorité. 

Comme Giscard, une blessure d'amour-propre insurmontable

Nicolas Sarkozy suit, toutes choses égales par ailleurs, le même chemin que Valéry Giscard d’Estaing. Non réélu, il ne peut pas se résoudre à décrocher. Et il accepte mal de ne plus jouer de rôle politique. 

Valéry Giscard d’Estaing avait refait le cursus honorum – à une époque où l’on pouvait cumuler des mandats: il redevint conseiller général, député, président de conseil régional, député européen. Mais il ne put jamais se représenter à la présidence de la République, bien qu’il y ait très fortement pensé, entre 1988 et 1993, pour l’élection présidentielle de 1995. 

Nicolas Sarkozy n’a pas refait de la politique au sens de VGE. Mais il s’est présenté aux primaires de la droite en 2016; et a été battu. Alors que Giscard avait, après sa défaite – largement due à l’inimitié avec Jacques Chirac – joué le jeu de l’union, Nicolas Sarkozy a, lui, joué un jeu trouble dans l’éviction de François Fillon en 2017. Et il a non seulement abandonné Valérie Pécresse en rase campagne mais, en fait, il s’est tenue avec une ironie mordante à distance du Congrès LR. Je me souviens l’avoir entendu, fin novembre, à une conférence littéraire organisée par le Figaro, faire rire le public sur les prétendants à l’investiture. 

VGE savait encore se tenir et il s’était fixé pour tâche de faire avancer la cause de la monnaie unique européenne et d’un traité constitutionnel européen. Nicolas Sarkozy, lui, né en 1954, se comporte comme un soixante-huitard. Il ne cache pas son individualisme forcené et sa secrète satisfaction que personne à droite n’ait eu le niveau pour lui succéder.

Il reste que, dans les deux cas, rien ne semble pouvoir effacer la blessure d’amour-propre d’un président élu par le suffrage universel et ratant la réélection. François Hollande, en ne se représentant pas, a évité – au moins en partie – un tel désaveu.  

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8 commentaires
  1. ‘Le roi est mort, vive le roi !’ est un des soubassements de la psychologie transgénérationnelle française. Donc un ancien président, non mis à mort avec sa descendance comme le furent Louis XVI et Louis XVII, est toujours un peu président dans sa tête. Il a été intronisé et quasi ’sacré’ ‘en même temps’ par les huiles du moment et autres hauts fonctionnaires de l’entre-soi oligarchique. Gambetta disait : « un traître douze balles, un demi-traître six balles. » Nicolas, Jacques Martin, Cécilia, Enthoven, Carla, … Que peut-on attendre d’un tel homme qui ne sait pas se tenir ? A-t-il vraiment déserté ou trahi son camp ? Il est comme un poisson placé dans le marigot du camp des interchangeables de la caste oligarchique en place et coupée du peuple ignorant. Sarko n’a certainement pas, dans sa conscience, le sens de la trahison d’un camp. Par ailleurs, dans le milieu des politiciens de métier, il n’y a que des ‘amitiés politiques’, c’est-à-dire pas d’ami. Voir Merkel et Helmut Kohl. Au Royaume-Uni, tu perds, tu quittes le champ politique il me semble. C’est le côté maritime de la chose publique : touché-coulé.

  2. N’importe quoi. Sarko ne doit rien à personne et sûrement pas à la meute des never was qui jacassent dans le vide depuis sa fin de mandat. La vérité vraie est que le Président Sarkozy est sorti avec classe et n’a jamais été remplacé. Comparez avec Valérie détresse &sa clique de notoires pique assiette losers.

      1. Quelle horreur, jamais de la vie je n’utilise microsoft edge sans y être forcé. Lorsqu’un site bloque en détectant AdBlock par exemple. De la même manière je ne vais plus sur LinkedIn que pour dire bonjour aux vieux amis. Je sais for bien que je figure en bonne place de plein de banques de données qui me veulent du mal, mais je ne subis par leur pollution mentale. Pas de journaux, pas de radio, pas de télé. Je tamise l’actualité à travers des sites complotisses comme celui ci et d’autres. 😉 😉

        1. Il a été aussi mauvais que les autres… à vomir.

          le problème de ces ex présidents, c’est que la soupe politique est bonne et qu’ils sont incapables de faire autre chose (et donc de faire quelque chose).

          1. soumission aux USA, réintégration du commandement militaire intégré de l’OTAN, destruction de la Lybie, politique économique de gauche (explosion de la dette, aucune réforme économique…), désorganisation/rabotage des armées … Rien à récupérer.
            C’est pour cela que F Fillon n’avait aucune crédibilité en 2017 (même si le coup du PNF est à vomir aussi).

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