La soumission imbécile du Français, par Nicolas Bonnal

Dictature sanitaire de retour. Grand Reset et économies d’énergie au programme. Il faudra vivre sans eau, sans bagnole et sans chauffage. Tous les bourgeois et leurs enfants bobos exultent avec les pensionnés de la ponction publique. Macron persévère et le Français obtempère… L’an dernier les Français représentaient 20% des testés mondiaux.

On entend encore qu’on va réagir, qu’on est le pays des rebelles, des droits de l’homme, de la liberté, des tranchées et qu’on va voir ce qu’on va voir à propos du vaccin, du masque, du confinement.

Je répète : jouez aux rebelles quinze secondes, vous qui me jetez la pierre, dans le métro, à l’école, au boulot. Il n’y a pas 30% de mécontents ou d’insoumis dans ce pays, mais 1%. Et ça dépend des jours et du sujet.

Une amie m’avait écrit cet hiver :

« J’entendais hier un général de gendarmerie, étonné de la « docilité » des Français (à propos du couvre-feu), qui disait qu’en réalité on n’aurait pas le choix. Carnet vaccinal obligatoire pour voyager ; pour se soigner et aller à l’hosto idem ; pour travailler encore, les administrations demanderont à leurs employés de se faire vacciner (et je doute que le privé soit en reste) ; bref ce que tu dis depuis des mois ».

C’est ce que je dis depuis des mois parce que c’est ce qui se passe depuis des siècles.

Tout pays de la liberté se croit plus libre au fur et à mesure qu’il s’enferme dans les réseaux inextricables des lois. Maistre rappelait en 1789 qu’on avait eu plus de lois en un an qu’en mille.

Quelques rappels céliniens alors. C’est ma monographie la plus lue – avec celle de Tolkien – et elle est lue par des gens qui ont compris que Céline ne parle pas des juifs (sujet éculé tout de même) mais des Français :

« Il règne sur tout ce pays, au tréfonds de toute cette viande muselée, un sentiment de gentillesse sacrificielle, de soumission, aux pires boucheries, de fatalisme aux abattoirs, extraordinairement dégueulasse. Qui mijote, sème, propage, fricote, je vous le demande, magnifie, pontifie, virulise, sacremente cette saloperie suicidaire ? Ne cherchez pas ! Nos farceurs gueulards imposteurs Patriotes, notre racket nationaliste, nos chacals provocateurs, nos larrons maçons, internationalistes, salonneux, communistes, patriotes à tout vendre, tout mentir, tout provoquer, tout fourguer, transitaires en toutes viandes, maquereaux pour toutes catastrophes. Patriotes pour cimetières fructueux. Des vrais petits scorpions apocalyptiques qui ne reluisent qu’à nous faire crever, à nous fricoter toujours de nouveaux Déluges ».

Céline a compris que le Français n’est pas une victime de Macron, Hollande ou Sarkozy, du comité des forges ou du mondialisme ou de Bruxelles : le Français est un enthousiaste. On le laisse cracher le morceau (à Céline) :

« Plus de Loges que jamais en coulisse, et plus actives que jamais. Tout ça plus décidé que jamais à ne jamais céder un pouce de ses Fermes, de ses Privilèges de traite des blancs par guerre et paix jusqu’au dernier soubresaut du dernier paumé d’indigène. Et les Français sont bien contents, parfaitement d’accord, enthousiastes ».

Cela c’était avant 39. Pour aujourd’hui aussi ces lignes résonnent furieusement (pensez à ces queues d’andouilles voulant être testées ou vaccinées) :

« Une telle connerie dépasse l’homme. Une hébétude si fantastique démasque un instinct de mort, une pesanteur au charnier, une perversion mutilante que rien ne saurait expliquer sinon que les temps sont venus, que le Diable nous appréhende, que le Destin s’accomplit ».

Certains nous font le coup à la mode Maurras du grand recours, de la divine surprise (Trump…). On a vu la lâcheté incisive des femmes Le Pen. Céline savait ce qu’il en coûtait de se fier aux patriotes, aux nationalistes et autres, toujours les premiers à offrir leur poitrine aux démocraties, comme disait Bernanos. Et de rentrer dedans :

« Dans nos démocraties larbines, ça n’existe plus les chefs patriotes. En lieu et place c’est des effrontés imposteurs, tambourineurs prometteurs « d’avantages », de petites et grandes jouissances, des maquereaux « d’avantages ». Ils hypnotisent la horde des « désirants », aspirants effrénés, bulleux « d’avantages ». Pour l’adoption d’un parti, d’un programme, c’est comme pour le choix d’un article au moment des « réclames », on se décide pour le magasin qui vous promet le plus « d’avantages ». Je connais moi des personnes, des véritables affranchis qui sont en même temps marxistes, croix-de-feu, francs-maçons, syndiqués très unitaires et puis malgré tout, quand même, encore partisans du curé, qui font communier leurs enfants. C’est des camarades raisonnables, pas des fous, qui veulent perdre dans aucun tableau, qui se défendent à la martingale, des Idéologues de Loterie, très spécifiquement français. Quand ça devient des racailles pareilles y a plus besoin de se gêner ».

Cela s’applique aussi au Bayrou, catho, bourgeois, six enfants, qui nous prépare le passeport vaccinal éternel et la grande confiscation dans un bâillement/acquiescement général.

Céline remet notre occident démocrate – qui retombe dans son terrorisme/bolchévisme initial, ici ou en Amérique – à sa place :

« La conjuration mondiale seule véritable réussite de notre civilisation. Nous n’avons plus de patriotes. C’est un regret de bétail, on en a presque jamais eu de patriotes. On nous a jamais laissé le temps. D’une trahison dans une autre, on a jamais eu le temps de souffler… D’une guerre dans une autre… »

Après on est vendus aux étrangers mais c’est depuis des siècles (pensez à Concini dans le Capitan…) :

« On nous a toujours trafiqués, vendus comme des porcs, comme des chiens, à quelque pouvoir hostile pour les besoins d’une politique absolument étrangère, toujours désastreuse. Nos maîtres ont toujours été, à part très rares exceptions, à la merci des étrangers. Jamais vraiment des chefs nationaux, toujours plus ou moins maçons, jésuites, papistes, juifs… »

Parti de l’ordre, parti catholique, parti social-démocrate, parti européen, parti pro-américain, parti prosoviétique, on n’en finirait pas… Comme on sait dans le dernier pamphlet Céline a compris que le problème français est insoluble, plus fort que prévu, et que « bouffer du juif ne suffit plus » ! Il était temps Ferdinand !

Qui a envie de bouffer du Zemmour, du Toubiana, du Kunstler, du Greenwald ? En pourcentage il y a plus de juifs que de goys antisystèmes. 10% dans un cas, un pour dix mille dans l’autre.

Un autre antisémite qui a enfin compris les Français c’est Drumont. Et dans son Testament, très supérieur à la France juive, il écrivait le vieil Édouard :

« Quand les conquérants germains et francs qui, unis aux purs Gaulois et aux Celtes, constituèrent véritablement la France eurent perdu leur vigueur, l’élément gallo-romain l’emporta, la race latine reprit le dessus ; or, cette race est faite pour la tyrannie, puisqu’elle n’a aucun ressort de conscience ; elle adore une idole imbécile, une idole de marbre ou de plâtre qu’on appelle la Loi, et au nom de cette Loi, elle subit tout ».

Ensuite Drumont l’explique cette ludique loi gallo-romaine :

« La Loi, c’est le licteur qui vient de la part de César annoncer au citoyen romain qu’il est condamné à mourir, mais qu’on lui laisse le choix du supplice ; c’est le gendarme de la Révolution qui vient parfois tout seul arrêter cinq ou six personnes et qui les conduit au Luxembourg ou à la Conciergerie, où un autre gendarme vient les chercher pour les conduire à la guillotine. Jamais il n’est entré dans la cervelle de ceux qu’on arrêtait ainsi, l’idée de commencer par tuer le gendarme. C’est là un spectacle extraordinaire et il n’y a jamais qu’en France qu’un gouvernement ait pu s’appeler, comme par une désignation constitutionnelle: la Terreur ».

Revenons à Céline et à la docilité du colonel de gendarmerie cité plus haut :

« Les Français subiront leur sort, ils seront mis, un jour, à la sauce vinasse… Ils le sont déjà. Pas d’erreur !… Le conquérant doit être sûr de ses esclaves en tous lieux, toujours en mains, sordidement soumis, il doit être certain de pouvoir les lancer, au jour choisi, parfaitement hébétés… dociles… jusqu’ aux os… gâteux de servitude, dans les plus ronflants, rugissants fours à viande… sans que jamais ils regimbent, sans qu’un seul poil de ce troupeau ne se dresse d’hésitation, sans qu’il s’échappe de cette horde le plus furtif soupçon de plainte… »

C’est lui qui qualifie nos monuments aux morts de lourds dolmens de la docilité…

________

Sources : Nicolas Bonnal – Céline, Le pacifiste enragé

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9 commentaires
  1. ” Les Français dont des veaux”, c’est périmé. Ce qui ne dispense pas de considéré que c’était faux, puisqu’il y avait aussi des Français “résistants”

    Peu de Français sont conscients que chaque fois qu’une phrase a pour sujet “Les Français ..”, ce qui suit est faux. Normale puisque l’éducastration nationale n’apprend ni la maîtrise du français, ni le sens critique

    Trop de Français (surtout ne pas oublier la majuscule dans le cas) sont des mougeons, ces fruits de la copulation monstrueux entre des moutons et des pigeonnes ou l’inverse si vous préférez.

  2. Je sens que ça va se déchaîner sur notre dos. Déjà chaque fois que qui que ce soit du haut de sa tribune parle le “lesfrançais” suivi d’autre chose que de leur nombre, il ment.
    Ensuite cela peut aller plus loin que la généralisation, par exemple l’amalgame. Et cela peut aller plus loin encore, en parler comme d’un objet, même pas un être humain parlant, mais un truc, un morceau de viande à quoi est obligatoirement accolé quelque chose de négatif, de péjoratif, de salissant. Je ne vais certainement pas me saisir de cette jaculation pour connaître la suite, le titre me suffit.

  3. « il n’y a jamais qu’en France qu’un gouvernement ait pu s’appeler, comme par une désignation constitutionnelle: la Terreur ». Bien vu!
    Encore un peu de temps et le gouvernement Macron pourra revendiquer cette appellation. Sauf qu’en effet, il ne peut terroriser que les Français terrorisables.
    Espérons que les autres seront suffisamment nombreux. Ce ne sont pas les majorités – versatiles – qui font avancer les choses, mais des minorités déterminées…

  4. Trois mois avant le Débarquement, une foule immense applaudit le Mal Pétain sur les Champs. Un peu moins de trois mois après le 6 juin 1944, la même foule fait une haie d’honneur au Gal de Gaulle à pied accompagné de membres du CNR et d’une garde rapprochée de GI’s montés sur Jeeps. On a la même collaboration et les mêmes milices externes manipulées par le 52 (épisode du Stade de France) et alimentée à coups de milliards de $ par la Banque Morgan… Beaucoup d’argent est mis sur la table pour que les fonds de pension US achètent la France à la découpe. Les Français ont le couteau sous la gorge : « Fermez-la sinon Cynique Ier vous envoie ses électeurs du 9-3 n »

  5. Ils ne se contentent pas d’acheter : il faut que ca rapporte, encore et encore, en argent et en .. jouissance : que les territoires qui s’appelaient des Nations deviennent des terrains de tous leurs jeux sadiques. De même qu’on disait “libanisé” ou “balkanisés”, on peut maintenant dire ” ukrainisés “.

  6. Quelques lignes du Ch.1 de « Un peuple de moutons » de W.J.Lederer, paru en 1961, traduit et édité chez R.LAFONT :
    « La destruction d’une grande nation est peut-être proche grâce aux agissements d’un seul homme. C’est lui qui a encouragé les chefs de ce pays à rassurer le peuple (on y parle du mensonge Laotien des années 50) en l(abreuvant de demi-vérités, lui qui a détourné la presse de ses devoirs et qui a aidé la masse à se mentir à elle-même. Il a encouragé ses concitoyens à ne regarder que les cotés comiques de la vie, à ne se complaire qu’aux distractions futiles en évitant le rude contact avec la réalité … // … le résultat d’une telle conduite est tragique. Aujourd’hui, nous sommes une « nation de citoyens des jours heureux » qui servent leur patrie à condition une la sécurité financière et de luxueuses commodités leur soient dispensées, de fainéants qui s’emploient à acheter la coopération de nations neutres. Une nation qui redoute de discuter de questions impopulaires qui clament leur droit aux loisirs sans savoir comment les employer ….//… » W.J.Lederer parle là des millions de dollars que le contribuables états-uniens à verser au Laos et à Formose afin d bâtir un mur contre le communisme. C’est déjà ce deep-state qui est à l’œuvre après la présidence d’Einsenhower. Mais c’est surtout la conquête de l’Asie par ce bloc militaro-industriel mondialiste déjà à la manœuvre …. Monde M… 🤢

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  7. Je suis assez d’accord sur ce constat. Chaque pays a ses conformismes j’imagine, chez nous le conformisme est braillard rebelle au dehors, socialo francmac au dedans. Ce qui le rend séduisant pour les jeunes écervelés pleins d’hormones et facile à maintenir pour les vieux rotors.

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