Aloe arborescens : les bienfaits de cet étonnant guérisseur de la nature

La famille des aloès englobe une grande diversité d’espèces que l’on retrouve un peu partout dans le monde. Parmi elles, l’aloe vera, mais aussi l’aloe arborescens. De quoi s’agit-il ? Pourquoi le qualifie-t-on de guérisseur de la nature ? Comment l’utiliser  dans votre quotidien ?

Les propriétés curatives de l’Aloe arborescens

Parmi la grande famille botanique des asphodélacéees, qui compte plus de 420 espèces différentes, l’Aloe arborescens, également nommée « aloès arborescent », « candélabre » ou « corne de bélier » est une plante vivace succulente cousine de l’aloe vera. Présent naturellement dans le sud-est de l’Afrique australe, elle est très répandue au Mozambique et au Zimbabwe, mais aussi au Malawi. Ses qualités horticoles et ses vertus médicinales lui ont permis d’être importé dans d’autres nombreux pays tropicaux, subtropicaux ou tempérés chauds, comme au Portugal.

Moins connu que l’aloe vera, l’Aloe arborescens  ferait preuve d’un pouvoir de guérison deux fois plus puissant, notamment en ce qui concerne le cancer. Cette plante médicinale possède également des propriétés cicatrisantes qui sont le résultat d’un phytocomplexe vraiment unique. Celui-ci comprend une large gamme d’ingrédients actifs, présents à la fois dans le gel (la pulpe interne) et dans la peau externe des feuilles de cette plante. Dans la peau par exemple, on trouve surtout des anthraquinones, des substances comme l’aloïne et l’aloe-émodine, auxquelles on attribue principalement des propriétés laxatives, mais qui ont été récemment “redécouvertes” en raison de leur prétendue action antitumorale et antimétastatique.

Par ailleurs, on retrouve dans le gel d’Aloe l’acémannane, un muco-polysacaride auquel de nombreuses études attribuent des propriétés anti-inflammatoires, apaisantes, cicatrisantes et gastroprotectrices, puisque cette substance aide à protéger les muqueuses de l’estomac et des intestins. La présence de cette substance est l’une des raisons pour lesquelles l’aloès est souvent pris sous forme de jus, pour traiter les troubles gastro-intestinaux, tels que la gastrite, le reflux gastro-oesophagien, ou encore le côlon irritable.

Ce n’est pas tout, car l’Aloe Arborescens contient d’autres nutriments intéressants notamment :

  • Des sels minéraux (beaucoup de potassium et de sodium, magnésium et calcium) ;
  • Des oligo-éléments (fer, cuivre, chrome, manganèse, zinc, cobalt ;
  • Des vitamines A, C, E, qui sont des antioxydants ;
  • Des vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B6, B9, B12).

Des bienfaits étonnants sur la santé

Cette plante était considérée comme une bénédiction pour l’humanité par différents médecins anciens. Même les différents noms tels que “plante magique”, “plante merveilleuse” et “guérisseur de la nature” ainsi que le fait qu’il s’agit de l’une des plantes les plus anciennes mentionnées avec des propriétés curatives et des bienfaits pour la santé en disent long sur sa popularité dans diverses branches de la médecine traditionnelle telles que l’Ayurveda, le siddha, l’homéopathie et l’Unani (source : Plants-Basel)

Elle aiderait à soigner le cancer

Les vertus  de l’Aloe arborescens  ont surtout été mises en avant au début du XXème siècle par un prêtre franciscain brésilien, le père Romano Zago. Il en a réalisé une célèbre préparation associée à du miel et de l’alcool, conseillée pour éliminer les toxines et pour soutenir les défenses immunitaires. Ce prêtre l’utilisait selon une recette connue aujourd’hui sous le nom de « Recette du Père Romano Zago » et décrite dans son livre « Du cancer, on peut guérir ».

Aussi, il apparaît comme une plante majeure en termes d’activité anti-cancer. Afin de ne pas éveiller d’inutiles illusions, il faut préciser que le père Romano Zago ne garantissait pas la guérison et n’incitait pas à abandonner les soins conventionnels. Au contraire, il le considère comme “une aide supplémentaire” capable de favoriser une amélioration et dans certains cas, complète même la récupération. C’est le père lui-même qui témoigne avoir suivi de nombreuses personnes atteintes de cancer, pour guérir dans des situations difficiles.

Plusieurs recherches démontrent en même temps l’activité anticancéreuse et la propriété antinéoplasique de d’Aloe arborescens. Selon cette étude publiée en 2009 par exemple, cette activité est due à au moins trois mécanismes différents, basés sur des effets antiprolifératifs, immunostimulants et antioxydants. L’action antiproliférative est déterminée par les molécules anthracéniques et antraquinoniques, tandis que l’activité immunostimulante est principalement due à l’acémannane. Les conclusions de cette étude suggèrent que l’Aloe peut être associé avec succès à la chimiothérapie pour augmenter son efficacité à la fois en termes de taux de régression tumorale et de durée de survie.

Elle réduirait la résistance aux antimicrobiens

Par ailleurs, en raison de la présence d’anthraquinones (par exemple, aloïne, aloe-émodine et acide chrysophanique) et de leurs structures, les aloès ont des propriétés cytotoxiques et peuvent endommager les cellules pathogènes et ont donc des effets antimicrobiens selon cette étude publiée dans Plants-Basel en 2021. Les chercheurs ont tenu à mettre en évidence  l’activité antimicrobienne de cette espèce la moins connue parmi les aloès.

L’Aloe arborescens présente ainsi un grand potentiel d’utilisation dans divers domaines de recherche et pour d’autres applications dans les industries cosmétiques, alimentaires et pharmaceutiques. Les agents antimicrobiens disponibles dans la nature peuvent apporter une contribution significative aux nouveaux médicaments antimicrobiens en éliminant ou en réduisant la résistance aux antimicrobiens.

Elle favorise la santé de la peau

Concernant ses vertus médicinales orientées vers les soins de la peau, cette plante médicinale est utilisée depuis 5.000 ans en Chine et en Egypte. Traditionnellement, l’Aloe arborescens sert à apaiser les brûlures cutanée et à traiter les problèmes de peau. Elle la nourrit, l’hydrate, et la cicatrise en profondeur.

Parmi les autres bienfaits sur la peau :

  • Elle soigne les troubles cutanés (coupures, dermatoses, démangeaisons, coups de soleil, etc.) ;
  • Elle contribue au bon renouvellement des cellules de la peau ;
  • Elle favorise la santé et la beauté de la peau et des cheveux (repousse, douceur, brillance) ;
  • Elle est indiquée en cas de brûlure, ou de dessèchement lié au vent, au sel, aux agressions de l’environnement.

Des bienfaits supérieurs à ceux de l’aloe vera

Jadis considérée comme la « plante miracle », l’Aloe arborescens présente de nombreux bienfaits supérieurs à ceux de l’aloe vera.

  • En plus de ses propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques, elle possède des propriétés émollientes. L’aloe arborescens travaille  sur les fonctions intestinales, améliorant ainsi le transit intestinal, la fonction hépatique et le système immunitaire.
  • Elle est également dépurative, détoxifiante et reminéralisante. Elle est recommandée en cure de détoxification et de remise en forme.
  • C’est aussi un antioxydant qui permet de lutter contre les effets délétères des radicaux libres.
  • Elle dispose de propriétés apaisantes, préconisées pour soulager les inconforts articulaires.

Comme utiliser l’Aloe Arborescens au quotidien ?

Comme l’Aloe vera, l’Aloe Arborescens s’utilise en usage interne et externe.

En usage interne

En usage interne, on le trouve conditionné sous forme liquide (jus d’extraits de feuilles fraîches pressées à froid) ou en vrac (fleurs en sachets). La phytothérapie en utilise les feuilles (gel, suc), les fleurs et les bourgeons, alors que la gemmothérapie, la forme la plus concentrée de la phytothérapie, utilise un peu d’alcool dans ses formules (bourgeons).

Comme boisson, son grand avantage est que ses feuilles s’utilisent en entier (peau et gel), car il contient 8 fois moins d’aloïne (glucoside appartenant au groupe anthraquinonique, spécifique aux Aloès,) que sa cousine l’Aloe vera. Ainsi, les feuilles peuvent se consommer non pelées et mixées comme dans la recette du père Zago :

  • 350 g de feuilles d’Aloe arborescens ;
  • 500 g de miel (ou sirop d’agave) ;
  • 40 ml d’alcool distillé (ou citron).

Pour l’utiliser correctement :

  • Lavez les feuilles et coupez les épines ;
  • Coupez les feuilles en morceaux et mixez-les avec le miel et l’alcool (ou le sirop d’agave et le citron).
  • Conservez au frigo dans un bocal en verre hermétique.

Pour une cure détox et de remise en forme (15 jours) à raison d’1 à 4 fois par an (lors des changements de saison), prenez-en 1 à 2 cuillères à soupe, trois fois par jour, ¼ d’heure minimum avant les repas.

Pour un accompagnement / en complément d’un traitement lourd, pour une cure de 15 jours, il est plutôt conseillé d’en prendre 2 cuillères à soupe, trois fois par jour, ¼ d’heure minimum avant les repas. Faites ensuite une pause de 5 à 7 jours, puis reprenez la cure si nécessaire.

En usage externe

En usage externe, le gel d’Aloe arborescent pur s’applique directement sur les zones concernées comme la peau, les cheveux ou le cuir chevelu.

Comment planter l’Aloe arborescens chez vous ?

Convaincu par ses vertus médicinales ? Si vous souhaitez cultiver l’Aloe arborescens chez vous, vous n’aurez pas de difficultés particulières, car cette plante médicinale demande uniquement un sol riche, bien drainé, avec une exposition en plein soleil. Ses plants aiment la chaleur et peuvent très bien être installés en intérieur dans une pièce lumineuse, sur une véranda ou encore dans une serre. Ils peuvent aussi agrémenter les rocailles, les jardins méditerranéens ou les serres froides.

Une fois ses conditions réunies, vous pourrez observer sa floraison en hiver, donnant des fleurs rouges avec un feuillage persistant. La plante peut ainsi atteindre facilement jusqu’à 3 mètres de hauteur.

Les précautions à prendre

L’Aloe arborescens présente peu de contre-indications. Toutefois, si vous prenez des compléments alimentaires et suivez un traitement allopathique, il est conseillé de toujours demander l’avis de son médecin. Dans tous les cas, cette plante médicinale n’est pas recommandée chez les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants en bas-âge et les personnes sous traitement anticoagulant du fait de l’effet fluidifiant de l’Aloe.

Toutes les informations publiées sont à titre informatif et ne doivent pas être considérées comme des conseils médicaux, des prescriptions ou de toute autre nature.

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