[PAYANT] Urbi et Orbi n°18 -L’Eglise catholique et la fin du monde unipolaire: répondre au besoin d’un universalisme pacifique – par Edouard Husson

Le modèle unipolaire (américano-centré) d'organisation mondiale est en train de disparaître. Curieusement, avec le pontificat de François, l'Eglise a semblé compter sur le "globalisme" pour elle-même se développer.Il est indéniable difficile de sortir du confort - relatif - qu'a procuré une entente d'un siècle avec l'Occident démocratique (des années 1890 aux années 1990). Et pourtant, c'est urgent pour l'Eglise! La compromission avec le progressisme occidental serait un reniement du catholicisme. Surtout, dans le monde multipolaire en train d'advenir et où l'on dénonce le "faux universalisme" occidental, seule l'Eglise catholique est en mesure de réaffirmer des principes universels. Sans vouloir minimiser le dialogue de toutes les grandes sagesses du monde et réduire le règne de la philosophie à une illusion, je défends ici l'idée qu'on ne répondra à l'effondrement de la Tour de Babel (washingtonienne) que par l'unité fraternelle d'une nouvelle Pentecôte.

La période de la domination occidentale se termine avec fracas à l’occasion de la guerre d’Ukraine. Les Américains et l’Union Européenne sont de moins en moins crédibles quand ils parlent de la “communauté internationale” comme alignée sur leurs vues. Les pays qui n’ont pas voté les sanctions contre la Russie représentent en effet 80% de la population mondiale. Cela va avoir d’énormes conséquences en termes de représentations collectives, de valeurs partagées. 

Jusqu’à récemment, il allait de soi, en effet, que les “valeurs” dont parlait l’Occident étaient bien celles qui avaient présidé à la naissance de l’ONU et auxquelles se référaient tous les grands débats du monde – même si certains régimes ou certaines cultures pouvaient ne pas les partager entièrement.

Il s’est néanmoins passé, depuis trente ans, une double évolution:

Depuis trente ans, une double évolution

+ les Etats-Unis ont choqué le monde par des déchaînements réguliers de violence et des guerres illégitimes. Le choc en retour a été très visible en Asie dès les années 1990. Le fait de commercer avec les USA n’a pas empêché l’Asie de contester l’universalité des “valeurs occidentales”.

+ à partir de la fin des années 2000, l’Occident lui-même a “changé de valeurs”. Un individualisme exacerbé des comportements rendu possible par la pilule contraceptive, la révolution informatique,  la financiarisation de l’économie, la diffusion du freudo-marxisme, la prise en main de la politique étrangère américaine par d’anciens trotskistes devenus “néoconservateurs” – en fait “néo-progressistes” -, la montée de la “peur climatique”, ont fait émerger une nouvelle version des “valeurs occidentales”, extrêmement agressive, qui vise un malthusianisme imposé dans les pays émergents (transformant l’avortement en arme de régulation des naissances),  qui fait de la reconnaissance de droits “LGBTetc…” une condition d’appartenance à la “communauté internationale”, qui veut imposer un ordre écologique coercitif, et qui, bien entendu, a voulu rallier le monde entier à une politique anti-russe, devant constater avec effroi que la plus grande partie de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Asie ne jouerait pas ce jeu.  

Où en est l'Eglise catholique?

Le siècle du “Ralliement”

L’Eglise catholique a accompagné “l’Occident” pendant un siècle. 

Le coup d’envoi de ce rapprochement historique a été donné par Léon XIII, lorsqu’il a prôné le ralliement des catholiques français à la République en 1892. Les deux guerres mondiales, parce qu’elles ont laissé l’Europe en ruine, ont profondément déstabilisé toute l’arrogance des anti-cléricaux de tout poil. On peut parler des “Trente Glorieuses” de la démocratie chrétienne en Europe, après 1945. L’Eglise a aussi bénéficié de son rapprochement avec la Grande-Bretagne (depuis la levée des lois anticatholiques au XIXè siècle) et avec  les Etats-Unis (sous Roosevelt). L’hostilité à l’Eglise s’est réfugiée dans les régimes totalitaires. Tout cela a définitivement cristallisé durant le pontificat de Pie XII (1939-1958). Et s’est épanoui de Jean XXIII  (1958-1963) à Jean-Paul II (1978-2005). 

Jusqu’en 1989, année où les chrétiens en général et les catholiques en particulier, ont joué un rôle essentiel dans l’effondrement du communisme en Europe centrale, l’Eglise et les nations occidentales, quels que fussent les différends, ont combattu côte à côte pour la dignité humaine et des droits de la personne. 

La première moitié du pontificat de Jean-Paul II a représenté l’apogée de cette tendance. En 1991, Jean-Paul II publiait Centesimus annus, encyclique sur la doctrine sociale de l’Eglise pour le centième anniversaire de Rerum Novarum, le grand texte de Léon XIII sur la justice sociale. Un cycle s’achevait. 

 

La rupture de l’Eglise et de “l’Occident”

On ne s’en est pas aperçu tout de suite, en effet, mais une divergence profonde s’est installée, dans les années 1990, entre l’Eglise catholique et l’Occident – si l’on peut désigner ainsi, ensemble, le monde anglophone et l’Union Européenne. Elle s’est en premier lieu concentrée sur la question des moeurs. L’incompréhension de l’opinion occidentale envers l’encyclique Humanae Vitae du pape Saint Paul VI, qui critiquait la contraception, en particulier la contraception chimique, fut quasi-totale. On ignore souvent que le futur Jean-Paul II avait été l’un des conseillers les proches du Pape pour la rédaction de ce texte. On se souviendra, en revanche du mantra médiatique qui accompagna tout le pontificat de Jean-Paul II, lui reprochant de ne pas “faire évoluer” la doctrine de l’Eglise sur le sujet de l’avortement, de la contraception, du divorce etc….Et cela au risque de négliger 95% de l’enseignement et des actes du pontificat. 

La tension fut encore plus évidente durant le pontificat de Benoît XVI (2005-2013). Moins politique que son prédécesseur et peu apte au leadership, le successeur de Jean-Paul II démissionna, phénomène rarissime dans l’histoire de la papauté. Cela montrait en fait la dureté de l’affrontement qui avait commencé. 

Des rumeurs échevelées ont couru à propos de la démission du Pape. Il aurait été contraint à la démission. On aurait bloqué les systèmes de paiement du Saint-Siège pour le contraindre à la démission. Une petite minorité des catholiques américains reste convaincu que l’administration Obama a fait tomber Benoît XVI. Méfions-nous du complotisme: j’ai montré comment la démission de Benoît XVI s’explique de manière simple par la relation compliquée entre culture allemande et “leadership”. Ce que montrent toutes ces rumeurs, c’est que, vingt ans après la chute du communisme, la rupture entre l’Eglise et “l’Occident” et son “ordo-progressisme” était consommée. 

Le compromis raté de François avec l'ordo-progressisme

Le choix des cardinaux pour remplacer Benoît XVI a sans aucun doute procédé d’une volonté, un peu confuse, de chercher un accommodement avec l’ordo-progressisme. Nous avons suffisamment critiqué, dans le Courrier des Stratèges, les confusions que créent, de notre point de vue, le dialogue soutenu du pape François avec des représentants du progressisme occidental, son adoption d’une vision de l’écologie incompatible avec l’espérance chrétienne, son soutien imprudent aux vaccins occidentaux anti-COVID, ses ambiguïtés dans les relations avec les lobbies LGBT, sa naïveté sur les questions manipulations qui mettent en branle les flots de migrants etc… Ce n’est pas l’occasion d’y revenir longuement mais de constater l’échec de cette tentative de compromis. 

Acclamé (par les non-catholiques essentiellement) au début de son pontificat, François a progressivement déçu la plupart de ses soutiens. En effet, quoi qu’il en dise, un pape est tenu par l’enseignement de ses prédécesseurs et par l’universalité de l’Eglise. Le Pape n’a pas donné suite aux propositions les plus radicales du synode amazonien (ordonner des hommes mariés ou des femmes); et aujourd’hui il est obligé de freiner les ardeurs du “chemin synodal” allemand – un certain nombre d’évêques allemands nous ressortent les vieilles lunes des dernières décennies (reconnaissance par l’Eglise de l’individualisme absolu en matière de mœurs (en particulier la bénédiction des couples homosexuels); mariage des prêtres, ordination des femmes etc…). François ne fait, finalement que des déçus. Il n’a pour lui ni les plus conservateurs des chrétiens – qu’il tourmente en particulier sur leur désir d’avoir accès à la liturgie tridentine ou qu’il choque par ses ambiguïtés sur les questions de mœurs – ni les plus progressistes, qui lui reprochent de ne pas franchir le Rubicon. Ou qui sont choqués qu’ils ne prennent pas partie pour l’Ukraine dans le conflit avec la Russie. Mais depuis quand un pape a-t-il soutenu un camp contre un autre dans une guerre? 

Le monde multipolaire aura besoin d'un universalisme pacifique

François très “Argentin” et très “universel” sur la question de l’Ukraine

Le Cardinal Vingt-Trois avait déclaré, un peu cruellement, dans une conversation privée qui m’a été rapportée, après l’élection de François, qu’il espérait que la vision de François saurait passer des dimensions de l’Argentine à celles du monde. 

Pendant la plus grande partie du pontificat, on a senti peser l’influence de ce qui a parasité le catholicisme latino-américain depuis un demi-siècle: l’influence de la théologie de la libération reconvertie en adhésion à l’écologie malthusienne. Et quand le Souverain Pontife a essayé de penser “mondial”, il s’est enlisé dans un “globalisme” progressiste – au risque de compromettre la liberté de l’Eglise. Paradoxalement, en étant à l’unisson de son peuple sur le scepticisme face à l’attitude occidentale dans la guerre d’Ukraine,  François a été plus universel. De même qu’en étant consciemment un Polonais monté sur le trône de Pierre, Jean-Paul II a été un grand pape pour le monde. 

 

“De toutes les nations faites mes disciples” (Matthieu, XXVIII, 18) 

C’est le premier grand défi pour les successeurs de François et pour l’Eglise. Nous vivons dans un monde qui ne supporte plus l’idée qu’il existe un modèle unique. Il existe une soif de cultiver ses racines. Mais aussi une fascination devant la diversité culturelle des nations et des continents. 

L’Eglise est à première vue particulièrement bien préparée à relever ce défi. 

On notera cependant la tendance au centralisme du pontificat de François. Le contraire de ce qu’il faut faire. 

 

Les nouveaux martyrs

Ce monde multipolaire, fait de nations qui veulent s’émanciper de la tutelle occidentale, n’est pas un monde idéal. C’est un monde où des chrétiens sont persécutés. En particulier dans des terres dominés par l’islam, par l’hindouisme ou par le communisme. Comme les vingt siècles qui l’ont précédé, le XXIè siècle aura ses martyrs. C’est une réalité que le pape François ne met pas suffisamment en avant. Elle est pourtant la clé de l’évangélisation du monde. De ce point de vue, l’accord malheureux passé avec la Chine communiste en 2018 et renouvelé en 2020 est le contraire de ce qu’il faut faire. Le Saint-Siège a sacrifié l’Eglise clandestine de Chine sur l’autel d’une normalisation des relations avec la Chine. Cela ne fera que produire plus de souffrances chez les catholiques de Chine. La reconnaissance du monde multipolaire ne doit pas empêcher de rappeler les principes universels de la liberté de conscience, de la liberté religieuse et de la liberté de l’Eglise à tous les gouvernements sans exception. 

“De toutes les nations, faites mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit” dit le Christ à ses apôtres avant de monter dans la Gloire du Père.  L’Eglise a toujours reconnu la diversité des nations – elle est elle-même issue de la longue maturation de la Révélation divine dans un peuple à l’identité irréductible – mais elle a aussi toujours proclamé qu’il n’y qu’un seul Dieu, que la vérité est universelle et que l’humanité doit être rassemblée. 

 

Le monde à la recherche d’un universalisme pacifique

Au moment où s’effondre l’hégémonie occidentale et où le progressisme occidental est reconnu comme un pseudo-universalisme, le monde va pourtant être à la recherche d’une vision et d’une éthique universelles. Ce n’est pas déprécier l’Organisation des Nations Unies que de penser qu’elle sera toujours tiraillée entre  ses principes fondateurs et les jeux de puissance. 

L’Eglise catholique a un rôle unique a jouer car elle est sûre de son message, elle est présente universellement et elle distingue le Royaume de Dieu et celui de César. 

Ce à quoi nous assistons, c’est à l’arrêt de la construction de la Babel occidentale. Mais la Bible nous dit que la dispersion des peuples après l’arrêt de la Tour de Babel fut ressentie comme une malédiction. A cette malédiction de l’incompréhension mutuelle due à la multiplication des langues, l’Eglise offre l’expérience de la Pentecôte: la transmission d’une espérance universellement partageable à chaque peuple dans sa langue. 

La crise que traverse l’Eglise n’est pas d’abord une crise de la liturgie – nous y reviendrons dans un numéro ultérieur; elle n’est pas non plus une conséquence de Vatican II – comme le disent un peu rapidement des catholiques courageux mais qui font comme si le pontificat de saint Jean-Paul II et celui de Benoît XVI n’avaient pas eu lieu. Elle est une conséquence de la crise profonde que traverse un Occident jusque-là dominant. Après les durs affrontements du XIXè siècle entre catholicisme et libéralisme, l’entente toujours meilleure, de Léon XIII à saint Jean-Paul II a pu installer une sorte de confort, d’assoupissement de l’énergie évangélisatrice; et de confusion momentanée entre l’universalisme catholique et le “globalisme occidental”. 

Jésus le disait à ses disciples: “Vous êtes dans le monde, vous n’êtes pas du monde“. Le pontificat de François permet de dissiper une illusion paresseuse: L’Eglise est en Occident, elle n’est pas d’Occident. Car elle est aussi en Amérique latine, en Afrique, en Asie et doit y être de plus en plus. Car il y a urgence à pousser l”œcuménisme avec le monde orthodoxe. 

Ce n’est pas l’Eglise qui a besoin du monde – dans une sorte d’aggiornamento mal compris et consistant à fréquenter essentiellement les hauts fonctionnaire des organisations internationales; c’est le monde et ses nations, dans toute leur diversité, dans toute leur humanité, qui ont besoin de l’Eglise! 

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11 commentaires
  1. Merci M. le professeur E. Husson pour cette introduction. L’Eglise met souvent du temps pour déclarer un ‘pape’ antipape. Benoît XVI écrit clairement que des parlementaires du monde ‘proavortement’ sont des vauriens. La ‘deep Eglise’, pas celle de la marionnette bidenisée avec perte d’humilité, sait très clairement que le mondialisme est une impasse pour la raison et la vie de l’esprit. Pour l’Eglise chaque nation a un ange gardien. On dit bien « de toutes les nations faites … », on ne parle pas de la Terre ou de l’Humanité. Donc l’Eglise du Christ n’est pas dupe du degré mortifère du postmodernisme suicidaire. Benoît XVI surfait sur « la Dictature du relativisme ». Vos descriptions lues dans vos articles sont des réalités qui découlent de cette tyrannie qui s’impose par la force du colosse au pied d’argile qui s’appuie sur ‘In god we trust’. Mettre le mot Dieu sur une pièce de César, seuls des ennemis de l’eucharistie pouvaient réaliser un tel blasphème.

  2. Un peu lassant de résumer l’Église, au sens théologique du terme, au seul catholicisme romain… Parler de christianisme et de de Chrétiens me semble plus exact. Les Chrétiens servent le Seigneur et lui seul… enfin, le devraient.

      1. Monsieur Husson,
        Merci pour cette précision et la qualité de votre travail. J’avoue humblement ne pas connaître toutes les subtilités du catholicisme romain. Je me permets simplement un modeste commentaire, qui traduira probablement mon “obédience”; l’Église n’a pas besoin du monde, c’est une certitude. Mais le monde n’a pas besoin de l’Église non plus. Le monde a besoin de se repentir, de connaitre et d’accepter la parole de Dieu, la lumière au lieu des ténèbres. “Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.” (Éphésiens 2:8-9). À Dieu seul la gloire. Tout le reste est le fruit d’œuvres humaines, frappées du sceau du péché et révélatrices de son extraordinaire propension à se croire CAPABLE de se sauver lui-même. Que Dieu vous bénisse et vous aide à résister, comme vous sembler le faire, aux forces de l’Ennemi.

        1. Oui, votre commentaire met sur la piste de votre obédience. L’Eglise est dans ce monde mais pas de ce monde. Elle travaille sur le monde créé, pas sur des idées ou à partir d’un livre descendu du ciel avec ou sans père Noël. Le monde a besoin de l’Eglise afin de ne pas tomber dans son autodestruction nihiliste. ‘M’es avis que Dieu et l’Eglise c’est tout un’. La foi au Christ-Eglise est une vertu théologale, don de Dieu reçu dans les coeurs humbles. Effectivement si on sort un verset du contexte des autres versets et surtout de la vivante succession apostolique fondée par le Seigneur, on a 99% de chance de mal interpréter le verset, de le déséquilibrer, de sous-vivre en hérésie. L’Ennemi a lui aussi essayé de biaiser la Tradition orale qui véhicule les Ecritures qui sourdent de cette même Tradition de Vie en plénitude. En dehors de l’Eglise visible et invisible, point de Salut vivifiant.

          1. Je vous rejoins sur un point très important : le contexte. Il ne me semble pas ici remettre en cause le sens, très clair. Encore faut-il par ailleurs ne rien ajouter ou retrancher aux Écritures. Sola scriptura. Vous devez connaître les autres “sola”, tout aussi impératifs.

        2. « Sola scriptura » : le dogmatisme ‘sola scriptura’, le mantra ‘sola scriptura’, la ritournelle ‘scola scriptura’. Employez-vous le mot ‘Trinité’ qui ne figure pas dans les Ecritures stabilisées par le Corps chrétien ? Le Christ et les premiers chrétiens vivants d’après Sa Résurrection pouvaient-ils même envisager de dire ‘scola scriptura’ ? Cela n’avait aucun sens pour ces humbles renés. Par la succession apostolique de la Tradition vivante et orale ils édifièrent même un canon des Ecritures afin de se protéger des dérives hérétiques. ‘Sola scriptura’ est un dogmatisme mortifère pour la vie de l’âme. C’est un peu comme si on donnait un dogmatisme empoisonné à un chrétien en lui serinant : ‘Tu n’as pas besoin de manger Dieu, ou de désirer manger Dieu pour vivre’. ‘Sola scriptura’ revient à se trancher le bras gauche et affirmer sottement et diaboliquement : « Ouf, enfin je vis ma liberté en plénitude ! »

    1. Dominus iésus est un document clair pour expliciter l’emploi du mot Eglise. Un païen peut baptiser. Un homme baptisé selon la forme sacramentelle s’appelle un chrétien. Comment s’appelle une personne qui pense et affirme que l’Eucharistie ou le tabernacle ne sont pas habités par la Présence Réelle de Dieu. Il y a des christianismes comme il y a des communismes ou des judaïsmes ou des fascismes. Les orthodoxes qui appartiennent aux hiérarchies nationales des orthodoxies sont chrétiens. Un catholique vivant est pleinement orthodoxe. Quand le professeur Husson se centre sur l’Eglise catholique il vise le lieu où la plénitude chrétienne se manifeste habituellement, sans se réduire à une histoire de personnel incompétent ou de mauvais exemples. Les chrétiens ne servent pas nécessairement Dieu-Jésus, ils sont en croissance. Serons-nous d’accord pour dire avec précaution à un baptisé en croissance : “la seule vie digne est une vie de martyr”. Et je pense qu’E.H. est bien parti pour être un martyr de la conscience, connu ou inconnu.

  3. Dans le sondage qui suit on a : Usage de statistiques un peu orienté, manque des masses en jeu, les personnes bi-liturgiques, les âges transversaux, … Reste aussi à savoir si le terreau est devenu latérite à cause de l’Eglise de DieuAmour ou à cause des protestantismes et autres idéologies qui intoxiquent les consciences ? Comment semer avec fructification sur une surface bétonnée et devenue ainsi réfractaire à l’Evangile de la souffrance et à l’Expiation ? Le retrait de Dieu dans la vie sociale est aussi le retrait d’un amoureux qui s’éloigne et qui laisse le corps social dépourvu de vie. Il suffit de voir les habitants de votre cage d’escalier en songeant à la pyramide démographique de certaines nations apostates et devenant stériles par le nihilisme qui résulte du retrait de Dieu, Père évacué manu militari par les francs-macs et leurs amis anti-catholiques. La ‘persécution douce’ est liée à l’indifférentisme ravageur et insidieux. Un Droit positif d’Etat peut-il tenir debout en contenant en son sein le dogmatisme du meurtre par IVG ? Nous, les catholiques vivants, vivons en France dans une sorte d’enceinte concentrationnaire. Aucun leader politique du paf n’ose se dire favorable à l’abolition de … Cela s’appelle aussi de la concentration de vauriens.
    Les lecteurs du courrier des stratèges sont-ils tous opposés à la pratique immature de la contraception chimique ou idéologique ?
    -MVE TradOperator @Isaiahfloz Traduction par word relue.
    I saw Vatican II trending, so I wanted to give some stats regarding both the new rite and Traditional rite : J’ai vu Vatican II évoluer, alors je voulais donner quelques statistiques concernant à la fois le nouveau rite et le rite traditionnel :
    1. According to a Pew Research survey in 2016, 89% of Novus Ordo attendants approve of contraception, while only 2% of Traditional Latin Mass attendants approve. 1. Selon une enquête de Pew Research en 2016, 89% des pratiquants du Nouvel Ordo approuvent la contraception, tandis que seulement 2% des participants à la messe latine traditionnelle l’approuvent.
    2. According to a Pew Research study in 2018, over half, (51%) of Novus Ordo attendants approve of abortion, while only 1% of Traditional Latin Mass attendants approve. 2. Selon une étude de Pew Research en 2018, plus de la moitié (51%) des utilisateurs du Novus Ordo approuvent l’avortement, tandis que seulement 1% des participants à la messe latine traditionnelle approuvent.
    3. A 2017 CARA study showed that 99% of TLM attendants go to weekly mass, while only 22% of NO attendants do. 3. Une étude CARA de 2017 a montré que 99% des préposés au TLM vont à la messe hebdomadaire, alors que seulement 22% des préposés au nouvel ordo le font.
    4. According to a 2017 Daily Wire survey, 2% of TLM attendants approve of gay marriage while 67% of NO attendants approve it. 4. Selon un sondage Daily Wire de 2017, 2% des préposés au TLM approuvent le mariage gay tandis que 67% des participants au nouvel ordo l’approuvent.
    5. Catholicphilly in 2013, reports that TLM attendants donate 6% of their income on avg as opposed to NO attendants who only donate 1.2% of income. 5. Catholicphilly en 2013, rapporte que les préposés TLM donnent 6% de leur revenu en moyenne par opposition aux pratiquants du nouvel ordo qui ne donne que 1,2% de leur revenu.
    6. Additionally, only half of NO attendants believe in the Real Presence, which is a fundamental teaching of Catholicism and the Sacrament of the Holy Eucharist. 6. De plus, seulement la moitié des participants au NO croient en la Présence Réelle, qui est un enseignement fondamental du Catholicisme et du Sacrement de la Sainte Eucharistie.
    Vatican II and it’s consequences have been a disaster for the Church, the faithful, and the world. Vatican II et ses conséquences ont été un désastre pour l’Église, les fidèles et le monde.

  4. Les dernières recherches ( École biblique de Jérusalem , faculté hébraïque de Jérusalem , associé à des chercheurs Protestants) semblent montrer que la compréhension des textes bibliques n’est possible qu’en remontant par la tradition ( je simplifie) aux écritures

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