“Ce que veulent Macron et son gouvernement, c’est que les Français soient effrayés, incultes et ne réfléchissent pas” – entretien avec Patrick de Casanove

Dans le cadre de la semaine libertarienne 2022 du Courrier des Stratèges, nous avons mené un entretien avec Patrick de Casanove, président du Cercle Frédéric Bastiat.

“Le Cercle Bastiat est libéral, minarchiste, conservateur et…pragmatique!”

 

Courrier des Stratèges : Bonjour, Pouvez-vous présenter le Cercle Bastiat ?

Patrick de Casanove:  Le Cercle Frédéric Bastiat été fondé en 1990 par Jacques de Guenin, après qu’il eut constaté que les personnes qui passaient devant le buste de Frédéric Bastiat à Mugron, ne savaient pas qui il était. L’objectif du Cercle est de promouvoir la pensée libérale classique, française, des « Droits naturels individuels universels », Liberté, Propriété, Personnalité, développée par Frédéric Bastiat.

Nous organisons des conférences, des déjeuners débats, un congrès annuel appelé «Weekend de la Liberté ». Nous éditons un bulletin de liaison papier « La voix de Bastiat », et nous avons une infolettre. Nous publions sur les réseaux sociaux, ou dans des médias, libéraux ou non. Nous avons un site, www.bastiat.net, une chaîne YouTube https://www.youtube.com/channel/UC6vAszYwqO3mOkk52dAxgAA , une page Facebook  https://www.facebook.com/CercleFredericBastiat, un compte Twitter https://twitter.com/cerclebastiat.

Le Cercle ne reçoit aucune subvention pour garder son indépendance et sa liberté de ton.

Je dirais que le Cercle Frédéric Bastiat est libéral minarchiste, conservateur…et pragmatique.

Minarchiste: L’État reste limité à la défense des Droits naturels individuels. Il se concentre sur ses fonctions régaliennes : sécurité intérieure, extérieure, justice et « filet de sécurité » en cas d’« accident de la vie ». Cela implique pour le pays souveraineté en politique intérieure et extérieure et pour chacun la Responsabilité personnelle, la liberté économique qui va au-delà de l’économie, la liberté de choisir sa vie et de mener son projet de vie.

Conservateur :Nous faisons partie d’une civilisation, d’une culture, d’une nation. Nous sommes issus d’une longue histoire. Les fondamentaux de notre civilisation, éléments solides et structurants, (Honneur, effort, famille, valeur, vertu, courage, patrie, charité, …) méritent d’être transmis et conservés.

Pragmatique Il faut travailler sur ce qui est faisable. Les anarcho-capitalistes, les libertariens, qui prônent l’absence d’État sont dans le vrai. Bâtir une société sans spoliation, ni illégale ni légale, est la meilleure chose pour la société humaine. Il est concevable et souhaitable que les êtres humains s’organisent librement pour structurer ce type de société. Malheureusement, aujourd’hui, nous vivons dans un monde d’États. Les libéraux minarchistes tiennent compte de cette réalité. Un État réduit est un moindre mal.

 

“Pour Frédéric Bastiat, si l’État est réduit à ses fonctions régaliennes, la Nation est forte. Elle disposera d’une armée puissante, d’une police respectée”

CdS :Pouvez-vous nous nous parler de votre actualité, de votre nécessité… de l’actualité et utilité de la  de Bastiat.

PdC:  Après les deux années de coercition sociale féroce, d’atteinte gravissime aux droits fondamentaux des êtres humain, de destruction économique et sociale, qui ont été imposés aux Français par leur gouvernement, faire connaître et défendre le libéralisme est une nécessité vitale.

Le Libéralisme s’adresse à tout le monde. Avec lui tout le monde gagne. Il est faux de croire que pour que les uns gagnent, les autres doivent perdre, ou que les uns ne peuvent gagner qu’aux dépens des autres.

C’est faux parce dans une société libérale il n’y a pas de « spoliation légale », personne ne vole légalement personne.

C’est faux parce que dans la vraie vie, l’économie n’est pas un jeu à somme nulle. Les richesses ne sont pas finies, Les besoins sont infinis et l’imagination humaine est infinie. L’Homme est créateur. Il y a création de richesses, donc abondance et prospérité.

C’est insulter le libéralisme que de le réduire à la liberté de faire n’importe quoi. Il n’est pas synonyme de permissivité. C’est le méconnaître que d’en faire l’absence de toute ligne de conduite, de toute moralité, de tout honneur. Le « laisser faire, laisser passer » n’est pas le « laisser aller ».

Chaque être humain est personnellement responsable de ses actes, vis-à-vis de lui et d’autrui, dont il doit respecter les Droits naturels. C’est cela la règle sociale du libéralisme. Liberté et Responsabilité sont consubstantielles.

Le libéralisme n’existe pas sans le Droit, sans la Justice. Droit et Justice qui ne doivent pas être confondus avec les « droits sociaux » et la « justice sociale » qui sont des droits de confisquer légalement la propriété d’autrui.

Vivre en spoliant les autres est possible dans un système socialiste où, pour être élu, il faut faire des cadeaux à des communautés, des catégories, avec l’argent des autres. Ceux à qui l’État donne des prébendes, des privilèges, de l’argent croient gagner. Ceux qui n’ont droit à rien, et qui payent pour tout et pour tous, savent qu’ils perdent.

Paradoxalement peu de gens demandent la fin du vol légal. Beaucoup demandent que celui-ci ait lieu à leur profit, ou que d’autres qu’eux soient spoliés. Au final tout le monde paie et tout le monde perd. Mais les gens ne s’en rendent pas compte.

 Le libéralisme met fin à une société bâtie sur le vol légal. Il permet de sortir du clientélisme.  

Le libéral ne vole personne, ni légalement, ni illégalement. Le libéral n’impose rien à personne, hormis de respecter les Droits naturels. Il n’utilise ni la contrainte, ni la force, ni la ruse, pour amener les gens à ses idées. Il n’utilise que le débat, la discussion, la persuasion. C’est pour cela qu’il est juste et éthique. C’est parce qu’il est juste et éthique qu’il est efficace, que la société est harmonieuse et prospère.

Dans notre social-démocratie, l’État providence se disperse, se mêle (mal) de tout et néglige l’essentiel. Les fonctions régaliennes sont à l’abandon. La justice est pervertie. Pour Frédéric Bastiat, si l’État est réduit, la Nation est forte. Elle dispose d’une armée puissante pour sa défense, d’une police respectée dédiée à la protection des biens et des personnes, ainsi que d’une justice bien pourvue et …juste au sens « de rendre à chacun le sien. »

Être libéral c’est être prévoyant. Il est de l’honneur de chaque personne qui le peut, de ne pas laisser supporter à autrui le poids de sa santé, de sa retraite, de son chômage ou de sa dépendance. Bien entendu en « cas d’accident de la vie » la communauté nationale assure un filet de sécurité pour reprendre les termes de Frédéric Bastiat. Être libéral c’est capitaliser au lieu de vivre au jour le jour. C’est rechercher un bénéfice personnel par le service des autres. C’est donner la liberté aux personnalités de s’épanouir, dans le respect des droits naturels d’autrui, et de la vie.

CdS : Vous dites qu’un libéral s’interdit d’utiliser la contrainte, la violence, la ruse pour amener quelqu’un a adopter ses idées. Cela vaut-il aussi pour les pays ?

PdC: « Ultima ratio » il est légitime qu’un pays se défendre. Parfois l’attaque est la meilleure défense.

Cela posé, la diffusion par la force de le démocratie, la guerre déclenchée au nom de « l’ingérence humanitaire » sont un autre cas de figure. Bien sûr il y a des pays où les droits naturels ne sont pas respectés. Mais ce genre de conflit pour « exporter la démocratie » provoque des dégâts très supérieurs à ceux induits par le trouble aux droits naturels ayant motivé l’intervention. Il faut avoir conscience que les pays donneurs de leçon ont rarement les mains propres.

 Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire. Il faut surtout ne pas faire n’importe quoi et aggraver les choses, avec un remède pire que le mal. (Être accusés de ne rien faire est la hantise des politiciens).  Charbonnier est maître chez lui et il faut respecter les modes de vie des gens. Tôt ou tard la Liberté fera son office. 

Dans ce cas là, la discussion, la persuasion et le commerce sont plus efficaces que la violence. La liberté est naturellement contagieuse. Si on la laisse à l’œuvre, elle diffuse très bien par l’échange libre. Ce sont les États totalitaires qui « protègent » leur population de sa contagiosité en fermant leurs frontières, en en érigeant des murs, des rideaux de fer ou de bambou.

La Liberté est une arme redoutable.

 

“La liberté est naturellement contagieuse”

CdS : Votre slogan est “La liberté guide nos pas”.

PdC: Oui, il ne vous aura pas échappé que ce sont les premières paroles du Chant du départ. Pour l’instant la Victoire en chantant ne nous a pas ouvert la barrière. Mais que la Liberté guide nos pas est plus que jamais d’actualité et d’une importance capitale dans l’époque où nous vivons.

Certes c’est un chant révolutionnaire, et nous pensons que la révolution, initialement libérale, a été confisquée par des malfaisants qui ont précipité la France dans la guerre étrangère, la guerre civile et le « populicide », notamment en Vendée. Je rappelle également qu’en février/mars 1794 eut lieu la déportation des Basques du Labourd et de Basse-Navarre.

La Liberté guide nos pas, c’est pourquoi nous avons appelé notre congrès annuel « Weekend de la Liberté ». Le premier eut lieu en 2009 pour apporter un éclairage libéral à la crise dite «  des subprimes ». Depuis chaque congrès s’attache à défendre les libertés avec un thème choisi en fonction de l’actualité du moment. C’est, il faut le noter, le seul congrès libéral de France.

La liberté guide nos pas, c’est pourquoi « Rendez-nous la Liberté » nous a paru un thème évident pour notre 11ème congrès qui a lieu dans un contexte de privation de libertés massif, sous un régime qui se prétend démocratique, et où « Liberté » est le premier mot de sa devise. 

CdS : Pouvez-vous nous présenter le week-end de la Liberté qui aura lieu du 23 au 25 septembre prochains ? Je cite “Les sujets abordés seront multiples : la monnaie y compris le Bitcoin, la fiscalité, la libre entreprise, la légitime défense, la liberté, le système politique, la démocratie, le libéralisme, les modélisation, l’internet, le CO2, la transition énergétique, le libre choix, la liberté d’acheter, les soins, la COVID et le système de santé. L’esprit est indépendant et hors pensée unique”.

 PdC: Comme je l’ai dit, le Cercle Frédéric Bastiat est indépendant et il y tient. Il ne reçoit aucune subvention. C’est pourquoi il peut garder et promouvoir une indépendance d’esprit. Sa ligne est différente du politiquement correct, de la pensée unique, de la doxa des COVID, de la doxa de la guerre en Ukraine, de la doxa du dérèglement climatique, de la doxa du woke, de la doxa européenne etc…

Le principe du Weekend de la liberté est de coller à la vie du pays. Il aborde les problèmes auxquels la France est confrontée. Les sujets sont traités sous un éclairage libéral. Les fonctions régaliennes ne sont pas oubliées. L’ambiance est conviviale et le lieu, l’hôtel Sourcéo de saint-Paul-lès-Dax, est agréable et très bien équipé pour le bien-être.

Cette année les sujets sont nombreux : l’économie, l’industrie, la monnaie, le bitcoin, la politique de santé, la COVID, l’Europe, la légitime défense, la transition énergétique, le CO2, la démocratie. Chacun a un lien avec les événements que nous vivons. Tous les renseignements programme et inscription sont sur le site du Cercle https://www.action.bastiat.net/ 

L’objectif est d’inciter les participants à réfléchir sur ce qui se passe en France. De leur ouvrir les yeux sur les causes de sa décadence, et sur la manière dont les difficultés peuvent être résolues, les défis relevés. Solutions qu’ils ne trouveront pas dans les médias « mainstream ».

 

Le libéralisme considère chaque être humain comme une Personne unique qui a un « projet de vie ».

Pendant le Weekend de la liberté se déroule une foire aux livres. Les conférenciers y dédicacent leurs livres. Les auteurs, les éditeurs, les associations, les groupes qui souhaitent découvrir le libéralisme, rencontrer des libéraux et se faire connaître peuvent venir. Il auront un stand à la disposition sans supplément. Il suffit qu’ils s’inscrivent au congrès. Par exemple Rester Libre pourrait venir sans problème.

Les conférenciers sont libres de s’exprimer. Les questions de la salle sont libres. Il faut simplement respecter les règles de la courtoisie et de la politesse.

Les conférenciers invités par le Cercle ne sont pas tous libéraux. Nous invitons des orateurs qui défendent les fonctions régaliennes, sécurité intérieure, extérieure et justice « musclées » qui sont en concordance avec les idées de Bastiat d’État réduit qui implique des fonctions régaliennes solides et bien pourvues.

Ceux qui sont libéraux peuvent avoir des idées différentes ou des interprétations différentes des événements actuels. Ils peuvent avoir des conceptions différentes des limites du privé et du public. Leur base est la liberté économique et la Responsabilité personnelle.

CdS : Parmi vos invités récents, nous notons Jean-Marc Daniel et Marc Rousset. Pour chacun de ces intervenants, pouvez-vous nous indiquer le bilan de leur conférence ? Quels sont vos points d’accords et de désaccords avec eux ?

PdC: Les conférenciers du Cercle sont choisis en fonction des événements. Avoir une pensée originale est indispensable. Il faut cependant qu’elle soit compatible avec la philosophie du Cercle telle que définie supra.

Les libéraux doivent savoir sortir des cadres de référence, réfléchir et ne pas gober le « prêt à penser » déversé par les médias « main stream ». Ils ne doivent pas avoir peur d’écouter des orateurs qui tiennent des propos différents de la pensée unique. Au contraire c’est très enrichissant.

Jean-Marc Daniel est intervenu plusieurs fois devant le Cercle Frédéric Bastiat. C’est un conférencier très cultivé et apprécié avec lequel il y a peu de divergences de fond. Il est moins libéral que nous mais ce n’est pas un handicap.

Marc Rousset est très différent. Il donnait pour la première fois une conférence chez nous. Il est passionné et beaucoup plus clivant comme on dit aujourd’hui. Sa position sur la France, l’Europe et la Russie est peu défendue en France. Elle mérite d’être écoutée. C’est ce qui s’est passé. L’auditoire a été attentif et le débat avec ses détracteurs courtois. Cela dit, il me semble qu’il a séduit une grande partie de l’assistance pour ce qui concerne le thème du débat.

CdS : Pouvez-vous nous brosser un tableau de la pensée libérale en France hier et aujourd’hui, pensée qui a connu de grands penseurs et théoriciens ? Mais qui semble ne pas avoir l’audience et l’écho que sa conception de l’économie et de la société mérite… 

PdC: Vous avez raison le libéralisme n’a pas l’écho qu’il mérite.

Le Libéralisme est systématiquement attaqué par les partis politiques quel qu’ils soient. Il est méconnu, il est injustement décrié pour ce qu’il n’est pas. Il est donc indispensable de rétablir la vérité, et pour cela de le faire connaître.

Désigner le libéralisme à tout bout de champ comme responsable des malheurs de la France, l’accuser de toutes les turpitudes est contre productif et protège le vrai responsable des malheurs du pays. Bastiat dirait que c’est le « socialisme ». Avec sa définition du socialisme, la «  spoliation légale », tous les partis actuels sont socialistes.

Les adversaires du libéralisme n’en veulent pas et le calomnient  parce qu’il menace leurs privilèges, leurs prébendes, leurs rentes de situation.

Lors de cet entretien je vais surtout vous parler du libéralisme façon Bastiat.

 

Le libéralisme est une éthique de vie. Il répond fondamentalement à : « tu ne voleras point », fût-ce légalement.

CdS : Comment en êtes-vous venus aux idées libérales? Pourriez-vous nous préciser ce que vous entendez par votre engagement libéral, en particulier pour les mots-clés de liberté et responsabilité ?

PdC: Très tôt je me suis demandé pourquoi quelqu’un, au prétexte qu’il avait le pouvoir, pouvait régenter la vie des autres, leur confisquer leur argent, le dépenser à leur place et dans son intérêt. Après avoir été élu Maire d’Ondres en 1995, une de mes amies m’a dit « Toi avec les idées que tu as, tu devrais aller au Cercle Frédéric Bastiat ». J’y suis allé… et je suis tombé dans la marmite !

Le libéralisme de Frédéric Bastiat repose sur les Droits Naturels. Il va bien au-delà de l’économie, au sens étroit qui lui est donné aujourd’hui, et auquel ses détracteurs voudraient le cantonner. Le libéralisme est cohérent, c’est une éthique de vie. Il possède une dignité morale. 

Soutenir que le libéralisme est pour les riches contre les pauvres, qu’il est seulement matérialiste, qu’il est égoïste est un mensonge. Le libéralisme considère chaque être humain comme une Personne unique qui a un « projet de vie ». C’est la seule école de pensée qui tient compte de ce que sont les êtres humains. Là est son fondement éthique.

Les Droits Naturels sont indissociables. Détruire ou altérer l’un, détruit ou altère les autres. Ces trois Droits s’équilibrent harmonieusement. Chaque Droit limite les autres. Les Droits des uns sont conditionnés par les Droits équivalents d’autrui.

Les individus comme l’État sont tenus de respecter et protéger ces Droits Naturels.

Ces trois Droits Naturels induisent un élément fondamental qui est la Responsabilité Individuelle.

La « Personnalité » transcende l’individu. Aussi petit, aussi faible soit-il, elle le rend sacré, unique et lui confère la Dignité humaine. Grâce à elle l’individu n’est pas un objet, ni un rouage interchangeable de la mécanique sociale. La Personnalité est profondément imprégnée par l’Histoire, les racines, la culture.

La Liberté c’est être propriétaire de soi. Cette définition synthétise la fusion des droits naturels Liberté, Propriété, Personnalité. C’est aussi faire ce que l’on veut avec ce que l’on a. C’est jouir de ses droits naturels pour mener à bien son projet de vie, tout en respectant les droits naturels individuels universels d’autrui.

 La Propriété ne se limite pas à la propriété foncière. Tout Homme est propriétaire de la valeur qu’il crée par son travail.

La Responsabilité découle du libre choix. Chacun assume les conséquences de ses actes, bonnes ou mauvaises. Il en tire les leçons. Pour prendre l’exemple de l’entrepreneur, si les conséquences sont bonnes il en tirera profit. L’État ne le volera pas. Si les conséquences sont mauvaises la collectivité ne paiera pas ses erreurs. « Too big to fail » n’existe pas chez nous. Pour prendre l’exemple du délinquant il assumera ses responsabilités. Il sera sanctionné rapidement et réellement, dès le premier délit.

Dans les relations libres, la Responsabilité est indispensable à la confiance.

Quand aujourd’hui l’État parle de « responsabilité », il faut comprendre « soumission à la doxa ». Obéir aveuglément, mettre sa vie entre les mains d’individus dont le seul mérite est d’avoir été élus, de décider à la place des gens et de dépenser un argent qui ne leur appartient pas, n’est en aucun cas une attitude responsable. Seules les personnes peuvent être responsables. Les choses ne le sont pas.

Le libéralisme est une éthique de vie. Il répond fondamentalement à : « tu ne voleras point ». Fut-ce légalement. Il est juste et parce qu’il est juste il est efficace.

 

“Zemmour a loupé le coche. En tant que candidat nouveau, pouvait se permettre toutes les audaces, en particulier sur la plan économique; ce qu’il y a de plus audacieux c’est le libéralisme”.

CdS : Pouvez-vous exprimer vos accords et désaccords avec les philosophies économique et politique de Zemmour ?

PdC: Vaste sujet, pour ne pas dire « vaste programme » !

L’amour de la France transparaissait de la campagne d’Eric Zemmour. Il a bâtit l’essentiel de sa campagne sur l’islamisation de la société française, l’immigration, le grand remplacement, ses dangers. C’est en tout cas ce qui a été retenu.

Cela dit il a loupé le coche.

Il était un candidat nouveau, hors des partis qui ont mené la France dans la situation dramatique où elle est aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que tous les présidents de la Vème république sont français, ne sont pas musulmans, mais ce sont eux qui ont précipité la France dans les abysses en suivant des politiques pires les une que les autres. Avec Macron c’est l’apothéose !

En tant que candidat nouveau il pouvait se permettre de sortir des cadres de référence. Il pouvait se permettre toutes les audaces. Il pouvait en particulier se permettre toutes les audaces sur la plan économique ; Ce qu’il y a de plus audacieux c’est le libéralisme.

 Bien sûr il n’est pas libéral, mais proposer la liberté économique aurait été pertinent. Je ne sais pas qui l’a conseillé en économie. Il est resté prisonnier de la doxa étatique, collectiviste et keynésienne. Comme je l’ai dit on sent l’amour du pays mais, comme tous les partis, il a proposé un catalogue habituel de mesures paramétriques.

Un bon programme ce n’est pas un catalogue. Ce sont quelques mesures simples qui font sauter les verrous.

Il a proposé des baisses massives d’impôts de production, de l’impôt sur les sociétés pour les petites entreprises, de supprimer les droits de succession pour les entreprises familiales, et hors ce cas, d’en exonérer 95 % des familles. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il faut supprimer les impôts de production, l’impôt sur les sociétés, les droits de succession. Il faut supprimer l’IFI et les prélèvements sur l’énergie.

Au final c’est toujours le consommateur qui paie. Bien que beaucoup ne s’en rendent pas compte parce qu’ils sont exemptés d’impôts sur le revenu, tous paient des impôts. C’est pourquoi il faut moins d’impôts pour tous les Français. L’État a intérêt à rendre la fiscalité obscure et complexe. Il peut ainsi manipuler les gens et faire ce qu’il veut de leur argent, tout en affirmant que c’est pour leur bien, leurs écoles, leurs hôpitaux, ou pour les « protéger » etc.

Il veut moins de normes. La même remarque s’impose : « la forêt normative » ne gâche pas que la vie des chefs d’entreprise. Elle gâche la vie de tous les Français. Aucun ne peut lever le petit doigt sans avoir besoin d’une foule d’autorisations. Il est indispensable d’avoir conscience que cette forêt normative est un instrument pour contrôler les gens, l’industrie et le commerce.

 C’est aussi la seule et unique source de l’obsolescence programmée véritable et incontournable, parce qu’il n’y a aucun autre choix. Contrairement à l’industrie privée où, si la durée d’un produit ne satisfait pas, le concurrent en profitera. Au sein de cette obsolescence programmé par l’État nous retrouvons : les « passoires thermiques », le nucléaire, le fioul, le charbon, le diesel, le moteur à explosion, les pneus des voitures, en attendant et déjà par ci par là, les automobiles elles-même, etc… etc.

C’est une source de mal-investissement. Le mal investissement est partout, dans la transition énergétique comme les éoliennes, dans la santé avec la décrépitude du système de santé libéral et hospitalier, malgré les sommes colossales dépensées, dans l’éducation où des montants faramineux sont engloutis pour un résultat catastrophique.

Moins de normes c’est la liberté économique.

Contraindre la commande publique à privilégier les entreprises françaises n’est pas très libéral. Cela peut avoir un intérêt dans les fonctions régaliennes, les industries de défense en particulier. Il est indispensable que la France garde sa propre industrie de défense. Dans ce domaine spécialement la loi d’extraterritorialité américaine doit conduire à être extrêmement prudent.

La politique nataliste n’est pas libérale mais est indispensable dans les circonstances actuelles. Le problème est que sans liberté économique point de sous, et point de politique familiale.

Comme beaucoup Zemmour confond la France et l’État. Pour nous des clans se sont emparés de l’État et détruisent légalement la France à leur profit. Il confond l’État et la société. Il pense que si l’État ne fait pas personne ne fera. C’est archi-faux mais le faire croire arrange les politiciens. D’où le concept « d’État stratège ». La macroéconomie est faite pour entretenir cette supercherie.

Concevoir l’État comme un état stratège est insensé, simplement parce qu’il y a autant de stratégies qu’il y a de politiciens. Ce qui veut dire au final, que c’est tout, son contraire et n’importe quoi. Il faut aussi savoir où s’arrête le domaine de l’État stratège. En vérité il n’a pas de limites, sauf celles que le politicien peut éventuellement se donner. Pour ces gens là, grâce à un sixième sens infaillible dont est dépourvu le commun des mortels, l’État sait tout, peut tout, prévoit tout, prépare tout. Dans les faits il se disperse et il devient de plus en plus nocif au fur et à mesure qu’il s’éloigne de son cœur de métier. Les politiciens ont une sorte de schizophrénie. D’un côté ils dénoncent une État boursouffé et impuissant qui dépense mal l’argent public, de l’autre ils réclament un État stratège.

La vie montre que l’État stratège n’a jamais fonctionné nulle part.

Un État qui s’occupe simplement de ses fonctions régaliennes aura suffisamment de travail pour être être occupé à plein temps. Cette limitation de leurs pouvoirs ne plaît pas aux politiciens.

Zemmour est très silencieux sur la dépense publique, à part des paroles convenues. Il veut la réduire (sans dire vraiment comment) et pas sur les secteurs industriels, sanitaires et sécuritaires…vastes domaines ! Il est discret sur la dette, qu’il dénonce sans plus.

Zemmour a en outre raté deux prises de positions courageuses.

En ce qui concerne les COVID il a raté l’occasion de défendre, par principe, bec et ongles les libertés.

En ce qui concerne la guerre en Ukraine. Les appels multiples à l’unité nationale, derrière le prétendu chef de guerre, sont une manipulation pour éviter un véritable débat. Débat sur les intérêts réels de la France, sur la défense de notre liberté. La France n’a aucun intérêt en Ukraine, ni en Mer Noire. Elle a tout à perdre. Les sanctions prises contre les Français par leur gouvernement dévastent notre pays. Le premier destructeur de nos libertés est Macron.

Si le prétendu chef de guerre conduit le pays à l’abîme par des décisions débiles, déconnectées de l’intérêt national, dictées par des puissance étrangères ou une volonté de détruire la société Française, il est du devoir de ses opposants d’empêcher la course à l’abîme et d’alerter l’opinion.

Le comportement du lemming n’est pas de la politique.

Peu de politiciens Français ont eu le courage de mettre en cause la doxa de la COVID et la doxa de la guerre en Ukraine. Zemmour est courageux. Mais, si seul contre tous, comme de Gaulle en 1940, il avait tenu ces positions, il aurait montré qu’il était d’une autre trempe, qu’il avait de sacrées tripes. Or pour des réformes systémiques, en France, il faudra de sacré tripes.

 

“Il y a 483 prélèvements obligatoires actuellement et l’imagination des politiciens en ce domaine est infinie!”

CdS : Les dérives liberticides et dictatoriales de contrôle social lors de la gestion du Covid depuis début 2020 me semblent donner raison à vos théories. Pouvez-vous développer votre analyse de cette évolution politique ?

PdC: Notre pays connaît une dérive totalitaire. Elle a commencé il y a longtemps. Les libertés ont été progressivement réduites.

Les prélèvements obligatoires ont été sans cesse accrus. Il y en a 483 actuellement et l’imagination des politiciens en ce domaine est infinie. Ils impliquent la soumission des populations en leur enlevant les moyens de choisir librement ce qui leur convient. Les prestations sociales sont sans cesse diminuées dans des secteurs comme la santé et les retraites, mais multipliées dans le sens de la déresponsabilisation, de la désincitation au travail ou à l’effort, et du clientélisme. Il y a également 78 codes qui enserrent la société dans un carcan. Les doxa du COVID, du dérèglement climatique, de la guerre en Ukraine, du woke, enferment la pensée humaine et interdisent toute réflexion. Les moyens technologiques tels que le QR code donnent une puissance colossale à la coercition sociale. Des lois mémorielles, des lois historiques, des lois sociétales, des lois comportementales, la repentance pathologique complètent le dispositif de contrôle.

Comme tous les totalitarisme de l’histoire il se développe de manière insidieuse et avance masqué, jusqu’au jour où il est trop tard pour le combattre sans effusion de sang.

Les gens ne le remarquent pas et ils s’habituent à la perte de liberté « pour leur bien ». Ils pensent que le totalitarisme n’existe que si, et seulement si, les restrictions des libertés sont celles qui existaient en Allemagne nazie, en URSS, ou qui existent encore aujourd’hui en Chine ou en Corée du Nord. C’est une erreur. Ce qui sépare le totalitarisme Français du totalitarisme Nord Coréen ce ne sont pas des différences de fond, mais de niveau, de seuil de coercition. Pour faire simple ce qui les différencie est la longueur de la laisse et la laxité des liens.

La crise dite sanitaire a été pour le gouvernement l’occasion de donner un formidable coup d’accélérateur à l’instauration d’un totalitarisme dur.

Quand une Autorité Centrale se substitue au libre choix des gens dans les domaines les plus intimes de leur vie, que rien ne lui échappe, que tout lui est soumis c’est du totalitarisme.

 Je ne sais pas si les Français réalisent la gravité et la profondeur des dégâts que la coercition sociale qui leur a été imposée par Macron et ses sbires au prétexte des COVID a engendrés.

C’est un politicien, au sein d’un Politburo secret, entouré par un comité à la Lyssenko qui, seul, savait comment prendre en charge une épidémie. (Il en a d’ailleurs viré les médecins de première ligne). C’est une aberration qui a fini en abomination.

La fin ne justifie pas les moyens. Tous les principes qui structuraient notre civilisation ont été mis à bas. Les gens qui n’avaient commis aucun délit ont été enfermés, les rites funéraires n’ont pu être accomplis, les familles ont été disloquées, le lien social a été détruit. Les gens ont été chosifiés, « vaccinés » en masse comme du bétail. Les parias, le bouc émissaire et le sacrifice humain ont été remis au goût du jour (par exemple les soignants non vaccinés). La manipulation, la peur et le mensonge ont été érigés en principes de gouvernement. La propagande a remplacé l’information, la censure a annihilé le débat, la liberté d’expression a été anéantie, la soumission à l’Autorité centrale a constitué, et constitue encore la « bonne voie ». La science ne se concevait que selon les doxa des Lyssenko modernes. L’accès à la culture a été restreint. Les injonctions contradictoires, la discordance intention/projet, parole/comportement, émotion/réalité, servies par un opportunisme politique sans vergogne ont été la norme. En bref les Droits naturels ont été violés en permanence et cela a constitué la nouvelle norme.

 

“Macron est un socialiste, un des pires! Il a réduit les Français à un QR code, il les a réifiés”.

CdS :Comment analysez-vous l’évolution actuelle de la 5e république après la présidentielle et les législatives de 2022 ?

PdC: En France, pas grand-chose de nouveau sous le soleil. C’est une erreur de croire que notre Assemblée est assimilable à une qui pourrait être issue de la proportionnelle.

Pour l’instant Macron fait ce qu’il veut avec des majorités de circonstance. La loi sur le pouvoir d’achat en est la preuve. Elle a été un concours à qui achèterait le plus de voix, par une surenchère de dépenses nouvelles. Aucune de ces dépenses ne réduira le nombre de pauvres en France. Subventionner un pauvre ne fait pas de lui un riche, mais un pauvre subventionné ce qui fabrique une clientèle électorale captive. Aucun parti n’a eu le courage de s’attaquer à la source du mal, l’étatisme, et la politique lamentable décidée lors des COVID, aggravée par les sanctions contre les Français suite à la guerre en Ukraine, majorée par les mesures coercitives pour « sauver la planète » …et faire crever les Français.

Le “socialisme” est totalitaire par essence. Macron est un « socialiste ». C’est un des pires. Il a profité des COVID pour s’emparer de la vie des gens dans sa totalité organique, psychique, sociale, professionnelle, privée, familiale… Il les a empêché de réaliser leur projet de vie. Il les a réduits à un QR code, il les a réifiés.

Quand on regarde le désastre que constitue le pouvoir macronien on doit se poser des questions sur la finalité. Se tromper une fois est une erreur, deux fois une faute, au delà c’est qu’il ne se trompe pas, mais qu’il poursuit un but. Ce peut être du passé faire table rase, construire un monde nouveau avec un homme nouveau. Le considérer lui et son gouvernement comme incompétents est un jugement hâtif. Ils sont compétents pour le but qu’ils poursuivent. Pas pour  l’intérêt de la France.

 

“Les souverainistes ne pourront jamais rétablir la souveraineté, la grandeur française en continuant une politique économique étatiste, dépensière, incohérente”

CdS :Parmi les politiciens actuels, en France ou à l’étranger, lesquels vous paraissent le mieux incarner vos idées ?

PdC:  Aucun.

Les souverainistes doivent comprendre que la Libéralisme n’est pas leur adversaire. Ils ne pourront jamais rétablir la souveraineté, la grandeur française en continuant une politique économique étatiste, dépensière, incohérente.

Pour être souverain il faut que le pays soit prospère, la société harmonieuse et la population unie et fière de son pays. Ce sont des conditions sine quoi non. Ce sont les fondations de la souveraineté nationale.

Un pays en ruine, endetté, sans industrie, avec une économie en charpie ne peut être souverain. Il dépend de ses créanciers et fournisseurs. Il est « demandeur » pour survivre, ce qui est une position de faiblesse.

Un pays avec une défense nationale qui se réduit comme peau de chagrin, une police en déshérence, une justice injuste parce que, politique, elle défend les « droits sociaux « et non les atteintes aux biens et aux personnes, ne peut être souverain non plus.

Un pays sans volonté de vivre, qui renonce à sa culture, qui renie son histoire et qui n’a pas le souci constant d’affirmer et défendre sa personnalité ne peut être souverain.

Le libéralisme de Bastiat ne demande pas la suppression des frontières. De son temps la nation était une évidence. Il souhaite la libre circulation des personnes et des biens.

Cette libre circulation repose sur le respect des Droits naturels. Elle est limitée par le droit de propriété qui confère la liberté de ne pas accepter chez soi un bien, ou une personne, qui n’est pas désiré, pour des raisons qui sont propres à chacun et qui n’ont pas à être données. Nul ne peut entrer dans une propriété sans y être invité. La propriété privée est sacrée et le Droit de propriété implique le droit de dire « non ». C’est à dire d’interdire sa propriété à quelqu’un. Ce Droit d’exclusion fait toute la différence entre la libre circulation et l’invasion. Autrement dit, la libre circulation suppose l’accord des deux parties. La libre circulation de Bastiat concerne les individus. Malheureusement nous vivons un monde d’États qui pervertissent le droit de propriété.

 Chaque Homme a le droit de défendre sa Personnalité sa Liberté sa Propriété et de les défendre y compris par la force. Les hommes libres, ont toute légitimité pour se regrouper pour défendre leurs propriétés et leurs libertés. Une propriété a des limites. Une nation a aussi des limites que l’on appelle frontières.

 La cause des malheurs de la France n’est pas à rechercher dans le libre échange ou dans la libre circulation des personnes et des biens. La cause est endogène. C’est la malveillance intentionnelle des gouvernements français successifs.

“Dans un système libéral les vaccins n’existent que s’ils rendent un service sans danger”.

CdS : Comment sortir de l’Etat providence et du capitalisme de connivence ?

PdC:  Le capitalisme de connivence est consubstantiel de l’État providence, ou de l’État stratège, bref de l’étatisme sous toutes ses formes.

 Ce que les Français appellent « capitalisme » est le « capitalisme de connivence ». Ils ne connaissent que lui. Ce capitalisme de connivence est constitué par les accommodements immoraux entre l’État et les puissances financières. Tous les deux tirent profit de cette collusion. L’un apporte le monopole de la violence légale (la contrainte, la coercition sociale) et les autres l’argent. Le tout nage dans la corruption.

Le lobbyisme est une manifestation très connue du capitalisme de connivence. Il est plus facile d’obtenir des prébendes, des normes, des protections de l’État, que de fournir le meilleur service au meilleur prix aux consommateurs, en acceptant leur libre choix.

Le capitalisme de connivence entraîne, il n’est pas le seul, le mal-investissement. Ce sont des sommes colossales dépensées en pure perte, selon des critères politiques et idéologiques. Ces gaspillages gigantesques ne sont pas payés par les politiciens qui les décident, mais par les gens…qui les subissent.

Il permet lui aussi la corruption et l’achat de voix.

 Deux exemples :

 L’industrie éolienne  inutile, coûteuse, nocive pour l’environnement, n’existe que grâce au capitalisme de connivence. C’est une création étatique idéologique pure et simple. Dans un système libre ce serait une industrie de niche.

Les prétendus « vaccins » contre les COVID sont un autre enfant du capitalisme de connivence. Ils sont expérimentaux, inutiles et inefficaces. Les laboratoires ont d’ailleurs été exonérés de leurs responsabilités. Parce qu’inutiles ils sont nocifs pour l’immense majorité de la population. Dans cette pathologie peu grave il n’y a pas d’indication à la vaccination de masse, encore moins à la vaccination obligatoire, qui n’a rien de libéral. La balance bénéfice risque est à apprécier pour chacun. Dès lors, un effet secondaire, bénin, ou à fortiori, grave jusqu’au décès, chez quelqu’un qui n’aurait jamais eu  de complication liée à la maladie est un crime. Jamais dans un système libéral un tel produit n’aurait vu le jour dans de telles conditions. Dans un système libéral les vaccins n’existent que s’ils rendent un service sans danger. Personne ne mettra volontairement de l’argent et du temps, pour un produit qui est ne rend pas ou peu de service, potentiellement nocif, et dont il assumerait la responsabilité.

Pour sortir du capitalisme de connivence il suffit que les pouvoirs de l’État soient limités au régalien et que la liberté économique règne partout ailleurs.

“Bastiat considère que tout ce qui n’est pas fonction régalienne relève de l’initiative privée”

CdS : En peu de mots que faudrait-il faire ?

PdC: La propagande dit qu’en France tout a été essayé. C’est faux. Le libéralisme ne l’a pas été. Il est l’espoir du pays. Nous devons en convaincre les Français.

Il faut répondre à la « question qui fait quoi ? » L’État ou les particuliers. Bastiat répond que tout ce qui n’est pas fonction régalienne relève de l’initiative privée.

La première chose à instaurer c’est le salaire complet. Pour les non salariés c’est l’intégralité du chiffre d’affaire diminué des frais nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, pour les pensionnés c’est l’intégralité des pensions. Pour ne pas reprendre d’une main ce que l’État rend de l’autre, il faut un seul impôt faible et proportionnel, appelé souvent flat tax. Il faut une prévoyance sociale santé, retraite, chômage, soumise au libre choix. Je rappelle qu’il y a en France aujourd’hui 483 impôts, taxes et prélèvements ! Il faut un « filet de sécurité » en cas d’accident de la vie, comme un chèque assurance soins, un chèque éducation etc.

Parallèlement il est nécessaire de sortir des lois d’exception COVID, d’abandonner les sanctions contre les Français, de renouer avec la Russie, d’abandonner la transition énergétique.

Pas d’impôts implique pas de subventions, donc pas d’achat de voix. Pas d’intervention dans la vie économique, implique une énergie abondante et bon marché, plus de frein au développement, à l’industrialisation, plus de capitalisme de connivence, plus de mal investissement non plus.

Les dépenses de l’État sont mécaniquement réduites spontanément, le déficit disparaît. Avec un excédent budgétaire il en sera de même pour la dette.

 Cela entraîne un retour à la prospérité, à l’harmonie sociale et à la puissance économique. La France n’est plus débitrice, ni demandeuse. Elle est souveraine à l’intérieur comme à l’extérieur.

Une fois ces bases solides établies tout peut être mis sur la table : droit du sol, droit du sang, assimilation, immigration contrôlée, RIC, proportionnelle intégrale, décentralisation véritable avec retour à la primauté des communes, politique familiale, liberté de l’enseignement, sortie de l’Union Soviétique Européenne ou réforme de l’Europe, sortie de l’OTAN,etc…

CdS: Souhaitez-vous ajouter des informations sur votre actualité, vos projets ou des sites amis dont vous nous recommandez la lecture?

PdC: Le Cercle Frédéric Bastiat ne fait pas de politique au sens où il ne soutient officiellement aucun candidat et qu’il n’en présente pas. Cela dit dans un système où l’État se mêle de tout, tout est politique.

Notre objectif est de faire évoluer les mentalités vers la pensée libérale authentique type Bastiat. Nous allons développer nos réseaux. Nous cherchons des militants. Nous allons refondre complètement notre site internet. Nous allons créer une nouvelle chaîne Youtube qui sera très réactive sur les sujets d’actualité. La chaîne actuelle perdurera et restera consacrée à nos vidéos traditionnelles et conférences.

Je recommande surtout de diversifier les sources d’information et de ne pas se contenter de la bouillie du prêt à penser et du « ce qu’il faut croire » dont nous abreuve le gouvernement, ses sbires, ses thuriféraires, ses affidés ainsi que les réseaux sociaux et les médias mainstream.

D’abord en suivant régulièrement le Cercle Frédéric Bastiat bien sûr.

Je peux aussi citer l’Association des climatoréalistes, la Fédération Environnement Durable, l’ALEPS, l’iFRAP, l’IREF europe, l’Institut Molinari, l’Institut pour la Justice, l’Institut Iliade, l’Institut Thomas Moore, l’Institut des Libertés, Boulevard Voltaire, Riposte Laïque, Le Salon beige, Le Courrier des Stratèges, la revue Conflits, la Revue politique et parlementaire, Les 4 vérités, Le Journal des libertés, Contrepoints, TV Libertés, Radio courtoisie, RéinfoCovid, IHU Méditerranée infection, Dreuz info, Blogspot Bernard Lugan, Stratpol, Donbass insider. Nous ne sommes pas d’accord avec tous sur tout, mais il y a de quoi à nourrir la réflexion !

Il est possible de ne pas être d’accord ou de ne pas croire telle ou telle chose. Ce qu’il faut c’est réfléchir, faire preuve de bon sens et ne pas se laisser embringuer ou sidérer par des étiquettes définitives (la science, la médecine…) ni par des arguments pseudo scientifiques, ni pseudo géostratégiques, ou autres. 

Ce que veut Macron et son gouvernement c’est que les Français soient effrayés, incultes et ne réfléchissent pas. C’est la base du totalitarisme. Ils veulent les Français soumis. Je dis n’ayez pas peur, cultivez-vous et réfléchissez. Soyez debout ! Vous aurez la Liberté. Elle se gagne et se mérite.

CdS: Merci infiniment pour cet entretien passionnant! 

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24 commentaires
    1. Complètement d’accord avec vous!! Comment oser encore définir comme prescription le modèle du capitalisme libéraliste dans la mesure ou il a donné un monstrueux avatar qu’est le l’ultra-libéralisme mondialiste. « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. »

      1. Justement, si vous aviez lu l’article ci-dessus, vous vous apercevriez qu’on ne vit pas dans un monde libéral ou “ultra-libéral”. Mais je vois que vous n’avez rien compris, ou alors vous ne vous voulez pas comprendre.

        1. +1
          Afin d’améliorer la compréhension de nos cousins ayant la comprenette difficile, on peut appuyer sur le fait que le premier pilier du (vrai) libéralisme, c’est un système législatif devant lequel absolument tout le monde est égal, et non certains jugés uniquement par des cours spéciales ou tout bêtement 2 systèmes de droits coexistants (le public et l’administratif) – ajoutons y pour faire bonne mesure que cette égalité omniprésente (et non égalitarisme) veut également dire que tous sont responsables individuellement à 100% de leurs actes (rien que ça, ça nous changerait la vie en envoyant politocards indélicats et autres voleurs donneurs de leçons dans le même placard).

          Répondre moderated
      2. L’ultra (ou néo) libéralisme n’est pas, en réalité, du libéralisme. Mais la quasi-homonymie induit beaucoup de gens en erreur: ils critiquent donc le système actuel, en le qualifiant à tort, de “libéral”.
        Dans cette confusion, il est compliqué d’expliquer ce qu’est le libéralisme et sa capacité à engendrer des sociétés apaisées et prospères.

  1. “Les richesses ne sont pas finies, Les besoins sont infinis et l’imagination humaine est infinie. ”
    Einstein disait :” il y a 2 choses d’infinies,l’univers et la bêtise humaine.Pour la 1ere je ne suis pas complètement convaincu”

    Question: De part quoi les richesses proviennent elles? Réponse : Des ressources terrestre! Donc si on suit l’auteur..pour avoir des richesses infinies il faut une terre infinie.
    CQFD.
    Suite à cela vous me pardonnerez donc de ne pas continuer à vous lire.

    1. Raisonnement digne d’un gamin de 10 ans ou d’un socialiste. Il a tout à fait raison. La première richesse est l’intelligence de l’homme. C’est l’homme qui est capable de trouver et de transformer une matière première en richesse pour le bien de l’humanité. En outre, les richesses ne se limitent pas qu’aux matières premières. La création humaine est très grande et crée des richesses. C’est ainsi que l’humanité s’est développée, en particulier notre civilisation occidentale.

    2. Ah, pourtant, sans richesse intellectuelle liée à l’intelligence, votre ordinateur ne serait qu’une mauvaise brique inutile…
      NB : Si ça ne devait s’appliquer qu’au vôtre, la perte resterait heureusement insignifiante ;-p)

    3. C’est la notion de ressource qu’il faut sortir du matérialisme écolo: le pétrole n’était pas une ressource au Moyen Age et pourtant il existait. C’est l’intelligence humaine qui en a fait une ressource. Certaines ressources vont peut-être manquer (encore que l’âge de pierre ne s’est pas achevé par manque de pierres…), mais d’autres seront trouvées.
      Pour peu qu’on ne castre pas l’intelligence…

  2. Raisonnement digne d’un gamin de 10 ans ou d’un socialiste. Il a tout à fait raison. La première richesse est l’intelligence de l’homme. C’est l’homme qui est capable de trouver et de transformer une matière première en richesse pour le bien de l’humanité. En outre, les richesses ne se limitent pas qu’aux matières premières. La création humaine est très grande et crée des richesses. C’est ainsi que l’humanité s’est développée, en particulier notre civilisation occidentale.

  3. “Il est indispensable d’avoir conscience que cette forêt normative est un instrument pour contrôler les gens, l’industrie et le commerce.”
     
    Exact, car si l’on appliquait Stricto Sensu toutes les lois, pratiquement tout le monde aurait quelque chose à se reprocher (c’est d’ailleurs ce qui est fait dans les procès poliotiques…)
    Quant’à la transparence du système fiscal, la fronçaise est LE modèle du genre obscur, avec quelques points qui passent inaperçus, même pour les avocats spécialisés, qui permettent pratiquement toutes les exactions financières d’une manière légale.
     
    “une justice injuste parce que, politique, elle défend les « droits sociaux « et non les atteintes aux biens et aux personnes,”
     
    Il y a également le changement de définition de la police, qui est passé complètement à l’as, au lieu de protéger les libertés, elle doit maintenant protéger… les lois, ce qui en dit long sur le trouillomètre des politocards vis-à-vis de la populace et sur le contrôle (à la chinoise) qu’ils prétendent mettre en place avec leurs gros sabots.
     
    “aujourd’hui 483 impôts, taxes et prélèvements”
     
    Vous-avez oublié le meilleur : “les contributions volontaires obligatoires”, il fallait être fou comme un lapin pour inventer ça, et c’est bien la raison pour laquelle ça émane des tarés de bercy (pléonasme voulu).
     
    “Ils veulent les Français soumis.”
     
    C’est fort malheureusement un but très atteignable grâce à la minutieuse décérébration opérée par l’ednat sur les gamins depuis plus de 50 ans – nous en avons eu un échantillon avec tout le foin qui a été fait à propos de l’adjectif “ludique” lors d’un BAC qui n’en a plus que le nom, tellement son niveau est proche du zéro absolu.
    Je me rappelle que lorsque j’étais au lycée, les annales de mathématiques datant d’une quinzaine d’années nous présentaient des problèmes qui nous paraissaient très durs à résoudre (avec le recul, c’était principalement dû au manque total d’explications sur les problèmes réels ce que les équations étaient censées résoudre), aujourd’hui, sur la base de ces mêmes annales, tous les élèves auraient un zéro pointé – ils ne seraient d’ailleurs pas plus capables d’avoir ne serait-ce que la moyenne au certificat d’études des années 50.
    Or, pour que les gens soient capables de se former une opinion par eux-mêmes, par opposition à gober tout ce qui sort de bfmwc et autres bols à étrons comme parole d’évangile, il est indispensable qu’en tant qu’élèves ils reçoivent une instruction correcte (et non une éducation, qui est du seul ressort parental, n’en déplaise à certains socialauds) – tout ce à quoi vise le comportement actuel de l’ednat est de continuer à sortir des illettrés à tour de bras (40% à la sortie du collège il y a 25 ans, quand Yoyo a fait enterrer le rapport OCDE le démontrant, et plus que certainement, 60% aujourd’hui – illettrés, donc bons cons-ommateurs). D’ailleurs, c’est également ce que dit JP.Brighelli, en appuyant sur le fait que la méthode syllabique n’est utilisée que dans 10% des cas, preuve qu’il y a intention délibérée de nuire à l’apprentissage de la lecture, or la pensée c’est d’abord et avant tout la maîtrise de la langue, on le voit d’ailleurs lorsque l’on s’embrouille avec une chance pour la france, il ne comprend pas si on ne lui parle pas SMS et s’énerve très rapidement.
     
    En bref, il n’y a plus rien à sauver dans la fronce d’aujourd’hui et il faut tout dynamiter, de la dalle des fondations au faîte du toit, pour tout reconstruire intelligemment et avec plein de bon sens – autant dire que dans l’état actuel des choses, c’est une impossibilité, ergo, les choses vont se passer beaucoup plus mal avant que nous ne puissions ne serait-ce qu’envisager ce genre de remise à l’heure des pendules.

    1. Sachez Jiff que j’abonde souvent à vos propos si incisifs sans vous manifester ma sympathie musicale (sympathie des instruments – ou cerveaux voisins – de l’orchestre qui communiquent et se comprennent sans se parler), mon accord avec votre partition personnelle. J’abonde. Je partage. Je plussoie. Je retrouve en eux mes expériences, mes lectures, mes réflexions.

      Au sujet du “dynamitage de la dalle des fondations au faîte du toit”, étant local, rural, régional, sachez que la France dispose encore d’un tissu artisanal parmi les meilleurs au monde, que je nommerai “les reconstructeurs” à opposer aux “destructeurs”, les constructivistes et idéologues centralisateurs parisiens et jacobins.

      Ils sont là, travailleurs ne courbant jamais l’échine, silencieux et taiseux mais doté d’une intelligence pragmatique qu’on méprise mais qui est la Richesse de la Nation française, à jamais infatigables et indomptables jusqu’à la tombe. Je suis par ma famille issu de cette culture de travail. Ils ne verront pas de gaité de cœur la destruction de leur œuvre reconstruite depuis 1945. Mais ils reconstruiront inlassablement, comme dans le “Être un Homme” de Kipling. Ce n’est pas un gamin prétentieux qui va les exterminer. Le gamin est déjà mort symboliquement dans leur tête.

  4. Voilà qui est clair et net.

    Mais je serais aller plus loin dans le “Macron est un socialiste, un des pires! Il a réduit les Français à un QR code, il les a réifiés”.

    Qu’est-ce donc qu’un des pires des socialistes ?
    Je le dis dans des commentaires à des articles connexes ici.
    Un communiste.
    CQFD

    Après, il faut regarder les racines historiques de l’ENA. Je me répète.

    Là, en ce moment-même, on assiste uniquement, selon ma thèse, à la longue gestation d’un communisme d’État qui démarra à l’École d’Uriage (Pétain) et se continua dans le premier Ministère de la Fonction publique issu de la Libération géré par, Taratatam!, Maurice Thorez, le traitre à la France protégé par Staline, membre officieux du KGB, qui passa sa guerre tranquillement à Moscou, puis qui procéda aux fonds baptismaux de l’ENA rapatrié en France comme prisonnier, puis sauvé par le gong de Yalta. De Gaulle, interdit de figurer parmi les vainqueurs, n’eut pas d’autre choix puisque sinon, les blindés de l’Armée Rouge menaçaient et disposaient de moins d’une semaine, dit-on (comme en Ukraine actuellement), pour foncer de Berlin à Paris…

    Dans une France écrasée de honte par la soumission et les pénuries, à travers une Allemagne écrasée sous les bombes, qui aurait pu les arrêter ?
    Je persiste à affirmer depuis longtemps, ici et ailleurs avec ces preuves mais il y en a tant, que la culture étatique de l’ENA est une culture communiste inspirée du KGB et du Politburo. Que dit l’auteur de cette magnifique ode à Frédéric Bastiat ?

    1. D’accord encore, sauf pour “n’eut pas d’autre choix”. Le danger d’une invasion soviétique n’en était pas un : Roosevelt n’aurait pas laissé faire, les USA n’avaient pas payé le prix du débarquement pour lâcher leur proie. En revanche, le danger de renversement du gouvernement tout neuf par les ex-maquisards communistes, qui avaient gardé leur armement, fut considéré comme un péril à prendre en compte ; d’où ces peu glorieuses compromissions avec leurs représentants, lesquelles semblaient offrir un autre avantage au nouveau pouvoir : rester à équidistance des deux camps, donc, pensait-il, maître chez soi. On a vu le résultat.

      1. “les ex-maquisards communistes, qui avaient gardé leur armement”…

        … et qui procédèrent massivement à l’Épuration de la Collaboration, sans honte aucune alors qu’ils furent les premiers sympathisants du Pacte Germano-Soviétique, quand bien même l’obligation unitaire des sympathisants derrière le Pacte provoqua des dissensions à l’intérieur du PCF.

        Bien entendu vous avez complètement raison, mais les blindés soviétiques jouèrent leur rôle d’épouvantail, on ne peut le nier. De plus l’étiage électoral du communisme à la Libération est évalué à 26-28%. Mais par qui aurait été soutenue une révolution communiste en France ? Elle aurait fait le bonheur de l’Internationale sise à Moscou qui aurait envoyé aussitôt ses “conseillers” comme à Cuba… L’entrisme du communisme est encore si important aujourd’hui dans l’appareil d’État français – transports, énergie, médias, enseignement, centres de tri postal, gares et aéroports – soit le cœur de la machine qui montre à chaque occasion sa puissance en arrêtant la France par des blocages, des grèves sur le tas, qu’il n’est même plus nécessaire à la Place du Colonel Fabien d’avoir un étiage électoral important.

        En bon voisin des ex staliniens, Jean-Luc Mélenchon et sa troupe nous démontrent maintenant que le communisme n’est pas mort en France, car il représente toujours 20% de l’électorat. Cet étiage bloquera éternellement la France quand la banqueroute prévisible serait susceptible de créer un nouveau 1793 dont ils seraient les néo Jacobins écourteurs de têtes.

        On a longtemps cru, moi le premier avec l’écroulement du Pacte de Varsovie, que l’empreinte communiste sur la France s’arrêterait avec la disparition des générations PCF liées au soviétisme. Aujourd’hui, des jeunes et des immigrés reprennent le flambeau dans l’islamo-gauchisme… Pour le pire de la politique anti-française ou anti-nationale, avec des nouvelles techniques, importées celles-là, d’écourtage des têtes ! Le leader de la France insoumise devient même à ses heures – incroyable mais vrai – porte parole de Big Pharma et pourfendeur du Code de Nuremberg, donc presque disciple du Docteur Mengele… Le Pacte historique entre les nazis et les communistes se reformerait-il sous nos yeux ?

      2. Par ailleurs, il est à noter un fait majeur régulièrement télévisé, et qui nous laisse systématiquement sans voix : la parfaite entente, quasi amicale, entre les Énarques de gouvernement, des entreprises nationales, avec le leader de la Porte Bagnolet (CGT communiste), qui négocient leur entre-soi en toute amitié autour des petits fours et des coupes de Champagne… Si ce n’est pas une entente sur le fond, et les partages des parts du gâteau public, je veux bien me pendre !

    2. “que la culture étatique de l’ENA est une culture communiste inspirée du KGB et du Politburo”

      Dernière preuve, par leur solidarité de corps, leurs manipulations des médias, leur capacité d’entrisme dans le capitalisme national et privé (jetons de présence et postes exécutifs), la neutralisation de leurs opposants par le contrôle quasi total de la machine administrative (et surtout de l’argent public qui décide de tout, le nerf de la guerre de la courtisanerie), les Énarques ont quasiment éradiqué les gens de la société civile des postes de pouvoir du pays. Ils offrent quelques strapontins aux régionaux de l’étape, ceux qui font le travail de fond contre le peloton, mais qu’on voit de plus en plus rarement sur le podium à l’arrivée…

      Il ont essayé de faire de même au niveau européen. Heureusement, cela n’a pas marché et se sont fait écraser par le pragmatisme allemand, la puissance industrielle outre Rhin et la solidarité des petits contributeurs européens.

      En France, il faudra encore attendre longtemps – moins d’une génération je l’espère – pour revoir un profil monoryste, CAP de mécanicien, au poste de Ministre de l’Industrie…

      Un exemple parmi tant d’autres de cette privatisation du pouvoir par l’ENA, dans ma région les PDLL, que tout le monde connait. Les énarques ne doivent leur pouvoir sans partage qu’à la centralisation massive à Paris des pouvoirs, qu’on a à nouveau constatée lors de la pandémie de Covid-19 avec la création illégale du Conseil de Défense élyséen, illégale car non confirmée par un vote à l’Assemblée.

      L’exemple. La démocratie locale avait majoritairement décidé que le projet d’Aéroport International au nord de Nantes (Notre Dame des Landes) était accepté, alors qu’il avait été budgété nationalement. Bien entendu, on connait l’effet de solidarité de corps entre le candidat à l’Élysée en 2017 et le créateur du Puy du Fou, qui virent l’un et l’autre d’un mauvais œil ce projet. Le deuxième parce qu’il favorisait le développement du nord de Nantes en défaveur des transports du sud qui sont plus orientés vers la Vendée. Le premier, parce que la puissance économique de la métropole nantaise avait tous les critères (mer, transports, surfaces au sol, politique territoriale régionale, puissance bancaire, culture économique traditionnelle, travailleuse, chouanne et non jacobine, tissu économique majeur et international, population votant massivement à droite dans la région alors que le jacobinisme centralisateur est de gauche) pour détruire l’influence parisienne à moyen et long terme. Le régionalisme européen aurait fait fureur à Nantes !

      Le président élu en 2017 décida d’arrêter le projet, sans explication notable, aidé en cela par ses phalanges d’extrême gauche dont il alimenta la violence et les moyens par ses barbouzeries désormais bien connues. On sut ici dès cet instant que l’intérêt de ce “Président” pour la France et les Français serait secondaire (excepté la ponction fiscale de plus en plus forte) dans son (ses désormais) mandat. J’avais, comme nombre de gens, perçu le mal absolu qu’apporterait ce psychopathe avéré à la France. Nous étions bien seuls à émettre ces alertes en mars-avril 2017. Nous avons crié dans le désert, mais n’avons en rien été désavoués dans celles-ci par les événements postérieurs.

      La France subit depuis une Bérézina continuelle.

      Certains auteurs du Courrier des Stratèges disent que “les Français sont des veaux” de l’avoir réélu…
      Je ne le pense pas, je ne vis pas à Paris et suis en contact permanent avec les populations rurales, locales et régionales, qui sont très lucides sur les événements, qui collaborent traditionnellement moins que Paris avec l’ennemi, même si l’analyse fine met un peu plus de temps à arriver en province à cause de la faiblesse intellectuelle des quotidiens régionaux.

      Je crois surtout que la lobotomie de la télévision et du smartphone marche à plein régime, comme le mentionne ici Éric Denécé dans l’interview récente d’Eric Verhaeghe. La propagande est relativement simple à ingurgiter, il suffit d’aller au cinéma. Tout point de vue est propagande. Va-t-on devoir arrêter de s’instruire, de se distraire et de se cultiver pour rester des esprits libres ?

      Je ne trouve pas du tout pertinent le choix survivaliste déconnecté de tout.

    1. Vous n’avez rien compris à ce que j’ai dit. Je vois que c’est trop compliqué pour vous. Qu’est-ce qui fait qu’une matière première est exploitable et utile? L’intelligence de l’homme!!!

  5. Le libertarisme ou le néolibéralisme est la plus grande arnaque de ces dernières décennie..faire croire à un Éthiopien ou a un Albanais qu’il peut vivre comme un américain..est d’un foutage de gueule incommensurable ! Pour que tout le monde vive comme un américain il faudrait l’équivalent de 3 à 4 planètes terre! Les ricains et leurs caniches savent que c’est GAME OVER..fin de la partie..ça commence à se voir… ils se comportent tel un poulet sans tête.”..la main invisible”,le marché qui se régule.. qu’elle blague!

    1. Là, si je puis me permettre, vous semblez confondre libertarisme et consumérisme. Une société frugale peut parfaitement s’accommoder d’un système libertaire, et vice-versa. Il ne faut pas confondre libre-entreprise et course aux profits sans raison ni morale.

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