Moderna/Pfizer : la guerre des labos sur fond de partage du marché de la vaccinothérapie – Par Laurent Aventin

L’industrie des vaccins et des biotechnologies a fait en moins de 2 ans un chiffre d’affaires qu’elle n’aurait pu espérer obtenir en 15 ans sans la « providentielle » crise du Covid. Moderna a déposé plainte contre l’alliance Pfizer-BioNtech et demande des dommages et intérêts pour violation de ses brevets. Cette plainte n’est pas la première ; d’autres, passées plus inaperçues et liées au pactole du Covid, sont également en cours. Derrière ces règlements de compte c’est le partage du marché de la vaccinothérapie qui est en jeu. Une place de leader enviée car maintenant que les populations ont accepté les injections transgéniques, c’est une course à l’Eldorado qui s’ouvre.

L’affaire Moderna/Pfizer sur les brevets

C’est par un communiqué que Moderna annonce sur son site avoir déposé une plainte contre l’alliance Pfizer/BioNtech. D’après le Washington Post, Shannon Thyme Klinger, la directrice juridique de Moderna, a déclaré vendredi 26 août : “Nous pensons que Pfizer et BioNTech ont copié illégalement les inventions de Moderna et qu’ils ont continué à les utiliser sans autorisation.”

Pour résumer l’affaire, Moderna considère qu’elle avait développé une technologie utilisée par l’alliance Pfizer/bioNtech bien avant la pandémie. Elle souhaite désormais obtenir une compensation financière. Ce à quoi l’alliance répond que sa technologie est originale. Sans accord entre les parties, le procès devrait durer quelques années.

Moderna précise : « Nous engageons ces poursuites pour protéger notre plateforme technologique innovante d’ARNm dans laquelle nous avons investi des milliards de dollars en brevets, au cours de la décennie précédant la pandémie de Covid-19 ». La plainte porte essentiellement sur deux violations de brevet : « une structure d’ARNm développée depuis 2010 (validée par des tests humains en 2015) et sur l’encodage d’une protéine spike complète, mis au point des années avant le Covid pour un vaccin contre le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) ».

 

Le milieu de l’industrie des biotechnologies : un panier de crabes ?

L’affaire Moderna / Pfizer-BioNtech n’est pas la seule affaire autour du pactole des injections contre Covid. Moderna fait elle-même l’objet d’une plainte  similaire à son encontre… pour les mêmes méfaits qu’elle reproche à Pfizer-BioNtech.

Moderna est poursuivi par Arbutus Biopharma Corporation pour des questions liées au brevet sur l’ARNm. La « clef technologique identifiée concerne les nanoparticules lipidiques (NPL) qui englobent l’ARNm et assurent sa protection au cours de son trajet dans l’organisme ainsi que sa délivrance à l’intérieur des cellules au sein desquelles il sera traduit pour produire la protéine de spicule antigénique […] Ces nanoparticules sont couvertes par la famille de brevets correspondant à la demande internationale WO2009/127060 déposée le 15 avril 2009 et détenus par Arbutus Biopharma Corporation. La famille comprend un brevet européen (EP2279254), contre lequel Merck Sharp & Dohme Corporation et Moderna ont formé une opposition à l’issue de laquelle le brevet a été maintenu sous forme modifiée. Une procédure de recours est toujours en cours.

 Genevant Sciences, une société leader dans la livraison d’acides nucléiques, a également déposé plainte contre Moderna en février 2022 avec Arbutus Biopharma Corporation. Ces entreprises biotechnologiques ont déposé une action en justice aux Etats-Unis et demandent des dommages-intérêts pour contrefaçon des brevets américains n° 8 058 069, 8 492 359, 8 822 668, 9 364 435, 9 504 651 et 11 141 378 dans la fabrication et la vente de l’ARNm-1273, le vaccin de Moderna contre Covid-19. Les brevets concernent des particules d’acide nucléique-lipides et des vésicules lipidiques, ainsi que des compositions et des procédés pour leur utilisation. Grâce à cette technologie, l’ARN peut voyager à travers le corps humain jusqu’à une cellule cible et à travers la membrane de la cellule cible, avant de libérer l’ARN. Sans cette technologie de livraison, l’ARN se dégraderait rapidement dans le corps et serait inefficace.

Cette guerre des brevets n’est pas isolée ; nous avions déjà évoqué les mauvaises pratiques de l’industrie pharmaceutique qui reste peu respectueuse des  lois et de l’éthique pour faire des profits. Faire confiance à cette industrie représente un risque réel alors même que les effets indésirables liés aux injections ne sont pas présentés aux candidats au « vaccin » pour un consentement libre et éclairé (article 70 de la loi 99-641 du 27 juillet 1999).

 

Biotechnologies : de la prise de pouvoir au projet de contrôle transhumaniste sur les populations

En 2020-21, l’épidémie de Covid était une phase test pour l’industrie du vaccin. Puisque la population mondiale a globalement accepté les injections transgéniques expérimentales, le développement des plateformes à ARNm pour la vaccination contre toute sorte de maladies explose et c’est déjà ce qu’il se passe comme l’a annoncé Moderna, qui n’a pas l’intention de se faire prendre la place par un plus gros et plus puissant acteur du marché comme Pfizer.

Les enjeux de la vaccinothérapie sont multiples et sont au cœur de la stratégie de la troïka mondialiste qui ne manque pas non plus de se battre sur les places à prendre. Supprimer la démocratie ne se fait pas sans casse, la loi du plus fort – et donc celle du Talion que l’on justifiera aussi au nom du progrès (nous sommes maintenant des habitués d’éléments de langage fallacieux) – prend le relais, c’est l’ère des barbares comme nous l’avons évoqué à plusieurs reprises dans nos lignes.

  • Les injections expérimentales contre Covid ont permis de faire céder – par la contrainte et parfois les menaces – les réticences à recevoir des produits dont la composition et la programmation restent partiellement cachés.
  • Injecter des personnes en bonne santé permet d’une part de générer un marché considérable et de s’enrichir (pour l’industrie du vaccin et ceux qui en profitent), d’autre part de toucher tout le monde, des enfants aux vieillards, y compris les personnes en bonne santé. Le marché n’est plus celui des malades mais des bien portants dont certains basculent aussi dans la première catégorie en raison des effets indésirables à court et long terme des injections contre Covid.
  • D’injecter des nouvelles technologies et des éléments nocifs pour l’organisme comme l’analyse indépendante des sérums contre Covid l’a montré. Nous avons consacré un dossier très documenté sur ce sujet dans lequel les plus sceptiques trouveront des éléments scientifiques.

Les bénéfices engendrés par les injections contre COVID permettent de créer une puissante réserve financière qui a son tour renforce le pouvoir de l’industrie du vaccin sur la sphère publique. En effet, Big pharma a toujours introduit sa mainmise de cette manière : financement des institutions publiques, des médias, de la recherche, de la presse scientifique, des associations de médecins et de scientifiques, des réseaux sociaux etc… Ce cercle vicieux s’auto-entretient et renforce le transfert des prérogatives des pouvoirs publics au secteur privé. Les gouvernements sont complices de ces manœuvres en versant des sommes considérables à cette industrie dans une logique convenue au service d’une gouvernance mondiale.

Moderna a enregistré un bénéfice net de plus de 7,3 milliards de dollars de janvier à septembre [2021], contre une perte de 470 millions l’année dernière. Le cas est similaire pour le laboratoire allemand allié à Pfizer (BioNtech), qui est passé d’un bilan négatif en 2020 à un profit de plus de 8 milliards de dollars cette année [2021],

L’opération Warp Speed a permis de débloquer 10 milliards de dollars (argent public) pour financer l’industrie pharmaceutique dans la course aux vaccins. Au regard des bénéfices de cette même industrie, on constate que cet argent n’a pas été restitué d’une manière ou d’une autre comme par exemple une baisse significative des prix de vente. L’industrie du vaccin profite deux fois du système : sur les subventions publiques puis sur les prix de vente des injections au secteur public. Les finances publiques sont dépouillées, et reconstituées par le contribuable. La classe moyenne occidentale devra financer cette gabegie, ce qui devrait l’affaiblir davantage.

 

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