Les Etats-Unis et l’OTAN commettent l’erreur capitale dans une guerre: sous-estimer leur ennemi – par François Martin

Première règle, dans un conflit ou une confrontation, quelle qu'elle soit : ne pas prendre son adversaire pour un imbécile.

 Dans son dernier article (1), l’excellent et mystérieux Alexandre N indique « les 4 facteurs de la guerre », indispensables pour la victoire (2). N’en déplaise à son intelligence et son érudition, il en oublie un, peut-être le plus important : ne jamais prendre son ennemi pour un imbécile.

La mère des défaites

Les exemples abondent dans l’Histoire où des puissances ont sous-estimé leur adversaire. L’un des plus significatifs est sans doute l’accord entre Hitler et Staline pendant le pacte germano-soviétique. En effet, à cette occasion, Hitler fait sous-traiter en Russie la fabrication de ses chars, pensant que ces paysans incultes que sont les russes ne seront jamais capables de les copier. Mal lui en prend. A Stalingrad, et surtout à Koursk (3), il a dû manger son chapeau… Dans le même ordre d’idée, sur le plan du commerce, nos entreprises, à partir des années 70, que ce soit dans le textile, le luxe, ou l’industrie, ont largement délocalisé leurs productions en Asie. Elles pensaient ainsi « faire la culbute », c’est-à-dire faire fabriquer à très bas prix ce qu’elles présenteraient ensuite à leurs clients occidentaux comme du « Made in Europe » (4), vendu au prix fort. Ce raisonnement, bien évidemment, s’appuyait sur le fait qu’elles pensaient que leurs sous-traitants seraient incapables de les copier. Là aussi, mal leur en a pris. L’Asie toute entière est d’abord devenue une gigantesque machine à copier, avant d’envahir le monde entier avec ses propres créations…

Le raisonnement communément appliqué concernant le conflit ukrainien obéit à la même logique : Poutine est à la fois cruel, fou, froid et calculateur, dissimulateur et ambitieux, les russes sont brutaux et sans pitié, mais aussi arriérés, mal organisés et incompétents. Mais à aucun moment on n’entend dire : « Est-ce que les russes sont intelligents, malins ? Est-ce qu’on ne les sous-estime pas ? ». Or il suffit de se poser la question sous cette forme pour se rendre compte que, très souvent, les Russes sont très forts pour « rouler » leurs adversaires, et nos propres opinions publiques avec. C’est même, pourrais-je dire, une de leurs marques de fabrique.

La communication ne donne pas de victoire substantielle

J’ai déjà donné plusieurs exemples de ce fait avec « L’affaire du blé » (5), ou encore celle de la centrale de Zaporijia (6). Chaque fois, Poutine a remporté, sans le crier sur les toits, une importante victoire politique et diplomatique, tout en laissant croire aux occidentaux que ce sont eux qui avaient gagné. Chaque fois, il a confisqué des pièces importantes du jeu adverse, en les laissant se glorifier de lui avoir pris quelques pions. Auparavant, plusieurs éléments venaient déjà corroborer cette idée comme quoi les russes ne sont pas des crétins incompétents, mais sont beaucoup plus roublards qu’on ne le dit :

Déjà, le fait que que les troupes russes ne soient pas, comme le prévoyaient les stratèges américains, venues s’empaler dans la « ligne Maginot » construite derrière la ligne de front du Donbass, en traversant celui-ci à partir de leur positionnement derrière la frontière russe. Comment peut-on penser qu’ils pourraient être aussi stupides ? Au lieu de cela, on s’en souvient, avant d’attaquer, ils ont agité la menace, par leurs exercices militaires, ceci afin de fixer les meilleures troupes ukrainiennes sur place, puis les ont prises à revers, en entrant dans le pays à la fois par le nord et le sud. Ils ont donc, dès le le début, « roulé » leurs adversaires.

De même, on peut sans trop de difficultés écarter la thèse de la prétendue « guerre-éclair » russe, avec comme objectif la prise de Kiev et de Zelensky. Plusieurs éléments militent en effet contre cette version : d’abord, l’attitude de Poutine en Géorgie en Août 2008, où il s’est bien gardé d’aller « chercher » Saakashvili à Tbilissi (7), mais où il a laissé l’opposition et l’opinion « faire le boulot » à sa place en le chassant du pouvoir. Dans le cas présent aussi, il laisse le « bébé » Zelensky aux occidentaux, ce qui nous coûte au bas mot, pour le maintenir en place, lui et son Etat, entre 5 et 8 milliards d’Euros par mois (8) ! Ensuite, bien entendu, le calibrage de « l’opération spéciale », avec 160.000 hommes, beaucoup trop petite pour une stratégie « globale ». Enfin, le départ préalable du principal des troupes russes de la région nord de Kharkiv pour les recentrer dans le Donbass, là où elles sont vraiment nécessaires. Là aussi, la stratégie était limpide : fixer le plus longtemps possible des troupes ukrainiennes loin du front principal, afin de diviser leurs forces.

Pièges à répétition

Ce n’est donc pas la première fois que les russes piègent les Ukrainiens. C’est compréhensible, car l’Ukraine recèle une sérieuse faiblesse dans sa « logique » de guerre. Cette logique, en effet, n’est pas du tout la même chez les Russes et chez les Ukrainiens. Pour les uns, ce qui compte, c’est de marquer des points sur le plan militaire, persuadés qu’ils sont que l’affaire politique et diplomatique se jouera, à la fin, lorsqu’il y aura un vainqueur manifeste. Pour les autres, ce qui compte n’est pas tant de gagner que d’alimenter, à l’étranger, la « pompe » politique, afin de continuer à recevoir, le plus longtemps possible, armes et financements. Les uns font une guerre militaire, les autres une guerre médiatique. Dans une telle configuration, les Ukrainiens auront beaucoup plus tendance à tomber dans les pièges, car il leur faut, à tout instant, alimenter le Moloch médiatique occidental. Les uns peuvent travailler dans le temps long et la discrétion, les autres sont condamnés en permanence au court terme et à la parole volubile.

Pourquoi s’obliger à penser, dans ces conditions, que la « percée » ukrainienne de ces derniers jours à Izioum a pris les Russes de court, qu’elle est une victoire, prétendument décisive, et peut-être même un tournant de la guerre ? Nous n’avons pas vu beaucoup de thèses s’exprimer comme quoi cela pouvait être un piège russe, un de plus. Plusieurs éléments militent pourtant dans ce sens :

D’abord, ce n’est pas la première fois ! On vient de le montrer…

Guerre de tranchées et guerre de mouvement

Ensuite, on l’a bien compris, cette guerre est, pour le moment du moins, une guerre de tranchées, une nouvelle « guerre de 14 ». Le premier qui sort la tête se fait tuer. C’est pour cette raison que les russes progressent aussi lentement. En fait, ils ne prennent du terrain que lorsqu’ils ont entièrement écrasé les lignes ennemies à coups de bombes. Ils font la guerre « à l’économie », en hommes et en coût, car ils prévoient qu’elle durera longtemps. Pour cela, ils disposent de matériel bon marché et en quantités illimitées. De leur côté, les ukrainiens ont absolument besoin de « sortir », pour montrer des résultats. A ce jeu, ce sont les ukrainiens qui sont le plus en risque, alors même que leur stratégie initiale était exclusivement défensive. Mais les russes ne sont pas tombés dans le traquenard.

Ensuite, si l’on regarde l’affaire dans le détail, la configuration du terrain est idéale pour un piège. En effet, pour attaquer, les ukrainiens ont dû sortir de leurs positions antérieures protégées et étirer leurs lignes sur près de 50 km, sur une plaine qui n’offre aucune protection. Le terrain parfait pour un « tir de foire » en retour. Là aussi, nous n’avons eu, face au déferlement médiatique occidental, qu’un bref communiqué russe disant qu’ils avaient tué ces jours-là, dans ce lieu et ailleurs, près de 8000 ukrainiens. C’est énorme.

De plus, tout montre que les Russes avaient préparé leur affaire : ils avaient évacué leurs dépôts de munitions de l’arrière, ce qui ne se fait pas dans la panique, et organisé le rapatriement des pro-russes d’Izioum, ce qui se prépare également de longue date.

Par ailleurs, ils avaient totalement dégarni leur front, à tel point que, selon les experts, il n’y a pas eu de « bataille d’Izioum ». En face des ukrainiens, il n’y avait personne ! Peut-on penser une seconde que, avec les moyens satellites dont disposent russes et américains, les russes pouvaient ne pas connaître la concentration de troupes adverses ? Par ailleurs, pouvaient-ils également penser que les américains n’avaient pas analysé les faiblesses de leurs lignes ? Allons donc ! Quelque soit son bord politique, quand cessera-t-on de prendre les Russes pour des imbéciles ?

Enfin, la prudence de Blinken, qui considère qu’il est « trop tôt pour juger la contre-offensive ukrainienne », montre bien qu’il se méfie des conséquences, que cette opération est bien plus politique que militaire, et que, probablement, elle ne faisait pas consensus dans les instances américaines  (9).

“Tomoe nage” une fois de plus? 

Alors, un « mini-Stalingrad » de plus ? Cette méthode, consistant à laisser entrer l’ennemi dans leurs lignes, puis à le bloquer à l’intérieur, les Russes le connaissent par cœur (10). On va savoir le fin mot d’ici quelques jours. Et, s’ils ont détruit, à cette occasion, dans une bataille dont la perte de terrain n’est pas stratégique pour eux, une grande quantité d’hommes et de munitions, nous le saurons, mais on peut parier qu’ils n’en feront pas état ou presque. Ils nous laissent utiliser nos médias pour nous empêtrer dans nos mensonges et nos déclarations tonitruantes, et nous masquer à nous-mêmes nos propres erreurs (11). Nous sommes en milieu de partie (12), où c’est le gain des pièces qui compte. Nous-mêmes y avons laissé jusqu’ici 84 milliards d’Euros, en seulement 6 mois de guerre, sans aucun gain stratégique. Combien de temps résisterons-nous ? Qui, pour le moment, tient le bon côté du manche ? Poutine est un judoka. Alors, tomoe nage (13), une fois de plus ?

 

Sources

Pour lire TOUT le contenu du Courrier

Nos offres

9 par mois
  • Les droites de Husson
  • Urbi & Orbi
  • Le patrimoine des Stratèges

Sécession patrimoniale, libertarisme, vaccins...

Téléchargez nos dossiers indispensables

9,90 par dossier
  • Les conseils patrimoniaux de Machabert
  • Le libertarisme selon Bonnal
  • Les vaccins selon Aventin

About Post Author

52 Shares:
21 commentaires
  1. avez-vous vu les questions aux journalistes adressées à Poutine à la fin du congrès de l’OCS ? le calme de Poutine m’a marquée, en particulier quand il est interrogé sur l’ukraine et sur le reproche qu’on pourrait lui faire d’avoir une action trop “modérée” qui aurait conduit au succès de la contre-offensive ukrainienne : il ne fait preuve d’aucune fébrilité, la question ne semble pas l’incommoder et il répond sans problème. et puis il y a ce moment où il dit en substance “l’ukraine veut essayer de gagner militairement en poussant leur contre-offensive, et bien laissons-leur le temps d’essayer, qu’ils essaient” : il y a le calme et une sorte de sourire tranquille à la fin du propos qui semble en dire long sur le fait que la russie n’est pas en difficultés militaires comme voudrait le faire croire la presse occidentale et les décideurs de l’otan.
    reste un drame absolu : pendant ce temps les civils continuent à être tués au Donbass, y compris grâce à des canons Caesar (https://alawata-rebellion.blogspot.com/2022/09/une-folie-meurtriere-devenue-dementielle.html), et des ukainiens russophiles et/ou russophones sont actuellement objet de représailles…

    1. Exactement, j’ai eu ce sentiment en lisant ce matin l’article du professeur Husson sur le jour 206.
      Et en plus ses réponses respirent l’intelligence. Son entretien avec les journalistes va faire le tour du monde, des gouvernements, des ambassades, des militaires. Il va être traduit en 50 langues. Puis être étudié en classe de géopolitique ici et là. Les Russes disposent de grands personnages mûrs, matures, je pense au chef de la diplomatie Lavrov. Dans les pays otanisés occidentaux c’est le vide sidéral sur ces points liés aux chefs. Le hongrois et d’autres plus silencieux à l’Est de l’Europe sont respectables. Les élections italiennes vont être le début de la débâcle hivernale pour les choux de Bruxelles bien plantés.

  2. Les commentateurs sont bien en retard par rapport à la situation.
    Ce qui devait arriver selon une analyse qu’on pouvait déjà faire et que j’ai présentée dans plusieurs commentaires, s’est déjà produit :
    Avant même que de mobiliser un armement encore supérieur parce qu’amélioré à partir des drones et missiles iraniens, la Russie et ses alliés utilisent désormais les Shahed 136, rebaptisés Ceran 2 et ainsi mette en place une véritable guerre asymétrique qu’il connaisse bien et qui va monter crescendo avec notamment des attaques de drones en réseau que l’Otan est encore incapable d’imiter.
    Les résultats ne se sont pas faits attendre,
    furtivité inégalée, moindre coûts, destruction des unités blindés, artilleries ATCMS, dépôts d’armements et munitions et usines de fabrication d’armement comme l’Usine Antonove à Kiev.
    Portée de ces drones multirôles 1000 km, pouvant aller jusqu’à 2000 km, spécificités, technologie entièrement ignorée de l’Otan pour la partie proprement iranienne, capacité de brouillage également.

    Conséquences : aucun moyen de contre batterie actuellement, comme en syrie et sur les fronts de guerre où ces drones sont utilisés depuis des années, sans que les Israéliens ou Américains, Français et autres vassaux iraniens ne puissent d’aucune manière les neutraliser, ce qui explique en grande partie la passivité qui caractérise de manière prédominante ces fauteurs de guerre par proxys.
    Heureusement, merci les Iraniens et merci les Russes, sans quoi, vu les décisions et accords adoptés par l’Otan pour intensifier leur guerre contre les Républiques d’Ukraine et la Russie, vu l’armement à longue portée qui a finalement été envoyé avec leurs servants et vu les menace de frappes nucléaires prétendument préventive, à effet de détruire la Russie, si l’arsenal des forces anti-nazis n’étaient pas aussi étoffées et redoutables, nous en serions déjà probablement à des frappes russes avec ses armes les plus avancées afin de bien faire comprendre qui à la puissance de détruire l’autre, ce qui signifie que nous serions encore plus au bord d’une guerre nucléaire globale, si non à subir de telles frappes.
    C’est à se demander qui des généraux ou des gouvernants est le champion de l’irresponsabilité et la trahison de leurs charges ?

    Répondre moderated
  3. Dans la roublardise russe, vous avez oublié de la compléter de sa composante sacrificielle, qui lui fait incendier volontairement Moscou pour empêcher les troupes de Napoléon de se nourrir sur la bête en plein hiver sibérien, et ainsi provoquer le désastreux repli depuis passé dans le langage courant, la Bérézina. La méthode est pourtant enseignée depuis dans les écoles de guerre depuis…

  4. Il n’y aura pas de bataille finale. Il y aura un drapeau blanc ‘européen’ hissé dès la première semaine de froid dans les habitations, de gelée de canalisations, de révoltes de rue, de déferlements de masses de banlieue, de faim ou d’un seul mort parmi les manifestants à Paris ou Berlin. L’Italie va donner le LA. Sans oublier la mouvance chinoise et syrienne pour affaiblir encore plus les Démocrates américains lessivés. La guerre économique aura plus de poids dans les opinions que deux cents jeunes ukrainiens tués chaque jour à cause du comédien soumis à la drogue et aux ficelles américaines. Je vois très bien Ursula demander l’asile politique aux USA, accompagnée d’une clique de têtes à claques.

  5. Compliqué pour une nation exceptionnelle à la destinée manifeste de ne pas sous-estimer ses adversaires. Il est vrai qu’en Europe, il n’y a pas grand monde qui “ait le niveau”.
    Car oui, l’Europe est un adversaire pour les Etats-Unis. Mitterrand l’avait déjà dit, il avait même employé le mot “guerre”…

  6. Il semblerait que les choses sont en train de s’accélérer. 4 régions sont sur le point de rejoindre la Russie (républiques de Donetsk, Lougansk, régions de Kherson et Zaporozhie), des référendums sont organisés. Et ce soir, Vladimir Poutine et le ministre de la défense vont intervenir à la télé. Macron essaye désespérément de joindre Poutine au téléphone. Est-ce que le format “opération spéciale” va évoluer ?

  7. Ils piétinent depuis 6 mois.
    Ils sortent des T62 des musées car ils n’ont plus de chars.
    Ils recrutent des prisonniers comme soldats.
    Ils essaient d’avoir un cessez-le-feu sur la base des positions actuelles.
    Ils précipitent des référendums en urgence alors que c’est des zone de guerre et qu’ils perdent du territoire.
    Quoi que vous en dites les signaux ne sont pas bons pour la Russie….

    1. Sur ce site Plusieurs auteurs ont déjà avancé des raisons pour lesquelles les Russes “piétinent depuis six mois”.
      Je ne sais pas pourquoi, le rêve de nombreux commentateurs aurait été que l’armée russe fasse une démonstration de blitzkrieg, dans le style de la guerre des six jours ou de l’offensive allemande en France de juin 40…
      Et bien curieusement, ce n’est pas la stratégie retenue par les gouvernants russes. Ils ont leurs raisons et il serait bien présomptueux de notre part de les critiquer. Nous ferons le bilan en 2023… Et en attendant ne les sous-estimons pas par principe…

    2. – Ils piétinent depuis 6 mois … en prenant 25% du territoire de l’ex-Ukraine ? … drôle de façon de piétiner. Mais c’est vrai que vous devez préférer la méthode américaine : lancer des bombes à haute altitude, tout détruire, puis décamper en proclamant la victoire.
      – ils utilisent des T62 depuis le début, ils gardent le reste quand l’OTAN voudra s’engager un peu plus ..
      – Ils recrutent des prisonniers comme soldats … pas que quand-même, c’est très anecdotique et ce sont des prisonniers condamnés à des peines pas trop élevées. Cela peut contribuer à ne pas mobiliser une trop grande partie de l’armée, puisque seuls 20% sont engagés dans l’opération, et qu’il n’y a pas de mobilisation, alors qu’en Ukraine, ils en sont à recruter à partir de 16 ans et jusqu’à 70, et même les filles à partir de 18 ans, sans compter les mercenaires et tous les militaires d’actives des pays de l’OTAN sur le terrain.
      – Ils perdent du territoire ? attendons un peu : perdre 5% du territoire conquis sur une zone peu défendue, en se repliant pour éviter un encerclement, tout en détruisant le cinquième des importantes forces mobilisées par l’ennemi, paraît plus une victoire à la Pyrrhus pour les ukro-nazis.
      Quoi que vous en dites, les signaux ne sont pas bons pour les Européens ou même les Américains. Ils continuent de se dépouiller d’une bonne partie leur armement, sans possibilité d’en reconstruire beaucoup de nouveaux, sur fond de leur effondrement économique, financier, industriel et de leurs populations qui vont geler en hiver.

      1. Ma réponse à été effacer…….
        Bon va pas se prendre la tête, on va voir tout ça très vite.
        Si l’armée russe tient le coup elle aura des victoires dans semaines qui suives.
        Si par contre comme je le pense elle est à bout alors elle va s’effondrée…
        Bonne journée à toi.

  8. Je ne sais pas quel sera l’évolution de la guerre en Ukraine Mais l’article est délirant si l’armée russe recrute dans les prisons et si les tanks expédiés sur le front sont bien des tanks fabriqués il y a 60 ans. On ne parle même pas d’acheter des obus aux Coréens du Nord et des drones aux iraniens.

    Répondre moderated
    1. Quand vous prenez dans la tronche un pelot de 125mm d un t80 t72 ou voir plus vieux t62 qu il soit ancien ou de nouvelle generation vous etes mort et ce n est pas un jeu video pas de 2eme vie. .
      Néanmoins
      Pour ce qui est des armes veuillez noter que la mg42 up daté mg43 est encore grandement en service dans la bundeswehr
      Cette mitrailleuse a decimé beaucoup de débarquant sur les plages normandes et donc elle a 80ans de service hein…
      La techno joue mais pas que. A cet effet
      Je vous invite à reflechir sur la difference entre strategie et sur les tactiques pour atteindre
      Pour ce qui est de la stratégie de putin que se passera t il lorsque
      les futurs referendums de rattachement au dombass auront eu lieu et validé . La russie considérera être dans ses droits pour toute agression et pourra mobiliser à sa guise avec des équipements adaptés . Ils semblent qu il y ait une masse de matos en arriere des frontieres . La bielorussie est en alerte maximum puisque leur boss a demandé à son peuple à se preparer. Notez que l hivers arrive et l ukro otan les pieds gelées vont connaitre surement un autre monde. Le combats les roubignoles gelés c est pas top. Pour mémoire Stalingrad fut un banquet mortuaire dont le plat principale fut basé sur une plombiere de sorbet et de glace
      Putin n est pas le maitre de l horloge puisque partout c etait dit que c est macron mais je pense que putin attend .. le froid pour appuyer sur le champignon. A espérer que celui la ne soit pas a base de plutonium
      Et ne pas oublier que sans gaz… on est dans le potage .Putin a donc une carte maitresse et chez nous certain auront les apres ski dans leurs appart le soir et les anciens qui ont besoin de chaleur seront cela de moins pour les caisses de retraite, le president fanfaron les emmerd bien évidemment.
      Le gaz encore…L industrie commence a se mettre a l arret en Allemagne par exemple
      Reste pas beaucoup de choix
      La negociation
      Ou la guerre .
      Et putin l a annoncé c est vital pour la russie
      Les vielleries antiques c est pour l urkraine les derniers jouets le risque est bien évidemment les armes ultimes
      A ceci Moralité ultime
      Il ne faut jamais coincé une bete au mur la bete vous sautera a la gorge et tentera tj l impensable car il n a plus rien a perdre.
      adolf l aurait employé et putin sait que les usa l ont deja fait
      On risque gros
      Pensez manger un sorbet citron 🍋 ce qui est pris et pris

      Répondre moderated
  9. Deux choses pour tempérer l’élan prorusse que je partage et ne pas sous estimer l’ennemi: l’otan.

    1. Les militaires de l’otan en charge de la guerre en Ukraine sont conscients de la supériorité manœuvrière de la Russie; attention que par dépit ils n’en viennent à valider des armes sales, nucléaires ou bactériologiques. Ceci reste possible d’autant plus que (a) l’otan commande aussi l’opinion à l’Ouest, (b) on a vu depuis le début du conflit ouvert (même avant) le peu de considération pour la population ukrainienne en première ligne de la part des mêmes: l’ue & l’otan.

    2. On peut tout aussi bien affirmer que le Deep State américain obtient, pour l’instant, une victoire politique et stratégique via ce conflit qu’il impose à la Russie et qu’il finance par de la fausse monnaie, des haines et des tués non américains, et la décrépitude à suivre de l’ue allemande.

  10. Sur la roublardise russe et l’économie des moyens, on peut méditer sur un épisode du tout début de la seconde guerre mondiale : avec le pacte Ribbentrop-Molotov, Allemagne et Russie se partagent la Pologne selon des lignes entendues à l’avance. Il est entendu que la Wehrmacht et l’Armée rouge agiront de conserve, mais lors de l’assaut allemand du 1er septembre, les Russes ne bougent pas. Staline attend de voir ce que la France et l’Angleterre vont faire : il veut être sûr que l’affaire sera réussie et n’entraînera pas de complications avec les démocraties, et laisse les Allemands faire le travail. Les franco-anglais ne déclarant la guerre qu’à l’Allemagne et ne bougeant pas militairement. Il entre en Pologne le 17, alors que la destruction de l’armée polonaise a été virtuellement terminée par la Wehrmacht, et avance sur l’ancienne ligne Curzon sans rencontrer de résistance significative. Il s’assure ainsi un glacis défensif face à son ennemi véritable : l’Allemagne, qui lui a été offert par l’Allemagne elle-même. Comme bilan des opérations, la Wehrmacht a perdu 17.000 hommes dans l’affaire, et l’Armée rouge 700.

    Répondre moderated
  11. Je suis assez en accord avec l’article. Les médias occidentaux en font des tonnes sur les manifestations contre la guerre et la mobilisation, dans les grandes villes en Russie, population aisée et opposée, mais la répression semble rapide et sans états d’âme. Ça devrait vite se calmer. Je suis également surpris de l’interview de Novolny en prison et diffusé dans le monde entier. Je subodore là aussi que ce soit fait intentionnellement pour démontrer que Novolny est contre son peuple. Et j’ai déjà dit que l’hiver sera très dur pour l’Europe et terrible pour l’Ukraine, car d’une façon différente cette fois, mais l’hiver a toujours sauvé et donné la victoire à la Russie ( Napoléon, Hitler ). Et je pense que Poutine , se rappeler les déclarations de Zelinsky en juin, a anticipé tout ce qui se passe et les événements que cela engendrera. Et la Russie est immense, et son peuple fier de son identité, et d’un courage qu’on perdu les occidentaux. Les russes savent souffrir, pas nous. Je me répète je sais, mais les comptes seront faits mi-printemps 2023. Et les rodomontades et jugements de BHL et d’une moindre mesure de Macron devraient être bien plus humbles.

    Répondre moderated
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer