[PAYANT] Préparer sa garde à vue (épisode 2)

Vous êtes nombreux à vous attendre à, tôt ou tard, être mis en garde à vue sous des prétextes plus ou moins fantaisistes, au vu de vos activités de résistance. Et vous êtes nombreux aussi à vous demander comment vous préparer efficacement à ce moment difficile. Je vous donne ici quelques pistes pour bâtir un plan de continuité en cas de GAV. Pour rester discret le plus longtemps possible, je réserve cette lecture aux seuls abonnés.

Dans un premier article, je vous ai expliqué les enjeux de la garde à vue, qui tournent essentiellement autour de l’aveu. C’est le propre de la procédure inquisitoriale.

Aujourd’hui, je voudrais vous donner quelques conseils pour passer le cap le plus difficile de la garde à vue : celui de la résistance psychique à la pression que la police judiciaire exerce sur vous pour vous faire avouer les faits qu’elle a dans ses tiroirs. Il s’agit de l’épreuve la plus difficile de mon point de vue, car elle vous renvoie à vous-même et à la relation que vous entretenez avec votre conscience. 

J’ai la faiblesse de croire que, si vous parvenez à maîtriser cet aspect de votre détention, la police ne pourra plus grand chose contre vous. 

Comprendre la question de l’isolement psychique

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la garde à vue (comme je l’ai souligné dans mon premier épisode sur le sujet), vise d’abord à créer les conditions psychiques de votre “naufrage”. Les privations sensorielles, l’isolement subit, l’intimidation, l’infériorisation, visent à nourrir votre effroi et à vous faire plier. Cette mise en scène dramatique est particulièrement puissante la nuit venue, lorsque la fatigue se fit sentir et épuise votre résistance nerveuse. 

Soudain, la nuit, les ombres prennent une dimension démesurée, et tout fait peur. Vos mécanismes d’auto-défense peuvent, pour des raisons physiologiques et hormonales, être submergées par l’angoisse. 

De mon point de vue, votre enjeu essentiel, pour bien préparer votre garde à vue, consiste à anticiper ce moment et à développer dès maintenant des bottes secrètes pour limiter les dégâts lorsque les fantômes domineront vos résistances intérieures. 

La question essentielle de l’angoisse

Pour bien circonscrire le problème, il faut avoir à l’esprit que tout humain (à des moments divers, et selon une intensité variable, il est vrai) est sujet au stress, à l’angoisse et à la peur. Il est inutile de le nier, en revanche il est profitable de l’admettre et d’apprendre à domestiquer ce sentiment désagréable. 

La peur se manifeste de façon assez constante sur l’essentiel, même si les formes qu’elle peut prendre diffèrent selon les personnes. Globalement, on peut considérer que cette peur se traduit par une perte des repères habituels et par une difficulté majeure à apprécier les vraies difficultés et les vrais dangers auxquels vous êtes exposé. 

À ce moment, le moindre détail peut prendre des proportions gigantesques, et des risques évidents peuvent paraître anecdotiques. 

Cet état est normal. Je vous donne ici quelques conseils pour le maîtriser au mieux. 

Bien connaître ses points de vulnérabilité

Dans la pratique, chacun est accessible à la peur par des “portes d’entrée” différentes. L’essentiel est que vous entrepreniez dès maintenant, si vous ne l’avez jamais fait, un travail de désoccultation de vous-mêmes et de vos mécanismes psychiques, pour identifier les “déclics” qui provoquent vos peurs ou vos angoisses. 

Je sais que certains ne sont pas familiers de ces exercices, et sont parfois impénétrables à eux-mêmes. Il est pourtant indispensable, pour reprendre le contrôle de ses émotions, de bien identifier ses points de vulnérabilité intérieure (par exemple la peur d’être enfermé dans une cage peut se transformer en panique) et les symptômes de leur survenue. 

C’est lorsque vous avez identifié ces mécanismes que vous pouvez “déclencher” les manoeuvres qui rétablissent vos équilibres. 

Méditer, apprendre à méditer

L’une des techniques essentielles pour ne pas “craquer” dans les longues nuits de garde à vue est de se concentrer et de méditer. C’est un excellent moyen de calmer l’angoisse et de reprendre le contrôle de son psychisme. 

Si vous n’avez jamais eu d’expérience méditative, commencez dès maintenant, cela vous sera très utile !

Prier, pour ceux qui veulent

Si vous avez une pratique religieuse qui suppose de prier, la prière peut aussi être un excellent moyen de “revenir en soi” et d’éviter les situations de tension intérieure trop importantes. 

Se concentrer sur “leur” stratégie

Je recommande tout de même de mettre les moments de solitude à profit pour bien se concentrer sur les intentions de la procédure dans laquelle vous êtes privé de liberté. Comprendre la stratégie de la partie adverse, et surtout énumérer les risques auxquels vous êtes exposé, imaginer une parade à chaque coup donné, tels sont des occupations intérieures qui vous permettront de maîtriser vos angoisses et d’occuper votre psychisme utilement. 

Cette fonction vaut d’ailleurs pour tous les jours de votre vie. 

Dormir quand vous pouvez

Surtout, n’oubliez jamais que le sommeil est indispensable pour assurer votre équilibre psychique. C’est particulièrement vrai si vous avez besoin de plus de 6 heures de sommeil par nuit. Arrangez-vous donc pour dormir chaque fois que vous le pouvez. 

Dans tous les cas, souvenez-vous qu’une garde à vue est un combat psychique, et que le psychisme s’entraîne, comme le corps. Préparez-vous y. 

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