250.000 Français émigrent chaque année

Les chiffres produits par l’INSEE sur l’émigration des Français soulignent une réalité mal appréhendée: peu à peu, la France devient un pays d’émigration, avec 250.000 sorties du territoire de la part de personnes nées en France, soit un chiffre à peu près équivalent aux entrées des personnes nées à l’étranger.

Les chiffres produits par l’INSEE sont implacables: en solde (c’est-à-dire la différence entre les arrivées et les départs), la France perd chaque année près de 150.000 de ses ressortissants. Mais en valeur absolue, c’est-à-dire si l’on ne retient que les sorties, la France perd chaque année environ 250.000 de ses ressortissants qui partent vivre hors de France. Dans le même temps, ces mouvements sont compensés par un phénomène d’immigration au moins égal en volume.

Ces informations ne manqueront pas d’alerter, même si les volumes concernés demeurent faibles. Dans la pratique, les Français qui émigrent sont remplacés par des étrangers qui immigrent.

Pour mémoire une classe d’âge est composée de 700.000 personnes en France (nombre de naissances par année). Les départs annuels concernent donc 20% d’une classe d’âge. Et inversement pour les arrivées

 

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1 commentaire
  1. Ces chiffres donnent un relief implacable aux excès de la fiscalité et aux contraintes administratives françaises.

    Ce n’est pas parce qu’ils sont entrepreneur, aventurier de l’innovation et débordant d’audace que les futurs créateurs d’emploi vont ajouter une couche supplémentaire de difficulté à leurs projets avec une fiscalité chargée en haut du classement mondial, à laquelle s’ajoute une versatilité administrative contre-productive. Car le problème n’est pas le poids administratif (encore que) mais son instabilité permanente.

    L’entrepreneuriat est avant tout une compétition contre les autres. Partir avec des chaussures plombées revient à perdre avant de jouer, surtout à l’international. Les chiffres de l’émigration le démontrent avec une dissymétrie non évoquée : ce sont souvent les plus riches ou les plus instruits qui s’en vont, c’est-à-dire les créateurs d’emplois.

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