Retraites : jusqu’où Macron reculera-t-il ?

Sur les retraites, il est acquis qu’Emmanuel Macron devra reculer. Toute la question est de savoir désormais dans quelle proportion. Se contentera-t-il, pour rallier la CFDT, de renoncer à l’âge-pivot à 64 ans ? Cette concession suffira-t-elle à ramener la paix sociale ? Ou bien la CGT, FO et quelques autres parviendront-ils à imposer un retrait total de la réforme ? Nous faisons le point sur l’état des négociations de coulisses qui ont commencé depuis mercredi soir pour évaluer les chances de chaque solution.

Les négociations vont bon train en coulisses entre le gouvernement et les organisations syndicales pour tenter de sauver les meubles après le désastreux discours d’Edouard Philippe au CESE. On sait déjà que le SNES devrait rapidement lever sa participation à la grève après avoir obtenu des avantages dans le dos des petits camarades, ce qui illustre une fois de plus le périmètre limité de la notion de solidarité.

Restent deux morceaux de taille : d’une part le ralliement de la CFDT (et de l’UNSA) au projet de réforme systémique, d’autre part la reprise du travail à la SNCF avant les vacances de Noël. Sur ces deux points, la situation est loin d’être stabilisée, et il faudra attendre le point du rapport de force mardi soir pour commencer à y voir plus clair.

Sur le front de la CFDT, Laurent Berger a pratiquement acté un appel à la reprise du travail après mardi, quitte à reprendre les hostilités en janvier. Cette position laisse à penser qu’un accord se dessine, pour lequel le leader de la CFDT a obtenu de premières garanties, sur un retrait de l’âge-pivot, au moins dans un premier temps. Un appel à la reprise ne signifierait toutefois pas un ralliement automatique de tous les adhérents CFDT parmi les cheminots à cet appel.

Sur le front de la CGT, Philippe Martinez a pour l’instant botté en touche. En l’état, rien n’est exclu, et le secrétaire général s’est bien gardé de prendre la moindre position. Selon toute vraisemblance, la semaine fera l’objet d’un pilotage à vue à la CGT, où le taux de mobilisation sera le seul indicateur capable d’indiquer si oui ou non la grève dure jusqu’à Noël.

A coup sûr, le gouvernement aura le même.

Rendez-vous mardi soir pour faire un premier bilan de situation.

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