23 janvier 2021

4 thoughts on “Pour en finir avec l’imposture des hôpitaux publics qui n’auraient pas de moyens…

  1. On peut se demander si cette disproportion administratifs/personnel soignant ne résulte pas en partie des transferts opérés de manière tacite entre effectifs des 3 grandes fonctions publiques. La concurrence ayant été rude et durable entre chasseurs de gaspi public, lors des campagnes RGPP, et leurs commettants appointés dans les encadrements administratifs justement, pour acquérir le plus beau trophée en matière de destruction d’ETP tous azymuths, avec la logique que vous reprenez ici des 130000 emplois qui rapporteraient 5 milliards aux finances publiques à être supprimés, on a pu penser que la fonction hospitalière avait des marges pour accueillir des évincés de la FPE notamment. La question continuerait donc de se poser avec cette préconisation de suppression sauf à la prendre sur des effectifs « sortants » de leur plein gré, ce qui devra donc être également chiffré. Par ailleurs, la santé privée passe progressivement aux mains de sociétés financières et le glissement d’un management technocratique à un management néo capitaliste, s’il peut soulager apparemment le budget national, va d’abord réjouir les complémentaires sur leurs gammes hautes, par voie de conséquence au détriment des assurés sociaux. Enfin, la branche maladie emploie une partie de ses technocrates à elle pour alourdir année après année le RAC de tout un chacun, alors qu’elle génuflexe sans répit devant la mascarade des firmes pharmaceutiques, de leurs innovations « de confort » et autres maladies rares, qui pour le coup et pas en même temps coûtent un pognon de dingue aux citoyens de base. Depuis Evin et son subordonné Cahuzac, en passant par l’inénarrable Roselyne et l’opportuniste Touraine, ce dont l’hopital public a besoin, comme dans beaucoup de secteurs en France, c’est de vertu et de transparence, notamment sur les dérives de certains professionnels de santé, bien loin des seuls « cadeaux généreux » des industriels, qui amènent leurs professions dans la rue, et sur les chaines de complicité qui les ont installés dans le parasitisme d’une élite mal-pensante et coûteuse de surcroît.

    1. Bon Ok beaucoup d’argent consacré à la santé , mais inévitable que ça augmente : les gens sont plus nombreux à être en vie à 80 ans, beaucoup plus de maladies sont traitées, avec des molécules très onéreuses ( exemple l’immunothérapie dans le traitement du cancer : 8000 à 10000 € par injection ( au moins chaque mois) et ce, tant que cela fonctionne…. tous les patients sont traités sans distinction à l’hôpital, riches ou pauvres et de la même façon.

      Et le gouvernement fixe des objectifs très ambitieux : il faut de l’excellence, de l’innovation, être disruptif, compétitif, faire du benchmarking. Le système d’informatisation avec le tout traçabilité demande un temps gigantesque. On nous impose des audits, des démarches qualité à n’en plus finir, qui prennent énormément de temps. Et après on nous impose l’efficience, etc …
      Bref les soignants n’en peuvent plus. Les médecins sont à plus de 60h par mois a l’hôpital, les infirmières pleurent dans services, surchargées, n’arrivant plus à soigner correctement les patients, les internes sont exploités (60-80 heures par semaine pour 1500 à 2000€/mois)
      Alors on fait quoi ?

  2. Parmi les hôpitaux publics en France figurent une trentaine de CHU, qui en représentent une part non négligeable de la masse salariale. Avec trois missions : soin, enseignement, recherche. Les deux dernières engendrent la création de postes non médicaux (universitaires, administratifs, techniques…). S’ils entrent dans les chiffres de l’OCDE, il serait à mon avis opportun de les prendre en compte pour comparer les chiffres public/privé. On pourrait alors voir ce qui relève ou non de l’abus de bureaucratie. En l’état, il me semble que la comparaison est biaisée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.