21 janvier 2021

3 thoughts on “Pourquoi l’effarante gestion de crise par les pouvoirs publics démontre l’urgence d’un électrochoc de l’État

  1. L’accident du travail est un domaine dans lequel les progrès effectués ont été importants, grâce à un système de financement vertueux (les cotisations à l’assurance accidents du travail dépendent du taux d’accident de l’année dans l’entreprise ou la branche selon la taille de l’entreprise et les dépenses de prévention peuvent être retirées des cotisations.
    Mais de plus c’est un secteur dans lequel s’est développé une vraie pensée avec notamment la mise en place de l’arbre des causes. Chaque accident du travail est décortiqué pour élucider l’addition de petits incidents, infractions, évènements fortuits qui ont donné lieu in fine à un accident. C’est à dire que dans ce secteur on apprend de ses erreurs. On ne s’empresse pas de masquer ses erreurs, d’en renvoyer la responsabilité sur un autre, on cherche à ne pas reproduire l’erreur.
    C’est typiquement ce qui n’a pas été fait, notamment après l’épidémie de H1N1 sous le gouvernement Fillon, Bachelot ministre de la santé. La question n’était pas de savoir si on en avait trop fait , en achats de masques, vaccins, caméras détectant la température etc. Mais plutôt de savoir pourquoi la campagne de vaccination avait si mal marché. Et l’on peut comparer avec ce qui s’est passé au même moment au Québec : là le ministre de la santé est intervenu à la télé pour dire : si l’épidémie est massive car trop peu de personnes sont vaccinées, elle coûtera très cher aux finances de la sécurité sociale, donc à vous les cotisants. Donc faites vous vacciner chez votre médecin traitant. En France on a voulu militariser (déjà) le processus et on s’est heurté à un refus massif. Notamment parce qu’on « vend » toujours les vaccins d’un point de vue individuel, alors qu’il s’agit d’un pari pour un gain collectif. On se vaccine pour prémunir les autres, pour ne pas être contaminé et donc transmetteur.
    Nous avions la chance d’avoir plusieurs solutions possible, Chine et confinement autoritaire, Corée du sud l confinement ciblé à l’aide d’une géolocalisation, Italie, débordement de tout l’appareil de soins. On aurait pu peut être, si l’on avait tiré les enseignements du H1N1, posséder à l’avance masques et réactifs, éviter les messages paradoxaux et notamment éviter d’organiser des élections en plein début d’épidémie etc;
    Saura-t-on cette fois tirer quelque leçon de notre pitoyable pataugeage ?

  2. non on ne peut pas tirer la moindre leçon de ce cafouillage car dans la réalité le vrai patron n’est pas Macron mais bien Salomon. Or ce n’est pas Salomon qui changera sa situation. Il n’y a aucun risque d’un quelconque changement. Le ponctionnaire ponctionne depuis des années et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Le ponctionnaire est juste là pour ponctionner quitte çà détruire le pays mais ce n’est pas son problème. Pour changer l’Etat, il faudrait supprimer le ponctionnaire et son statut, mais c’est trop tard. Est-ce que la crise qui vient pourra changer quelque chose, je crains que non car le ponctionnaire doit être payé quoiqu’il arrive, plutot doit être gavé quoiqu’il arrive. Vous n’imaginez même pas ce que ressent le petit agriculteur qui doit trimer toute sa vie pour gaver tout ce monde et n’être pas soigné si il est malade. On s’offusque quand un médecin meurt, mais c’est peut-être une bonne chose car cela remets un peu les pendules en place.

  3. Et si nous parlions un peu de cette fameuse « Union Européenne », qui n’a d’unité que de nom?

    En 2016, le Portugal dévoré par des incendies monstrueux attendait en vain l’aide de ses frères européens. Finalement, ceux qui sont venus à bout de ses incendies sont les russes, qui avaient dépêchés sur place de gros moyens aériens spécifiques. Lorsque les incendies ont été circonscris, le Portugal a remercié très solennellement les russes; aucun écho dans les médias européens bien sûr…
    Mars 2020, sur un appel du gouvernement italien et sur ordre de Vladimir Poutine, l’état major russe met en place en 24h00 8 brigades spécialisées avec hommes et matériels, lesquels s’envolent pour l’Italie afin de prêter main forte. Petite anecdote: les polonais -européens « convaincus »- interdisent le survol de leur territoire aux avions russes, au prétexte qu’il s’agit d’avions militaires, résultat, un détour de 1000 kms environ…
    Que pouvons nous voir sur certains médias (pas en France bien sûr), des étendards européens qui côtoient les drapeaux italiens aux frontons de bâtiments administratifs décrochés, afin d’être remplacés par des drapeaux russes…Là aussi, cherchez l’erreur!
    Indépendamment de ce qui se passe sur notre territoire, qui a retrouvé brutalement le nom de Nation dans la bouche de nos élites, comment penser que la « machine » européenne (pour reprendre un terme gaullien) pourra se sortir indemne de ce gigantesque fiasco? Le décor vient de tomber, le roi est nu…

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