sam. Mai 30th, 2020

🎖Merkel va nĂ©gocier une modification des traitĂ©s pour mieux protĂ©ger l’industrie allemande

Avec un art consommĂ© de la nĂ©gociation, Angela Merkel  est en train de transformer l'avantage tactique donnĂ© par l'arrĂȘt de la cour de Karlsruhe la semaine derniĂšre en avantage stratĂ©gique pour l'Allemagne dans l'organisation d'une future Europe. Avec beaucoup de talent, la chanceliĂšre devrait Ă©changer une intĂ©gration renforcĂ©e de la zone euro (incluant une modification des traitĂ©s) contre une exonĂ©ration de son industrie vis-Ă -vis des futures contraintes Ă©cologiques imposĂ©es par l'Union. Autrement dit, l'Allemagne accepterait de payer pour le Sud, en Ă©change d'un renforcement de son potentiel industriel. Un calcul astucieux qui risque de prendre tout le monde au dĂ©pourvu. Angela Merkel devrait riposter habilement Ă  la menace d'une procĂ©dure de sanction contre l'Allemagne lancĂ©e par la Commission EuropĂ©enne aprĂšs l'arrĂȘt de la Cour de Karlsruhe contestant la primautĂ© de la cour de Luxembourg. Dans la pratique, elle accepterait une relance europĂ©enne avec une mutualisation des dettes, en Ă©change d'un assouplissement fort des contraintes Ă©cologiques Ă  venir. Cet arbitrage permettrait Ă  l'Allemagne de sauvegarder sa suprĂ©matie industrielle dans l'Union tout en calmant politiquement la grogne des pays du Sud. La fĂącherie avec la BCE, une opportunitĂ© On ne rappellera pas ici l'arrĂȘt rendu par la cour de Karlsruhe contestant la dĂ©cision de la Cour de Luxembourg sur la conformitĂ© des programmes de la BCE aux traitĂ©s, si ce n'est pour dire
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4 thoughts on “🎖Merkel va nĂ©gocier une modification des traitĂ©s pour mieux protĂ©ger l’industrie allemande

  1. L’integration de la Zone euro implique la mutualisation des dettes dont les Allemands ne veulent pas. Merkel est sur le dĂ©part et veut jusqu’au bout rester euro-mondialiste. Attendons la suite, car le parti de Merkel est trĂšs divisĂ© sur le sujet. La fin de l’euro n’est plus trĂšs loin

  2. Est-il raisonnable, moral de permettre Ă  un pays de l’UE de payer pour avoir le droit de polluer plus ? Et demain, qui paiera pour produire l’oxygĂšne dont nous aurons tous besoin ?

  3. On consacre 52% du PIB aux dĂ©penses sociales en France (12 points de plus qu’en Allemagne) contre 4,8% aux entreprises seulement…
    Pourtant, Ă  entendre syndicalistes et leaders de gauche, les entreprises se goinfrent !
    Le rĂ©cent plan d’aide aux entreprises dans le la pandĂ©mie de COVID donne le vertige: 1 200 milliards en Allemagne contre 45 Ă  110 seulement en France qui ne dispose certes pas des mĂȘmes marges budgĂ©taires… mais oĂč en mĂȘme temps, le chĂŽmage partiel est indemnisĂ© Ă  hauteur de 84% du salaire net contre 60% en Allemagne.
    Dans le contexte actuel, le souverainisme est certes un tentation lĂ©gitime, mais si c’est avec plus d’Etat socialiste, faudra accepter de rĂ©partir non pas les richesses mais la pauvretĂ©.

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