dim. Juil 12th, 2020

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Hydroxychloroquine : Raoult mis à l’index et banni par la noblesse et le clergé républicains

Alors que Didier Raoult sort d’une tournée médiatique à Paris, où il s’est allègrement assis sur ses opposants (puisqu’opposants, désormais, il y a), un décret interdit désormais la prescription de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus, au mépris de l’arrêt du Conseil d’État qui a rappelé la liberté de prescription du médecin. Voilà un beau flash totalitaire par lequel la noblesse et le clergé républicains s’asseyent sur le droit pour se venger de l’humiliation que le va-nu pied Raoult leur a infligée. 

Didier Raoult (en tout cas son oeuvre) est désormais mis à l’index, façon Ancien Régime, par cette noblesse et ce clergé républicains qui ont décidé qu’ils détenaient la vérité sur terre. Eux qui ont été incapables de commander des masques contre le virus alors même que le Haut Conseil de Santé le leur demandait depuis mai 2019, n’ont pas mis une après-midi à publier un décret interdisant une solution thérapeutique qu’ils combattent depuis plusieurs semaines, et qu’une étude américaine très critiquée et très critiquable a remis en cause. Voilà un deux poids deux mesures qui montrent comment la haine des élites pour ceux qu’elles ne contrôlent pas peut être vivace, acide, totalitaire et disproportionnée. 

Un flash totalitaire contre Didier Raoult

En démocratie, le flash totalitaire a toujours existé. Il consiste à violer le droit le temps d’un instant ou d’une décision, pour asseoir le bon vouloir, le caprice des élites. Depuis la campagne électorale de 2017, et l’autosaisine éclair du parquet national financier contre François Fillon, il est vrai que les cas de flashs totalitaires se sont multipliés en France, toujours tournés vers une soupe servie à Emmanuel Macron et à l’élite qui le soutien. 

Le décret qui vient d’être publié interdisant l’hydroxychloroquine quelques heures seulement après l’avis du Haut Conseil constitue une sorte d’apogée et même de caricature des ces flashs totalitaires devenus monnaie courante dans notre démocratie macronienne illibérale. Alors que certains décrets rendus obligatoires par des lois votées depuis plusieurs années ne sont toujours pas rédigés, l’interdiction de l’hydroxychloroquine est intervenue en quelques minutes seulement. On n’avait pas vu pareille mobilisation de l’appareil d’État au service de l’acrimonie des élites depuis longtemps. 

Or ce décret pose un problème rappelé par le Conseil d’État à la fin du mois d’avril : les médecins sont libres de prescrire, et ce n’est pas au gouvernement de dire comment on soigne les malades en France. Il est vrai que le rappel du Conseil avait été ambigu. Mais quand même…

Une mise à l’index en bonne et due forme

Didier Raoult a donc droit à un décret anti-hydroxychloroquine, qui est aussi un décret anti-Raoult. On aurait pu imaginer que le clergé sanitaire français, cette cohorte de blouses blanches méprisantes et cooptées entre elles, en aurait pris pour son grade après la gestion désastreuse de ce confinement. Rappelons-nous les mots méprisants du docteur Véran sur les Français indisciplinés, rappelons-nous ses mots infantilisants sur notre capacité ou non à respecter une discipline de déconfinement, rappelons-nous sa promesse de nous punir si le nombre de cas repartaient après le 11 mai. Et lisons maintenant son décreticule qui sonne comme un poing qui frappe la table pour faire taire l’insolent manant Raoult. 

C’est la mise à l’index par un pape, par un Vatican, par un régime décadent. Il est temps qu’il tombe, ce régime, car la puanteur qui s’échappe de chacun de ses actes devient insupportable. 

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Le retour du dogmatisme religieux

Au passage, on notera que les querelles de savants se règlent, dans la France de 2020, de la même manière que dans la France du Moyen-Âge. À coup d’anathèmes, d’excommunications, d’interdictions sommaires et dogmatiques qui cherchent à imposer au monde l’intelligence qu’elles n’ont pas. On interdit l’hydroxychloroquine, comme on interdisait de dire que la terre était ronde et qu’elle tournait autour du soleil. 
 
Il est au demeurant drolatique de voit que la start-up nation bannit la controverse scientifique et impose des vérités comme le plus obscur des régimes religieux. La tolérance oui, mais entre gens du même monde. Les autres doivent se taire. Il suffisait donc de publier une étude dans une revue américaine rédigée par des chercheurs proches de laboratoires concurrents de Didier Raoult pour le bannir. 

Le ridicule de la réaction élitaire triomphe

De deux choses l’une en effet. On l’on est dans une démarche scientifique, et il faut entendre les arguments de Didier Raoult sur l’étude du Lancet pour trancher. Ou bien l’objectif est de le faire taire coûte-que-coûte et le gouvernement décide de réglementer la médecine au mépris de la liberté de prescription comme il le fait. 

Mais on a bien compris le débat de dupes qui se tient aujourd’hui. Les publications scientifiques sont des prétextes faciles et faisandés pour justifier une réaction des élites face à la contestation dont elles sont l’objet. On fait mine de parler science, mais on prend des décrets pour maintenir l’ordre.

Rappellera-t-on ici que l’un des premiers détracteurs de l’hydroxychloroquine ne fut autre que Martin Hirsch, dont on aimerait quand même (lui qui sait ce qui soigne et ce qui ne soigne pas) que la justice examine VRAIMENT son rôle dans l’affaire du Mediator. 

Mais peut-être Hirsch (et Didier Tabuteau, autre mandarin de la santé publique) bénéficient-ils de protection, de passe-droits, d’impunités, qu’on refuse à Raoult parce qu’il est un beauf marseillais. Pourtant, le Mediator a beaucoup plus tué que l’hydroxychloroquine, si tant est que l’on puisse prouver que l’hydroxychloroquine ait tué quelqu’un. 

Le docteur Véran nourrit les rancoeurs de classe en France

Si le docteur Véran avait pris soin de respecter des formes raisonnables pour prendre son décret, la mesure passerait comme une lettre à la poste. Mais lui, qui a mis tant de temps à reconnaître qu’il existait une pénurie de masques en France, tue toute forme de crédibilité lorsqu’il se précipite pour interdire l’hydroxychloroquine de son ennemi personnel Didier Raoult. Et soudain, le flash totalitaire auquel nous assistons nous rappelle combien la République est devenue le jouet malheureux de quelques matous qui ont transformé l’intérêt général en chasse gardée de leurs lubies personnelles. 

Le docteur Véran sème le vent de la révolte en agissant avec des airs de petit caporal autoritaire. Il a bien tort…

11 thoughts on “Hydroxychloroquine : Raoult mis à l’index et banni par la noblesse et le clergé républicains

  1. Excellentissimo !
    Preuve est faite avec ce décret liberticide d’ordre, que la hargne est bien le moteur de l’odieuse Macronie…Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark.

  2. Magnifique ! mais le vrai clergé, l’a t-on entendu ? que néni ! Pourtant le sacrement des malades, les enterrements, c’est bien là que fini la vie terrestre de ce pauvres gens qui n’ont pas eu dans leur entourage une quelconque « relation » pour leur refiler une boîte de Plaquenil. On était en droit d’attendre la révolte des cultes pour ramener à la raison un gouvernement qui salivait du chiffre des morts chaque soir. J’attendais un vent de révolte pour dire, cela suffit, qu’on soigne ces gens décemment !et non pas « doliprane et restez-chez vous jusqu’à ce que mort s’en suive ». Rien de tout cela, pendant qu’ils mourraient tous, ponctués par quelques morts célèbres, on nous ressortait l’incendie de la cathédrale de Paris (bien moche convenez-en). Même Victor HUGO lui préférait nettement celle de Chartres (révisez vos classiques) donc, pendant que les corps s’entassaient à dans les frigos à viande de Rungis, on pleurait sur Notre Dame de Paris, ça avait tellement bien rapporté l’an dernier ! Et bien qu’on le rase ce tas de cailloux puisque la vie des pauvres gueux de Victor Hugo ne méritait pas d’être sauvée par un traitement à 20 €. Les cultes ont gravement manqué l’occasion de montrer leur compassion pour le plus faible. Ces grenouilles de bénitiers en étaient à chialer sur leur manque « vital » de messe, quand d’autres n’avaient plus la force de dire leur manque « vital » en oxygène.

  3. Ce gouvernement (et d’autres avant lui) et ses courtisans et soutiens de tous bords sont à vomir !
    Espérons que les Français ne soient pas dupes et n’aient pas la mémoire courte notamment au moment des élections.

  4. C est scandaleux…les essais, n ont pas été ceux préconisés par le Dr Raoult…on n a pas besoin d être médecin pour comprendre que le Dr Raoult préconise ce médicament en début de maladie et non quand les patients commencent un état grave à la limite de l oxygénation.
    J espère que nous saurons un jour pourquoi il y a eu un tel acharnement!!!

  5. Mais comment ose-t-on prendre un décret en contradiction avec un arrêt précédent du Conseil d’Etat sur le même sujet ?
    Rappelons qu’un décret n’est pas un acte du pouvoir législatif (ça c’est du ressort du Parlement), mais un acte du pouvoir réglementaire, en l’occurence l’éxécutif (mon correcteur orthographique me suggérait exécuteur …).
    Donc, en vertu de cet arrêt du Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative en France, lcdécret est nul et non avenu, voire illégal.

  6. Sur le fond de l’affaire vous avez raison.
    Mais votre argumentaire sur la prétendue inconscience scientifique de l’Eglise, vous avez tout faux.

    Les calomnies sur l’obscurantisme de l’Eglise sont irrecevables quand on connait l’Histoire non falsifiée par ses ennemis depuis 1789 et 1881.

  7. Sur la réaction des élites parisiennes, je suis d’accord. Par contre, l’interview récente de Raoult par Pujadas sur LCI a montré que le célèbre professeur a évité de répondre aux questions gênantes qui lui étaient posées. Un test en double aveugle ? Mon cher David, vous n’y comprenez rien ! Près de 100 000 dossiers de patients passés à la moulinette des ordinateurs et publiés dans Le Lancet, ça n’a aucun sens ! Pour les explications sur le fait que cela n’a aucun sens, Raoult a fait du Trump. Nous avons là un excellent scientifique qui a laissé son ego bouffer tout bon sens, bien triste.

    1. Denis Barthe j’ai regardé et écouté cette interview et Mr Raoult n’a esquivé aucune question ; Mr Pujadas a essayé de l’orienter sur des sujets médiatiques et les réponses ont été claires, compréhensibles par tout un chacun avec une simplicité dénuée d’une quelconque mise en avant de son savoir mais souvent avec humilité, enfin c’est comme cela que je l’ai perçu sans ego surdimensionné…..

  8. Le premier réflexe, celui de l’ancien monde, aurait été de traiter la chose au katana pour qu’elle finisse sur une pique, un genre de mix entre moyen-âge et troisième millénaire bien sympathique, cependant, c’est l’ancien monde et ensuite, ça ne serait pas vraiment constructif (mais remarquons tout de même que ça ne gâcherait pas notre plaisir, bien au contraire…)
     
    Le second, celui qui fait appel à la raison et au bon sens, commande ne surtout rien en faire (pour l’instant) et, au contraire, de chérir ce ramassis de couilles molles qui, chaque jour qui passe, démontre un peu plus son crétinisme profond, son insondable corruption, monétaire comme « philosophique » et la totale incompétence des premiers de la classe dès que l’on sort des sentiers battus, le tout au grand jour et donc à la face des français, ouvrant les yeux de ceux qui, jusqu’à maintenant, se contentaient de les entrouvrir ou de les garder fermés.
     
    Évidement, il aura toujours du déchet, mais bien moins que dans le monde d’avant, car même pour les plus obtus, lorsque l’on a goûté aux joies du raisonnement personnel en se faisant sa propre opinion non biaisée par les MSM, il n’y a jamais aucun retour en arrière – c’est d’ailleurs pour ça qu’une certaine gôche, celle de l’ednat, a pris un malin plaisir pendant plus de cinquante ans à convertir l’instruction publique en fabrique de crétins – manque de bol, pause-caca et sa clique viennent juste de remettre les compteurs à zéro.
     
    À nous maintenant de remettre les pendules à l’heure… la nôtre.

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