🎖Dividendes : Axa dĂ©fie le rĂ©gulateur europĂ©en

Axa a annoncĂ© hier maintenir la distribution d'un dividende, mais diminuĂ© de moitiĂ© pour tenir compte des appels Ă  la prudence lancĂ©s par l'ACPR. Le rĂ©gulateur europĂ©en a maintenu le mĂȘme jour sa demande aux assureurs de suspendre les distributions de dividendes, en prĂ©vision de risques futurs liĂ©s Ă  la pandĂ©mie. Ces contradictions illustrent la crainte d'une crise systĂ©mique dans le secteur. Axa va donc finalement distribuer un dividende, aprĂšs avoir suspendu sa dĂ©cision il y a deux mois. Mais ce dividende sera diminuĂ© de moitiĂ© pour tenir compte des appels Ă  la prudence lancĂ©s par l'ACPR, Ă  0,73 euro par action contre 1,43 euro prĂ©vu initialement. Toutefois, si les conditions de marchĂ© et rĂ©glementaires s’avĂšrent plus favorables au quatriĂšme trimestre, le conseil d’administration envisagera de proposer un versement complĂ©mentaire aux actionnaires pouvant aller jusqu’à 0,70 euro par action, prĂ©cise Axa. La valorisation boursiĂšre d'Axa en jeu La dĂ©cision prise par Axa intervient dans un contexte mouvementĂ©, pour ne pas dire chaotique. L'assureur est fortement attaquĂ© pour n'avoir pas indemnisĂ© les pertes d'exploitation de certains de ses clients, pour un montant inconnu Ă  ce stade. Chaque jour, des restaurateurs annoncent leur intention de saisir la justice sur cette question, aprĂšs la victoire du dĂ©sormais cĂ©lĂšbre Manigold, propriĂ©taire du Rostang au tribunal de commerce de Paris. Sur l'ensemble de la crise du coronaviru
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1 Commentaire

  1. Le deal retenu par AXA me semble ĂȘtre tout Ă  fait raisonnable. Pris entre le marteau et l’enclume comme souvent dans notre pays, le tout amplifiĂ© par une inculture populaire de nos institutions comme du fonctionnement de l’entreprise en gĂ©nĂ©ral, les entreprises cotĂ©es de dimension internationale ne peuvent faire l’impasse sur ce juste retour de la prise de risques de leurs investisseurs, qu’ils soient particuliers ou institutionnels. Quant Ă  l’ACPR dont les attitudes ont Ă©tĂ© pour le moins Ă©quivoques pendant la crise Covid et notamment sur le dossier Perte d’Exploitation du CIC, la rĂ©action de cet organe sensĂ© superviser les entreprises financiĂšres et qui a pris une position aussi ferme que technocratique sur la distribution de dividendes semble bien Ă©loignĂ©e de sa mission premiĂšre de protection des assurĂ©s. Sans investisseurs, que deviendraient nos compagnies… et leurs assurĂ©s ? Bravo Ă  AXA pour ce courage politiquement incorrect, vu de notre beau pays.

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