🎖Macron en plein dĂ©lire masochiste face Ă  la famille TraorĂ©

Macron est-il pris de pulsions masochistes face aux personnes d’origine africaine ou afro-amĂ©ricaine ? Sa stratĂ©gie vis-Ă -vis du mouvement Justice Pour Adama soulĂšve cette question embarrassante… Dans tous les cas, il va chercher loin la sanction et la punition sur l’ensemble des dossiers qui impliquent la question de l’immigration africaine. 

Évidemment, l’affaire TraorĂ© nous embarrasse, moins par ce qu’elle dit que par ce qu’elle ne dit pas sur Emmanuel Macron, mais qu’elle suggĂšre, qu’elle laisse entendre, de façon discrĂšte, mais sans qu’on ne puisse rĂ©ellement dĂ©tacher notre regard (un peu honteux) de la passion qui paraĂźt aujourd’hui dominer le pouvoir. Car, dans ses relations avec les populations noires, Emmanuel Macron n’est pas vierge de toute image trouble, voire troublante, ni de tout antĂ©cĂ©dent. Et l’on en vient Ă  se demander si le pouvoir en France n’est pas, sur ce sujet, dominĂ© par des considĂ©rations trĂšs personnelles et capricieuses, trĂšs loin de la rationalitĂ© politique qui devrait s’imposer dans les affaires de l’État. 

L’Ă©trange masochisme de Macron face aux TraorĂ©

Alors qu’Emmanuel Macron a rĂ©primĂ© sans pitiĂ© les manifestations de Gilets Jaunes, lĂąchant la bride Ă  une police souvent mal inspirĂ©e (au point qu’il fallut exfiltrer un certain 1er mai le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CGT…), il se montre Ă©tonnamment vellĂ©itaire vis-Ă -vis de quelques agitateurs de banlieue qui ne reprĂ©sentent que trĂšs peu de gens. Ainsi, la manifestation interdite devant le palais de justice de Paris a-t-elle pu se tenir sans dommage, et sans aucune rĂ©pression policiĂšre…

Pire, il s’offre le luxe de s’exposer de leur part Ă  des humiliations publiques qui laissent perplexes. Ainsi, alors que la grogne se fait entendre dans la rue, dans la foulĂ©e de l’affaire Floyd aux États-Unis, sur les conditions du dĂ©cĂšs d’Adama TraorĂ© en 2016, il vient d’intervenir auprĂšs de la Garde des Sceaux pour qu’elle rĂšgle le problĂšme au mĂ©pris de l’indĂ©pendance de la justice…

ChargĂ©e de bonnes intentions, la garde de Sceaux a proposĂ© de recevoir ces plaignants remuants… qui ont refusĂ© l’offre, rappelant Ă  la presse et Ă  la ministre les principes de la sĂ©paration des pouvoirs. On pense tout de suite Ă  l’affaire Leonarda, qui avait ridiculisĂ© et affaibli François Hollande. 

La question est Ă©videmment de savoir pour quelle raison non seulement le PrĂ©sident de la RĂ©publique, comme son prĂ©dĂ©cesseur, se met Ă  genoux devant quelques grognons (pourtant instruit du prĂ©cĂ©dent de François Hollande), mais pour quelle raison il se met en position d’ĂȘtre puni et morigĂ©nĂ© publiquement par des gens dont le noyau dur a un lourd passĂ© judiciaire. D’oĂč vient que, dans notre RĂ©publique, l’État, qui peut se montrer impitoyable avec des “Français de souche”, en arrive Ă  s’aplatir comme un paillasson devant quelques mauvais coucheurs ?

CulpabilitĂ© de l’Occident chrĂ©tien ?

Une rĂ©ponse immĂ©diate Ă  ces questions peut-ĂȘtre donnĂ©e par la manie (pour le coup trĂšs chrĂ©tienne) de l’Occident de se sentir trĂšs coupable de tout, dans tous les sens, et d’ĂȘtre aisĂ©ment manipulable par cette culpabilitĂ©. Au nom de la colonisation, du racisme, de l’esclavage, on peut faire gober Ă  peut-ĂȘtre n’importe quoi Ă  une population toujours prĂȘte Ă  considĂ©rer qu’elle porte sur elle le pĂ©chĂ© original et qu’elle doit l’expier pour la nuit des temps. L’homme blanc est mauvais et, par principe, il est coupable et doit donc ĂȘtre puni. Si ses bourreaux ne savent pas pourquoi ils infligent la peine, l’homme blanc le sait forcĂ©ment Ă  leur place. 

Mais… on se demande quand mĂȘme comment, dans le cas d’Emmanuel Macron, une telle erreur de calcul est possible. Pourquoi recommencer la mĂȘme erreur que François Hollande ? La redite est gĂȘnante et s’explique par autre chose qu’une simple culpabilitĂ© occidentale. 

L’embarrassante relation de Macron aux hommes noirs

Ici nous reviennent forcĂ©ment des images qui ont, en leur temps, perturbĂ© l’opinion. C’est celle de la “party” organisĂ©e Ă  l’ÉlysĂ©e le 21 juin 2018 avec des danseurs noirs dans le vent, dont l’atmosphĂšre rappelle celles des boĂźtes gays. Ce sont celles de la visite aux Antilles Ă  l’automne 2018, dont la DĂ©pĂȘche (pourtant trĂšs macroniste) avait publiĂ© des photos sous le titre : “L’album photo surrĂ©aliste du voyage d’Emmanuel Macron aux Antilles“. De fait, ces photos oĂč l’on voyait un PrĂ©sident de la RĂ©publique en chemise et cravate abondamment toucher et se laisser prendre lascivement dans les bras par un jeune Antillais musclĂ©, dont la peau luisait sous la sueur, avaient bousculĂ© l’opinion. Non seulement le jeune en question dressait un doigt d’honneur en tenant le PrĂ©sident dans ses bras, mais les connotations implicites des images avaient rendu perplexe plus d’un Français peu accoutumĂ© Ă  cette forme de communication. 

Un cas de pulsion politico-névrotique ?

Les habituĂ©s (comme l’auteur de ces lignes) des lieux de divertissement olĂ©-olĂ© et autres boĂźtes de nuit parfois farfelues ont Ă©videmment lu, dans ces images dont la sincĂ©ritĂ© est troublante, une parfaite façon d’assumer certains codes en vigueur dans les milieux libĂ©rĂ©s d’une morale trop conservatrice. Cela ne signifie pas, bien entendu, que cette interprĂ©tation soit juste. 
 
Mais la similitude des codes est troublante. Il est un fait que certaines fĂȘtes Ă  Paris, Ă  l’humeur dĂ©bridĂ©e, mettent souvent en scĂšne des invitĂ©s noirs parĂ©s des attributs de la puissance, pendant que l’homme blanc expose sa faiblesse voire sa soumission. Redisons-le : cela ne signifie pas qu’Emmanuel Macron rejoue ce genre de soirĂ©es. En revanche, on ne peut ignorer que la communication prĂ©sidentielle est ici trĂšs semblable aux mises en scĂšnes sado-masochistes de certains univers. 
 
Si cette similitude Ă©tait sans impact politique, nous la passerions sous silence. Mais ici, elle semble guider le pouvoir et sa mĂ©canique dĂ©cisionnelle. C’est troublant. Cela interroge, notamment sur le degrĂ© de luciditĂ© du prĂ©sident, probablement trĂšs fatiguĂ© par un enchaĂźnement infernal de crises depuis qu’il est au pouvoir. Au point qu’il ne paraĂźt illĂ©gitime de se demander si nous ne sommes pas ici confrontĂ©s Ă  un cas intĂ©ressant de pulsion masochiste qui dĂ©borde sur le politique. 

La déraison menace-t-elle le Président ?

On prĂ©fĂšrerait ne pas avoir Ă  poser cette question, car elle met tout le monde mal Ă  l’aise, Ă  commencer par celui qui la pose. Mais enfin, derriĂšre les mots, les grandes phrases, les coups de menton, on ne peut pas vraiment faire comme si on n’avait pas vu, comme si on ne voyait rien. Il est Ă©vident que, la fatigue, l’usure, les crises aidant, le PrĂ©sident dĂ©voile de plus en plus facilement ses parts d’ombre et de mystĂšre. Sa relation aux populations noires, et probablement aux hommes noirs, en fait probablement partie. 

Dans le cas de l’affaire Traore, il est en tout cas Ă©vident que le PrĂ©sident est allĂ© chercher sa punition, alors qu’il n’a jamais exprimĂ© le moindre regret vis-Ă -vis des mutilations que les Gilets Jaunes ont subies par centaines. Ces diffĂ©rences de traitement perturbent fortement la poursuite de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui devrait occuper le PrĂ©sident de la RĂ©publique. Et elles compliquent singuliĂšrement l’apaisement du pays. 

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2 commentaires
  1. Il y a effectivement trouble et malaise rien qu’Ă  revoir cette photo en pensant que cet individu est censĂ© ĂȘtre ” Le PrĂ©sident de la RĂ©publique Française”!!! Pour qui; pourquoi ??? Et combien comme lui dans les faisceaux de la macronie???

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