lun. Août 3rd, 2020

Comment la France a vendu son âme à l’Allemagne pour 40 milliards

40 milliards € immédiatement disponibles ! Tel est le résultat officiel du conseil européen qualifié « d’historique » en France et par l’intelligentsia europhile en Europe. Historique, cet accord l’est incontestablement par le rôle de demandeur, pour ne pas dire de « mendiant » que la France y a joué. Avec pour seul but de financer coûte-que-coûte un plan de « relance » qui doit assurer la réélection d’Emmanuel Macron. Mais, quand on fait les comptes, on s’aperçoit de la supercherie. 

Bruno Le Maire a vendu la mèche ce matin : la France pourra demander 40 milliards € de subventions dans le cadre de l’accord que les Européens ont négocié pied à pied pendant 4 jours à Bruxelles. Tout ça pour ça ! On nous parlait de « solidarité », « d’Europe », de grands mots historiques, et on comprend finalement que tout ce barnum cachait un seul impératif (d’ailleurs à peine dissimulé depuis plusieurs semaines) : aller chercher de l’argent frais pour financer la zombification de l’économie française après le coronavirus, supposée permettre la réélection d’Emmanuel Macron à coups de « chômage partiel de longue durée » et autres expressions qui cachent simplement que le Président rase gratis pendant deux ans pour être réélu.

La France a fait la manche pour 40 milliards €

Pendant 4 jours, donc, Emmanuel Macron a fait le paon à Bruxelles, tantôt cajolant Angela Merkel, tantôt tapant du poing sur la table, donnant des points presse, commentant l’action des uns et des autres, pour faire son chiffre, comme un vulgaire tireur de sonnette. Il manque 40 milliards pour « relancer l’économie » française. Macron les a trouvés sous le sabot d’un cheval batave. 

C’est donc un accord historique !

Jamais on avait autant abaissé la fonction présidentielle. Jamais on avait autant réduit l’ambition européenne de la France à de si courtes vues qui déboucheront sur un excès de dettes et dépenses publiques sans autre vision que la réélection du président en 2022. Le pays a désormais atteint son degré zéro de crédibilité internationale, et singulièrement européenne. 

Un léger doute sur le coût réel de l’opération

Pour parvenir à ces 40 milliards mirifiques, l’Europe empruntera 390 milliards € sous sa signature collective. Mais si l’on se souvient que la France contribue à hauteur de 13% du budget de l’Union… cela signifie donc que, pour récolter 40 milliards nets, la France apporte sa signature à un endettement de 40 milliards environ (soit 13% de 390 milliards). 

Autrement dit, la France ne gagne absolument rien dans cet accord : si elle avait décidé d’emprunter seule cette somme, elle l’aurait fait dans les mêmes conditions financières. 

Un accord finalement plus coûteux qu’un non-accord

Toutefois, le fait d’avoir négocié un accord n’est pas sans coût financier pour la France. Pour obtenir l’assentiment des pays radins, la France a dû accepter des rabais. Autrement dit, l’Autriche, les Pays-Bas, le Danemark, contribueront moins à l’avenir au budget de l’Union. Ce sera aussi le cas de l’Allemagne. 

Ces rabais seront évidemment compensés par des augmentations de contributions des autres pays. Autrement dit, la part de la France dans la contribution au budget de l’Union coûtera plus cher à l’avenir. C’est ce qu’on appelle un taux d’intérêt déguisé. Pour obtenir 40 milliards tout de suite (qu’elle aurait pu emprunter sans passer par l’Union, puisque la France empruntera 260 milliards en 2020 sous sa propre signature), elle concède donc des dépenses surévaluées à l’avenir. 

Une défaite politique majeure face à la Hongrie 

Entre-temps, comme l’a souligné la presse allemande conservatrice, la France a perdu beaucoup de sa dignité politique face aux « démocraties illibérales » que Macron adore stigmatiser. Pour obtenir le soutien de la Pologne et de la Hongrie a ses subventions de 40 milliards, Macron a en effet dû accepter que les aides ne soient pas conditionnées au respect de l’Etat de droit. Autrement dit, Viktor Orban a pris une belle revanche sur l’arrogance macronienne et sur la morale bobo qui le porte en lui imposant une reconnaissance de facto de la respectabilité du régime hongrois. Tout ça pour 40 milliards que nous aurions obtenus de toute façon. 

Merkel a fait la charité à la France

Surtout, le couple franco-allemand est désormais officiellement déséquilibré. Nous sommes sans contestation possible les cousins désargentés du couple, ceux qui sont dans la gêne et qui ont besoin de l’aumône pour finir leurs fins de mois. Et voilà comment, politiquement, on abaisse un pays. 

Pour 40 milliards €.

C’était bien un accord « historique », comme le dit la presse subventionnée. 

3 thoughts on “Comment la France a vendu son âme à l’Allemagne pour 40 milliards

  1. L’auteur a raison sur le fond. Cela aurait coûté moins cher d’emprunter directement via france trésor.
    Mail il y a un aspect qui était essentiel pour Macron et sur lequel il bute depuis son élection: le fédéralisme européen. La seule chose qui l’interesse est -quel que soit le coût- la mutualisation des dettes. Mettre tout le monde dans le même sac pour enfin aboutir au Graal du fédéralisme supranational. Pour cela, Macron était prêt à tout, sans limite. Il a essayé sans succès les « coronabonds », le MES et aujourd’hui, alors même que la capacité d’emprunt de la Commission Européenne est loin d’être établie, probablement inquiets de la tournure des évènements, les euro-mondialistes précipitent les choses, quitte à tordre quelque peu certains principes de droit.

  2. Et si, pour les enfants machiavéliques que sont Macron et son faisceau de bobos , cette histoire de prêt n’était en fait qu’un faux nez pour masquer leur réelle stratégie de continuer à vider la France (ce pays de « sans dents « , de « gens de rien » de « gilets jaunes » voir de « criminels contre l’humanité… ») de sa substance et d’en faire définitivement un pays de » monades » soumises car de plus en plus assistées ? En effet, le cœur du réacteur ce n’est pas les 40 milliards que la France pouvait effectivement lever toute seule mais le fait, qu’à ce prix( toutes proportions gardées celui d’un plat de lentilles), il donne un droit de contrôle aux fonctionnaires de la commission européennes sur les réformes structurelles que la France sera bien sûr invitée à mettre en place dans un avenir proche. A l’extrême, pour eux comme pour le régime chinois, le corona virus et ses conséquences est presque une bénédiction et s’il n’existait pas il aurait fallut l’inventer… et donc, effectivement aussi, pour en arriver là le mieux était donc de « laisser faire » non pas l’économie mais l’épidémie…

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