Le COVID 19 est-il un complot ?

La sortie du documentaire Hold-Up consacré au COVID 19 fait grand bruit. Le réalisateur semble en effet accréditer la thèse d’un complot mondial orchestré par le World Economic Forum, qui aurait diffusé ce virus pour rendre possibles des réformes radicales et autoritaires dans l’ordre international. Il n’en fallait pas plus pour rameuter le ban et l’arrière-ban de la bien-pensance pour préparer le bûcher et commencer les immolations des hérétiques. Cette polémique est évidemment l’occasion de faire le point sur la question du COVID, son origine, et sur les doctrines officielles dans ce domaine. 

L’idée que le COVID 19 soit un complot au sens propre du terme (en l’espèce un virus créé de toutes pièces et dispersé secrètement dans le monde pour en changer la face au profit des comploteurs) est à peu près aussi vieille que l’idée selon laquelle le virus est une menace forte que les gouvernements minoraient fautivement. La même conviction (d’abord que le virus était une menace incomprise, ensuite qu’il n’est qu’une fausse menace) a d’ailleurs été portée peu ou prou par les mêmes dénonciateurs au fil des mois. Et, ironie de l’histoire, ceux qui pensent que le masque ne sert à rien sont souvent ceux qui ont reproché au gouvernement de l’avoir affirmé il y a quelques mois. 

Ainsi, avant que la Chine, courant janvier 2020, ne reconnaisse être victime d’une épidémie, beaucoup de ceux qui crient aujourd’hui au complot reprochaient volontiers aux gouvernements européens (et singulièrement français) de ne pas prendre assez au sérieux le risque sanitaire qui commençait à se profiler. Ils reprochaient aussi à la Chine de vouloir cacher la réalité de la maladie, et surtout son ampleur.

Il en va ainsi de ce que certains agités du bocal qui se prennent pour des intellectuels de haut vol et dont la profession est la délation officielle (je pense ici au site Conspiracy Watch) appellent le complotisme : il est d’abord une défiance vis-à-vis des paroles officielles et des propagandes étatiques, et, sur le fond, il procède donc d’une attitude saine. Et s’il faut choisir aujourd’hui entre le camp de ceux qui voient des complots partout, et le camp de ceux qui voient des complotistes partout, je préfère tout de même le camp des premiers, de ceux qui sont torturés par la vraie origine des choses que l’on voit. Au moins ceux-ci aiment l’esprit critique, alors que les pourfendeurs des complotistes en tous genres regroupés dans la mouvance du toxique Rudy Reichstadt sont de vrais inquisiteurs qui ont dangereusement érigé en sagesse quotidienne la vieille manie de dénoncer son voisin pour un oui ou pour un non à la Kommandantur. 

Mais il n’en reste pas moins une question : le COVID 19 est-il un complot ?

Le COVID 19 n’est pas une grippette

Personnellement, je connais peu de personnes dans mon entourage qui sont mortes du coronavirus, et je n’en connais aucune qui ait présenté des formes graves de la maladie. J’imagine que beaucoup, parmi les complotistes, sont comme moi. Et j’imagine aussi que, face à cette “rareté” de cas mortels de la maladie, ils penchent assez facilement en faveur d’une mise en scène orchestrée pour manipuler les gens. 

Pour ma part (quoique souvent sommé d’adhérer à cette conviction), je n’ai jamais cru à cette idée, et la petite visite que j’ai commise au cimetière où est enterré mon père, à Liège, épicentre de la maladie en Europe avec Bergame, début juillet, m’a nourri dans cette conviction. Je n’avais jamais vu autant de tombes fraîches autour de lui. Et pourtant, je fréquente régulièrement ce cimetière depuis près de 50 ans. 

Tel Saint-Thomas, je peux attester que le coronavirus a créé une véritable surmortalité qui se voyait à l’oeil nu. Cette expérience “directe” m’a définitivement convaincu qu’entre attraper le coronavirus et ne pas l’attraper, il valait mieux privilégier la deuxième solution. Mais, qu’il m’ait fallu, pour cela, une expérience concrète personnelle, par-delà les théories officielles sur la maladie, est probablement un indice fort que quelque chose pose problème dans le discours des pouvoirs publics sur le sujet : même si la maladie existe, même si la pandémie fauche aveuglément de nombreuses victimes, je n’abandonne pas mon esprit critique à l’égard des utilisations que les pouvoirs publics peuvent faire des peurs collectives (dont les miennes) pour poursuivre leurs propres buts. 

Je suis étonné de découvrir que cet esprit critique soit taxé de “complotisme”. Lorsque j’étais lycéen, l’esprit critique était une valeur recherchée, présentée comme une fin en soi dans l’éducation. Aujourd’hui, une flopée d’hommes liges nous le présente comme une déviation perverse. Les temps changent. 

Sur l’origine du virus et de la pandémie

L’une des questions qui posent le plus de problème dans l’affaire du coronavirus tient à son origine. Dans la pratique, il existe deux théories sur le sujet, et c’est ainsi, me semble-t-il, qu’il est le plus commode de replacer le débat. 

Première théorie, qui est LA théorie complotiste : le virus a été créé de toutes pièces dans un laboratoire de Wuhan, et délibérément dispersé sur un marché pour contaminer la planète. Des esprits malins auraient orchestré cette opération pour contrôler le monde. Cette version est farouchement combattue par les pourfendeurs du complotisme, adeptes d’une deuxième théorie. 

Deuxième théorie, donc : une chauve-souris a parcouru 1.500 kilomètres pour mordre un pangolin qui a mordu un humain, et c’est ainsi que le virus a contaminé l’homme. Quoique personne n’ait jamais retrouvé le cas zéro, probablement chinois, qui aurait été mordu par ce pangolin victime d’une chauve-souris globe-trotteuse, nous sommes intimés de croire à cette version rocambolesque, sous peine d’être taxés de complotisme. 

Je voudrais sur ce point faire oeuvre d’historien en revenant factuellement aux choses que nous savons. Les adeptes de la théorie du pangolin me font bien rire avec leurs certitudes, puisqu’ils érigent désormais en dogme proche du géocentrisme une théorie abracadabrante au bénéfice de laquelle ils sont incapables de produire la moindre preuve. Tout occupés qu’ils sont à dénoncer les fantasmes des autres, ils seraient bien en peine de prouver que l’enchaînement de morsure de la chauve-souris jusqu’à l’homme en passant par un Pangolin n’est pas autre chose qu’un fantasme tout droit sorti d’un film de science-fiction ou d’horreur. Pour cela, il leur manque le Chinois qui a subi la morsure et qui aurait contaminé le reste de l’humanité. Problème : ce Chinois n’a jamais été retrouvé, et ma conviction intime est qu’il ne le sera jamais, car il n’existe pas.

Si je fais preuve d’un peu de sang-froid et d’un peu de bon sens, l’hypothèse qui me semble la plus plausible (et la mieux corroborée par les observations depuis lors) est celle récemment émise et écrite par des scientifiques français dans une revue de bon niveau, et réexprimée sur le site très complotiste du CNRS : “il faut savoir que les coronavirus étaient largement étudiés dans les laboratoires proches de la zone d’émergence du SARS-CoV-2 qui désiraient entre autres comprendre les mécanismes de franchissement de la barrière d’espèce. Toutefois, pour l’instant, les analyses fondées sur la phylogénie des génomes complets de virus ne permettent pas de conclure définitivement quant à l’origine évolutive du SARS-CoV-2.”.

Autrement dit, des gens un peu plus sérieux que Coralie Dubost, Rudy Reichstadt ou autres chasseurs de complotistes, des gens dont le métier est l’analyse scientifique des maladies, expliquent aujourd’hui que l’hypothèse la plus plausible pour expliquer le coronavirus est celle d’un accident de laboratoire. Mais ils insistent sur le fait qu’il s’agit d’une hypothèse et qu’en l’état actuel du dossier, personne n’est capable d’émettre une vérité scientifique sur le sujet. 

Voilà qui invalide, dans tous les cas, la religion des adeptes de la chauve-souris qui a mordu un pangolin qui a mordu un chinois. 

Sur l’intention de créer une pandémie pour changer le monde

Si l’hypothèse d’une création du virus COVID-19 en laboratoire, quelque part à Wuhan, est la plus probable et la plus plausible, et par ailleurs la moins fantaisiste scientifiquement, reste à savoir si la dispersion du virus sur le marché de la ville est accidentelle ou répond à une intention délibérée. 

Sur ce point, la théorie d’une intention délibérée ne paraît pas très sérieuse. Si les Chinois (ou d’autres) avaient voulu rendre crédible une manipulation, ils auraient pris soin de ne pas disperser le virus près du laboratoire où il était fabriqué. Comme la souche de COVID présente, semble-t-il plus de 90% de séquences issus de la chauve-souris, le bon sens était de disperser le virus non loin des chauve-souris elles-mêmes, c’est-à-dire à 1.500 kilomètres de là. Ou dans une grande ville internationale comme Shangaï. Ou dans un autre pays. Si l’objectif était de changer le monde, le bon sens était de déclencher l’épidémie aux Etats-Unis, ou en Europe, mais pas à deux cents ou trois cents mètres du laboratoire d’origine. 

Du point de vue de la vraisemblance, l’hypothèse de l’accident de laboratoire est donc la plus probable et la plus plausible. L’idée selon laquelle un laborantin de Wuhan aurait quitté son travail sans respecter les consignes de sécurité est une piste à privilégier : il aurait ainsi transporté au coeur du marché de Wuhan un virus très contagieux. 

Sur l’instrumentalisation de la pandémie

Un autre pan des théories complotistes déduit de l’instrumentalisation qui est faite de la pandémie par diverses forces idéologiques ou politiques que celle-ci a dû être créée par ceux-là même qui en tirent parti. Ce prétendant, les anti-complotistes en déduisent que la crise du coronavirus ne peut être instrumentalisée et par personne, et que soutenir cela relève du mensonge. 

Là encore, il faut bien renvoyer dos à dos les deux parties. 

Une évidence se dégage chaque jour un peu plus : toute crise est forcément instrumentalisée dans un sens ou dans un autre. Il est un fait que le Forum de Davos assume sans complexe l’idée que la pandémie est l’occasion d’un “Great Reset”. Ce projet est même au coeur des activités du Forum, lancées par le livre du fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab, accessible gratuitement sur Internet. Le principe de ce livre est que la pandémie donne l’occasion de modifier le capitalisme et la gouvernance mondiale (nous y reviendrons dans de prochaines éditions). 

Ceci n’a donc rien d’un complot : c’est tout à fait public, ouvert, discuté et partagé au grand jour !

Parallèlement, il faut une sacrée dose de mauvaise foi pour imaginer que les gouvernements du monde entier n’abordent pas la gestion de crise avec des intentions ou des stratégies malicieuses. Bien entendu que la Chine a développé une stratégie de communication politique autour de la pandémie qui cherchait à affirmer sa prédominance mondiale. Cette instrumentalisation-là est évidente et qualifier son principe de “complotisme” est ridicule. C’est la nature même des gouvernements que de s’affirmer dans la gestion des affaires publiques. 

Ce qui est vrai en Chine, l’est en France, en Allemagne, aux Etats-Unis. 

Dans le cas de la France, la gestion de crise est un révélateur de la médiocrité de nos élites. Rigides, peu prévoyantes, méprisantes, les élites françaises appliquent le dicton de tous les incompétents : le mérite de tout ce qui marche leur en revient, le prix de ce qui rate en revient au peuple, ces Gaulois réfractaires qui manquent d’éducation, comme le laissait penser Sibeth Ndiaye lors de son audition par la commission parlementaire consacrée au sujet. 

On ajoutera que, dans le cas français, on ne peut chercher à comprendre la stratégie gouvernementale dans la gestion de la pandémie sans garder toujours à l’esprit que nous avons un Président de la République en campagne pour sa propre réélection. 

Cela signifie-t-il qu’Emmanuel Macron a créé la pandémie ? Non, bien sûr,  et sur ce point, le complotisme participe du même simplisme (mais “inversé”) que l’anti-complotisme. Les anti-complotistes nous représentent un monde fait de fatalités avec des gouvernements qui n’ont aucune arrière-pensée et font comme ils peuvent. Les complotistes nous décrivent un monde fait de volontés cachées et de gouvernements omnipotents. 

La réalité raisonnable est entre les deux : il y a, dans l’histoire, une part de volontaire et d’involontaire. Et tout l’art des historiens est de démêler, en tâtonnant, en s’interrogeant, la part de l’un et de l’autre. 

Pourquoi les élites tentent de faire taire les débats

Derrière toutes ces polémiques, une certitude se dégage : les élites ont la tentation de faire taire tout débat qui serait de nature à mettre en cause leurs responsabilités ou leurs défaillances. Et c’est pourquoi elles aiment à qualifier de “complotistes” toutes les théories qui mettent en cause des responsabilités humaines dans cette pandémie. Les représentants des élites rêvent d’un monde où elles gouverneraient de droit divin et où elles n’auraient de comptes à rendre qu’à Dieu. Et cette manie des citoyens de chercher des fautes éventuelles de leur part les agace, les inquiète, les exaspère. 

D’où ce réflexe d’invoquer le complotisme chaque fois qu’un cul-terreux les interroge sur leur participation à un désastre. D’où l’intérêt de subventionner la presse : cet argent, tiré de la poche des culs-terreux complotistes, est la meilleure façon de soudoyer des esprits brillants qui écrivent, parlent, répètent à longueur de journée que toute remise en cause des propagandes officielles est une attitude complotiste. Cela s’appelle la domination culturelle. 

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13 commentaires
  1. Le COVID 19 a une qualité il fait la démonstration de la médiocrité de la France avec son niveau de réflexion au plus bas. Ceux qui dirigent la France depuis des décennies, n’ont pas évolué, ils raisonnent toujours avec une pensée locale et une action globale alors qu’il faut penser global et agir local. Quand on réalise que pour 10.000 personnes en réanimations à venir, soit 100 par département , ils confinent une économie et 67 millions d’habitants, nous atteignons le sommet de la médiocratie.
    Le Problème majeur est le nombre de lit de réanimation en 2 décennies , les gouvernants français en ont supprimé + de 40.000. Les Allemands en ont 40.000 alors que la France en a 5000. De plus durant ces décennies l’administration de santé n’a cessez d’augmenté en effectif au détriment des soignants . D’ailleurs les Allemands ont moins d’administration et plus d’effectifs soignants dans leur administration de santé.
    Le mot République en France que certains utilisent à tout bout de champ.
    La Ripoublique serait préférable !
    La France depuis quelques décennies est une suite de mensonges sur lesquels beaucoup trop de citoyens sont d’accord et cela rend son redressement impossible ou très , très difficile. La France est maintenant un pandémonium et ce n’est pas un euphémisme.
    « Plus une société se détourne de la vérité, plus elle déteste ceux qui la disent. » George Orwell
    La France a cruellement un déficit culturel et que disait Jean Rostand à ce sujet : Qu’est-ce que la culture ? cliquez pour lire la suite :
    https://developpement-mental-semantique.com/la-culture-en-france-cest-ce-qui-manque-le-plus-en-france/

  2. Le ridicule ne tue plus en France. Les opposants du Professeur Raoult n’ont que trois solutions la peur, le masque et le confinement. Ou sont les soins ?
    « L’inventeur du masque qui arrête les bobards et filtre les conneries serait un grand bienfaiteur de l’humanité. » (Bernard Pivot)
    “Je conseille donc à ces médecins et aux chercheurs de trouver un vaccin contre la peur”!
    Rappel =

    Quand il y a de l’argent certains devenus de plus en plus nombreux sont prêts à changer de religion.
    Sénèque “long time ago” disait “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles”. En fait ceux (Les politiques) qui dirigent n’osent plus, ils ne font que parler, ils ne savent plus agir, c’est agir qui a été mon moteur ainsi que du Général Charles de Gaulle.
    Mais celui qui oubliera le passé sera condamné à le revivre, rappelons-nous des inactifs en 1939, ils ont mené le monde à une guerre effroyable avec des millions de morts. Et les peuples une fois accoutumés à des maîtres ne sont plus en état de s’en passer à court terme.
    Alors attention jouer souvent avec la peur provoque le déclin de l’individu, la perte de confiance et le repli sur soi…etc.
    Donc restons debout, le temps qui nous reste, car pour sauver cette société nous devons être comme un sportif de haut niveau, nous devons être assez fort pour résister à toute forme de tempête, à toutes sortes de solitude et nous devons avoir une lumière puissante en nous !

  3. Voilà un article éloquent et riche d’enseignement.
    Effectivement, les élites françaises démontrent une fois de plus leur peu de talent, mais aussi leur niveau de compétence, en deçà – très en deçà – du minimum nécessaire pour diriger un pays. Mais en France, il parait normal à tous qu’un jeune homme de 29 ans devienne chef de cabinet du Ministère du Travail, alors que sa seule expérience professionnel jusqu’ici était d’avoir été stagiaire… et que ce même fat trop sûr de lui devienne porte parole de l’Elysée deux années plus tard. Je pense à Mr Attal, dont le seul fait d’arme jusqu’ici a été d’être bien né. Donc lorsque ce genre de nomination a lieu dans un tel gouvernement, soit il est le fait d’une promotion si inhabituelle qu’elle mérite enquête (corruption ? coucheries ?…) soit elle est mérite enquête et sanction pour l’incompétence de ceux qui la font. Partant de là, toutes les théories complotistes peuvent naître: dès lors que l’incompétence a été installée au pouvoir, la question devient : à qui profite le crime ? Or les seuls bénéficiaires du crime sont les hyper fortunés de ce pays, qui aujourd’hui à 250 familles contrôlent tous les grands medias et plus de 30% de la richesse nationale. Il n’en faut pas plus pour imaginer que ces mêmes personnes aient été capables soit de saisir au bond une chance de mettre le monde à leurs bottes, soit de créer les conditions pour que cela arrive.
    La seule chose visible pour le moment est simple: on tue le petit commerce et les entrepreneurs qui ne sont pas de la startup nation, on tue toute volonté de révolte – Covid n’aime pas les GJ… – et on tue l’argent liquide, dont se servent les petits voyous et pas ceux en col blanc qui fraudent massivement l’Etat et le système, donc les petites gens. Nous avons connu ce genre de période dans l’histoire. Cela s’est fini par la tête du roi au bout d’une pique. Il n’est pas exclu que l’histoire se répète.

  4. Merci encore une fois Monsieur Verhaeghe d’oser aborder frontalement les sujets sensibles… Peut-être vos lecteurs apprécieront l’information (parfaitement vérifiable par chacun: https://thecommonsproject.org/ et https://twitter.com/commons_prjct) suivante au sujet d’une fondation nommée The Commons Project qui est pour l’instant inconnue en France, et pour cause : il n’y a eu à ce jour aucun article dans la presse francophone généraliste à son sujet. Pourtant, il faut savoir que la très médiatisée fondation Bill et Mélinda Gates et la très discrète fondation The Commons Project sont, pour ce qui concerne nos déplacements futurs, les deux faces d’une même pièce. Alors que la fondation Bill et Mélinda Gates se focalise sur la vaccination, et notamment en ce moment sur le développement d’un vaccin anti-Covid 19, la fondation The Commons Project construit, de son côté, des plateformes visant à rendre sanitairement sûrs les déplacements transfrontaliers des populations du globe, à partir de vaccinations ou de résultats de tests certifiés. Cette fondation non-lucrative est la création conjointe de la Fondation Rockfeller et du Forum Économique Mondial de Davos et son siège social est à Genève, en Suisse. Ses dirigeants sont Paul Meyer (ancienne plume de Bill Clinton, Young Global Leader par le forum de Davos, membre de l’Aspen Institute et du Council on Foreign Relations) et Jennifer Zhu Scott (investisseuse dans le secteur de l’IA et les Technologies, membre elle aussi de l’Institut Aspen et de Chatham House, Young Global Leader par le forum de Davos). Son application CommonPass est un passeport santé numérique, c’est à dire une plate-forme qui permet aux voyageurs de télécharger, actuellement, un test Covid 19 certifié et non falsifiable réalisé par des partenaires agréés, demain, un certificat de vaccination à jour, lui aussi infalsifiable et émis par un partenaire agréé. C’est sur présentation de ce certificat (un QR code) téléchargé sur l’application CommonPass que la compagnie aérienne (par exemple) autorise le passager à embarquer, qu’il s’agisse d’un certificat de moins de 72h qui atteste d’un test négatif à la Covid 19, ou bien demain, qu’il s’agisse d’une vaccination contre la maladie. Il faut savoir que la fondation a déjà réuni le 9 juillet dernier de très nombreuses personnalités issus du monde de l’entreprise (grandes entreprises multinationales) et du monde administratif et politique du monde entier (28 gouvernements). Le projet est à ce jour soutenu, par exemple, par des sociétés leaders des secteurs de la banque (JP Morgan), des fonds d’investissement (BlackRock), de l’industrie pharmaceutique (Merck, Novartis, Pfizer) ou des technologies (Google), mais aussi par l’ONU, le CDC (principale agence fédérale de santé publique des Etats-Unis), la Johns Hopkins University (tous trois participants de l’Event 201, simulation de pandémie à coronavirus qui a lieu à New-York en octobre 2019), mais encore, les gouvernements du Rwanda, du Bangladesh, etc. En juin dernier, la fondation a organisé un test grandeur nature en partenariat avec une alliance de six pays d’Afrique de l’Est afin d’organiser la réouverture des échanges commerciaux et des voyages entre ces pays. Enfin, il y a quelques semaines, la fondation a réalisé un nouveau test sur un vol Hong Kong/Singapour de Cathay Pacific.
    Ce projet méconnu peut sans doute permettre de comprendre pourquoi il existe cette obsession de vacciner tout le monde pour la Covid 19 (et beaucoup moins de soigner, comme bien décrit sur lecourrierdesstrateges.fr).
    Pour finir, ce qui pique un peu… Au sujet de cette fondation, et de sa plateforme aujourd’hui totalement inconnue de tous (et sans aucune activité semble t’il avant avril 2020) et pourtant très probablement obligatoire d’ici peu pour tous ceux qui prendront l’avion (voire le train, etc), créées selon son fondateur “pour permettre de voyager de manière sûre dans l’après Covid 19” (cf articles presse anglophone), un petit tour via un outil type https://www.nom-domaine.fr/whois.html nous apprend que le nom de domaine internet a été déposé le 24/11/2018…

    1. Merci pour ces infos. Il est un peu inquiétant de constater la place que prennent tous ces forums, fondations et autres trusts qui œuvrent pour le bien commun sans aucun mandat démocratique.

      Et merci à M. Verhaeghe pour son article.

  5. pourquoi appeler un ponctionnaire, une élite ???? ce ne sont que des branleurs qui font crever les français artisans agriculteurs ou commerçants en passant par les industriels.
    Un ponctionnaire c’est une race à part entière qui détruit les français très efficacement et vous n’imaginez pas à quel point cela marche.
    Combien d’industriels, de commerçants ou d’agriculteurs vont crever et la France ne s’en remettra jamais !!!
    Le ponctionnaire n’a jamais compris qu’il ne produit rien, ne sert à rien mais détruit tout et ne vit que sur ceux qui travaillent : il est le VRAI responsable de cette situation, il est le vrai responsable des nouvelles valeurs de la Ripoublique : escroquerie, mensonge et vol.
    Y a-t-il un complot ou bien simplement, comme vous l’aviez dit Mr Verhaeghe, la nullité de la ponction publique ????
    Aujourd’hui dans mon entourage et en quarante ans de vie j’ai pu vérifier la nullité totale des hopitaux, des écoles, des flics, des tribunaux, de la poste et de l’administration de façon générale.
    Et il est bien logique de ne plus parler que de la Ripoublique mais surtout pas de la France, car la France est bel et bien morte pour l’instant !!!

  6. juste un détail sur le film Hold Up dont vous parlez : Comment ne pas penser à un complot mondial
    Quand , même le premier ministre, nous précise qu’il faudra vivre longtemps avec le virus et donc le vaccin n’aura aucun effet !!
    Quand 3 médecins viennent parler à la tv pour nous dire tout et son contraire en 10 minutes de temps ??
    Quand le patron de Pfizer dit que son vaccin est quasi prêt et que dans le même temps celui-ci a vendu une grande part de ses actions ??
    Ce sont les intervenants officiels et les “autorités” qui changent de discours tous les jours ou presque laissant penser à un complot mondial orquestré par les ponctionnaires dans le monde !!
    L’autre jour sur la chaine de l’assemblée nationale un médecin oncologue vient nous démontrer que la crise sanitaire et son confinement sont d’une rare nullité surtout en EHPAD !!!!!
    Ce sont tous ces gens qui sont gavés par nos impôts qui nous disent tout et son contraire chaque jour, chaque heure qui nous entraine à penser à un complot mondial.
    En revanche, qui ourdit ce complot, cela est plus complexe : l’OMS, ou le WWF ou les ponctionnaires ?? nul ne sait !!!

  7. “Jean-Claude Michéa , L’Enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, Climats,‎ 1999, p.41, citant le livre de Hans Peter Martin et Harald Schumann, Le Piège de la mondialisation. L’agression contre la démocratie et la prospérité, Actes Sud, 1998.
    Jean-Claude Michéa – Le « Tittytainment » et l’enseignement de l’ignorance 11 septembre 2015 18 juin 2017
    Le tittytainment est un mot-valise désignant un sous-système soutenu voire mis en œuvre pour inhiber la critique politique chez les laissés-pour-compte du libéralisme et du mondialisme. Il passe notamment par l’omniprésence de divertissements abrutissants et une satisfaction suffisante des besoins primaires humains Il ne doit pas être confondu avec la propagande et est plutôt à rapprocher de l’expression romaine Panem et circenses.
    L’objectif de la rencontre était de déterminer l’état du monde, de suggérer des objectifs désirables, proposer des principes d’activité pour les atteindre et d’établir des politiques globales pour obtenir leur mise en œuvre. Les cinq cents hommes politiques, leaders économiques et scientifiques de premier plan réunis (parmi lesquels Mikhaïl Gorbatchev, George Bush père, Margaret Thatcher, Václav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc.) sont arrivés à la conclusion que « dans le siècle à venir, deux-dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale ».
    Le problème se poserait alors sur la manière de gouverner 80% de la population restante, superflue dans la logique libérale, ne disposant pas de travail ni d’occasions d’aucun type, ce qui nourrira une frustration croissante”… Quant à l’élimination de toute “common decency“, c’est-à-dire à la nécessité de transformer l’élève en consommateur incivil et, au besoin, violent, c’est une tâche qui pose infiniment moins de problèmes… Le mouvement qui, depuis trente ans, transforme l’École dans un sens toujours identique, peut maintenant être saisi dans sa triste vérité historique. Sous la double invocation d’une « démocratisation de l’enseignement » – ici un mensonge absolu – et de la « nécessaire adaptation au monde moderne »

  8. C’est vraiment dommage que le sujet de l’instrumentalisation de la situation ne soit pas plus développé. Il paraît évident que le monde est en train de changer radicalement et que cette pandémie va servir de cheval de Troie à un certains nombres de mesures gouvernementales. Espérons simplement que ces mesures ne sont pas également l’instrument d’une politique gouvernementale mondiale d’une certaine élite dirigeante.

    Les campagnes de vaccination à large échelle en Inde, en Afrique ou ailleurs, la disparition de l’argent liquide par la monnaie électronique, le passeport Covid-19, et pourquoi pas la disparition de la monnaie remplacée par une unité de temps, à terme. Qui nous dit que le Covid-19 ne va pas servir ce plan ? Qui nous dit avec certitude qu’il n’y a pas de plan ??

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