Face à WhatsApp et Facebook, quels sont les réseaux sociaux les plus protecteurs ?

Facebook est à la pointe des urticants qui dévoilent le vrai visage des GAFAM : entre bannissement unilatéral d'un Président élu démocratiquement et pillage sans vergogne des données personnelles collectées par WhatsApp, le réseau de Mark Zuckerberg donne envie de fuir. Voici quelques pistes pour protéger ses informations et ne plus se soumettre à la censure de Facebook... Petit guide pratique pour vous éclairer.

Officiellement, Facebook est le réseau tout puissant, et unique, qui vous permet de rentrer en contact avec n’importe qui dans notre petit monde. En achetant Instagram et WhatsApp, Zuckerberg s’est par ailleurs doté d’une impressionnante puissance de feu qui confère à son réseau une position dominante sur la Toile. 

Comme tout acteur en position dominante (qu’il soit public ou privé, rappelons ici les bienfaits du marché en libre concurrence), Facebook foule aux pieds les droits de ses utilisateurs, notamment en récupérant les données des utilisateurs sans vergogne, et en bannissant unilatéralement les gêneurs. Sur ce point, on parle beaucoup de Donald Trump, mais les cas de censure arbitraire par Facebook sont légion

Voici donc quelques acteurs alternatifs qui méritent d’être regardés de près.

Pour quitter Facebook : Viken ou Mastodon

L’un des intérêts de Facebook est de pouvoir “exposer” sa vie, ses idées, ses impressions, ses affinités, dans un espace d’édition relativement large : republication d’articles, partage de photos, micro-blogging, vidéos en direct, et messagerie. D’autres réseaux proposent peu ou prou les mêmes facilités, de façon gratuite et “neutre” (pour l’instant). 

On citera ici Viken qui est le frère jumeau, mais russe, de Facebook. Ce réseau est une sorte de clone de Facebook, mais avec moins d’utilisateurs. Ceux-ci sont souvent russes, pour des raisons évidentes. 

Viken peut toutefois vous accueillir de façon très simple.

Mastodon est le cousin de Facebook, mais en version “libre”, c’est-à-dire mise au point de façon ouverte et gratuite par des développeurs qui travaillent tous sur le même code collectif. Il est également simple d’accès

On est évidemment tous d’accord pour dire que l’intérêt de Facebook tient au nombre de ses adhérents. Mais rien n’interdit d’avoir un compte chez Facebook, un autre sur Mastodon, et encore un autre sur Vixen.

Pour quitter WhatsApp, il n’y a pas que Signal

Signal a réussi une belle opération de communication en faisant croire que les départs de WhatsApp (dû au partage de données personnelles avec Facebook désormais imposé par le réseau de Zuckerberg) lui profitaient systématiquement. 

En réalité les choses sont plus nuancées. 

Signal est un outil assez pratique, qui propose des communications cryptées comme WhatsApp. L’une des fonctions appréciées par les utilisateurs est de pouvoir envoyer des messages éphémères qui s’effacent après lecture. Signal permet également de créer des groupes. 

Toutefois, Signal n’est pas exempte de soupçons. Récemment, une start-up israélienne a affirmé pouvoir casser le cryptage du réseau et avoir accès aux conversations privées qu’il héberge. La même start-up vend ses logiciels de hacking aux Etats qui veulent surveiller les citoyens. Il ne faut pas paniquer avec ce genre d’informations, mais avoir conscience des limites des réseaux vantés par leurs créateurs (même si ceux-ci n’ont pas de but lucratif avoué, comme Signal). 

L’intérêt de Telegram

Telegram est un réseau fondé par des frères russes émigrés à Dubai. Le gouvernement russe a plusieurs fois tenté de censurer Telegram, pour finalement y renoncer. Comme Signal, Telegram propose des conversations cryptées, dont des conversations secrètes où il est possible d’effacer automatiquement les contenus après un laps de temps choisi. Telegram permet également de créer des groupes interactifs, des “canaux” et d’échanger une multitude de média.

Comme Signal, Telegram permet de téléphoner ou d’avoir des échanges par vidéos. 

Certains ont parfois contesté l’efficacité du cryptage de Telegram (sous prétexte que son code n’était pas “ouvert”) et sa sécurité globale, mais personne n’a prouvé qu’il était parvenu à s’en affranchir. D’ailleurs, ce réseau avait la réputation d’héberger les groupes de djihadistes et leurs conversations…

Pour notre part, nous avons plutôt tendance à recommander ce réseau pour ses fonctionnalités pratiques, notamment la possibilité de ne pas communiquer son numéro de téléphone et d’y rester anonyme. 

Précisons qu’à la différence de Signal, Telegram peut directement être utilisé sur son écran d’ordinateur. 

Bref, voilà donc quelques suggestions pratiques. Chacun y cherchera son chat !

Abonnez-vous à notre newsletter Rester libre !

Abonnez-vous à cette newsletter quotidienne gratuite, énergisante, qui vous dit l'essentiel pour rester libre dans un monde de plus en plus autoritaire.

146 Shares:
2 commentaires
  1. Interessant.
    Toutefois Signal à une appli pour ordinateurs.
    En outre il remplace l’appli de SMS par defaut, mais il ne les crypte que si le destinataire dispose de Signal, ce qui peut peut être conduire à des erreurs d’envois pour des données sensibles.

    L’outils “Conversations” et d’autres, à la fois open source et décentralisé utilisant les protocoles XMPP/OMEMO.
    Il faut choisir un serveur, on n’est pas obligé de donner son numero, il permet la création de groupes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous pouvez également aimer