Le Parquet de Nantes a-t-il tardé à protéger Didier Raoult contre son confrère corbeau ?

File photo dated March 2, 2020 of Prof. Didier Raoult during a press visit of the Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection, in Marseille, France. Renowned research professor Raoult has reported successful results from a new treatment for Covid-19, with early tests suggesting it can stop the virus from being contagious in just six days. Professor Didier Raoult from infection hospital l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Mediterranee Infection in Marseille, published a video explaining the trials on Monday March 16. While the data have not yet been published, and should therefore be interpreted with caution, this non-randomised, unblinded study showed a strong reduction in viral load with hydroxychloroquine. Photo by Moura/ANDBZ/Abaca/Sipa USA(Sipa via AP Images)

Le célèbre Didier Raoult avait reçu des menaces téléphoniques au mois de mars... qui avait poussé le savant marseillais à porter plainte contre X. Dans la pratique, tout le monde savait d'où venait cet appel visiblement passé en numéro affiché. Face à l'inaction du Parquet de Nantes, Didier Raoult a finalement déposé plainte avec constitution de partie civile au mois de décembre. Et l'auteur de la malveillant a très vite avoué. Le Parquet de Nantes cherchait-il à protéger ce notable local ?

Le milieu de la médecine n’est visiblement pas un havre de paix où les controverses se règlent de façon urbaine. Didier Raoult en sait quelque chose, puisqu’il a subi les foudres de l’establishment médical parisien et annexe durant plusieurs mois après ses déclarations fracassantes sur l’épidémie. 

On sait que le savant marseillais s’est attiré beaucoup d’ennemis, à commencer par des ennemis dans le corps médical lui-même. Au moins de mars, il avait ainsi reçu un coup de téléphone menaçant… passé depuis un portable professionnel par l’un de ses confrères nantais (preuve qu’on peut être médecin et moyennement malin). 

Raoult avait alors porté plainte contre X, mais la presse avait révélé que le portable qui avait servi à passer l’appel appartenait à la “flotte” du CHU de Nantes. Alors que l’enquête semblait facile à mener, et rapide, le Parquet de Nantes, saisi par le Parquet de Marseille, n’avait effectué aucune investigation neuf mois plus tard. 

Pour réveiller l’hydre judiciaire, le professeur marseillais a finalement déposé une plainte avec constitution de partie civile. Obligé de réagir, le parquet de Nantes a identifié le probable auteur des faits : il s’agit du professeur Raffi, qui conteste avoir proféré des menaces de mort. 

Précisons que François Raffi est chef du service de maladies infectieuses et tropicales de Nantes. La médecine vole vraiment haut, en France. Reste à savoir si cette sommité locale a été protégée par le Parquet de Nantes…

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