Une étude révèle que le risque d’épilepsie post-Covid est plus élevé qu’après une grippe

Une étude révèle que le risque d’épilepsie post-Covid est plus élevé qu’après une grippe


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Une étude menée par les chercheurs de l’Université d’Oxford et publiée dans Neurology a révélé que les patients atteints du Covid-19 ont plus de risque de développer des crises d’épilepsie que ceux qui ont eu de la grippe.

Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont mené une nouvelle étude portée sur le risque d’épilepsie après un épisode de Covid-19 ou de grippe. Selon les auteurs, le Covid-19 peut altérer la fonction neurologique en affectant les cellules du cerveau qui constituent la paroi des vaisseaux sanguins ou en provoquant une inflammation, une réaction immunitaire excessive ou d’autres mécanismes.

Risque plus élevé chez les enfants

Selon une étude publiée dans Neurology, les patients atteints de COVID-19 – en particulier les enfants et les personnes souffrant d’une infection modérée – sont 55 % plus susceptibles de développer une épilepsie ou des crises d’épilepsie au cours des six mois suivants que ceux qui ont la grippe, mais le risque global reste très faible.

Une équipe dirigée par des chercheurs de l’Université d’Oxford a analysé les dossiers médicaux électroniques de 305.508 patients, dont la moitié atteinte du Covid-19 et l’autre moitié atteinte de la grippe. L’étude s’est déroulée du 20 janvier 2020 au 31 mai 2021. Notons que la plupart des patients n’avaient aucun antécédent d’épilepsie.

Les chercheurs ont constaté que les personnes atteintes du Covid-19 ont plus de risque de faire des crises d’épilepsie. Les symptômes apparaissent généralement au cours des 6 mois suivant l’infection.

Cette étude a aussi révélé que même les personnes qui n’ont jamais souffert d’épilepsie peuvent développer ce trouble. En outre, le risque est beaucoup plus élevé chez les enfants.

Altération de la fonction neurologique comme conséquences du covid-19

Selon les auteurs de cette étude, le Covid-19 peut altérer les fonctions neurologiques. En effet, le virus peut affecter les cellules du cerveau, générer une réaction immunitaire excessive ou provoquer une inflammation.

Pour le moment, les résultats à long terme des patients atteints d’épilepsie post-Covid ne sont pas précis. Ils auront encore besoin d’une surveillance régulière pour savoir si d’autres crises surviendront.

Néanmoins, l’auteur principal de l’étude, Arjune Sen, a déclaré que les résultats de cette étude sont à interpréter avec prudence puisque le risque d’apparition des crises d’épilepsie post-Covid reste faible, soit une incidence de moins de 1 %, inférieure à celle du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS ; 2,7 %) et du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS ; 8,6 %).


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