Comment je suis devenue climatosceptique

Le contrôle du climat permet de justifier d’engloutir des milliards de taxes et de création monétaire dans des équipements inefficaces pour un résultat qui ne sera jamais mesuré.

« Covid-19 : le plan de relance de l’UE devrait donner la priorité aux investissements climatiques » peut-on lire sur le fil d’information du parlement européen. 37% des budgets nationaux seront consacrés à ce domaine.

 

Je n’ai aucune confiance dans ce gouvernement (ni les suivants) pour « contrôler » le climat.

 

Croire que des gens qui ont échoué dans la gestion :

  • De masques
  • De gel
  • De lits de réanimation
  • De soins en médecine libérale
  • De tests
  • De vaccins

puissent agir sur l’évolution du climat me semble d’une naïveté confondante. Accepter de dépenser des centaines de milliards d’euros d’argent que nous n’avons pas dans cette entreprise fumeuse est ahurissant.

 

Cette conviction ne date cependant pas de ce gouvernement et de l’effet révélateur du coronavirus. Elle est plus ancienne, elle n’est pas le reflet d’une quelconque opinion mais d’un cas pratique. Voici comment, je suis devenue climatosceptique, l’événement déclencheur.

 

Tout a commencé en 2012 au milieu des arbres dans une maison forestière isolée avec deux dépendances. La maison n’est pas située en lisière mais au milieu de la forêt, accessible par un chemin d’exploitation empierré de 1,9 km.

 

Une ligne haute tension traverse une partie du massif forestier et les bâtis sont alimentés en électricité à partir d’un transformateur EDF en pied de ligne.

 

Les bâtis sont alimentés en eau à partir d’un réservoir rempli par une source. Une pompe amène l’eau à la maison principale et un ballon de compression assure le débit.

 

Mon problème : « pas d’électricité » = « pas d’eau ».

On peut vivre au milieu des bois et souhaiter rester propre et digne.

 

Or « pas d’électricité » se produit de façon récurrente en région des chutes d’arbre sur les lignes aériennes qui sillonnent cette région de vignes et bois.

 

Trois solutions théoriquement possibles pour obtenir une alimentation électrique en cas de carence du réseau :

  • Un groupe électrogène. Inconvénients : bruit, livraison du fuel.
  • Une installation solaire. Inconvénients : beaucoup de feuilles susceptibles de se déposer et se coller par l’humidité sur les panneaux. Nécessité de déboiser une parcelle pour mettre les panneaux. L’installation sur une toiture de tuiles anciennes à fortes pentes est inenvisageable.
  • Une installation éolienne. Moins d’inconvénient a priori. Le massif forestier s’étend sur une colline dont le sommet profite toujours d’une légère brise.

 

Je me suis donc penchée sur cette piste avec optimisme. J’avais pu voir fonctionner dans mon enfance des petites éoliennes champêtres. Elles assumaient sans broncher une irrigation efficace même l’été par brise très faible. Je ne doutais pas que les progrès techniques me permettraient d’atteindre facilement mon but avec une éolienne moderne.

 

Je fis rapidement mes calculs de besoin. Le chauffage est assuré par des poêles à bois et le combustible ne manque pas. Une pompe, un réfrigérateur congélateur, une plaque de cuisson et un four, 2 chauffe-eau, 2 appareils ménagers et une marge de confort (recharge des appareils mobiles surtout, les ampoules étant déjà en basse consommation), tels sont mes besoins. Puis je consultai les catalogues d’éoliennes capables de cette puissance.

 

Stupéfaction, étonnement : les modèles capables de fournir ces modestes besoins domestiques nécessitaient des ancrages béton, des haubans, une livraison par camion grue. Ma vie professionnelle d’ingénieur étant derrière moi, je pensais avoir les méninges rouillée, j’avais dû faire une erreur dans mes calculs (pourtant très simples). Je téléphonai donc à l’un des fabricants et cet entretien surréaliste s’ensuivit (que je transcris de mémoire) :

 

  • Je voudrais une éolienne capable d’une puissance de 9 kW, peut-être 12 kW…

 

  • L’installation se situe dans quel département ?

 

  • Heu,… Quelle importance ?

 

  • Parce que les subventions et le prix de rachat de l’électricité sont variables selon votre localisation

 

  • Mais je ne veux pas revendre l’électricité, je veux l’utiliser pour mes besoins domestiques.

 

  • Ha, mais ça ne marche pas du tout comme ça ! Nous installons l’éolienne, vous bénéficiez d’aides ; vous réinjectez le courant produit sur le réseau et l’EDF vous achète plus cher ce que vous produisez que ce que vous payez à l’EDF ; comme ça vous amortissez l’installation.

 

  • Oui, mais je n’ai pas besoin de vendre de l’électricité à l’EDF. Je veux simplement consommer ce que je produis en cas de panne sur le réseau EDF.

 

  • Je vous déconseille cette installation. Ce n’est pas du tout rentable et la production ne sera pas assez stable. Prenez un groupe électrogène, c’est la bonne solution.

 

  • Donc vous vendez des éoliennes uniquement pour qu’on vende une production d’appoint à l’EDF ?

 

  • Oui, c’est ça le principe. Ce n’est pas du courant pour vous, c’est du courant pour le réseau et ce n’est rentable qu’avec les aides.

 

  • Ha… Merci. Juste pour confirmer, la puissance que je vous ai indiquée, c’est correct pour mes besoins (que j’ai détaillés à cet aimable technico-commercial).

 

  • Oui, c’est tout à fait suffisant. Vos calculs sont justes, 9 kW suffisent… en théorie.

 

  • Mmmmmm… Bien merci, je vais réfléchir.

 

Oui, à la réflexion, j’aurais dû me douter que l’éolien ne serait pas la solution miracle à mon problème. Après tout, si l’éolien était rentable, les minoteries en seraient revenues aux moulins à vent qui parsèmeraient dans nos campagnes.

 

Cette conversation date d’il y a neuf ans. Depuis la technologie a encore évolué et certaines installations sont désormais vendues spécifiquement pour usage domestique car l’obligation de rachat d’électricité par l’EDF n’existe plus depuis cinq ans. Les éoliennes domestiques restent coûteuses et nécessitent des maintenances trimestrielles. L’ancrage au sol occupe plus de 25 m2. La distance entre le point de production (l’éolienne) et le point de consommation doit être réduite. Il faut prévoir de quoi héberger les batteries de stockage et l’inverseur-onduleur (transformation du courant continu fourni par le rotor en courant alternatif comme celui du réseau). Même aujourd’hui, l’investissement reste considérable ; le retour sur investissement est illusoire même en admettant que l’installation fonctionne en continu et qu’un fournisseur (EDF ou autre) rachète le surplus à un tarif réglementé.

 

J’ai relaté mon expérience à un camarade ingénieur spécialiste des réseaux qui m’a avoué « c’est bien pire que ce que tu crois. Les grands champs d’éoliennes que u vois tirent sur le réseau lorsqu’il n’y a pas assez de vent pour que les pales tournent. Ça calme les riverains qui n’aiment pas voir des palmes immobiles alors que leur paysage a été défiguré. Il ne faudrait pas que les gens puissent penser que c’est inutile ».

 

Précision : les anticyclones correspondent souvent à des périodes prolongées de grands froids ou de grandes chaleurs, périodes durant lesquelles nous avons besoin de chauffage ou de climatisation, donc d’énergie. Or les anticyclones se caractérisent par des vents nuls ou très faibles.

 

Cette expérience m’a poussé à investiguer cette histoire d’énergies renouvelables vantées comme indispensables pour « décarboner » l’atmosphère et ralentir le réchauffement climatique qui menacerait l’humanité d’extinction prochaine.

 

Au fil des informations collectées, découvrant une usine à gaz de taxation-subvention, brassant des milliards engloutis dans des installations inefficaces et profitant essentiellement à quelques grands industriels, je suis devenue résolument climatosceptique.

 

L’inefficacité de l’éolienne est établie jour après jour par les statistiques de RTE France, consultables sur ce lien https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere#

 

Ainsi, en cet fin d’hiver 2021, du 1° février au 16 mars, 75% de l’électricité provenait du nucléaire, 12% de l’hydraulique, 6% du gaz et 5% de l’éolien.

 

Premier constat : l’éolien produit peu.

 

Mix de production électrique en France du 1° février au 16 mars

Deuxième constat : l’éolien est un intermittent de l’énergie.

 

 

Vous pouvez vérifier cette affirmation au même endroit en isolant l’éolien du reste.

 

Production électrique de l’éolien en France du 1° février au 16 mars 2021

 

Le hachis de la courbe vous indique que l’éolien débite de façon aléatoire.

Quant au solaire, sa contribution est tout simplement nulle sur la période considérée.

Pourquoi autant de subventions depuis plus d’une décennie à des fausses solutions, vous demandez-vous peut-être ?

Avertissement : le climatoscepticisme est une maladie incurable qui vous ostracise des milieux bien-pensants. Vous glissez vers une pente dangereuse. Je vous ai côté comment je suis devenue climatosceptique, le fait expérimental révélateur. Il me reste à vous exposer pourquoi je suis devenue climatosceptique, les faits et chiffres justifiant cette position.

Mais pourquoi s’intéresser à de tels sujets et se faire du mal ? Parce que nous vivons dans un monde cruel : le financement de cette prétendue « verdification » à marche forcée est lourde de conséquences sur nos factures d’électricité. Autant il est facile de créer de la monnaie à partir de rien comme le prouvent tous les jours nos banquiers centraux, autant il est difficile de produire de l’énergie à partir de croyances et de dogmes. Je suis certaine que vous aimeriez voir votre pauvre petit argent mieux employé.

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9 commentaires
  1. Chère Madame,
    si vous fouillez un peu plus le sujet du “dérèglement – réchauffement climatique” je suis convaincu que de climato-sceptique vous deviendrez climato-réaliste.

  2. Je n’ai pas trop saisi le rapport entre le sujet (qui est trop peu mis sur la table et je vous en remercie !) et le climato-scepticisme. Je suis convaincu du réchauffement climatique et tout ce que vous dénoncez me fait pourtant vomir. Chaque champs d’éoliennes me donne la nausée.

    Il est évident que l’écologie aujourd’hui n’est qu’un outil supplémentaire au profit véreux, et que cette décennie va être marquée par des affaires douteuses de personnes et multinationales qui fonctionnent comme elles ont toujours fonctionné : détruire pour s’enrichir. Sauf que ce sera au nom de l’écologie.

    Je suis convaincu du réchauffement climatique, j’ai un quotidien que je transforme régulièrement pour être en accord avec mes convictions écologiques, mais clairement je ne crois pas en la politique écologique aujourd’hui, je ne crois pas à l’efficacité des éoliennes et encore moins à la voiture électrique.

    1. Vous avez raison de vouloir vomir
      – les éoliennes produisent des très basses fréquences qui donnent des nausées….
      également des maux de tête et des étourdissements .
      Le courant produit par les éoliennes est transmis par des cables enterrés . Le courant migre hors des câbles quand il y a une soudaine production d’électricité plus importante par un vent fort. Si – et c’est souvent- il y a une ou des fermes à proximité , surtout avec des élevages de vaches laitières qui reviennent à leur étable au sol humide, pour la traite , elles se prennent le courant dit ” vagabond” dans les pattes et au choix
      – refusent d’aller vers le robot de traite ou retiennent leur lait

      On sait aussi que les éoliennes tuent un maximum d’oiseaux étourdits ( non.. pas forcément des étourneaux) poussés par le vent.
      Il y avait sur internet le témoignage intéressant d’une agricultrice auvergnate surprise de la manne financière qu’on lui proposait pour louer son champs qui ne valait rien et y construire des éoliennes .
      De mémoire , dans le contrat écrit en tout petits caractères, il était provisionné une somme pour le démontage de l’éolienne quand ou si l’exploitant l’abandonnait et qui était minime et sous estimée.
      .

  3. il faudrait définir ce qu’on nomme climato-sceptique:

    – s’agit-il de penser que le climat ne change pas ?
    – ou s’agit-il de penser que les activités de l’homme ont peu d’effet sur l’évolution du climat ?

    Sinon, c’est bien intéressant cette histoire d’éolienne…EDF qui ferait tourner les éoliennes en cas de panne de vent…c’est trop mignon…sauf que c’est du mensonge ( on fait croire que c’est le vent…mais non, y’a pas de vent aujourd’hui…)…le mensonge est un poison dans les relations humaines et tôt ou tard, il y a une addition à payer.

    Bien, encore une bonne nouvelle…EDF fait tourner les éoliennes qud on manque de vent…mais dites-moi…c’est vraiment vrai cette histoire ?

    1. Je serais prêt à croire au dérèglement climatique le jour où quelqu’un pourra m’expliquer ce qu’est le climat normal de référence . Autant dire que ce n’est pas prêt d’arriver . L’écologie politique est une gigantesque arnaque qui n’a absolument aucune base scientifique . L’IPCC organisme onusien n’est en aucun cas composé de scientifiques mais d’une majorité de fonctionnaires n’ayant jamais eu pour mission d’étudier l’évolution du climat mais de valider des thèses farfelues mais très rentables . La traduction d’IPCC par GIEC est déjà une escroquerie intellectuelle destinée à tromper le pigeon en mal d’importance . On a déjà eu droit aux pluies acides, au trou dans la couche d’ozone, au refroidissement, au réchauffement, comme aucun ne nous a amené la mort qui tue on en est au déréglement et aux Phillipulus et autres Ste Greta . En attendant la taxe carbone qui n’a pas la moindre raison d’être finit de plomber les économies occidentales à la grande joie des pastèques et autres décroissants . Quand aux éoliennes cette vaste fumisterie vient de causer plus de 60 morts aux Texas pour un épisode de froids de quelques jours seulement à cause de leur intermittence . Il serait peut-être temps de se demander si c’est vraiment ce que nous voulons et de renvoyer toutes ces inepties dans les poubelles de l’histoire d’où elles n’aurait dues sortir .

  4. Comme il faut prévoir que lors de n’importe quel prochain pic de consommation, il peut se produire la nuit et quand il n’y a pas ou très peu de vent, il est donc nécessaire de disposer de 100% de moyens de production autres. Ce qui veut dire que si on a 25% de capacité de production éolien et solaire, pour assurer 100% des besoins à certains moments, il y aura donc 133% de moyens de production théoriques. Tout cela n’est pas gratuit. Il serait plus heureux de consacrer cet argent en recherche pour trouver d’autres sources d’énergie (géothermie, courants marins, nucléaire plus propre, etc.) qui pourront être disponibles 100% du temps. Et à la fin, il nous restera des éoliennes qui ne serviront plus à rien, qui défigurent notre environnement et pour lesquelles le démontage va coûter un bras. Malheureusement la religion éolienne a encore quelques beaux jours devant elle.

    1. N’en soyez pas si sûr, il y a quelques mois une consultation publique avait été organisée sur le sujet, les commentaires étaient au moins à 80% contre le moulins à vents . Soyez sûr d’une chose, les français ne sont pas prêts à payer leur électricité encore plus chère qu’elle l’est aujourd’hui, ce n’est pas parce que 5% d’excités bénéficiant de la chambre d’écho médiatique espèrent continuer a faire payer leurs délires imbéciles à tout le monde que ça durera encore longtemps .

  5. De surcroît je pense que vouloir agir sur le climat c’est se prendre pour Dieu le père.
    Le climat n’est pas seulement fonction de nos agissements mais du cycle des planètes. Que nous tentions de modérer notre impact sur l’environnement, d’accord ! Mais ce n’est pas en multipliant les éoliennes que nous changerons les choses.
    L’homme a un peu trop tendance à considérer la terre comme un propriété privée où tout dépend de lui y compris les éléments. C’est oublier un peu vite que nous ne sommes qu’une poussière dans l’univers qui nous contrôle bien plus que nous le contrôlons.

  6. “Au fait, quelqu’un a des nouvelles de Greta ?

    C’est pas que je m’inquiète, mais bon, on avait l’habitude de l’entendre sur tout et n’importe quoi, et du n’importe quoi, c’est pas ce qui manque en ce moment.

    Il faut croire que l’urgence sanitaire a supplanté l’urgence climatique dans l’agenda mondialiste de ses sponsors !

    Dommage, j’aurais bien aimé avoir son avis sur la pertinence écologique des huit stades à ciel ouvert entièrement climatisés destinés à accueillir la coupe du monde de foot en 2022 au Qatar – et puis incidemment savoir ce qu’elle pense de la mort des milliers d’ouvriers-esclaves étrangers exploités depuis dix ans sur les chantiers qatari.

    Mais j’oubliais : les catastrophistes réservent leur arrogance et leurs injonctions aux Occidentaux qui se préoccupent pourtant davantage de la planète que d’eux-mêmes.”
    Erik L’Homme

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