Incertitudes sur la saturation réelle des réanimations

Les réanimations ont-elles atteint un taux de saturation insupportable qui justifient un confinement ? La question se pose avec insistance depuis plusieurs jours. Avec désormais plus de 4.200 personnes admises dans ces services, ce qui est proche de la situation de l'automne, les possibilités d'accueil ne paraissent pas indéfiniment extensibles. Un conseil de défense doit se tenir ce matin pour évoquer la question. Mais... la difficulté politique de recourir au confinement pose désormais un sérieux problème, et certains médecins dédramatisent la situation.

Les réanimations sont-elles saturées, tout spécialement en Ile-de-France ? Faut-il désormais confiner, au moins le week-end, avec un couvre-feu drastique le soir ?

La question sera au coeur du conseil de défense de ce mercredi matin. 

Jean Castex laisse entrevoir un confinement en Ile-de-France

Hier soir, sur BFM TV, Jean Castex ne s’est pas dérobé à la question

« On est dans une situation préoccupante et critique et, très clairement, des mesures du type de celles auxquelles on a eu recours dans les autres parties du territoire sont sur la table ce soir »

On devrait savoir d’ici à jeudi soir si l’Ile-de-France revient à son point de départ de 2020…

Des patients exfiltrés en province

Comme au printemps dernier, le ballet des évacuations sanitaires de patients vers des hôpitaux de province a repris. Tout indique donc que les solutions alternatives sont à peu près épuisées et que vient désormais le moment de prendre des mesures plus contraignantes. 

Tout cela repose sur la pesée du risque par l’exécutif, et d’abord du risque de saturation des services de réanimation. 

Des médecins se montrent plus optimistes

Tout tient donc à la jauge des services de réanimation. Sur ce point, et au-delà des chiffres officiels, qui sont alarmants et justifient une mesure de reconfinement, certains médecins se montrent plus mesurés :

 “Pour l’instant, la situation n’est pas hors de contrôle”, affirmait lundi sur LCI la docteure Olfa Hamzaoui, médecin en réanimation à l’hôpital Antoine-Béclère. “On n’est pas du tout comme en mars 2020. La situation est très dynamique. Le fait de ne pas reconfiner tout de suite ne me choque pas.”

La marge de manoeuvre du gouvernement se situe là. 

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8 commentaires
  1. Cette courbe pose quand même problème car elle augmente franchement et ce bien avant les autres courbes qui sont plutôt stables. La question se pose donc franchement si cette augmentation n’est pas causée par un phénomène sous-jacent différent d’un emballement de l’épidémie. En fait, cela donne l’impression que lors du petit pic de février, la lise en place d’une politique de report des opérations non urgentes et d’ouverture de lit de réanimation aurait créer un appel d’air vers les réanimations. L’administration ayant horreur du vide, elle aurait remplit les nouveaux lits disponibles avec des gens moins malades qu’avant, faisant monter la courbe indépendamment du niveau de l’épidémie. On serait donc dans un cycle vicieux, une petite montée de la maladie entrainant plus de lits dispo, donc plus d’admission donc une hausse des courbes donc encore plus de lits ouverts, …

  2. Cette persistance à répéter encore et encore des confinements inutiles et néfastes montre notre effondrement intellectuel.

    Même si les réanimations étaient saturées, le confinement ne serait pas la solution.

    Toujours plus de ce qui ne marche pas et dont tout le monde avec un cerveau sait que ça ne marche pas.

    1. Exact, c’est comme l’ue, l’euro et les “traités commerciaux” tellement mal négociés que nous nous faisons systématiquement piétiner par les étrangers qui ne sont pas d’ici, ça ne marche pas, mais c’est parce qu’il en faut plus, du moins, selon ces aimables esthètes 🙁

  3. Qui va laisser un patient dans un lit normal quand il y a un lit vide en réanimation ? L’indicateur principal du besoin de moyens est l’occupation de ces lits…qui sont d’ailleurs toujours à remplir car leur surcoût est compensé par un supplément RÉA…qui se complète en soins continus de manière automatique par un supplément SRC. Le tout rend viable l’ensemble des moyens affectés aux patients très lourds. Et il n’y a pas de « gras » vu le retard chronique de l’ONDAM

  4. N’oubliez pas qu’ILS suivent un PLAN et qu’ILS ont un OBJECTIF à atteindre !

    Tout le reste n’est que MANIPULATION !

  5. P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non…
    La vérité, déguisée par tant d’à peu près (j’évite le mot mensonges) s’est terrée au fond de son puits, n’a pas fini de se dévêtir et n’est pas certaine de pouvoir en sortir un jour enfin nue.
    Moi, je continue à me demander pourquoi tous ces variants qui surgissent de toutes parts au fur et à mesure que la vaccination s’étend…….

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