Exclu : le très déceptif projet de loi de « sortie de crise » en avant-première

Le gouvernement prépare-t-il une vraie fausse sortie du confinement et nous condamne-t-il à des restrictions permanentes de liberté ? Le Courrier des Stratèges s'est procuré le projet de loi sur la "sortie de l'état d'urgence sanitaire" prévue pour le 2 juin. Le gouvernement y garde toute latitude pour reconfiner sans passer par le Parlement. Tout se passe comme si l'exécutif voulait mettre en place un confinement perpétuel de basse intensité et repousser le plus possible le moment où la vie redeviendra libre.

Le Courrier des Stratèges s’est procuré le texte du  « Projet de loi relatif à la gestion de la sortie de crise sanitaire » actuellement examiné pour avis par le Conseil d’Etat avant sa présentation en Conseil des Ministres (prévue pour le 28 avril) et sa discussion à l’Assemblée prévue pour le 10 mai. Le texte qui circule actuellement ne modifie qu’à la marge la loi du 9 juillet 2020 qui organisait une première fois la sortie de l’état d’urgence sanitaire. Et à ce titre, il laisse au gouvernement toute latitude pour reconfiner comme il l’entend. 

Le document, dont la première page est reproduite ci-dessus précise en effet: « À compter du 2 juin 2021 et jusqu’au 31 octobre 2021 inclus, le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé » procéder comme il l’entend à de nouvelles restrictions de circulation ou de réunion et à des fermetures d’établissements, là où « est constatée une circulation active du virus ». 

Vers un confinement permanent de basse intensité

Mettons en perspective le texte du projet de loi avec les indications données par le président de la République devant les maires de France et par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal jeudi 14 avril sur les étapes de la réouverture : écoles à partir de la fin avril puis, à la mi-mai, terrasses de restaurants, commerces actuellement fermés et musées. Une réouverture au compte-gouttes, conditionnée aux progrès de la vaccination et à la circulation des variants. 

Or l’entreprise pharmaceutique Pfizer, ce 15 avril, a déclaré ne pas exclure la perspective d’une troisième injection vaccinale six mois après la deuxième puis d’un rappel annuel. Le vaccin passera-t-il du statut de panacée de sortie de crise, comme l’ont présenté les gouvernements, à une composante parmi d’autres d’une politique sanitaire encore à inventer pour permettre la reprise d’une vie « normale » ? 

En fait, tout semble se mettre en place pour le maintien par le pouvoir exécutif d’un confinement permanent de basse intensité. Le gouvernement ne s’apprête pas à rendre au parlement les prérogatives qu’il s’est arrogées à la faveur de la crise. Et la sortie de l’état d’urgence sanitaire n’est pas prévue au-delà du 31 octobre. 

Au lieu de parier sur les progrès de la connaissance scientifique, sur la maîtrise du virus et de ses variants et de travailler à une nouvelle politique de santé, tirant les leçons des erreurs commises depuis un an, à Paris et dans les ARS, le gouvernement entend perpétuer ses moyens de contrôle. Tout se passe comme si la société française était condamnée au confinement perpétuel.  

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15 Commentaires

  1. comme d’habitude, ce projet va passer au sénat, et ensuite les marcheurs vont le voter, il est temps de changer de gouvernement. On se croirait dans une salle de la PJ avec le flic gentil (Macron) qui laisse la porte entrouverte et le méchant(Castex) qui vous la claque au nez!

    • S’il n’y avait qu’à changer le gvt, l’objectif serait simple. Hélas! C’est beaucoup plus compliqué puisque l’idéal est de changer la Constitution. La V° est usée à la corde mais reste un cadre formidable pour  »nos » professionnels de la politique, vous savez ces assistés qui profitent du système grace la participation de ceux qui jouent le jeu de la  »démocratie de la V° »: Le vote est un droit mais aussi un devoir… formulation qui profite avantageusement aux élus profiteurs.

      • La Constitution a été modifiée au moins 28 fois depuis le départ du Général de Gaulle sans que le peuple français n’en ait jamais été informé. Il me semble que chaque changement aurait dû faire l’objet d’une consultation populaire (si l’on est bien en « démocratie »).
        Rien à espérer de ce côté-là quand on sait que le président du Conseil Constitutionnel est Laurent Fabius, « responsable mais pas coupable » dans l’affaire du sang contaminé.

  2. Évidemment ! Comme dit le sinistre Klaus Swab, fondateur du Forum de Davos – profil du Gouvernement mondial, au programme meurtrier pour les Nations et les peuples : «  quand va t-on sortir de cette dictature sanitaire ? C’est simple JAMAIS ! «  Car le but, c’est de diminuer des 4/5 e la population terrestre. D’ajuster la population à l’économie et non pas le contraire. D’où la nécessité de piquouzer les masses comme du bétail. Pour qu’il crève selon les nécessités des « zélites » criminelles qui veulent s’approprier tous les droits, à commencer par celui de vivre et tous les biens.

  3. Chacun l’aura compris : si le virus n’a jamais justifié confinements, couvres-feux, attestations, fermeture des petites entreprises, etc, c’est donc qu’ils sont prévus pour continuer indéfiniment. Ils ne sont pas une conséquence du virus mais bien l’objectif. La destruction des petites entreprises, l’enrichissement des grosses sur le dos des contribuables, les limitations de déplacement, l’appauvrissement des épargnants par l’inflation, le contrôle numérique de chacun iront jusqu’au bout, à savoir la destruction souhaitée par leurs promoteurs, des nations, des monnaies et des peuples libres. Pour l’instant, le plan fonctionne comme sur des roulettes, les gens courent se faire vacciner (permettant demain de justifier le port obligatoire de l’identité numérique / https://www.nexus.fr/actualite/billet-dhumeur/finalite-vaccination-guillemant Un chercheur à interviewer d’urgence par votre WebTV !), les flics obéissent à maltraiter leurs voisins plutôt que les délinquants, 99% des élus se taisent. Un rare élu courageux en ces temps troubles : Xavier Lemoine https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/le-maire-de-montfermeil-appelle-a-la-desobeissance-civile-2047342.html

  4. Sortir du confinement ? Vous n’y pensez pas !
    vaccination par Daniel Paquet (CC BY 2.0)
    Après les cocktails et les triples doses, voici les dosettes enfants, cibles parfaites de la hontectomie de nos politiciens.
    D’autre part, politiquement, les gouvernements n’ont aucun intérêt à relâcher la pression.
    Multipliant les critères flous (il faut moins de morts, puis moins de lits occupés, puis moins d’infectés, puis…), les autorités se satisfont très bien de mesures idiotes (la plage dynamique… et puis non, le masque imposé à l’intérieur… puis partout finalement y compris sur les plages, le passeport vaccinal ne sera pas obligatoire… et puis si, le couvre-feu sera à 18 heures, … ou 19 heures… ou 18 heures à nouveau, ou peu importe, vous êtes en tort, voici une prune, etc.) qui entretiennent un climat catastrophique dans le pays où chacun peut calmement soupçonner son voisin des pires méfaits sanitaires, puis le dénoncer et devenir un bon soldat de la vichyssoise sanitaire.
    En outre, du point de vue des dirigeants, relâcher maintenant la pression c’est s’approcher un peu plus du moment où il faudra faire un bilan et à la fin rendre des comptes.
    Dire un jour « c’est bon, la crise est finie », c’est admettre l’ouverture d’un nouveau chapitre, celui dans lequel on établit ce qui a marché, ce qui a échoué, les manquements, les erreurs et les mensonges.

  5. Rien de surprenant dans ces annonces qui ne sont rien d’autre qu’un moyen de gagner du temps avant que le « petit peuple » se réveille . Ca bouge dans toute l’Europe mais les vaccins sont plutôt boudés et sans eux tout est remis en question . Cette bande de salopards n’a pas l’intention de rater la bonne crise qu’ils feront durer jusqu’au moment d’appliquer l’ensemble de leur projet destiné à sauver leurs fesses . 50 ans d’échec, vous ne voudriez pas qu’en plus on leur demande des compte, vous vous croyez où, en démocratie? Regardez ce qui se passe en Belgique, dès qu’ils ont vu que la situation risquait de leur échapper le 1er mai, il se sont empressés de déclarer que le 8 mai tout pourrait être ouvert, si c’est pas du foutage de gueule, ça y ressemble drôlement . Il va arriver u moment où il faudra se passer de leur autorisation pour reprendre le contrôle de nos vies et tant pis pour les canards boiteux . Tic-tac, tic-tac….

  6. «… le gouvernement entend perpétuer ses moyens de contrôle. »
    Qui en doute encore est un sacré benêt.
    Nous serons contrôlés jusqu’en 2022, élections qui permettront peut-être de prendre les mêmes et de recommencer.

  7. Ça me paraît (heureusement) mal barré pour les débiles profonds, déjà parce que voici la preuve que les ERP ont fermé uniquement à cause de la complaisance délictuelle d’un chercheur (mais pas trouveur ) : https://www.youtube.com/watch?v=cXx1BfXlWQo
     
    Au risque de me répéter, il devient urgent que les mensonges effectués par des médecins d’autorité, que ce soit pour obtenir des faveurs poliotiques ou pour l’argent, passent du droit commun au droit international, le même que celui qui régit les crimes contre l’Humanité.

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