San Giorgio : “Nous ne sortirons pas de l’effondrement économique par l’action collective”

Piero San Giorgio, auteur de "Survivre à l'effondrement économique" (republié aux éditions Culture & Racines), nous a accordé une interview sur l'attitude à tenir face au risque d'effondrement auquel nous sommes exposés aujourd'hui. Alors que partout des pénuries apparaissent et que la logique du "juste à temps" dans la division internationale du travail paraît plus que jamais fragilisée, voici comment se préparer (et parer !) des temps difficiles qui pourraient survenir à tout moment. Une très belle leçon libertarienne d'indépendance et de sens des responsabilites.

Piero San Giorgio est l’un des auteurs survivalistes les plus connus dans le monde francophone. Il a largement développé les thèses du Pugsley dont nous nous sommes déjà fait l’écho. Son propos est d’exposer le développement d’une base autonome durable pour faire face aux temps difficiles. 

Nous recommandons chaudement cette plume concise, limpide, convaincante, qui énumère les raisons pour lesquelles le capitalisme contemporain est à bout de souffle et devrait connaître des mutations profondes dont la violence pourrait en surprendre plus d’un. 

Voilà un exposé libertarien à avoir absolument en tête pour comprendre la période qui s’ouvre. En effet, le retour de l’inflation et la multiplication des pénuries en tous genres risquent de fortement perturber l’équilibre économique mondial. Les conséquences de ces déséquilibres sont encore inconnues, mais pourraient se révéler redoutables dans les années à venir. 

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12 commentaires
  1. Entretien avec Piero San Giorgio : vivant mais angoissant. (Je n’ai pas lu son livre). Les mots qui me viennent : .”veillée d’arme”. Entre autres pépites j’ai relevé sa remarque sur le relationnel avec les voisins. 1° Dans mon immeuble (suis propriétaire depuis 15 ans) on s’évite poliment. Comment créer une solidarité avec des personnes qui promènent un air suspicieux sous leur masque, quand on les croise dans les escaliers ? 2° : la violence commence ‘en sourdine’. Au 1er étage de mon immeuble (zone correcte) a eu lieu un cambriolage dans la nuit du 11/4. Nul bruit, un accès aux balcons : enfantin. Ca a complètement changé mon regard. J’y pensais l’année dernière. Cette ‘big story’ stupide jetterait beaucoup de pauvres à la rue. Pas à la “Mad Max”. Non. Mais Ils font déjà la manche aux abords des supermarchés dans notre petite ville de banlieue toulousaine. A coup de ‘petite pièce de 2 euros’.

  2. L’autonomie c’est la liberté. Cependant…
    Dans cette phase de désinformation chaque fois plus accélérée où nous évoluons désormais, seul le recours aux signes, aux symboles et aux mythes qui nous ont été fournis de façon permanente depuis les origines jusqu’à notre moment existentiel actuel, peut permettre un décryptage nous dévoilant, à titre individuel (car sur le plan collectif il est déjà trop tard), les clés de sortie de la crypte-labyrinthe dans laquelle nous galopons sans autre but évident que celui d’accélérer le temps, chevauchée qu’il est désormais possible de définir comme une inexorable fuite en avant et en aveugle… dans une consommation effrénée : Homo consommatus, vers une consumation finale : Consummatum est.
    (…)
    « Quand les hommes sont partout devenus inaptes à comprendre et surtout réaliser les vérités qui ont été révélées à l’origine, avec, comme conséquence, le désordre et le chaos dans tous les domaines, il est alors permis et même souhaitable de porter cette connaissance au grand jour ; car la vérité se défend par sa propre nature contre sa profanation, et il est possible qu’elle atteigne ainsi ceux qui sont qualifiés pour la pénétrer profondément et capables, grâce à elle, de consolider le pont qui doit être construit pour sortir de cet âge sombre. »
    (Hehaka Sapa – Black Elk/Elan Noir, Les Rites secrets des Indiens Sioux)
    Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

  3. L’autonomie c’est la liberté. Cependant…
    Dans cette phase de désinformation chaque fois plus accélérée où nous évoluons désormais, seul le recours aux signes, aux symboles et aux mythes qui nous ont été fournis de façon permanente depuis les origines jusqu’à notre moment existentiel actuel, peut permettre un décryptage nous dévoilant, à titre individuel (car sur le plan collectif il est déjà trop tard), les clés de sortie de la crypte-labyrinthe dans laquelle nous galopons sans autre but évident que celui d’accélérer le temps, chevauchée qu’il est désormais possible de définir comme une inexorable fuite en avant et en aveugle… dans une consommation effrénée : Homo consommatus, vers une consumation finale : Consummatum est.
    (…)
    « Quand les hommes sont partout devenus inaptes à comprendre et surtout réaliser les vérités qui ont été révélées à l’origine, avec, comme conséquence, le désordre et le chaos dans tous les domaines, il est alors permis et même souhaitable de porter cette connaissance au grand jour ; car la vérité se défend par sa propre nature contre sa profanation, et il est possible qu’elle atteigne ainsi ceux qui sont qualifiés pour la pénétrer profondément et capables, grâce à elle, de consolider le pont qui doit être construit pour sortir de cet âge sombre. »
    (Hehaka Sapa – Black Elk/Elan Noir, Les Rites secrets des Indiens Sioux)

  4. Depuis 1870 après donc la défaite contre l’Allemagne la majorité des Français en particulier ceux qui dirigent le pays ont été envahi par la peur et ces français pensent qu’ils ne peuvent seuls changer la situation contrairement aux Anglais.

  5. Mais Pour être chercheur, créateur, lanceur d’alerte, acteur du changement, tu dois être comme un sportif de haut niveau, tu dois être assez fort pour résister à toute forme de tempête, à toutes sortes de solitude et tu dois avoir une lumière puissante en toi !

  6. Un individualiste forcené (et apparemment fortuné) ne peut pas penser l’action collective et donc prône le système “D”. C’est donc un idéologue égoïste dont j’ai lu l’ouvrage que je trouve effrayant par le mépris du vivant qu’il traduit. L’homme être social, ne peut imaginer un avenir sans solidarité vraie et sans le désir de faire société. Tout cela, l’univers des “survivalistes”, est de l’idéologie ultra libérale qui aux yeux de certains d’entre nous, ne signifie rien sinon le naufrage de la pensée humaniste et du sens de l’existence. M. San Giorgio livré à lui-même entouré de quelques proches choisis précautionneusement, est condamné à disparaître en voulant survivre dans son coin. Car il ne peut exister des zones “prospères” dans un monde en perdition. Quelle folie!

    1. Pourriez vous me donner une définition de “ultra libéral” ? Il me semble que c’est devenu dans le langage des esclaves congénitaux le terme, fourre tout idéal pour désigner tout ce qui leur fait peur . A moins bien sûr que ce ne soit qu’un moyen de diaboliser tout ce qui est une menace pour un collectiviste . Etes vous un collectiviste? Un de ceux qui pensent savoir mieux que tout le monde ce qui convient le mieux aux autres sans leur demander leur avis et qui ne supporte pas ceux qui refusent votre petite boîte étriquée et considèrent que les libertés ne peuvent être acceptables qui si elles vous conviennent Bonjour chez vous .

      1. Cher Monsieur, si vous ne savez pas ce qu’est un ultra libéral, je n’ai rien à vous répondre. Pourquoi m’accuser sottement d’être un collectiviste? Ce type de réflexion relève d’une sottise idéologique prégnante. Seule l’entraide, la fraternité et le respect des autres peuvent être une solution. Hors de la société, point de salut. Devenez donc survivaliste si vous en avez les moyens, et faites face à la meute de ceux qui n’auront plus rien le jour venu. Vous aurez besoin d’une division de GI’s pour vous protéger et rejeter vos voisins et amis dans le malheur. Mais eux-mêmes, ces valeureux soldats, vous feront sans doute la peau pour récupérer vos provendes. Bon courage!

        1. Quand on utilise un mot-valise chacun met ce qu’il veut dedans, c’est pour ça que je vous en demandais votre définition . Quand au collectivisme, selon la définition partielle que je vous en ai donné, je suis très étonné (enfin pas tant que ça) de vous voir monter sur vos grands chevaux pour une simple question . Votre réponse serait elle une confirmation, que votre vision bisounours un peu hors sol m’avais d’ailleurs suggéré? Pour compléter il est bon de ne jamais perdre de vue que les premières victimes d’agression sont toujours les plus vulnérables . Quelqu’un de bien outillé et déterminé risque beaucoup moins que “Jean de la lune”, que ça lui plaise ou non n’a pas la moindre importance .

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