Scoop : sur le passeport sanitaire européen, la France soutient le capitalisme de surveillance

Scoop : sur le passeport sanitaire européen, la France soutient le capitalisme de surveillance

3 min de lecture

Partager cet article

Comme nous l’indiquions hier, le passeport sanitaire européen est l’un des éléments d’une politique « Great Reset compatible » que la Commission Européenne déroule en matière sanitaire, et dont le règlement sur la reconnaissance faciale (pour des raisons sanitaires, bien entendu!) constitue l’autre versant. Si la France laisse habilement une Commission Européenne évanescente endosser le mauvais rôle dans ce dossier, elle n’est pas avare de son soutien, comme en témoigne la note condifentielle de position émanant du secrétariat général aux affaires européennes, que nous publions aujourd’hui. Pour la France, le capitalisme de surveillance qui se met en place ne pose aucun problème, pas même celui de la protection des données personnelles.

Note SGAE passeport sanitaire from Société Tripalio

Le passeport sanitaire européen, qui permettra de vérifier les données de santé de chacun (au moins celles concernant le COVID, mais rien n’exclut qu’elles ne soient élargies à l’avenir) à chaque passage de frontière, ne devrait pas être retardé par la France… Si l’on se fie à la note de position produite par le service compétent dans la bureaucratie française, en l’espèce le secrétariat général aux affaires européennes, la France ne voit qu’une seule objection à ce dispositif : il pourrait empêcher des fermetures ponctuelles des frontières nationales, ce dont la France ne veut pas.

La position de la France sur le passeport sanitaire européen

Comme on le comprend en lisant la brève note de position à destination du représentant français, le passeport sanitaire européen est un dispositif qui rencontre le parfait assentiment du gouvernement français. Il faut juste que le dispositif soit « proportionné » selon l’exécutif, c’est-à-dire qu’il n’interdise pas de fermer les frontières en cas de problème, notamment à des voyageurs venant de pays devenus indésirables.

Moyennant cette proportion de forme, la France soutient donc cette initiative qui devrait, à terme, réduire de façon sérieuse la libre circulation des personnes sur le territoire de l’Union, dont on rappelle qu’elle est l’un des piliers majeurs des traités. Comble d’ironie, la subordination de la liberté de circuler à l’inoculation préalable d’un vaccin est présentée comme une façon de « facilier la libre circulation ». On retrouve ici les miracles de la novlangue en vigueur dans la caste dominante, qui subvertit tous les mots. Ce qui restreint devient ce qui facilite, et ce qui facilite devient ce qui restreint…

Silence radio sur la protection des données privées

Nous signalions hier que le Comité européen pour la protection des données (CEPD) avait soutenu l’initiative d’un passeport sanitaire, mais en indiquant que l’archivage des données ne devrait durer que le temps de la pandémie. Au-delà, le passeport devrait devenir caduque. La France, grand pays des Droits de l’Homme, ne semble pas très émue par cette prise de position. On remarquera que la SGAE n’y fait pas la moindre allusion et qu’elle ne demande en rien à la Commission de protéger les données privées.

Une fois de plus, l’ambition libérale de l’Union semble donc oubliée au profit d’une mise sous surveillance des populations. Ainsi se met en place, progressivement, le capitalisme de surveillance où la révolution numérique est mise au service du traçage, voire du tracage, des mouvements individuels. Et comme l’avait pressenti le Great Reset de Klaus Schwab, la pandémie est une opportunité pour imposer des mesures de « protection » qui lui survivront bien au-delà des dégâts qu’elle pourra faire.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Quatre ans pour obtenir un rendez-vous en préfecture : l'État condamné deux fois le même jour

Quatre ans pour obtenir un rendez-vous en préfecture : l'État condamné deux fois le même jour

En Essonne, deux hommes ont attendu plus de quatre ans simplement pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le 2 septembre 2026, le tribunal administratif de Versailles a dû intervenir à deux reprises pour contraindre la préfecture à les recevoir, avec à la clé 1 600 euros de frais de justice à la charge de l’État. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au cri


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'URSSAF redressait à la règle de trois : la Cour de cassation annule tout

L'URSSAF redressait à la règle de trois : la Cour de cassation annule tout

L’URSSAF exige des entreprises une comptabilité au centime près, mais elle de son côté, se permet l’approximation. Dans un arrêt du 3 septembre 2026, la Cour de cassation annule purement et simplement des redressements fondés sur un ratio inventé par les inspecteurs et sur un taux unique de versement mobilité appliqué sans vérification. Il a fallu monter jusqu’au sommet de la hiérarchie judiciaire pour rappeler que l’administration n’a pas le droit d’inventer ses propres règles. LE COUR


Rédaction

Rédaction

Martinique : des urgences fermées toutes les nuits pendant six mois
Photo by Owen Vangioni / Unsplash

Martinique : des urgences fermées toutes les nuits pendant six mois

Pendant six mois, les habitants du Nord-Atlantique de la Martinique ne pourront plus compter sur les urgences de l’hôpital Louis-Domergue de Trinité la nuit. Depuis le 6 juillet, les admissions sont limitées à 8 h-18 h et le dispositif est prolongé jusqu’au 11 janvier 2027, faute d'urgentistes. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte,


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany