[PAYANT] NFT : un marché de plus de 3 milliards de dollars avec des performances de 17% par mois !

Depuis 4 ans, les NFT, les certificats d'œuvres et d'objets de collection numériques (art, figurines, vidéos) ont rapporté 17 % par mois. Leur performance a bondi après la crise du Covid. Les volumes d'échanges de ces jetons numériques basés sur la blockchain ont été multipliés par 10 entre juillet et août 2021. Des performances qui sont à la hauteur des risques !

L'œuvre digitale Everydays-The First 5.000 days, du Britannique Beeple

1.Les NFT suscitent un engouement mondial.

Les ventes ont atteint 3,4 milliards de dollars en août sur la principale plateforme OpenSea, soit 10 fois plus qu’en juillet.

En six mois, les cours des NFT, toutes catégories confondues (art, jeux, sport…), ont quasiment été multipliés par 5, alors que celui du bitcoin a stagné et celui de l’ether a été seulement multiplié par plus de 2.

En règle générale, le cours des NFT progresse quand les places boursières montent et évolue en sens inverse de celui de l’or, une valeur refuge. L’investissement dans les NFT est très rentable mais aussi très spéculatif et risqué. Leur volatilité est 13 fois supérieure à celle d’une action.

 

2.Les deux vagues de spéculation NTF

Après un début d’année marqué par une forte spéculation autour d’œuvres d’art numériques et de cartes de jeu digitales de football, la deuxième vague de NFT est encore plus forte. Début mars, la maison de vente Christie’s secouait le monde de l’art en vendant 69,4 millions de dollars l’œuvre digitale Everydays-The First 5.000 days, du Britannique Beeple, un NFT qui faisait de ce créateur quasi-inconnu le troisième artiste le plus cher de son vivant. En avril, c’était Sotheby’s qui adjugeait pour 16,8 millions de dollars les travaux numériques de Pak, tandis que Phillips faisait de Mad Dog Jones l’artiste vivant le plus cher du Canada, les enchères s’étant envolées à 4,1 millions de dollars pour le virtuel Replicators.

En août 2021, les volumes d’échanges de ces jetons numériques basés sur la blockchain ont dépassé les 3 milliards de dollars, soit 10 fois plus que le mois précédent. Ce record a été atteint grâce à deux types de NFT : les « collectibles » et les jeux vidéo.

La première catégorie englobe toutes sortes d’objets virtuels à collectionner comme des cartes, des images ou encore des GIFs (CryptoPunks, des portraits ultra-pixélisés…). Au mois d’août, certains ont été vendus pour plus de 4 millions de dollars. Ces montants colossaux s’expliquent en partie par la rareté de l’offre (il existe seulement 10.000 CryptoPunks, chacun étant unique ainsi le CryptoPunk n°7804 représentant un extraterrestre avec une casquette qui fume une pipe a été vendu pour 7,5 millions de dollars).

La deuxième catégorie permet de participer à des jeux vidéo, comme Axie Infinity. Pour y jouer, il faut acheter des NFT, les Axies, puis les élever et les entraîner pour leur permettre de prendre part dans des combats qui donnent accès à des récompenses en cryptomonnaies. En août 2021, plus de 800 millions de dollars ont été échangés sur Axie Infinity, d’après le site spécialisé CryptoSlam.

3.En quoi le NFT est-il prometteur pour le marché de l’art ?

Le procédé informatique d’authentification d’oeuvres numériques permet de coder la signature de l’artiste au sein du fichier, afin d’en empêcher la duplication, créant des pièces digitales uniques ou en édition limitée (dessin sur ordinateur, animation, vidéo, photo, musique…). Auparavant, ces oeuvres étant reproductibles à l’infini comme tout fichier informatique, leur caractère authentique reposait sur la bonne foi. Mais le NFT peut aussi certifier des oeuvres physiques en intégrant leur pedigree dans une blockchain inaltérable. D’où son potentiel pour un marché inondé de faux et accusé régulièrement d’opacité.

 

4.Ces deux vagues de folie dans les NFT ont un point commun avec la première : la spéculation.

Si depuis le début de la pandémie en mars 2020, les NTF sont devenus l’un des segments les plus dynamiques et spéculatifs du marché mondial des cryptos, il y a dans le monde de la crypto, beaucoup de déchets. Reste à savoir quels projets ne finiront pas à la poubelle.

Mais on ne gagne pas à tous les coups avec ces jetons numériques dont le marché de l’art a semblé s’enticher très vite. Ainsi un autre NFT, Phytocene, une œuvre collective créée par le musicien Agoria, l’ingénieur du son oscarisé Nicolas Becker et le bio-physicien Nicolas Desprat, n’a pas tenu toutes ses promesses le 13 juillet à Londres. Estimée 15 à 20.000 £, cette vidéo de 7 minutes n’en a obtenu que 12.600 sous le marteau de Phillips, qui acceptait le paiement en cryptomonnaie.

LIRE ICI - Les NFT : tout ce que vous devez savoir sur ces nouveaux actifs cryptographiques
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