[PAYANT] L’écrasement fiscal, deuxième phase du Great Reset qui arrive

Le Great Reset et sa stratégie de domination numérique par la caste a déployé sa première phase à l'occasion de l'épidémie de COVID : mise en place d'une surveillance massive des populations, et omniprésence de l'Etat dans l'économie, au prix d'un surendettement colossal. Progressivement, comme le montre l'exemple américain, le moment vient de déployer la deuxième phase : l'écrasement des classes moyennes sous une pression fiscale grandissante, qui limite l'indépendance possible de chaque citoyen vis-à-vis des gouvernements. En attendant l'installation de monnaies numériques qui feront de nous des consommateurs dociles.

Le Great Reset s’apprête à entrer dans sa deuxième phase : les augmentations massives d’impôt pour financer l’omniprésence de l’Etat dans la crise du COVID. Les Etats-Unis devraient être les premiers à y passer, avec une augmentation annoncée de l’impôt sur les sociétés et des taux marginaux les plus élevés de l’impôt sur le revenu. Mais la France, accablée par une dette à 120% du PIB, devrait suivre le mouvement dès le deuxième semestre 2022… une fois les élections passées. 

Après l’helicopter money, les impôts

Aux Etats-Unis, on se souvient que Joe Biden s’est empressé, à peine arrivé au pouvoir, de déployer son plan très Great Reset compatible, fondé sur le retour du Big Government et sur des mesures “sociales” comme l’helicopter money. Cette affaire s’est soldée par 6.000 milliards $ d’interventions nouvelles de l’Etat. 

Dans la foulée, le G7 avait posé les bases d’une augmentation mondiale de l’impôt sur les sociétés, s’imposant à des pays récalcitrants comme l’Irlande. La tendance était clairement indiquée : l’impôt est à la hausse dans un monde où le “Big Government” prôné par le Great Reset a besoin de beaucoup d’argent pour étendre sa domination sur la société.  

Désormais, outre-Atlantique, les Démocrates ont posé le débat, qui s’annonce comme la deuxième phase (théorisée par Klaus Schwab) du Great Reset lui-même : les augmentations massives d’impôt qui financent la mise en place de la surveillance massive et la mise sous contrôle de la société tout entière.

Sur ce point, il est prévu que le taux d’impôt sur les sociétés passe progressivement de 21% à 28%, soit une augmentation de près de 33%. La tranche marginale supérieure de l’impôt devrait passer de 37 à 39,6%. Certains démocrates proposent que la taxation du capital passe de 20 à 25%, avec une surtaxe de 3% pour les gains supérieurs à 5 millions $.

On le voit, l’imagination fiscale est au pouvoir à Washington. Elle est la conséquence logique d’un monde où l’Etat intervient tous azimuts pour affermir sa domination sur la société. Pour financer toutes les politiques destinées à remodeler le visage d’une nation, il faut beaucoup d’argent. 

Au tour de la France en 2022

Pour l’instant, la France, en pleine année électorale, se tient à l’écart du mouvement. Mais une fois les élections passées, il ne fait aucun doute que le gouvernement issu des urnes adoptera la même politique : pour financer la copieuse bureaucratie nécessaire aux déploiement des mesures liberticides mises en oeuvre depuis plusieurs mois, dont le passe sanitaire, il faudra rééquilibrer les comptes en piochant dans les poches des épargnants. 

Les grandes lignes des augmentations d’impôt en France sont déjà connues. Elles ont été exposées par le rapport Tirole – Blanchard : réforme malthusienne des retraites, curée sur les successions et l’épargne financière, taxation tous azimuts des entrepreneurs. Le menu est déjà prêt, il ne reste plus qu’à préparer le repas. 

Toute la difficulté, pour les entrepreneurs et les épargnants, consiste désormais à réorienter leur mix patrimonial pour éviter la taxation confiscatoire l’an prochain. Nous avons, sur ces points, produit une abondante littérature

La délicate question de l’éco-taxe

Les épargnants de la classe moyenne seront-ils les seuls à payer les pots cassés d’une gestion de crise ordonnancée par les idées du Great Reset ? L’affaire n’est pas encore entendue, car se pose toujours la question d’une éco-taxe qui toucherait les utilisateurs de véhicules individuels, c’est-à-dire ceux qui sont exclus de l’immobilier coûteux des hyper-centres. Sur ce point, les démocrates américains ne semblent pas avoir tranché, pas plus que Bercy n’a abandonné le projet en France. 

On attendra sagement de voir quelle est la stratégie déployée en 2022 de conserve entre la France et les Etats-Unis pour vérifier si la transition écologique, qui est, paraît-il, notre avenir, se traduit par une diminution du niveau de vie des catégories les moins favorisées de la population. 

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1 commentaire
  1. Quelles classes moyennes ?
    Le montant moyen des dépôts sur les livrets est de 100 euros.
    Si vous parlez de ce 8% de personnes qui entrent dans etre sois-disant classe moyenne, je doute qu’ils viennent ici vous lire, car ce sont surtout des fonctionnaires, et donc partie prenantes du systême, l’immense majorité des français, 90%, ont déjà étés rincés ou rasés gratis.

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