Stalingrad de Macron : seulement 1% des soignants non-vaccinés suspendu…

1% seulement des soignants non-vaccinés a fait l'objet d'une mesure de suspension. Pour l'instant, les autres semblent en état de lévitation administrative, signe tangible que, sans le dire, et derrière des communiqués triomphalistes aux accents de coups de menton, le gouvernement est impuissant à mater la résistance au vaccin obligatoire dans les services de santé. Cet aveu de faiblesse devrait revigorer les mouvements de réaction aux injonctions présidentielles.

Combien de soignants ont-ils été suspendus hier ? 3.000 selon le ministre Véran, dont on ne contestera pas les chiffres, puisqu’il adore jouer au Clémenceau (dans sa version briseur de grève, s’entend). Comme il l’a lui-même souligné, ces 3.000 suspensions doivent être rapportées aux 2,7 millions de soignants. Donc, pour travailler avec une cotte mal taillée, on dira que le ministère de la Santé a suspendu hier 0,1% des soignants parce qu’ils n’avaient pas obéi à l’obligation vaccinale. 

Le chiffre dérisoire de 3.000 suspensions

En valeur absolue, 3.000 suspensions, ça impressionne. Rapportées à la masse des non-vaccinés, ce chiffre interroge sur le recul du gouvernement en matière d’obligation vaccinale. 

En effet, hier, Gabriel Attal affirmait que 10% des soignants n’étaient toujours pas vaccinés, soit un volume de 270.000 soignants, 300.000 peut-être…

Là encore, compte tenu de l’état d’esprit du gouvernement, ce chiffre de 300.000 soignants non vaccinés s’ajoute à tous ceux qui ont attendu la dernière minute pour être vaccinés, et à ceux qui ont démissionné préventivement ou à ceux qui se sont mis en disponibilité. Pour le gouvernement, il s’agit d’une véritable Bérézina.

Courant juillet, on estimait que 40% des soignants n’étaient pas vaccinés. Si l’on fait la somme des “suspendables”, des démissionnaires et des “disponibles”, il est plausible qu’on atteigne le volume de 20%. Autrement dit, la campagne d’intimidation menée dans les hôpitaux, parfois avec une violence extravagante, est en réalité un échec patent. 

Même en se fiant aux chiffres du gouvernement, le mois d’août n’a permis de convaincre que les 3/4 des récalcitrants de recevoir une injection. Reste un noyau dur en situation de bloquer l’hôpital public. 

Victoire aux points pour les non-vaccinés

Si les soignants non-vaccinés n’ont pas mis le gouvernement KO, ils ont quand même remporté une sérieuse manche aux points. Dans la pratique, avec seulement 3.000 suspensions contre 270.000 récalcitrants (on parle de 30.000 médecins libéraux sur 200.000 qui résisteraient, donc un potentiel d’au moins 200.000 fonctionnaires hospitaliers concernés), le gouvernement semble avoir reculé face à la masse des sanctions à prendre. 

Nos lecteurs retrouveront ici un signal supplémentaire du Stalingrad que nous annoncions durant l’été pour les colonnes macroniennes

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12 commentaires
  1. La thèse que vous défendez Eric est plaisante voire réconfortante mais on peut également supposer que Véran menteur invétéré avance le chiffre de 3000 soignants pour faire croire aux Français qu’il a quasiment gagné la bataille de la vax obligatoire soignants
    Perspective moins réjouissante

  2. On n’arrive plus à savoir lesquels sont les plus menteurs lorsqu’il s’agit de choffres, l’ars, les hostos ou bien le gouvernement, et pour une fois, il semble bien que ça ne soit pas les petits Gnafron du théâtre de Guignol. C’est à marquer d’une pierre blanche.

    1. Bis repetita placent.

      « L’URSS est le pays du mensonge intégral. Staline et ses sujets mentent toujours, à tout instant, en toutes circonstances, et à force de mentir ne savent même plus s’ils mentent. Ils baignent dans une atmosphère saturée de mensonge. Et quand chacun ment, personne ne ment plus en mentant. Là où tout ment, rien ne ment (…) Unique réalité : la terreur qui décompose les esprits et empoisonne les consciences. »
      en 1938 in La vie Intellectuelle
      Boris Souvarine (1895-1984), militant politique, journaliste, historien et essayiste russe naturalisé français

      1. Nous savons qu’il mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, mails ils continuent à mentir.
        Soljenytsine.

  3. Ma seconde fille, infirmière et refuzpick, fait partie des suspendus avec une vingtaine de.autres collègues dans sa seule clinique du Tarn (la RH lui a envoyé un mail avec les autres membres de la charrette en clair).
    3000 sur la France entière ressemble à du bidonnage.

  4. Le gouvernement fait face à un problème majeur : suspendre tous les récalcitrants au vaccin, c’est mettre l’hôpital – la santé publique – déjà en peine de personnel, en position de non fonctionnement.
    Alors on fait quoi ???

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